Bonjour

Hello,

Ca y est, Sarkozy … regrette. Bon, je vais vous dire c’est du bidon complet. Notre tsar en talonnette représente une faiblesse nationale.

Je me pose sincèrement la question suivante : Ne devrions nous pas au moment ou se pose le problème de l’identité nationale réfléchir à une question cruciale ?

Si Sarkozy était français depuis 2 ou 3 générations mettrait-il autant de zèle à détruire tout ce qui fait de notre pays l’un des plus beaux du monde ?

Je me pose la question, et je souhaite votre réponse. Je n’avais jamais auparavant réfléchi à cette question idiote, mais j’imagines qu’il a forcément souffert dans son enfance de n’être qu’un tout petit peu français ? Alors peut-être sa pathologie destructrice s’appuie sur le même syndrome que celle de Napoléon ou d’un autre nabot caporal plus proche de nous ?

J’espère que j’ai tort, mais il doit bien y avoir une explication « clinique » à un tel comportement … Non … La vengeance ???

Merci aux vrais intellectuels de m’éclairer sur ce thème.



Ce matin là

Ce matin là …

 

C’est le matin …

 

La terre s’éveille de son long sommeil. L’herbe se redresse lentement, les fleurs ouvrent leurs pétales pour absorber le maximum de cette lueur surgit de l’est.

 

Le soleil étire ses plus longs rayons sur les champs et les bois, les villes et les villages, les lacs, les fleuves et la mer.

 

De sa caresse indolente au paysage qu’il éveille, il tire l’énergie nécessaire pour entamer son ascension dans le vaste ciel et donner à la terre ce qu’il lui faut, jour après jour, pour reconstruire le monde.

 

MAIS … Précisément … Ce matin là …

 

Il n’y eût pas …. Ce matin là.

 

Car … Ce matin là …. Le soleil ne se leva pas.

 

Les herbes restèrent tristement couchées et nulle fleur n’ouvrit son cœur à la lumière.

19 Mai 2017 … Quelque part en Europe

 

Johann entend la sonnerie du réveil, il se sent bien fatigué, aussi ne s’étonne-t-il point de trouver sa chambre plongée dans une obscurité totale. La sonnerie intempestive ne pouvait être que le résultat de la facétie de Sylvie qui dort à ses côtés, un moyen comme un autre de se faire préparer un bon café ?

Il tapote son oreiller, se penche sur Sylvie pour déposer un baiser sur ses cheveux blonds et tirant les couvertures jusqu’au menton se rendort aussitôt.

 

Elizabeth s’était couchée très tôt hier soir. Son long week-end sportif l’avait complètement épuisée. Elle ne comprend pas cette écrasante obscurité à cette heure qu’affiche en petite diode rouge son radio réveil. Précisément la radio après avoir commenté la fin du voyage de Nicolas premier empereur de l’Europe à Mexico, communique un bulletin météorologiste particulièrement adapté à ce qu’elle a prévu de faire de sa journée.

Mais cela ne colle pas. La nuit ne peut pas être encore là, cette nuit épaisse l’assaille. Elle se sent opprimée, angoissée … en attente.

Elle bascule l’interrupteur de la petite lampe de chevet, la nuit disparaît devant elle, se condensant dans les moindres recoins de la pièce, se ramassant sur elle-même comme prête à bondir au moindre signal.

Elizabeth augmente le volume de sa radio, elle attend d’autre part un message, une explication à sa peur.

 

Rémy, le condamné à mort de la cellule 315 lui ne se réveille pas puisqu’il n’a pas dormi. Cela lui fait bien du mal de devoir quitter la vie. Puisque Nicolas premier a rétabli la peine de mort et remis en route les veilles guillotines pour débarrasser l’Europe de sa vermine anarchobolchevique et nettoyer le peuple de sa lie terroriste et terrorisante.

Il sait bien lui que ce qui va se passer au nom de la sécurité intérieure est la plus parfaite illustration de son combat. Il a entendu les juges de l’empire lui signifier la décision et il sait ne pouvoir espérer aucune clémence.

On lui a dit « Demain à l’aube » et on l’a laissé seul avec un paquet de cigarettes qui lui crie dans la main « Fumer tue », une ampoule triste sans abat jour plaque sur un sol sans vie et les murs de béton lisse une auréole pâle.

Dans ce réduit sordide il a déjà attaqué sa mort, le silence. Il revoit sa vie dérouler son long cortége de combats et de luttes. C’est parce qu’il a tout donné. Que dès l’année 2007 il a compris le danger. La main mise sur le pouvoir d’un nouveau Bonaparte, le cortège d’injustice et le sacrifice du peuple, les crises financières, la faim, la répression.

C’est d’abord sur une image d’intégrité, d’honnêteté, de serviteur zélé à la nation que le futur dictateur en talonnettes en s’appuyant sur les privilèges accordés aux amis a construit son irrésistible ascension. Elle l’a conduit au pouvoir suprême sur l’Europe entière au moment en France commençait son troisième quinquennat.

Ce comportement affable et généreux a depuis laissé la place à des frasques, des positions et des décisions de plus en plus despotiques.

Remi se rappelle bien cette façon de dénoncer le moindre disfonctionnement, de se faire l’avocat de toutes les causes, sous n’importe quel prétexte. Nicolas avait toujours eu le ton juste dans ses discours et ses déclarations pour attirer à lui les différentes catégories de citoyens en dénonçant le plus tôt possible et très vivement le moindre caractère injuste et en annonçant des changements adaptés au moindre de ces problèmes. Nicolas premier n’hésitait pas non plus à intégrer à son équipe de « solutionneurs » les portes drapeaux des causes les plus importantes, même et surtout s’ils n’étaient pas du même bord.

Il contrôlait ainsi, étroitement, toute cause de mécontentement et beaucoup de personnes en entendant aussi clairement énoncer leurs espoirs et leurs attentes se laissaient d’autant plus facilement manipuler par l’homme.

Naturellement, derrière ses discours, Nicolas ne mettait en place que des « mesurettes » anecdotiques qui ne résolvaient en rien le problème évoqué, mais l’impatience et la colère étaient provisoirement calmées et il était possible de « passer » à autre chose.

La technique utilisée était pourtant parfaitement identifiable dans l’histoire des hommes, car les pires dictatures de la Rome antique à Napoléon et Hitler en passant par les despotes du continent africain ont toujours commencé ainsi et il aurait suffit d’un peu de vigilance et d’un recul d’une cinquantaine d’années pour comprendre ce qui était en train de se passer. Mais, mis à part quelques exceptions, dont Rémi, la démarche insidieuse avait une fois encore fonctionné. Rémi qui n’avait, lui cessé de lutter, malgré un ou deux appels à venir rejoindre les rangs de « l’utile », ce qu’il avait toujours refusé devait aujourd’hui, une fois Nicolas ayant atteint le sommet de gloire qu’il s’était fixé, le payer de sa vie.

Quand il perçoit un bruit de pas dans le couloir, Rémi sait bien que c’est pour lui. On vient l’arracher à son ultime rêverie pour le plonger dans ce néant qu’il redoute.

La porte s’ouvre, ils sont quatre. Ils ont quelque chose d’inquiet pense Rémi. Le plus grand des quatre dit simplement en regardant sa montre bracelet « C’est l’heure ». Cette phrase a quelque chose de surnaturel que Rémi ne comprend pas, il a dit c’est l’heure comme s’il n’y croyait pas.

« Tous les bourreaux réagissent-ils ainsi quand ils conduisent un homme qu’ils savent innocent à l’échafaud ? »  Se demande Rémi.

Le couloir qui conduit à la petite cour du supplice s’étend et aucune lueur ne semble vouloir lui donner une fin. Une marche pesante, éternelle vers cet endroit que Rémi imaginait rempli de lumière à l’heure qu’on lui avait indiquée.

Que se passe-t-il donc ? On m’avait dit le matin … Y aura-t-il un chant d’oiseau ?

La cour reste dans une obscurité muette. Ils ont l’air si soucieux, que se passe-t-il ? Un air de fin du monde. Mais pourquoi cette tête, ces regards anxieux ? Pourquoi avoir finalement agit en pleine nuit ?

Rémi, placé sur une planche verticale sent d’un seul coup le monde basculer subitement en avant … Un oiseau de métal chante un instant au dessus de sa tête.

 

Octave le gardien de nuit … réalise, avec torpeur, qu’au fur et à mesure que les heures s’étirent l’obscurité semble s’installer de plus en plus durablement. Il se demande ce qui est normalement prévu sur son contrat de travail, dans ce cas. La nuit semble s’épaissir au rythme des aiguilles de sa montre. Les clôtures de la centrale nucléaire brillent sous la lumière des projecteurs malgré l’heure matinale et son chien étalé à ses pieds a posé son museau sur le sol en geignant d’une façon nouvelle comme pour expliquer à son maître que ce matin là ne sera plus jamais un matin comme les autres. Pourtant, malgré cette nuit si installée Octave attend la relève, il entend d’ailleurs les premiers véhicules de la faction « Jour » qui se signalent au portail pour entrer dans l’enceinte de la centrale.

 

Partout en Europe et sur toute la surface de la planète terre maintenant concernée retentit un cri d’angoisse immédiatement relayé par toutes les ondes, Internet et les derniers Tamtam et tambours encore en activité. Ce cri fait le tour de la planète en un éclair.

 

Il s’agit pourtant d’un bien simple constat qui ne tient qu’en quelques mots :

 

« Le soleil s’est arrêté ».

Tiens ! Ca s’arrête donc Un Soleil ? 

La faute à qui ? Les russes ? Les chinois ? Les américains ? Les européens ?

 

Catastrophes mondiales impliquant dans sa brusquerie tous les hommes devenus frères et les animaux grands et petits qui dirigent leurs regards ou leurs antennes vers l’Est comme pour s’imaginer qu’il ne peut s’agir que d’une gigantesque blague.

 

Le soleil s’est arrêté mais le monde est pourtant bien là autour de moi, autour de nous. Le sol s’étale sous nos pieds, les étoiles brillent par million comme pour compenser cette lumière absente, mais l’homme a perdu son ombre fidèle et semble se replier sur lui-même comme avant sa naissance.

 

Le soleil n’est rien qu’une toute petite étoile dans un coin limitrophe d’une énorme galaxie ou de nombreuses étoiles naissent et meurent chaque seconde … Oui mais cette fois … c’est cette étoile insignifiante, la notre, qui s’est arrêtée.

 

 

Aparté

Nota (Chapitre à éviter si vous êtes rébarbatif à toute forme d’explication pseudo scientifique, ou  si vous êtes bac +8, ou issu de l’ENA ou  du CNRS)

Retranscription de l’émission télévisée  » La planète et Nous » diffusée sur (RTI) Radio Télévision Impériale le 5 janvier 2016.

 

Pour cette émission le professeur Antoine Quentin Docteur astrophysicien, prix Nobel de physique en 2015, professeur émérite d’astronomie au collège des trois Europes et membre de l’académie de l’enseignement impérial européen a été interviewé par Raymond Pitenpoids responsable de la rubrique « Science et avenir de l’homme ».

Cette émission de « vulgarisation intelligente » (cela signifie qu’il ne s’agit donc pas de science fiction, puisqu’elle a été interdite du fait de son caractère utopique et euristique incompatible avec les fondements logiques de l’empire) était consacrée au « système solaire ».

 

RP : « Docteur Quentin vos travaux exemplaires ont permis de parfaitement comprendre l’ensemble des phénomènes qui régulent les équilibres cosmiques et quantiques des galaxies et plus précisément des mécanismes en cause pour le système solaire qui est comme vous l’avez signalé plusieurs fois assujetti  aux mêmes lois que la galaxie. Pourriez vous nous parler du soleil : cette étoile qui nous fait vivre en nous apportant constamment l’énergie nécessaire à notre survie ? »

DAQ :  » Oui, bien entendu, vous allez voir, finalement, tout cela est assez simple. Il faut d’abord comprendre que le plus simple des atomes est celui qui correspond à la forme équilibrée la plus rudimentaire, puisqu’il s’agit uniquement d’un noyau et de deux électrons. Il s’agit donc de l’hydrogène. Du fait même de cette simplicité il est présent partout dans l’univers. On peut même dire qu’il représente la quasi-totalité de la matière « atomique » disponible. Ainsi, par exemple s’il fallait quantifier la masse d’hydrogène de l’univers on pourrait situer sa présence dans un ordre voisin de 99, 9 % de toute la matière existante. Comme vous le savez également à l’état gazeux l’hydrogène est particulièrement instable et il ne faut pas grand-chose pour en déclencher l’explosion, rappelez vous du dirigeable Zeppelin. Aussi, du fait de son omniprésence, lors du « Big Bang » et en fonction de l’emplacement par rapport à ce point d’origine se sont réalisés des amalgames de ces atomes qui se sont mis à tourner sur eux-mêmes en se concentrant par secteur. Car s’il est vrai que l’hydrogène est le gaz le plus léger existant sur notre planète il n’en demeure pas moins très pesant, surtout par rapport au néant. Et l’effondrement quantique simultané au Big Bang a fait en sorte que ces rotations ont considérablement augmenté la pression de ces amas. Plus ils étaient gros et plus la pression augmentait, au point de rompre l’équilibre atomique et de déclencher la fission thermonucléaire qui a quasiment immédiatement donné naissance aux galaxies et aux étoiles. C’est précisément à cet instant que s’est formé notre univers. »

RP : « Mais alors que faites vous de la théorie de Samuel Oscar David qui parle lui d’un non Big Bang et avance la théorie du « Seultout » pour expliquer la naissance de l’univers » (Cf. du même auteur : Le dernier cri des catacombes). »

DAQ : « De grâce Raymond restons sérieux, Oscar David n’est rien moins qu’un pitre iconoclaste qui sous couvert d’une épistémologie maladive s’est cru, un instant susceptible de bouleverser nos connaissances. Dieu merci nous avons dénoncé à temps ce déviationniste et  tout est rentré dans l’ordre. La théorie du « Seultout » est maintenant définitivement retournée au rang des élucubrations et nos jeunes chercheurs peuvent poursuivre notre œuvre sans craindre d’être trompés par des saltimbanques. »

RP : « Oui alors retournons à notre bon vieux soleil »

DAQ : « Donc, comme pour toutes les étoiles, une masse considérable d’hydrogène s’est mise à tourner sur elle-même. Les atomes du centre se sont alors naturellement resserrés et compte tenu de la loi de l’attraction universelle ont attiré vers le centre un nombre grandissant d’atomes. Cette masse devenant de plus en plus compacte a attiré à elle tous les atomes d’hydrogènes se trouvant relativement proche, puis au fur et à mesure que la masse s’est accrue de plus en plus lointain. La future étoile se comporte à ce stade comme un véritable aspirateur à hydrogène ou si vous préférez une image plus scientifique comme un cumulonimbus qui aspire à lui tous les nuages des environs lors de sa composition. Donc, la masse gravitationnelle a augmenté de façon exponentielle resserrant jusqu’à la rupture les atomes placés au centre de cet amas. Précisément lorsque la pression est devenue trop forte l’explosion s’est déclenchée mettant ainsi un terme à la collecte de l’étoile. Cette explosion a eu pour conséquence de rejeter une partie du gaz accumulé qui a permis de construire ultérieurement les planètes. Car une fois installé dans un endroit moins perturbant les atomes ont pu échanger leur matières et donner naissance à de nouveaux atomes de plus en plus complexes. La combinaison aléatoire de ces nouveaux atomes a donné les premières molécules puis l’association des molécules à de nouveaux matériaux jusqu’à la vie. »

RP : « Cela signifierait donc que les étoiles, elles, sont incapables de créer de nouveaux atomes et de nouvelles molécules ? »

DAQ : « Précisément, non, mais les tensions à l’intérieur des étoiles et la chaleur insupportable du noyau central interdisent des mutations de la nature de celles que l’on peut observer dans leur environnement proche. La seule « mutation » autorisée est la mutation de l’hydrogène en hélium qui correspond à la perte d’un des deux électrons en gravité autour du noyau. Cette matière se trouve cependant dans une étape intermédiaire, déséquilibrée en quelque sorte par la perte de cet électron et c’est pour cette raison que nous parlons de corps instable. Aussi cette forme de matière n’affecte à un instant donné qu’une toute partie de la masse d’hydrogène, en périphérie de l’étoile et cela de façon très brève. Il est assez difficile de s’imaginer quelle est la température au centre de l’étoile car il n’existe aucun étalon de mesure à l’échelle humaine. Mais il s’agit de plusieurs milliards de degré, ce qui donc, encore une fois, ne veut rien dire du tout pour nous. Mais il faut bien comprendre que cette température chute très rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre et sur la « surface » du soleil elle n’est ainsi plus que de quelques millions de degré. Mais ces explosions internes sont relayées par la matière et une fois atteinte « la croûte solaire » elles deviennent parfaitement visibles puisque c’est elle qui nous fournissent la chaleur et la lumière. »

RP : « La croûte solaire ? Le soleil aurai-il donc une surface solide comme les planètes ? »

DAQ : « Non, il ne s’agit pas tout à fait de cela ; D’ailleurs toutes les planètes n’offrent pas une surface uniforme sur laquelle il fait bon vivre et certaines d’entre elles, dont Jupiter elle-même, ne sont en fait que des boules de gaz sans aucune croûte solide. Ce que l’on appelle croûte dans ce cas correspond à une limite au-delà de laquelle la cohésion moléculaire n’est plus assurée. La surface du soleil représente ainsi une écorce pâteuse de quelques milliers de kilomètres d’épaisseur. Cette écorce se situe à environ 700 000 Kilomètres du centre de l’étoile et bien que la température y soit beaucoup plus basse qu’au centre elle est tout de même suffisamment élevée pour empêcher l’existence d’une réelle couche de matériaux. Pour résumer ainsi la situation il faut comprendre qu’à chaque explosion interne celle-ci se propage dans l’étoile jusqu’à sa surface et déchirant le magma de l’écorce jaillit littéralement sous la forme de ponts de lumière et ce chaleur pouvant, dans certains cas, atteindre une hauteur supérieur à la distance qui nous sépare de la lune c’est-à-dire plus de 300 000 kilomètres, c’est ce que l’on appelle les éruptions solaires.

RP : « Alors, c’est donc ainsi que nous parvient sur la terre la lumière et la chaleur »

DAQ : « Certes, mais il faut préciser que malgré la violence des explosions, la masse du soleil est colossale aussi la plus grande partie de la matière éjectée reste assujettie à l’attraction universelle et retourne naturellement au sein de l’astre et c’est pour cela que les explosions dessinent des arcs courbes et que la plus grande partie de la matière éjectée est réintégrée au soleil lui-même. Ainsi il ne s’échappe qu’une très infime partie. Dieu merci, car nous ne sommes pas si loin que cela du soleil. En réalité il faut à la lumière du soleil environ 8 minutes pour nous parvenir ce qui en fait une étoile très proche, puisque la vitesse de la lumière est d’environ 300 000 km à la seconde. 8 minutes signifient donc que l’on se trouve à 8 fois 60 fois 300 000, c’est-à-dire à 144 millions de kilomètres, ce qui est une valeur infime comparée aux immensités cosmiques. Si le soleil ne réabsorbait pas plus de 99 % de l’énergie qu’il dissipe la terre serait brûlée depuis longtemps et ressemblerait plus à Mercure ou Vénus et nous ne pourrions y vivre.

RP : « Mais il existe donc bien une dissipation de la matière originelle, cela ne suppose donc-t-il pas que notre étoile s’épuise et qu’elle pourrait un jour se retrouver à cour de carburant ? »

DAQ : « Certes, vous avez raison, le soleil transforme chaque microseconde qui s’écoule la valeur de 2 ou 3 fois le volume de la terre mais cela se traduit par une très faible usure de ses réserves, puisqu’il ne laisse échapper qu’une infime partie de sa matière. Actuellement le diamètre du soleil est de un million six cent mille kilomètres et son volume en kilomètres cubes de 1,5 suivi de 18 zéros, la terre, elle avec ses 12 500 kilomètres de diamètre représente un volume de 1 suivi de 12 zéros de kilomètres cubes. Je dis actuellement pour le soleil, car il s’agit de variables. En effet, au fur et à mesure que l’étoile éjecte sa matière la pression à l’intérieur à tendance à chuter en même temps que la force d’attraction, cela explique que le  soleil de dilate petit à petit. On estime ainsi que le soleil qui a un volume relativement stable depuis sa création, c’est-à-dire de 4 à 5 milliard d’années devrait devenir une géante rouge dans 4 à 5 milliard d’années encore. Il occupera, alors, un volume considérable englobant la quasi-totalité de son système dont immanquablement la terre. Puis il s’effondrera sur lui-même et deviendra une naine blanche de nouveau dans 5 milliards d’années. Ces phénomènes vont donc être très progressifs et ne devrait guère concerner les hommes puisque la vie sur la terre telle que nous la connaissons n’est apparue réellement que depuis quelques centaines de millions d’années et que la présence de l’homme n’est aujourd&’hui avérée que depuis 2 à 3 millions d’années. Aussi si votre question était : Mais le soleil peut-il brusquement s’épuiser et s’arrêter la réponse est sans aucun doute NON. Notre bon vieux soleil, comme vous l’avez appelé, nous survivra largement, je vous rassure. »

RP : « Ouf, voilà qui est bien rassurant car savoir que nous ne risquons de manquer ni de lumière ni d’énergie nous permet d’envisager sereinement l’avenir et gageons que d’ici là l’homme aura suffisamment progressé dans ses savoirs pour assurer la pérennité de son espèce sous d’autres cieux, d’autres planètes, d’autres galaxies. En tous les cas merci Docteur pour ces explications. N’oubliez pas que la semaine prochaine nous recevrons le Docteur Piquedouille qui évoquera cette fois ses recherches sur la vie impossible et qui nous conduira cette fois au fond des abysses et des volcans. Docteur Quentin, puis je vous laisser le mot de la fin ? »

DAQ :  » Merci Raymond, de m’avoir invité, j’espère que nos téléspectateurs ont pu grâce à cette émission en apprendre d’avantage sur la science en général et sur le soleil en particulier. Je voudrais seulement terminer en insistant sur le caractère sécurisant à notre échelle, n’ayez donc aucune peur de la vie car soyez-en certain notre étoile solaire reste le plus fiable de nos compagnons et croyez moi …, notre bon vieux soleil a vu naître les hommes et il est encore avec nous … pour longtemps … et même très longtemps. Je tiens, enfin, à remercier chaleureusement l’empereur Nicolas Premier pour sa grande préoccupation à offrir de telles tribunes à la science. »

 

NOTA : Retranscription de l’émission télévisée  » La planète et Nous » diffusée sur RTI le 5 janvier 2016. Source : Web = »http://www.europeimpérialtele.eur

 

(Amis internautes, attention, ce lien ne fonctionnera qu’en 2016, ne cherchez pas à l’activer).

 

Européenne gazette du 19 Mai 2017 :

Météorologie :

 

Aujourd’hui le soleil dominera sur toute la France, les températures seront en nettes hausses ce qui donnera un temps relativement clément pour la saison.

 

Astrologie :

 

Les poissons du premier décan seront directement placés sous l’influence du soleil, ils peuvent s’attendre aujourd’hui à d’excellents résultats pour tout ce qu’ils vont entreprendre.

 

Johann, Elizabeth, Octave en communion avec tous les êtres humains de la planète terre regardent leurs montres, leur réveils, leurs beffrois : Cette mauvaise farce ne marche pas. Mais que fait le gouvernement ? Ca ne marche pas. Qu’est ce qu’ils attendent pour agir !

 

Dans le hôpitaux, les malades oublient un instant leur douleur. Seule compte cette horrible nouvelle :

 

 » Le soleil s’est arrêté. »

 

S’ajoute à leur sacrifice une ultime estocade … une impression de vide qu’il ne soupçonnaient pas dans leur vie, à la peine de disparaître de ce monde s’ajoute cette fois la certitude que leur lutte et leur message d’espoir est devenu définitivement inutile.

 

DIX Heures du matin toujours le 19 mai 2017 :

Premier communiqué officiel:

Allocution de Nicolas Premier empereur de toutes les Europes

 

 

« Chers compatriotes, nous avons tous constaté la terrible nouvelle qui s’abat sur notre pays et sur la planète toute entière. Le soleil, aujourd’hui ne s’est pas levé.

 

Nous avons immédiatement réagi et convoqué une commission d’experts pour comprendre ce qui s’est passé, mais surtout pour envisager d’apporter un remède à ce terrible disfonctionnement de notre astre.

 

Les experts réunis sont unanimes et leurs conclusions sont plutôt rassurantes.

 

Le soleil n’est pas éteint. Dieu Merci, tous nos experts confirment que le ralentissement de son activité n’est que temporaire et que tout devrait rentrer dans l’ordre dans quelque temps.

 

Je ne peux que vous demander du sang froid et un peu de patience. Restez chez vous ou retournez-y si vous êtes sortis. La cellule de crise va une nouvelle fois permettre que cet événement n’affecte pas durablement notre société et notre économie. Si cela vous est possible, restez à l’écoute de votre télévision ou de votre radio. Nous vous tiendrons informé des développements et de nos décisions, mais faites confiance à nos émérites experts, tout ira bien, je vous le promets solennellement. »

 

Quelques accords du « vaisseau fantôme » suivirent cette allocution.

 

Puis Fabien Solderat le journaliste attitré du 20 heure de l’ORTE (Organisme de radio et de télévision européenne, note de l’auteur)  prit alors la parole sur toutes les ondes francophones.

 

« Bonjour, c’est Fabien Solderat, votre serviteur dévoué. Compte tenu de l’événement et de façon à faire circuler le plus rapidement possible l’information, nous avons décidé l’état de crise sur nos antennes. La dernière fois que nous avons utilisé cette solution, il s’agissait également d’un événement important, même si il n’affectait pas notre quotidien de façon aussi catégorique aujourd’hui. Souvenez vous c’était le mois dernier, il s’agissait de la grève des Energiseurs (en européen dans le texte). Cette mesure nous a permis de vous tenir informé des mesures prises et vous a permis de suivre les efforts de notre gouvernement pour remettre en route la machine sans aucune perturbation majeure. L’appel au civisme a permis aux CIS (Compagnies Impériales de Sécurité : note de l’auteur) d’accéder sans dommage et dans les délais les plus brefs aux différents centres perturbateurs et après neutralisation des grévistes d’amener et d’affecter le personnel nécessaire à la remise en route de nos centrales sans pratiquement aucun dommages collatéraux, puisqu’en dehors des dizaines de milliers de salariés grévistes on a eu à déplorer seulement la mort d’une centaine de personnes n’ayant pas respecté les consignes.

 

Aussi, nous insistons une nouvelle fois, le gouvernement est en train de réfléchir pour résoudre cette crise. Ne vous affolez pas, comme à son accoutumé notre Empereur Nicolas premier mettra tout en œuvre pour vous permettre de rétablir la situation, restez chez vous, laissez votre télévision, votre poste ou votre ordinateur allumé pour écouter les instructions et faites confiance dans l’autorité suprême, elle s’occupe de vous. »

 

Paradoxe? Mauvaise farce? Mauvais choix ?

 

La présentation de Solderat est suivi de la diffusion de « La petite musique de Nuit » de Mozart, le morceau est interprété par le grand orchestre de l’empire.

 

12 Heures :

 

 

« Nous arrêtons notre intermède musical car le Docteur Antoine Quentin va faire une communication depuis le CERN de Genéve.

 

« Docteur Quentin à vous la parole. » 

 

DAQ : « Bonjour, chers compatriotes, à la demande de notre cher  empereur je vais vous expliquer ce qui semble s’être produit au sein de notre étoile si chère et je vais vous expliquer le plus simplement possible pourquoi il est inutile d’envisager le pire. Mais tout d’abord pour ceux qui le peuvent je leur demande de bien regarder en direction du soleil. Vous apercevrez en effet distinctement notre étoile à son emplacement ordinaire. Il vous apparaîtra beaucoup plus gros que d’habitude, environ 2 à 3 fois le diamètre de la Lune mais rassurez vous cela ne signifie pas ou qu’il ait grossi ou que la terre se soit rapprochée du soleil. Non il s’agit simplement d’une illusion d’optique. Il est en effet, hors de question en temps normal de regarder le soleil. Mais lors des éclipses et vous munissant de lunettes spéciales vous avez peut-être déjà eu l’occasion de l’observer. Vous savez alors qu’il apparaît beaucoup plus gros que lorsque vous lui lancez un regard fugitif. C’est aussi la même raison, cette fois associée à des diffractions à cause de l’atmosphère qui vous montre parfois une énorme boule de feu quand le soleil se couche sur un horizon marin. Donc, ne paniquez pas le soleil est bien à sa place et vous pouvez, pour une fois le regarder directement sans craindre d’être aveuglé. Alors, observez le, quelques instants. Que voyez vous exactement ? 

 

Il se détache nettement sur l’horizon et vous distinguez parfaitement sur sa surface et son pourtour des traits rouges orangés jaillissant un peu partout. Ce sont de gigantesques flammes hautes de plusieurs milliers de kilomètres qui courent ainsi à sa surface. Ce sont d’ailleurs ces flammes qui ont permis à la terre de conserver une température quasiment normale, car vous pouvez facilement le constater la température globale de la planète n’a pas baissée. Combine de temps faudrait-il, à votre avis pour que la terre soit entièrement gelée si le soleil était vraiment arrêté ? Et bien je vais vous le dire quelques microsecondes suffiraient car si la terre était placée brutalement dans le néant, son refroidissement serait immédiat. Ne perdez donc pas espoir.

 

C’est la preuve irrémédiable que le soleil n’est pas éteint, mais qu’il « tourne » simplement au ralenti. Cela prouve aussi et surtout que si ces flammes gigantesques émises en son centre parviennent jusqu’à sa surface et arrivent à franchir l’obstacle que constitue cette limite c’est bien et surtout que le soleil fonctionne encore parfaitement et que la fission thermonucléaire est restée ce qu’elle est depuis quatre milliards d’années.

 

Que s’est-il donc exactement passé ? Et bien pour le moment nous n’en sommes qu’à des hypothèses mais nous devrions pouvoir les confirmer rapidement, dès que les sondes spatiales placées autour du soleil pourront de nouveau nous envoyer leur signal. Car si ces sondes sont restées muettes depuis une quinzaine d’heures, nous nous attachons à les remettre en route dans les plus brefs délais.

 

Précisément, ce ralentissement pourrait être la conséquence d’un phénomène spontané qui aurait déstabilisé pour un temps les environs proches du soleil. On suppose qu’une explosion d’une ampleur phénoménale a du avoir lieu  sur la face cachée du soleil.  Cette hypothèse est confirmée par le fait que la planète Jupiter qui se trouvait elle directement exposée a reculé subitement sur son orbite comme l’a indiqué la Google compagnie à l’aide de son puissant télescope spatial. La mesure de cette déviation nous a permis d’estimer une explosion correspondant à 0,5 % de la masse totale du soleil. Certes il s’agit d’un événement exceptionnel mais cela ne devrait pas affecter le fonctionnement du soleil au-delà de quelques heures. La quasi-totalité de la matière a dû cette fois réintégrer notre étoile et tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement cette fois. Cette explosion contraint notre chère étoile à une réorganisation en profondeur mais, encore une fois aucun processus vital n’est atteint et tout va maintenant rentrer en ordre. Le cœur de l’étoile n’est pas affecté comme l’indique sa surface et cette vaste turbine thermonucléaire ne va pas tarder à se remettre en route. Ne lui en voulez pas, le soleil a déjà vécu quatre milliards de nos années, alors que représente pour lui ces quelques heures de relâche ? C’est un petit peu comme si un être humain arrêtait de respirer quelques secondes en somme. »

 

Dans le désert Mauritanien le chef Katoupigé a réuni la tribu. Ni radio, ni télévision quand un homme est sage il sait parler aux Dieux. Le chef parle à son peuple, il sait maintenant que loin de toute fatalité l’homme n’a pas su se montrer digne de son créateur. Il sait que quand le ciel se vide c’est que l’homme l’a mérité. Il sait aussi à qui l’homme doit des excuses, il demande à son peuple de s’adresser aux dieux et de clamer haut et fort combien l’homme a mérité ce destin. Il ne demande rien pour eux-mêmes ni pour les hommes il veut simplement faire comprendre aux Dieux que l’homme comprend et accepte le verdict.

 

De longues files se forment dans les confessionnaux des églises de toutes les religions. Les prêtres, curés, mollahs, architrucs, popes et papes, même les chefs d’Alquaïda appellent au repentir. Le Deus marketing fonctionne à plein régime. Les hommes dénoncent pêle-mêle le péché des autres, surtout de ceux qui les ont précédé. Les offrandes d’un argent venu de nul part remplissent les caisses des églises instituées pour permettre aux hommes d’acquérir au dernier moment suffisamment d’éternité … et survivre au soleil.

 

L’empereur Nicolas premier a compris ce nouveau signe du destin. Il rêvait d’être l’homme le plus puissant de « l’ancien monde » il sait qu’il va devenir cette fois l’homme le plus puissant de la planète et il sait que ce n’est certainement pas le moment de se repentir … de quoi d’ailleurs ?

 

Il a convoqué une réunion plénière des pays possédant des lanceurs spatiaux car le Docteur Quentin lui a soufflé une idée qu’il doit exposer vite, très vite à ces collègues chef d’état. Il les a convoqué en urgence à Florence la nouvelle capitale Européenne. Les huissiers et autres commis du protocole s’afférent pour que ce sommet mondial improvisé soit inoubliable tandis que s’organise le ballet des avions présidentiels.

 

Le chef Katoupigé n’a pas reçu de convocation : Sa tribu ne possède ni lanceur ni l’arme atomique.

 

Un homme sans son ombre n’est qu’un pantin sans espérance.

18 Heures :

 

Il fait froid cette fois, très froid. La température aux pôles doit maintenant être proche de moins soixante degré Celsius. Personne n’en parle mais on suppose que ni les manchots du pôle sud, ni les Inuits ignorés au Nord ne peuvent survivre. A l’équateur la température est proche de cinq degrés.

 

Une énorme boule noire enrubannée de nuées ardentes glisse dans un ciel étoilé. De ci delà les constellations tronquées marque la fin d’une immuable éternité.

 

Nicolas Premier a terminé son tour de table et les grands chefs relayés par leurs délégués ont cautionné son plan audacieux.

 

Ce petit homme n’est plus à l’image de Dieu : Il est dieu lui-même.

 

19 Heures :

 

Nouvelle allocution de l’empereur de toutes les Europes. Relayé dans le monde entier, dans toutes les langues.

 

NP : « Chers compatriotes, habitants de la planète terre. »

 

Les drapeaux usuels ont disparu du décor. L’estrade de l’empereur se détache sur une image de la planète terre en rotation derrière lui.

 

« Je viens donc de réunir un sommet mondial pour organiser la riposte. Car il n’est pas question évidemment d’en rester là. Le soleil est à notre service et pas le contraire et tout soleil qu’il est il va bien falloir qu’il se plie à notre volonté. »

 

Une incontestable jubilation dégouline de son discours, elle le secoue dans tous les sens, passant d’une épaule à l’autre, le faisant trépigner sur place. L’Empereur bien aimé semble connecté au réseau électrique tant la fréquence de ses trémoussements incontrôlés apparaît proche des 70 hertz qui alimentent son micro.

 

« Le congrès des scientifiques mondiaux réuni à mon initiative à Genève vous a mis au courant de ses premières conclusions et de sa vision rassurante des choses par l’intermédiaire du Docteur Antoine Quentin, l’un de nos plus éminent scientifique. Le retour d’information des sondes solaires a confirmé ses hypothèses, comme vous l’expliquera lui-même après ce message le Docteur Quentin. Terriens, soyez fiers de vous, nous allons rallumer le soleil. La commission d’experts a, en effet, calculé précisément la quantité d’énergie nécessaire au rallumage définitif du soleil. Il se trouve que nous avons, nous les terriens en stock cette énergie pour lancer ce processus. Elle est emmagasinée dans les ogives nucléaires des différents pays possédant l’arme atomique. En fait il s’agit de « débloquer » la plus grande partie puissance de frappe possédée par douze pays.

 

Le protocole signé tout à l’heure à Florence, à mon initiative, a permis une entente entre tous et ces charges ont été mises à la disposition du projet. Il n’est, malheureusement pas question d’utiliser les missiles porteurs. Leur portée n’est qu’intercontinentale et ne pourrait permettre d’atteindre le soleil.

 

Par contre, nous avons actuellement un nombre suffisant de lanceurs pour envisager l’envoi sur la surface du soleil de ces charges réquisitionnées. Aussi, nous avons très rapidement accéléré les opérations de mise à feu des fusées nécessaires. Ainsi, sont en ce moment ou je parle déjà en cours de préparation, trois fusées « Longue marche 3″ à Jiuquan, deux fusées « Ariane 6″ à Kuru, quatre fusées « Titan 5″ à Cap Canaveral, trois fusées « Poutine 5″ à Baïkonour, deux fusées « Toshi 2″ partiront enfin de Uchinoura au Japon. La répartition des charges nucléaires, consenties par chaque pays et l’acheminement est également en cours d’organisation. Le lancement devrait pouvoir s’effectuer dans moins de dix heures. Le lancement de toutes les fusées pourra ainsi être programmé dans moins de douze heures et il est prévu environ 2 jours pour parvenir au soleil. Le tir des fusées sera cadencé pour permettre leur regroupement en un endroit précis et se dirigeront parfaitement regroupées vers le soleil. Mais le professeur Quentin vous en parlera plus longuement lui-même. Je puis vous dire que l’explosion simultanée de toutes ces charges à la surface du soleil permettra de recréer localement des conditions d’exploitation normales et que cette situation s’étendra immédiatement à l’ensemble de l’étoile et accélérer, ainsi, sa remise en route.

 

Je tiens, donc, à remercier tous les scientifiques et les chercheurs de toutes les races, de tous les temps, mais plus spécifiquement les Européens, qui, grâce à leur travail et leur passion vont permettre à l’homme de montrer à l’univers entier de quoi la race des terriens est capable. Je souligne aussi que cela s’est fait à l’initiative de l’Empire Européen dont la sagesse et la pertinence des analyses ont, ainsi, été, une nouvelle fois, démontrées.

 

Je suis donc certain que le « nouveau futur » de la race humaine est maintenant en route et que chaque être humain comprendra la nécessité d’un nouvel ordre mondial, organisé autour des valeurs de l’Empire et je vous donne rendez-vous d’ici deux jours pour tirer la quintessence définitive de cette page de l’histoire des hommes. »

 

C’est de nouveau le vaisseau fantôme qui clôt cet entretien. La musique estompe la voix de l’empereur remplaçant ses trémolos et vibrations d’auto satisfaction par quelques grincements de violonistes.

    

19 H 30 Raymond Solderat reprend la parole.

 

« Bonsoir, il est bientôt 20 H, en France. Cela va donc faire maintenant environ 15 H que notre soleil tourne au ralenti. La température est à l’équateur de l’ordre de zéro degré. Mais elle est reste de cet ordre au nord pratiquement jusqu’au cercle polaire et au sud jusqu’au tropique du cancer. La température sur les pôles s’est, elle, stabilisée à moins soixante degrés. Ceci a conduit à une importante glaciation des océans sous ces latitudes. Ceci explique un arrêt de tous les échanges climatologiques habituels et la baisse brutale du niveau des mers. L’Angleterre n’est plus une île, la Méditerranée a quasiment disparu, la Hollande et la Belgique ont multiplié par trois leur surface. Restez chez vous et couvrez vous les spécialistes du climat sont formels l’activité du soleil est suffisante pour que cette température ne bouge plus.

 

On nous signale que les CIS ont reçu l’ordre d’appréhender durement toute personne en vadrouille et de réprimer non moins durement tout rassemblement. On a déjà cité des cas de pillage de magasin ici ou là. Ne vous inquiétez pas. L’Empire a réquisitionné les moyens et les hommes pour pourvoir à vos approvisionnements. En cas de besoin, utilisez votre téléphone ou celui de vos voisins mais surtout restez chez vous et ne bougez pas.

 

Dans quelques minutes et à la demande de notre vénéré Empereur le professeur Quentin sera sur l’antenne depuis Genève et vous commentera comme promis les derniers développements scientifiques que vous avez à connaître. Mais je le répète, seuls les personnes autorisées et dûment mandatées sont autorisées à se déplacer. L’Empire a mis à votre disposition deux standards téléphoniques l’un si vous avez des problèmes matériels l’autre si vous avez des problèmes de nature psychologique. Si vous êtes équipés du dernier modèle de téléphone de la marque européenne « Ceki » vous n’avez qu’à prononcer « matériel » ou « psi » pour être mis en relation avec ces services. Autrement, composer le 45 28 799 669 669  pour le matériel et le 28 32 895 784 326 pour la cellule de crise psychologique. Je répète : Composer le 45 28 799 669 deux fois  pour le matériel et le 28 32 895 784 326 pour un appui psychologique. Vous pouvez, bien évidemment, également nous retrouver sur Internet, sur le site de l’Empire : Tapez Empire et laissez vous guider. »

 

Rediffusion à la télévision d’un épisode de « Thierry la Fronde », la série préférée de l’empereur, tandis que la radio a opté pour un patchwork  de chants grégoriens (l’empereur est également friand de cela).

 

Si en France, ce qui reste du soleil a disparu à l’horizon, il passe majestueusement au dessus de la Russie, un reste de lueur orangée étale sur la Taïga recouverte de neige et de glace une vision surnaturelle. Les regards des hommes et des animaux se tournent avec incompréhension vers ce sinistre reliquat d’étoile qui étend une nuit de plus en plus incompatible.

 

Dans le désert Mauritanien les hommes se sont allongés sur le sol, au côté de leur chef. Ils regardent tristement cette boule noire recouverte de minces filets orangés disparaître à l’horizon. Ils savent, eux, qu’ils ont vécu, ainsi, le dernier des jours de l’homme et que de cette dernière nuit, ils ne se réveilleront pas.

 

21 H …

 

Les hommes ne seraient-ils plus en guerre ? En tous les cas, pour une fois aucun conflit n’a été évoqué. Fallait-il que le soleil s’arrête pour que les hommes deviennent sages ?

 

Aucun des conflits en cours n’a cependant vraiment cessé. La guerre continue différemment et même si la pénombre n’est pas très propice, les appendices technologiques ajoutés aux fusils permettront de ne rien lâcher, nul part.

 

Simplement … les événements ont conduit à évoquer d’autres priorités et les sirupeux chants grégoriens ne dissimulent le mal humain qu’aux oreilles de ceux qui les écoute.

 

Antoine Quentin en direct de Genève :

 

« Chers compatriotes, Bonjour.

 

A la demande de notre Empereur bien aimé : Nicolas premier, je vais vous expliquer le projet que nous avons mis en place en réunissant toutes les nations du monde entier dans un élan de solidarité face au cataclysme qui bouleverse notre vie.

 

Comme vous avez pu le constater, le soleil n’est pas mort puisqu’il nous fournit suffisamment d’énergie pour permettre à la terre de ne pas sombrer dans le vide et le froid cosmique. Toutefois, il faut bien considérer que les conditions dans les quelles nous sommes, si elles devaient durer ne seraient que très voisines de celles aux quelles nous sommes habituées. Nous ne savons toujours pas exactement ce qui s’est passé mais nous sommes maintenant sur d’une chose. Le soleil souffre d’un déficit temporaire très probablement due à une explosion magistrale sur sa face cachée. Nous n’avons, toujours pas pu capter des signaux des différents satellites que nous avions mis en orbite lointain autour du soleil. Mais les données recueillies sur Jupiter confirment pleinement cette hypothèse et nous avons pu même estimer la quantité de matière et d’énergie impliquée dans ce phénomène. Cela représente un peu plus de 10 % de la masse totale du soleil. Evidemment nous avons eu beaucoup de chance que le soleil est choisi un instant ou il nous tournait le dos car nous ne serions plus ici pour en parler.

 

Cependant, pour ceux qui ont eu l’occasion de suivre notre précédente émission, vous le savez, lors d’une explosion le soleil compte tenu de sa masse donc de sa force d’attraction récupère rapidement la quasi-totalité de la matière et de l’énergie. Ainsi, cette gigantesque explosion ne se traduit pas par une perte de 10 % de la masse du soleil. Mais une fois le processus stabilisé il ne reste plu en matière dissipée que quelque 0,5 % de la valeur initialement impliquée par cette explosion. Cela signifie, donc, que notre étoile est au maximum amputée de quelques 5 pour 10 000 de sa masse initiale. Certes cela représente des valeurs considérables à l’échelle de notre terre, mais rassurez vous très peu pour le soleil lui-même.

 

Le problème, toutefois, réside dans une nécessaire réorganisation au sein du soleil lui-même. Ainsi, ce que nous supposions être quasi instantané semble réclamer un temps certain. Bien évidemment nous n’avons qu’une vision très théorique de la façon dont cette matière « devenue froide » se réintègre au cœur de l’astre et il semblerait qu’une partie de nos équations ne soient plus tout à fait adaptée à l’intense chaleur qui règne au cœur du soleil.

Il nous faut cependant, bien comprendre que si le soleil doit avoir environ quatre milliards d’années d’existence. Cette panne provisoire depuis une vingtaine d’heures, maintenant, correspond finalement à moins d’une microseconde si on relativise cette donnée en fonction de la durée de vie moyenne d’un être humain.

 

Notre empereur bien aimé nous a conduit à un raisonnement fondamental, en nous faisant préciser si le soleil était ou non une simple machine. Cela nous a conduit à raisonner sur les possibilités offertes à l’être humain aujourd’hui de maîtriser ou non cette machine.  

 

Précisément, en fonction de la température au centre du soleil et des difficultés qu’il semble avoir à réinstaller un processus normal sur sa surface, nous avons pu calculer la quantité de chaleur, donc d’énergie, nécessaire à sa remise en conditions opérationnelles normales.

 

Nous avons donc pu calculé exactement cette valeur et nous nous sommes aperçus que dans les silos militaires nous avions entre deux et trois fois la puissance nécessaire. Nous avons aussitôt regardé quels étaient les lanceurs rapidement opérationnels pour cette mission et commencé les négociations avec les différents états impliqués. L’ampleur du défi que nous, terriens, grâce à notre niveau scientifique pouvons lancer à l’univers a reçu l’aval immédiat des différentes entités concernées, sous réserve que nous soyons capable d’organiser une logistique exemplaire de façon à ne permettre à aucun des états, ainsi, fédérés de ne pas profiter de cette situation pour « gonfler » son stock d’armes nucléaires mais de garantir que toutes les armes réquisitionnées et acheminées seront bien utilisées dans le cadre de cette mission.

 

Notre Empereur bien aimé vous a détaillé les mesures prises, je n’y reviendrais donc pas. Sachez, cependant, que nous avons organisé un tir général qui va permettre un regroupement de toutes les fusées à environ 100 000 kilomètres de la terre. Aussi, en fonction de l’emplacement de chacun des pas de tir et du poids respectif de chacune des fusées, le décollage s’effectuera pour l’ensemble des fusées impliquées, qui est je vous le rappelle de vingt et une dans un espace de temps de l’ordre de 10 minutes avec pour certaines des tirs parfaitement simultanés. Vingt de ces fusées emportent à leur bord chacune 600 Tonnes de plutonium répartis en 1 200 ogives d’une tonne chacune. La vingtième fusée sera utilisé comme tracteur, elle emportera uniquement du carburant et du comburant et permettra de par sa masse et sa vitesse, la plus importante jamais atteinte par une fusée terrienne de « tirer » littéralement les autres fusées pour aller au plus vite sur l’objectif.

 

Mais, me direz vous, le soleil est situé quand même à plus de cent quarante millions de la terre, comment et pourquoi dans ces conditions envisagez vous un vol de seulement deux jours pour parvenir sur le soleil.

 

Bien évidemment, aujourd’hui aucun de nos projectiles ne sont capables de telles vitesses.

 

Cependant il vous faut comprendre qu’il ne s’agit pas, pour une fois, d’une mission d’exploration mais au contraire l’objectif est de percuter le soleil le plus vite possible. Ainsi la totalité du carburant sera affecté à l’accélération des fusées. Enfin, les fusées se dirigent cette fois vers le centre du système solaire. Précisément le soleil représente à lui tout seul plus de 90 % de la masse totale de ce système. Ainsi plus les fusées se rapprocheront et plus elles atteindront des vitesses vertigineuses, lorsqu’elles percuteront l’étoile leur vitesse sera voisine de 200 000 kilomètres par seconde, c’est à dire très proche de la vitesse absolue.

 

Aucune mise à feu n’est nécessaire les fusées franchiront la croûte solaire et exploserons dés que la température de fission sera atteinte. D’après nos calculs cela devrait se dérouler à environ deux cent mille kilomètres, sous la croûte solaire. Cet embrasement subite de mille deux cent tonnes de plutonium dégagera suffisamment d’énergie pour réinstaller le soleil dans des conditions normales d’exploitation et la race humaine aura ainsi démontré aux autres galaxies de quoi elle est capable. »

 

Quelques grésillements sur les ondes et quelques flocons de neige sur les écrans et la race humaine vient de délivrer l’un de ces derniers messages.

 

Il n’y a plus que du silence et de la torpeur.

 

La température continue à décroître vertigineusement, cette fois.

 

Dans les caves des immeubles se terrent encore les derniers repentis qui s’asphyxient en brûlant tous leurs meubles.

 

Les autres se sont tranchés les veines où ont profité de leurs dernières forces pour se jeter dans le vide, se pendre ou lancer vers les cieux des messages d’amour qui se figent dans un air glacé.

 

Le palais impérial rayonne encore de faste et de luxe. Le petit despote tourne comme un lion dans sa cage. Les fidèles groupés autour de lui le regardent incrédules.

 

La vie se détourne de la planète Terre.

 

Quand tout s’arrête …

 

 

Les fusées percutent le soleil et tracent un instant un ruban argenté qui couronne l’insignifiance des hommes.

 

L’astre solaire s’enfonce dans la nuit et le cosmos.

 

Samuel Oscar David depuis sa lointaine planète dans une autre galaxie observe un instant cette absurde absence, plus personne, jamais sur cette terre ci ne poursuivra la quête de son manuscrit.



Le sourire de la France

france1.jpgLa France fait la gueule …



FRANCHEMENT !!!  Ca vous plaît … cette tronche ? 2009 …  Voici enfin venu le temps de la réflexion … Une idée neuve qui va … ENFIN … permettre :

  • De créer des milliers d’emplois.
  • D’accueillir un maximum d’étranger
  • De dépenser « utilement » les énormes ressources financières qui ne servent à rien.
  • De redéfinir … et pour cause … le partage des pouvoirs régionaux.
  • De sortir de la démagogie pour entrer dans le concret.
  • L’inondation du Médoc (on résout aussi les problèmes du trop plein de pinard).
  • D’ouvrir des marinas à ces pauvres plaisanciers qui ne trouvent plus d’anneaux.

Mais surtout : 

  • Faire définitivement disparaître l’Elisée, Matignon, le Palais Bourbon et toutes ces autres sources d’emmerdes (A noter : même l’ENA à Strasbourg n’a pas été oubliée, c’est vous dire s’il s’agit d’un produit construit !).

Jugez par vous-mêmes !!! 

Enfin un projet … et finalement …. TELLEMENT … moins onéreux que les conneries de CHIRAC, LEPEN, SEGOLENE ou SARKO.

Mais surtout un programme … TELLEMENT … plus réaliste !!!… /…

Quelques grands travaux pour … 

UNE FRANCE  OUVERTE sur le Monde. 

france2.jpg

Envoyez votre soutien  par chèque libellé au nom de « un sourire pour la France »

« Association … de … 1 901 signataires … déjà … »

ENFIN un programme qui intègre directement …Des millions d’heures de boulot. 



Ma chanson pour le mariage de ma fille Caroline

Quand ton père et ta mère

Se sont dits oui … y a si longtemps

Ils avaient cette lumière

Qu’ y est dans vos yeux maintenant.

Ils avaient ce regard fier

De ceux qui ceux sur cette terre

Engagent leur vie pour longtemps

OUI pour longtemps.

Il est vrai … c’est… le passé

C’est aussi l’évolution

Et Caroline bébé

Premier fruit de nos passions

Un regard suffit à faire

D’une fille une mère

D’un garçon plein de passion

Un papa plein d’émotion

Je replante le décor

Il est si proche encore

Et te voir en mariée

Me fait penser à tes poupées

T’étais pas miss guindette

Tu étais notre vedette

Et tes areus tes risettes

Sont Devenus notre fête

Mais pour faire une famille

Il ne faut pas qu’une fille

Faut apprendre à partager

Jessica est arrivée

Et nos deux petites Filles

Si jolies et si gentilles

Ont construit ces souvenirs

Devenus votre avenir

C’est mes filles en aviateur

Aux commandes du remorqueur

D’un avion ou d’un planeur

Avec papa on n’a pas peur

Et Gaspard est arrivé

Complétant notre famille

Nos bébés devenus filles

Commençaient à s’échapper.

Le théâtre ou Caroline

Maudissait ses instructeurs

Mais notre sacré gamine

S’en tirait avec bonheur

Ce ne fut pas toujours facile

Il a fallu composer

La vie n’a rien d’inutile

Il suffit de s’adapter

De chimère en nids de poule

Sur un monde ou tout s’écoule

Le chemin choisi ce jour

Est bien celui de l’amour

Et voila c’est le grand jour

Maintenant c’est votre tour

Vous avez à continuer

Et le monde est à vos pieds.



Deux premières idées pour sauver la planète …

Idée 1 :

Contraindre les fabricants de céramique à proposer des sièges toilettes couleur merde = On tirera moins souvent la chasse d’eau

Idée 2 :

Ouvrez tout grand votre congélateur 1 heure par jour, vous lutterez contre le réchauffement climatique.

Le reste arrivera … mais notez quand même que ce n’est pas plus con que se propose Sarko aujourd’hui.

Le reste suivra….



Livre 1 Partie 2

AGORA Mais Samuel Oscar David surtout méditait. 

L’expérience des précédents devait être prise en compte. Dieu s’était fait en quelque sorte capturé par l’homme et ce septième jour de soit disant repos ne marquait en définitive pour lui que la fin d’une prédominance de Dieu sur la création. Les coups de colère de Dieu témoignent cependant d’une certaine rancune et l’envoi problématique car controversé de son émissaire une ultime tentative pour récupérer son DÛ. C’est pour ne pas se laisser surprendre dans sa méditation par les pluies acides et autres plaisirs aléatoires qui le garantissaient d’une exclusivité de principe sur son monde, que Samuel Oscar David avait créé Agora. 

Temple du savoir humain, véritable laboratoire de la pensée et de la vie Agora était ici la cathédrale du souvenir des hommes. Ceci en définitive nous rassure sur le tempérament sociétal de Samuel que l’on commençait à pressentir comme essentiellement philanthrope et misogyne, ce qui, avouons le, n’offre pas les meilleures conditions d’expression de notre sympathie. 

Les ambitions de Samuel étaient d’ailleurs nettement moins importantes que celle de Dieu. Aussi semblait-il avoir à sa disposition tout ce qu’il lui fallait pour ne plus devoir se préoccuper de rien. Samuel retourna à son manuscrit et ajouta des pages et des pages dont les plus beaux poèmes jamais écrits sur l’homme qui marqueront le combat qu’il engagea contre les forces adverses. 

Aux confins des nuées emportées par la mer De feu et de lumière que répandit naguère Dans son cri d’existence le divin créateur 

Le soleil apparût dans toute sa splendeur Issu de la pensée de l’Etre sublimé Cet astre insignifiant se mit à rayonner 

Entourant son domaine dans ses bras de lumière Il apporta la vie à toute la matière Et DIEU plaça la Terre au centre du dessein 

Et c’est à cette Terre que le destin divin Offrit en un instant toute l’éternité Le Futur, le présent et aussi le passé 

Et pour finaliser cette étape nouvelle L’être à qui il offrit ce monde de bonté Fut de son créateur une image fidèle : Un être de lumière à l’amour consacré 

L’homme fût bâtisseur, détruisit l’Univers 

Pour que la création conserve ses mystères Et confirmant enfin le message divin Au soir du septième jour, enfin, il y parvint 

L’espace d’un instant, la puissance de DIEU Dans un cri d’agonie éclata dans les cieux Le soir du septième jour resta sans lendemain. Dieu replia alors tout au creux de ses mains 

Le cosmos en entier, retourna au néant L’homme et DIEU confondus dans leur inexistant L’éternité aussi a un jour une fin 

Pour cet ultime instant on parle de destin DIEU l’a confié aux hommes, sur eux s’est reposé L’homme ne le trahit point et sut élaborer La plus digne des fins pour cette Création 

DIEU intime et ultime jugea cela très bon. 

Samuel Oscar David devint donc un architecte à part entière. Agora se dressait sur le sol nu de la planète, vaste complexe de béton venu de nul part, posé sur ce sol rocailleux d’une planète aride et impropre à la vie, seul vestige d’une lointaine culture. 

Samuel Oscar David avait construit un ensemble architectural semblable à une immense cathédrale, aucune fenêtre ne donnait sur l’extérieur, les murs lisses s’élevaient jusqu’à une hauteur de cinquante mètres de haut, la longueur totale du bâtiment était de cinq cent mètres pour une largeur de trois cent mètres. L’entrée unique se faisait par un portail de chêne ciselé d’environ douze mètres de base sur huit mètres de haut. Les sculptures de la porte représentaient une galaxie en spirale, il s’agissait de la seule marque d’originalité sur tout le bâtiment. De chaque côté du portail se dressaient deux tours carrés d’environ cent mètres de base qui s’élevaient jusqu’à cent mètres de haut, elles étaient terminées à quatre vingt dix mètres de haut par une toiture terrasse sur laquelle reposait un cube de dix mètres de côté, un parapet ajouré laissait supposer qu’il s’agissait d’un lieu d’observation. La toiture immense du bâtiment principale figurait un arc continu, finissant de donner à l’édifice complet un aspect tellement inesthétique qu’il en apparaissait beau. 


L’intérieur du bâtiment présentait une nef de cent mètres de large dont la hauteur entièrement dégagée jusqu’à la toiture donnait une impression vertigineuse renforcée par un ensemble de baies vitrées qui courraient du sol au plafond. Les côtés d’agora étaient ainsi divisées en dix étages ayant chacun cinq mètres de haut. Tous les cinquante mètres un ascenseur de verre permettait les accès à tous les niveaux divisés, ainsi en vastes pièces, dont les trois murs qui ne donnaient pas sur la nef étaient entièrement recouverts d’afficheurs électroniques. Il y avait ainsi de part et d’autre de la nef dix pièces ayant une dimension de cinquante mètres par cent mètres ce qui donnait pour l’ensemble du bâtiment en dehors de la gigantesque nef de cinq cent milles mètres carrés de surface pour une hauteur de cinquante mètres un ensemble de cent pièces différentes ayant chacune une superficie de cinq mille mètres carrés. 

Les tours elle étaient traversées en leur centre géométrique de haut en bas d’un tube ascensionnelle de trois mètres de diamètre qui permettaient de desservir tous les trois mètres un ensemble de quatre pièces. Le tube ascensionnel desservait également la coursive. Le cube terminal servait d’abri, il était ouvert sur chaque face par un arc de style gothique de trois mètres de haut sans aucune fioriture. Les tours composaient ainsi un nouvel ensemble de deux cent quarante pièces plus petites et plus basses de plafond. Chacune avait ainsi une dimension de vingt cinq mètres par vingt cinq mètres soit une surface de six cent vingt cinq mètres carrés Au fur et à mesure Samuel Oscar David plaçait un ensemble de produits et de création humaine hors du commun dans les différentes salles, sans réel ordre apparent, selon l’inspiration du moment. Ce fouillis apparent devenait la vitrine du savoir-faire des hommes. 

Agora, le plus vaste panorama de l’homme, était situé, à des années lumières de la terre !!! C’était incontestablement la preuve que les théories de Samuel Oscar David, simple professeur à l’université de Paris, décrié par ses pairs … étaient justes.                                              

Bichtoul Sanieck savait incidemment qu’il allait devoir aborder ce temple des hommes et qu’il allait devenir grâce à toute cette connaissance emmagasinée le plus complet des hommes. Cette certitude étant née, décuplait ses forces pour continuer sa course sous le soleil brûlant, sans sentir encore la douleur insidieuse qui se glissait dans son corps. Au fur et à mesure de sa course il prenait conscience de l’amas de matières cosmiques dont il commençait à percevoir le complexe destin d’être humain. 

Nota : Plan et images de synthèse sont disponibles sous Autocad 

 

Retour sur la terre le 23 février 2049 

Nous avons en mémoire un ciel triste et bas, le vent qui avait soufflé du Nord toute la nuit avait cessé et malgré une température légèrement au dessus de zéro la surfusion avait due créer de ci et là quelques plaques glissantes, inattendues. C’est une explication plausible au fait que Serge Manutendeau, malgré sa très grande habitude et sa très grande dextérité au guidon de sa flambante 2400 Peugeot n’ait pas réussi à conserver le contrôle de son coursier et soit venu proprement s’encastrer dans la fourgonnette Boeing 923 d’Alex Cramoisi livreur de Pizza chez Vitavi (filiale de Viveldi). 

Nous avons laissé Samuel Oscar David quitter à cet instant le parapet du pont qui, devant le terminal des bus de la porte d’Orléans, surplombe le périphérique, et, nous avons laissé là notre histoire sans ne plus se soucier du tout de ce qu’il était advenu des autres protagonistes de cette scène. Parce qu’il fût quelque part un déclic pour Samuel Oscar David cet instant sera sans conteste l’instant ou la terre se sera formé un deuxième destin. Il faut cependant préciser qu’en définitive ni la mort de Serge Manutendeau ni le licenciement pour mauvaise conduite d’Alex Cramoisi ne peuvent être considérés comme des événements clés de la poursuite du processus concernant le destin 1. S’ils sont mentionnés c’est qu’ils font partie intégrante du paysage à cet instant mais l’influence réel de l’événement n’est pas d’avantage à mettre en cause que la mort par dysenterie de Patrick Ouiatic au Burkina-faso, l’avortement de Blanche Porte dans une clinique de Brooklyn ou la fierté de Boris Ivanovitch de prendre pour la première fois la place de commandant de bord dans son Airbus 8521 de l’Aéroflot. 

Accordons nous un instant de recueillement et adressons nos congratulations aux uns nos félicitations aux autres car il est malheureusement assez impossible de suivre le destin des hommes un par un pour comprendre l’évolution globale de la société terrienne dans l’espace de temps que nous avons décidé d’explorer ensemble. Aussi allons nous réserver nos analyses aux événements tout en n’excluant pas d’avoir à présenter tel ou tel personnage en détail. Tant il est important pour bien comprendre l’histoire que telle ou telle tare, tel ou tel événement propre à un homme bien particulier puisse avoir conduit ce destin numéro 1 au point où il fût conduit. 

Ainsi on peut imaginer que Hitler, Napoléon, Staline ou bien d’autres personnages influents eussent pu jouer un rôle différent s’il avaient bénéficié d’une stature plus élancée ou s’il n’avait pas eu à subir de quelconque sévices durant leur enfance. Car enfin le plus fou de tous les criminels Un jour par amour a mérité le ciel ! 

(Samuel Oscar David : Extrait de La légende des ères) D’ailleurs, il nous faut bien constater qu’après qu’eût cessé l’agacement des automobilistes retardés un instant dans le vaste embouteillage, quelques pelletés de sables et les nombreux passages de roues avaient eu raison des dernières traces de l’événement. 

Mais avant de poursuivre l’histoire de Samuel Oscar David et de sa créature nous devons définir ce qui s’est réellement passé car nous avons, déjà, suivi l’histoire de Samuel Oscar David en 2049. Or nous ne sommes qu’en 2005 et il vous faut comprendre l’évolution suivie par la société pour saisir le cadre général de notre histoire principale qui se situe nous le rappelons en 3240. Evolution de la terre de l’an 2005 à l’an 2100 

Nous avons choisi de résumer les faits, d’abord au travers d’une analyse historicogépolitique des différents secteurs représentatifs du monde au cours de cette période : L’Europe, GAU (Great American Union), l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du sud, le reste du monde. Mais rappelons que le 11 Septembre 2001 un certain Ben Laden agitateur islamique envoyait ses troupes dans une opération pseudo militaire consistant à précipiter des avions de ligne avec leur plein de passagers sur des symboles de puissance. 

Cette date marqua une étape importante dans le retour des psychopathes aux affaires. Disons cependant, que malgré des spécificités certaines propres aux lourdes cultures et aux années de guerre de proximité, qui comme chacun sait sont les fondements d’une parfaite cohésion, il est incontestable que la planète se dirigeait vers le modèle existant que nous allons décrire. Que les voies pour y parvenir puissent aujourd’hui apparaître parfaitement concourantes malgré les connotations (qualifiées ou non d’humaniste selon l’observateur) sur lesquels chacun s’appuyait. 

Europe Cette époque sera brièvement analysée dans nos différentes encyclopédies comme la période de l’écartèlement de l’Europe. Ce concept après avoir mobilisé l’essentiel des biens pensants durant quelques décennies s’avéra de fait être un échec complet et entraîna tout le reste. 

L’écartèlement de l’Europe sera d’autant plus douloureux qu’il semblait représenter à l’époque une voie de sagesse exemplaire reposant sur des théories capables d’enthousiasmer ceux qui se sentaient capables ou susceptibles de penser pour les autres. D’une construction laborieuse ce mythe d’une Europe solidaire était essentiellement animé par quelques bâtisseurs qui, avec le recul de l’histoire, semblaient rechercher dans cette approche un moyen d’éterniser leur action. 

Il n’était, en effet, plus question dans un contexte de bonheur et de postérité d’élargir le champ d’action en combattant avec des armes. Les soldats de l’époque se battaient donc avec des slogans plus ou moins populistes qu’ils regroupaient sous le vocable « d’absolu permissif » et que l’on avait baptisé « démocratie ». Ce combat se livrait alors sous le prétexte fallacieux que chacun avait l’obligation d’approuver très régulièrement les pires sottises annoncées au plus haut niveau avec des divergences infimes entre ceux qui se partageaient ces armées. 

Le « Mythe Europe » marqua profondément cette période et l’échec cuisant constaté fut incontestablement le noyau théorique qui amena la terre dans l’état ou nous allons la trouver en l’an 3000. Des années 2000 à 2050 il faut retenir un certain nombre de faits qui ont conduit littéralement la société européenne dans une impasse humanitaire et idéologique dont nous allons rappeler les grandes lignes. 

Il nous faut, tout d’abord rappeler ou préciser que le bonheur de l’humanité ne semblait pouvoir être accessible qu’au travers une puissante administration. Les plus grandes aberrations avaient été, ainsi, promulguées. Les hommes politiques de tout bord avaient surenchéri dans l’ineptie et un carcan indéverrouillable écrasait l’ensemble de la population. Au nom de la sécurité, au nom de l’égalité, au nom de Dieu ou des idéologues, les sentences pleuvaient, les prisons s’emplissaient. Il fallait « ramener » la race humaine au péché originel, faire que tout individu soit avant tout un coupable et l’amener à prendre conscience que seule la très grande générosité des dirigeants lui permettait d’oser encore transgresser les règles en respirant, en aimant, en mangeant. 

Cette procédure uniforme avait totalement aplani les différentes formes de gouvernement et bien que subsistaient des formes d’état et le rite consistant à demander aux citoyens de se présenter aux urnes sous couvert de « démocratie ». Ces déplacements n’avaient guère d’influence sur la suite. Cette époque fut surtout marquée par pléthore de référendums devenus l’outil de gestion politique incontournable. L’Europe continuait sur sa lancée, s’élargissant au bassin méditerranéen, englobant la Russie, pour créer une communauté de plus en plus puissante qui devait permettre de museler définitivement la puissante Amérique. 

Ainsi on assistait, environ deux fois par an à la livraison d’un nouveau package administratif de plus en plus inepte car concocté sur les bases des anciens packages et de plus en plus éloigné de la réalité des peuples. La formulation était simple et le citoyen Européen avait à se positionner ou par un Oui ou par un Non. Le Non l’emportait somme toute rarement, car d’une part les politiques noyaient suffisamment le poisson pour ne pas avoir à s’expliquer réellement et d’autre part seuls comptaient les suffrages exprimés sans aucun cota de participation (Ce qui était prévisible déjà depuis longtemps car dès les années 2000 en France un gouvernement installé sur environ huit pour cent des suffrages se déclarait avoir la légitimité pour bouleverser totalement le pays en toute légitimité). 

Si d’aventure cependant le Non l’emportait, on reformulait la question jusqu’à obtenir le Oui et on poursuivait l’ouvrage. Il est vrai que cette bipolarisation a favorisé une insidieuse évolution qui a préparé par étape le nouvel ordre mondial que l’on évoquera vers les années 3 000 et qui prévaut encore à l’heure ou nous mettons sous presse c’est-à-dire en l’an 3049, rappelons le. « Les vrais maîtres du monde » ont pu ainsi en toute quiétude programmer la grande purge tout en laissant croire aux citoyens qu’ils restaient encore maître de leur destin. 

Les premières élections du Président Européen ont eu lieu en 2030 et « le peuple Europe » a nommé à la fonction suprême le démocrate allemand Hermann Eiffel (il est souligné que Eiffel fut, sans surprise, élu au premier tour pour dix ans). La confédération des soixante douze états membres régissait cette collectivité. Cette administration complexe permettait d’absorber sans problème les grands commis de la confédération formés dans la haute école intercommunautaire de l’administration centrale qui avait  été installée sur les bords du Léman, près de Genève, à Fernay comme un ultime pied de nez au grand Voltaire, pour accueillir le 72ème et dernier état membre, qui avait troqué son nom de confédération helvétique pour devenir « la Suisse ». 

Le président Européen siégeait à Florence du fait de la soit disant position géographique centrale de cette métropole, mais surtout car cette ville offrait un écrin particulier à la délégation présidentielle. Cette présidence n’avait qu’une autorité toute relative, en réalité son rôle était purement protocolaire ce qui expliquait le faste remarquable déployé à Florence et auprès duquel ceux qui avaient été pratiqués à Versailles ou à saint Petersbourg et même (plus proche de vous) à Buckingham Palace ou à l’Elyzée faisaient pâles figures. Il existait cependant des noyaux d’opposition durs qui s’exprimaient au travers du refus de telle ou telle directive. Dans un premier temps, les référendums légitimaient les actions de représailles et les forces de l’ordre étaient de mieux en mieux équipées et de plus en plus choyées. 

Citons entre autre les plus importants : En France les Lazarciens : Les Larzaciens historiquement issus des années 2000 ou un leader charismatique avait osé défier sur ses terres un nouvel ordre mondial né de la puissance financière des Etats unis, le mouvement de protestation des Lazarciens trouva son apothéose dans la déclaration d’indépendance du Larzac promulguée en 2032. Le Larzac était finalement un bien petit territoire au climat rude et peu engageant, relativement isolé parce que d’un accès difficile selon les normes existantes à l’époque et pour s’attacher à cette région, il faut bien rechercher ailleurs que dans la douceur de vivre de réelles motivations. L’omniprésence des chèvres et les moutons donnaient toujours à cette entité une existence un peu surréelle et offrait l’essentiel des ressources vitales. A la mort de son leader (survenue à plus de 115 ans), il s’était installé un collégial d’intellectuels qui continuaient à préconiser une résistance active contre les intérêts dominants. 

En Grande Bretagne les Churchilliens : La Grande Bretagne avait longtemps résisté, jouant un jeu à part au sein de l’Europe, refusant jusqu’en 2025 la monnaie unique et appuyant son refus d’une adhésion pleine et entière sur les liens étroits que ce pays tissait avec son grand frère les Etats Unis d’Amérique, dont, dans les faits elle ne partageait, en définitive, que des racines linguistiques similaires. L’évolution de l’autre côté de l’Atlantique ne fût cependant guère favorable à la grande Bretagne et la dernière reine ne fut pas remplacée. Les héritiers d’une monarchie déclinante jugèrent préférable d’obtenir un poste dans l’administration Européenne plutôt que de devoir cultiver les pelouses de leurs palais. Un descendant direct du « grand bonhomme » se leva un temps contre cet état de fait, mais la city sous l’impulsion de la famille royale arpentait les berges du Léman et les affaires y redevenaient juteuses depuis que l’oncle SAM s’occupait d’un autre gibier. On tenta de trouver le remède de la même façon qu’au Larzac, jugeant que quelques missiles et quelques grenades eurent tôt fait de laisser l’initiative au peuple Europe. Ce fut également à peu près les mêmes mouvements qui apparurent de ci de là dans l’Europe entière, je ne voudrais vexer, ni n’oublier personne mais je citerai seulement les plus significatifs : En Allemagne les néo marxistes, en Espagne les affichistes, en Italie les Tifosi, en Russie les néotsaristes 

Et … bien d’autres mouvements de moindre importance signalée de ci de là comme une résistance à l’enfoncement dans l’absurde symbolisées par les « Grands administrateurs de la toute puissante Europe ». Ces mouvements furent à l’origine du fait que le système ne perdura pas. 

Une nation, fût-ce t-elle la plus grande du monde, ne peut exister que si chacun de ses membres éprouve intérêt à son existence. L’Europe des soixante douze était un patchwork de cultures et de nationalités qui en définitive ne partageaient autrefois que des frontières et qui d’ailleurs s’étaient bien souvent affrontées sur l’emplacement exact de ce trait virtuel. Mis à part le gouvernement central qui ne concernait que peu de personnes il n’existait, donc, guère de raisons profondes de poursuivre l’expérience. Car malgré les référendums successifs et du fait d’une pression implacable des systèmes administratifs les citoyens Européens se prenaient à rêver d’une société qui leur permettrait enfin de mettre en avant, leurs savoirs, leurs talents et leurs compétences. De plus si la monnaie commune : l’Euro était la monnaie la plus forte du monde, elle n’était guère utilisée, les échanges internationaux continuaient à s’effectuer en dollars US. Quand au  peuple, il avait dû adopter d’autres systèmes d’échange beaucoup plus spontanés. Ceci était d’ailleurs la seule possibilité pour le peuple de survivre, car l’argent officielle était soumis à de si lourdes taxes et impôts qu’il devenait un luxe rare. Ainsi l’économie « officielle » ne correspondait plus guère qu’aux salaires des administrations et aux échanges liés aux gros achats. Elle ne représentait plus guère, ainsi, que dix à vingt pour cent de l’activité économique quotidienne, ainsi, manger, entretenir, éduquer, se distraire se réalisait à l’insu des systèmes officiels, la plupart du temps d’ailleurs organisé autour des anciennes monnaies. 

Comme, nous le verrons par la suite, comme pour l’Afrique et le continent asiatique, dès les débuts de la construction Européenne les organismes américains sous ses étiquettes plus ou moins officielles avaient mis en place les outils adaptés pour saper toute initiative de cohésion. Ces structures agissaient en apportant un financement occulte à la moindre manifestation de mécontentement de telle ou telle catégorie et en favorisant la revendication indirecte. Dans un premier temps les dirigeants Européens voyaient cela d’un bon œil sous le prétexte du règne par la division. Mais étant donné que ce courant n’était pas relié par une perception forte de l’Europe ceci devait conduire à la perte. Car l’Europe se morcela à grands pas, certaines entités étant de fait parvenues à une autonomie réelle en profitaient pour revendiquer le statut d’état membre qu’il était impossible de refuser tant la cohésion des groupes autour de « l’exception culturelle » s’avérait déterminée.  C’est pourquoi l’Europe regroupa jusqu’à 72 états membres de plus ou moins grandes importances, allant de la Corse, au pays Basques, la patrie du fantango, les producteurs de lentilles du Puy, ceux de la saucisse de Morteau, les anciens Landers allemands sans oublier le Tarn du Nord et Monaco. 

Ces petits états une fois constitués ne pouvaient plus assurer leur contribution au  fonctionnement de l’administration Européenne, aussi, comme le permettait la constitution, ils quittèrent la fédération pour se consacrer à l’équilibre de leur population. Très rapidement, alors, l’ensemble s’écroula. L’administration européenne survécut encore quelques temps mais l’épuisement des ressources financières ne tarda pas à avoir raison du concept. 

La fin officielle du mythe fût proclamée à Florence en 2050 à l’occasion de la fin du mandat  du deuxième et dernier président de l’Union : Michel de Habsbourg de la maison de France. C’est dire que l’Europe n’avait en fait réellement existé qu’une vingtaine d’années. 

 

L’effondrement de l’Europe allait créer un grand vide économique et idéologique… 

GAU 

GAU : Great American Union correspondait, au départ, à la contre attaque américaine face à la menace d’une Europe unie. Si cette initiative était parfaitement inutile comme l’a démontré la suite, il n’en reste pas moins vrai que ce fût par contre une très belle réussite. Cette union était beaucoup moins formalisée que l’Union Européenne et il s’agissait essentiellement d’une union d’intérêts économiques. Cette union ne supposait pas d’administration spécifique mais laissait chacun des membres absolument autonomes. 

GAU regroupait les anciens Etats-Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada (hors Québec). Hors, ces pays avaient depuis longtemps déjà l’habitude de vivre ensemble et partageaient une même culture, une monnaie voisine et des langues communes et les points de convergence des politiques sociales et économiques existaient depuis longtemps, aussi, cette union ne posa sur le fond aucun problème. Comme, le procédé d’union n’offrait nulles contraintes supplémentaires, il ne pouvait que réussir. La cohésion de GAU ouvrait des perspectives supplémentaires à l’hégémonie des stratèges opérant dans cette partie du monde. Le travail de sape systématique commencé autour de l’an 2 000 par les différents organismes ayant leur siège aux Etats-Unis d’Amérique se poursuivit donc d’autant plus méthodiquement qu’ayant compris la réussite de leur plan les vrais maîtres du monde pouvaient au fur et à mesure que les velléités d’autonomie et de partage du pouvoir hors Nord Amérique s’estompaient donc agir en toute quiétude. 


L’Afrique Le continent Africain était depuis longtemps un champ d’investigation extraordinaire pour des expériences de toute sorte. L’Afrique, berceau primitif des civilisations humaines avait dans un premier temps été relativement préservée de l’histoire des hommes du fait des infranchissables barrières que constituaient le désert au nord et les océans ailleurs. Aussi l’évolution de ses peuples s’était faite différemment que dans le reste du monde et seule la partie méditerranéenne avait été impliquée ou confrontée aux bouleversements, notamment, pour la majorité du Maghreb, en rejoignant l’Europe. La population africaine ne profita guère de l’évolution technologique spectaculaire commencée vers les années 2 000 sur ce continent. Car cette évolution restait étroitement associée à la nécessité qu’avaient les économies Européenne et Nord Américaines de dilapider à leur profit une grande partie des ressources de ce continent. 

Cet état de fait, permettait, donc, là plus qu’ailleurs, de faire suivre aux différents états une évolution en rapport direct avec les intérêts de ceux qui dépouillaient le continent de ses matières premières et de la main d’œuvre. Les équipements étaient réservés à une partie très faible de la population autochtone qui représentait l’élite politique et économique et dont le niveau de corruption avait atteint des sommets inimaginables. Nous comprendrons mieux, par la suite du récit, que les principes de la grande purge qui commença autour des années 2 500 trouvèrent ici un champ de prédilection particulièrement favorable. Le peuple était effectivement maintenu dans un état de pauvreté matériel et intellectuel et se trouvait de plus en plus souvent dans une situation de plus en plus en dépendante. GAU avait de plus en plus, là comme ailleurs, de pouvoir et de moyens de pressions. La technique mise en œuvre sournoisement en Europe était ici beaucoup plus clairement exprimé et la lutte sournoise que se livrait l’Europe et GAU pour conserver un maximum d’influence sur ces territoires amenaient régulièrement au financement excessif de tel ou tel chef de guerre, bandit notoire proclamé chef de gouvernement, voir à encourager la domination de telle ou telle ethnie pour permettre le démembrement systématique de toute initiative de paix et de prospérité. On l’a vu au Rwanda vers les années 1990, au Soudan vers les années 2004. Mais il y eût ensuite le Sénégal qui fût livré à une guerre civile de 15 ans, puis le Cameroun qui se scinda en deux états. La partie nord  fût conquise par le nouvel empire Centre-africain, ou le nouvel empereur « Bokassa 2″ livra une guerre sans merci aux populations voisines en massacrant des millions de civiles. L’empire Centre africain juste avant son déclin recouvrait la plus grande partie du Nigéria la partie nord du Tchad et du Niger de façon à intégrer le lac intégralement au territoire, une grande partie du Zaïre. Le Congo fût le dernier pays indexé de façon à offrir un débouché sur l’Atlantique. 

La voracité de cet « empereur » amena probablement d’ailleurs, les vrais maîtres du monde à une mise en œuvre accélérée du processus de grande purge. Car même si les conquêtes de Bokassa apportaient énormément de satisfaction aux commanditaires dissimulés derrière les pipelines et autres mines d’or et de diamant. Il s’agissait d’une guerre horrible et une odeur de charnier commençait sérieusement à envahir l’atmosphère terrestre. 
L’Asie 

Le moyen orient n’échappa pas à la règle et fût traité de façon très similaire à l’Afrique. La Chine était depuis plus longtemps préparée à cela, ne s’embarrassant d’aucune précaution de nature pseudo démocrate, l’administration progressait là bas au grand jour depuis plusieurs décennies. Les convergences entre le mode de règlement administratif du monde communiste et du monde dit démocratique s’éclipsaient peu à peu et la Chine comme la Russie suivaient des voies parallèles et parfaitement conformes aux modes occidentaux. 

Le Japon, le Vietnam, le Cambodge, La Corée se fédérèrent un temps pour tenter d’apporter une réponse au phénomène Européen et GAU mais leurs velléités furent très vite réduite à néant. D’une part la chute de l’Europe avait servi de leçon, d’autre part, il existait une véritable difficulté culturelle à faire vivre ensemble ces nations. Des années et des années de luttes intestines, des années d’intolérance et d’incompréhension amenaient une véritable incompatibilité entre tous ces peuples et une grande réserve de la population à suivre des mots d’ordres donnés par des élites rarement issues des scrutins.   En définitive et quelque soit le système on avait considéré que les hommes étaient strictement incapables de raisonner par eux-mêmes et on avait tissé un ensemble administratif tellement confus que plus personne ne pouvait y échapper. 

Il ne restait donc essentiellement que deux sortes d’individus, ceux qui légiféraient et ceux qui n’avaient pas d’autres choix que de respecter la législation. La convergence des systèmes était en train de s’accomplir inexorablement. Le monde entier s’apprêtait allait basculer dans l’horreur administrative. 

Un nouveau soleil allait illuminer la terre. 
Les Vrais maîtres du monde 

Les vrais maîtres du monde resteront des entités secrètes. Ce que l’on sait d’eux, nous permet d’imaginer un noyau d’hommes purs, faisant partie d’une classe parfaitement ésotérique ou la puissance et l’argent n’ont finalement comme seule importance que de procurer les moyens à l’homme de devenir un homme. 

De ce primate relativement récent sur la terre, les vrais maîtres du monde avaient su extraire les principes fondamentaux de l’être parfait. Ils s’étaient donnés le temps nécessaire à son accomplissement. Guidant peu à peu les humains en les entraînant dans l’horreur et l’abomination comme dans le bonheur et la sublimation, par étapes successives. Leur faisant acquérir de nouveaux réflexes pour les conduire enfin à cet être imaginé par Dieu au jour de la création. Ils avaient acquis leur immortalité dans l’essence même de l’être et savait qu’un jour viendrait ou ils se prononceraient clairement sur cette humanité. Leur attente n’était cependant pas statique. Ils observaient les humains et ne se contentaient que de donner les impulsions nécessaires pour que les changements comportementaux  aillent dans le bon sens. 

Ils avaient au cours des 5000 premières années de l’humanité amené petit à petit un mammifère, choisi parmi bien d’autres, au stade d’être humain, le conduisant petit à petit à honorer l’amour, à respecter le prochain. Que de chemin parcouru, en effet, depuis les hordes revêtues de peau de bête et hurlant leur désarroi et leur haine en brandissant leurs énormes massues. Les lances et les drakkars Vikings, Ghensis Khan,  les légions romaines, les barbares, la grande inquisition, Staline et Hitler étaient des épisodes sanglants qu’ils leur avaient semblé nécessaires à l’évolution des hommes. De temps à temps, il détectait des prédispositions chez un humain à l’être parfait. Alors ils veillaient à lui fournir le maximum de bagages et le mettait au service des hommes en lui conférant le pouvoir, la science, les arts, l’amour ou tout à la fois. 

Au fur et à mesure de leur action, certain, parmi les êtres humains, devenait ainsi de plus en plus parfait et les maîtres du monde se réjouissaient du parcours accompli. Ils préféraient agir dans l’ombre sous le couvert de sociétés réputées sans pouvoir réels en utilisant les organismes internationaux comme les nations unis qu’ils maîtrisaient totalement en en contrôlant les ressources et les engagements. 

Tout en faisant paraître une certaine indifférence au fonctionnement de ces organismes la technique qui avait été mise en place consistait à morceler de façon dissimulée les nouvelles puissances qui semblaient émerger. Ce courant s’appelait exception culturelle. C’est avec ce fabuleux outil que dans l’ombre les maîtres du monde avaient pu favoriser l’émergence de tout un tas de petites entités qui se trouvaient miraculeusement ressuscitées alors qu’elles semblaient avoir disparues au profit d’un destin plus global pays par pays. 

Ainsi, incidemment, au fur et à mesure, que les confédérations administratives se structuraient, les états membres se morcelaient de plus en plus, sous n’importe quel prétexte, une langue réapparue, une montagne, un fromage, un cru bourgeois. Cette stratégie conduisait insidieusement à générer des microcosmes de clocher. 

Ainsi, pouvaient s’exercer des pouvoirs centraux sans que cela ne devienne une gêne pour les maîtres du monde qui pouvaient organiser leurs petites affaires sans avoir à redouter qu’un nouvel ensemble encore mieux structuré n’émerge et ne leur prenne leur pouvoir. 


2500 : Et l’être humain allait enfin prendre le contrôle de SA planète. Ce que l’histoire retiendra sous le nom de « Déprolifération » 

On n’a jamais pu savoir exactement, comment ce courant de déprolifération s’installa mais on situe l’existence formelle de ce courant très précisément en 2100 et il semble correspondre étroitement à l’effondrement de la grande idée de l’Europe seul bastion encore opposable à l’hégémonie de l’union américaine sur le monde. Mais nous ne courrons pas le risque de lasser le lecteur par une narration de faits historiques et plus ou moins importants aussi avons-nous décidé de procéder à une énumération chronologique des faits de société marquants afin de mieux saisir l’enchaînement des raisons qui ont amené Samuel Oscar David à adresser sa créature sur terre. 

A la veille de 2100 le monde s’éloignait à grand pas de l’idéal humanitaire. La terre s’était réchauffée de 10 ° Celsius, la vie allait-elle de venir impossible ? 

La collectivité humaine s’organisait de plus en plus mal. D’une part différents groupes de terroristes qui n’étaient pas strictement rattachés à un quelconque état mais se réfugiaient derrière des principes religieux, culturels ou simplement corporatistes et d’autre part des hommes nantis officiellement de pouvoirs nationaux ou territoriaux dictateurs, démocrates, rois, princes, empereurs, homme de la religion, ministres, tous se livrèrent avec ardeur à la recherche maximum d’une soit disant sécurité qui permettait de remplir les prisons, de priver les peuples de toute liberté, de déclarer la guerre unilatéralement tout en félicitant les dictateurs. 

Terroristes et gouvernants au fond partageaient les mêmes valeurs et précipitaient chaque jour un peu plus les humains dans une débâcle économique spirituelle et guerrière qui épargnait de moins en moins de monde. Face à cet engouement d’un nouvel ordre mondial, on vit finalement assez peu de personnes se mettre en travers de ces phénomènes. Rares étaient les intellectuels à s’opposer à toute forme de pouvoir. Au contraire ceux qui avaient vocation de penser n’avaient de cesse que de trouver un asile refuge de leurs idées. Ainsi de procès en procès, de procès verbal en procès verbal, de lapidation en lapidation le monde organisait un nouvel ordre « de droit » ou ne subsistait précisément plus aucun droit mais plus que des devoirs. 

 

A l’aube de 2100 la planète s’était empêtrée dans un dilemme humain qui apparaissait aux yeux de tous comme un processus irrémédiable … 

Où la misère la plus intense coexistait avec la richesse absolue. 

Le monde des humains allait-il à jamais disparaître ? 

C’était compté sans les grands maîtres qui après avoir tout fait pour contrer Samuel Oscar David décidèrent de lâcher du lest sur la science et la technologie. 

Les progrès génétiques. 

Les progrès réalisés dans le domaine de la génétique permirent d’insuffler facilement de nouveaux comportements. On doit évoquer à cet égard les travaux de Marc Karlos (titre phare : L’essentiel est capital) comme le point de départ d’une spirale inflationniste du ciblage de la génétique vers des populations ou des groupuscules classées comme indésirables. La grande purge a démarré à cette époque (c’est à dire autour de 2100) et grâce à l’exception culturelle et aux structures associées (génocides, camp de réfugiés, distribution de drogues, de tabac d’alcool, d’OGM) le concept de repeupler « correctement » la planète à partir des éléments sélectionnés comme représentatif du génome humain devenait enfin une réalité. 

S’appuyant sur un dépistage systématique et resserrant petit à petit les standards, le mouvement consista dans un premier temps à offrir des conditions de vie et d’alimentation radicalement différentes entre les différentes catégories. Cela se traduisit par un ralentissement sensible de l’évolution de la population, les « distributions » larges et généreuses aux « sous catégories » firent lentement mais inexorablement leur œuvre. Ainsi tandis qu’une grande partie de la population de la terre s’enfonçaient dans une torpeur béate et dans la mort l’autre partie préparait ce monde meilleur recherché depuis le début de l’humanité et aidé par les grands maîtres du monde qui voyait là, enfin, le moyen de revenir à l’essence même de l’homme voulue par le créateur. 

Ainsi, malgré la puissance apparente des grandes confédérations, il devint relativement simple d’insuffler dans les différentes communautés des cultures lénifiantes qui devinrent de plus en plus dépendantes de mots d’ordre aliénants, amenant des pratiques distinctives d’une communauté à l’autre se traduisant par des signes ostensibles qui permettaient de qualifier sans erreurs les capacités réelles de l’individu à l’autonomie et à la libre pensée.  Ainsi de port du foulards, en vache folle, en grippe du poulet, en cancers en tout genre, l’invasion du Tibet, la guerre d’Irak, l’élection de Chirkorsy en France et de Butchtzenhegger aux US marquaient dès les années 2000 une étape voulue irréversible par les grands maîtres du monde qui conduisaient la terre à celle que nous allons découvrir en 3240. Encore une fois tout cela se fit dans une indifférence générale de la part des intellectuels et des grands écrivains de l’époque qui se délectant des avantages incontestables qu’apportaient leur contribution ne voyaient aucune raison de s’opposer mais au contraire flattaient à rebrousse poil le moindre frémissement d’orgueil que leur distillait adroitement les puissants. 

Largement relayée par les multinationales au service des pouvoirs officiels, qui avaient là un très bon moyen de réaliser de substantiels profits, cette « mondialisation » de la société humaine toute entière se précipitait dans une spirale inflationniste. Comme elle était entièrement basée sur de bons sentiments ou de bonnes raisons on pouvait faire ingurgiter aux classes indésirables les bases d’une alimentation corporelle et spirituelle de plus en plus orientée vers ce nouvel équilibre mondial. Cela, je le rappelle, portait le charmant nom révélateur « d’exception culturelle ». 
Ainsi si en 2100 la population humaine avait pu être estimée à 11 milliards d’individus. 

L’exception culturelle permettait de mettre en exergue les éléments hors normes et avait autorisé le meilleur des systèmes pour cibler les populations atypiques du futur génome humain. Le fait qu’un tiers des habitants vivait en dépendance complète de l’aide alimentaire permettait sous couvert des épidémies et autres risques ou catastrophes de réaliser un maximum de tests sur l’ADN de chacun et de distribuer des aliments adaptés à la disparition des espèces jugées indésirables. Ceux qui ne correspondaient pas aux critères stricts de Marc Karlos se voyaient distribuer des aliments permettant d’une part de ne pas augmenter au delà du temps « politiquement correcte » leur durée de vie et surtout, sous couvert des maladies et du manque de ressources et de nourritures, de stériliser la plus grande partie de la population. 

Les « sélectionnés » étaient eux à leur insu, et cela dès le plus jeune âge, conduit à adopter un mode de vie différent au niveau de leur éducation, de la nourriture, et formaient de nouvelles « exceptions culturelles » devenant de plus en plus élitistes. Cette politique porta très vite ses fruits puisqu’en 2 700 la population du globe était stabilisée à huit milliards d’individus. 

Quelques générations plus tard, c’est-à-dire en 3240, il ne restait plus que sur la terre qu’un milliard d’habitants. De sélection en sélection on était parvenu à réaliser une élite humaine qui ne reposait ni sur la race ou l’ethnie, ni sur la morphologie stricte ou la couleur de la peau mais uniquement sur les enchaînements des molécules d’ADN. La sélection avait certes débouché sur un être relativement standard tant la spécification de l’ADN avait été resserrée. Mais, on ne pouvait en aucun cas parler de racisme de xénophobie ou de génocide. Cet être là à l’âge adulte mesurait 1m 92 en moyenne pour les hommes et 1 m 75 pour les femmes pour un poids de l’ordre de 82 Kilogrammes pour les hommes et de 65 pour les femmes. La masse graisseuse situait autour de 25 %, la peau était en générale de teint mat, les cheveux très légèrement crépus et de couleur blond foncé, les yeux très légèrement en amende étaient de couleur turquoise. Leur immunité naturelle à toutes maladies évitait le besoin d’une médecine complexe. 

Ces nouveaux êtres humains pouvaient, enfin, se partager les ressources de la terre dans une convivialité bon enfant car plus rien ne semblait, enfin, pouvoir opposer quiconque. L’aide d’un ensemble technologique spécifiquement développé et se développant pour la plupart seul permettait aux habitants de la terre de vivre une sorte de bonheur constant, peu assujettie au travail. Les progrès restant à faire en matière technologique n’intéressaient de fait plus grand monde, ainsi que les développements philosophiques ou existentiels, plus de politique non plus. L’essentiel de la vie se trouvait ainsi consacré au sport et aux soins du corps. 

Ceci avait enfin permis l’édification d’un état unique, d’une seule langue, une absence complète de monnaie, chacun sachant de façon quasi instinctive, mais vertement signifiée, ce que l’on attendait de lui au moment ou l’on en avait besoin. En dehors des machines de régulation, il n’existait même plus un quelconque pouvoir établi car il était devenu complètement inutile et chacun semblait s’être installé dans un système de pensée unique ou tout était dirigé vers le bonheur de l’homme sans que plus jamais aucune exaltation ne conduise untel ou untel à prendre des positions radicalement différentes en terme de races, de religions ou de quelconques ethnies. 

Le réseau servait d’âme et d’alibi à cette organisation. Plus aucun fil ne courrait cependant sur la terre, l’énergie était fournie sur place par des minis centrales postquarziques quasiment inusables et inépuisables. Seul un vaste réseau de canalisations d’eaux couvrait la terre. Il distribuait ce précieux fluide en même temps que l’information gérée et générée par des immenses centres informatiques autonomes. Des usines polyvalentes assuraient la distribution des produits robofacturés et de vastes complexes agricoles automatisés garantissait une alimentation constante et régulière à l’ensemble de la population. 

Soixante mégapoles, regroupaient 90 % des habitants, disposées en latitudes à 60 degré l’une de l’autre et en longitude sur les tropiques. Dans ces villes, les habitations n’excédaient pas deux étages le standard étant des pièces vastes et hautes de plafond offrant à chacun les meilleures conditions de vie dans des habitats semi collectifs parfaitement standardisés. Les routes en dehors des agglomérations avaient également disparues. Les seuls transports terrestres étaient en ville, ils consistaient dans des sortes de petit trains automatiques postquartziques qui se formaient et se divisaient à toute vitesse pour prendre et amener les personnes ou ils devaient aller. Les liaisons de ville à ville étaient rares et uniquement réalisées au moyen de planeurs luminiques. Ces mêmes planeurs avaient la mission du « Brassage » de population qui s’effectuait sur les dix pour cent restant. 

On évoquait bien par ci par là une centaine de milliers de rescapés « hors normes », mais on avait décidé de les ignorer, leur nombre et leur conditions de vie ne pouvant de fait plus remettre en cause l’équilibre enfin paradisiaque de la planète Terre. Les résultats ne s’étaient pas fait attendre longtemps, les océans avaient retrouvées leur pureté originelle, n’étant plus parcouru que par quelques bateaux usines automatisés qui adressaient leur pêche à des gyroptères automatiques du même type que ceux qui allaient chercher les matières premières dans les fermes et dans les centres de matériaux. 

Les centres de matériaux étaient les anciennes villes des hommes. Une armée de robot s’afféraient à tout démanteler et classaient, triaient les différents composants jusqu’à composer des lingots de matières originelles qui étaient ensuite utilisés dans les robofactures. Les déchets des villes étaient traités par les mêmes centres, dans les mêmes conditions. 

La disparition de tout trafic polluant avait amené une épuration de l’air, tel que le climat était redevenu serein et parfaitement sage. Les immenses calottes glaciaires s’étaient reconstituées aux pôles et permettaient une régularisation parfaite de l’atmosphère. Ce qui expliquait la répartition des mégapoles le long des deux cercles tropicaux et le peu de différence que l’on pouvait constater d’une ville à l’autre. Le « Brassage » de la population désignait une espèce de service civique qui consistait à parcourir le reste du monde à l’aide des planeurs luminiques, régulièrement, pour observer le reste de la planète et veiller a ce que, plus jamais, aucun obstacle ne vienne troubler cet ordre établi. 

Les quelques déchets de classe totalement irrécupérables, au rang desquels on trouvait certains concentrés de poisons trop violents comme l’arsenic et le mercure représentaient bon an mal an quelques tonnes. Cela donnait lieu à la seule manifestation mondiale de solidarité complète et au seul jour de liesse institutionnelle, parfaitement respecté : Leur envoi vers le soleil dans de vastes tours luminiques. Cet événement constituait, ainsi, la dernière et seule escapade terrestre vers le cosmos. 

Enfin, on put mettre en place le principe de régénération. Ce principe permit enfin de stabiliser définitivement la population. Ce progrès définitif consistait à régénérer quotidiennement, sous la douche toutes les cellules du corps qui étaient ainsi remises dans les conditions exactes de la veille. On ne parlait pas d’éternité mais cela y ressemblait tellement ! Enfin, grâce à ces nouveaux développements on décida de bannir tout coït productif. Ils représentaient, en effet, un réel danger, celui de voir tous les efforts consentis anéantis compte tenu de la tendance naturelle qu’à la nature à créer l’exceptionnel et du risque certain de devoir poursuivre naissances après naissances de nouvelles sélections. Chacun avait ainsi admis que la sexualité devait être seulement consommée par plaisir et l’anamorphose individuelle s’était parfaitement adaptée à cette situation, de régénération en régénération les utérus et les glandes productrices de spermatozoïdes s’étaient atrophiés au point de devenir totalement inopérantes. La période de « Brassage » durait environ 8 mois, tout les dix ans. Pour la régénération de ces humains (on les appelaient encore par ce vocable) l’opération était plus longue. Il s’agissait de rééquilibrer l’espèce sur une période (aléatoirement définie par les centres de calcul) afin de réaliser dans la population une distribution d’âge allant de six (les enfants sont propres) à soixante ans (ils sont encore propres aussi) de façon à ne prendre aucun risque. De cette façon il s’était installé une mémoire collective qui ne laissait plus aucun espace apparent de liberté à l’individu. L’être humain ne manifestait plus ni joie, ni peine, ni désir, ni besoin d’expression, ni douleur, ni souffrance, ni haine, ni amour. 

En l’an 3240 la terre était-elle donc enfin devenue le paradis des hommes ? Samuel Oscar David, ne pouvait l’ignorait même si, lui avait quitté la terre en 2049. 

Les grandes découvertes technologiques: Ce monde là n’aurait pu exister sans les grandes découvertes: 

Nous les avons évoquées elles sont essentiellement au nombre de trois : Le moteur postquarzique Les tours luminiques 

Le principe de régénération. Ce voyage rapide dans la pensée et la vie des hommes vous a déjà sensibilisé à ces notions puisqu’elles ne sont en fait qu’un pâle reflet, vous l’avez compris, des découvertes plus fondamentales de Samuel Oscar David et il nous faut pour la première fois admettre combien fût grande la sagesse d’Oscar David d’avoir refusé aux humains la perception complète de ses déductions. 

Il nous semble indispensable à ce stade d’expliquer d’où proviennent ces découvertes et d’en expliquer les grands principes sinon pour nous le risque est trop grand de vous voir honorable compatriote de celui qui s’est donné mission de reporter le plus fidèlement possible les faits et geste de Samuel Oscar David  d’assister à une mimique significative consistant à tourner votre majeur sur votre tempe, voir pire encore, classer cet ouvrage au rang de la science fiction lui qui n’est en fait que l’évocation de la vérité de la terre du futur! On découvrit ces technologies en simplifiant la science. Comme l’a bien laissé entendre le manuscrit de Samuel Oscar David L’univers repose sur une agitation perpétuelle pour exister. L’énergie est ainsi omniprésente et il suffit, dans l’absolu, de replacer le système dans des conditions optimales pour obtenir des ensembles générateurs d’énergie quasiment inépuisables. 

Il existe dans la science une telle volonté de progrès sur la science que tout devient possible. La moindre équation formulée et complétant l’équation d’un chercheur précédent fait oublier aux chercheurs l’essence même de la science. Car toute science qui ne repose pas essentiellement sur les capacités épistémologique du chercheur est forcément une science fausse puisqu’elle oriente les moyens de mesure et de démonstration vers ce que l’on veut démontrer. Ainsi en puisant dans le manuscrit de Samuel Oscar David on découvre ce paradoxe qui doit maintenant que vous avez tout cela en connaissance être lu avec un maximum de précaution et devrait conduire les chercheurs à beaucoup plus d’humilité. 

Nota: nous avons déjà abordé ce sujet sans se référer toutefois directement aux écrits de Samuel Oscar David, voici donc les extraits en cause : Toute science citée n’est vraie que dans l’espace temps ou elle a été citée. La science ne repose que sur une perception momentanée des phénomènes qui en sont à l’origine. Ainsi, il faut bien comprendre qu’un moment donné dans la vie de l’univers la terre était plate et recouverte d’une demi sphère céleste sur laquelle s’accrochaient les autres planètes, le soleil et les étoiles. Plus tard l’univers devint une sphère au centre de laquelle se trouvait la terre. Puis la terre se mit à tourner autour du soleil. Puis le soleil devint lui-même satellite d’un système plus complexe. 

Ignorer ceci c’est prendre le risque de prendre les scientifiques de l’époque pour des imbéciles. Cela précisément est une erreur grave, car s’il vous est donné de retourner sur la terre en remontant le temps vous y découvrirez réellement une terre plate coiffée du bol céleste… Ainsi est la vraie réalité du cosmos … Extrait du manuscrit de Samuel Oscar David. 

La naissance du moteur postquarzique Le moteur postquarzique est, en effet, issu d’une théorie beaucoup plus simple et évidente que la moindre machine tournante et pourtant il fût un temps ou la planète était parcourue d’un ensemble de réseau de lignes électrique pour alimenter une à une toutes les machines existantes dans le monde. Il n’est pas à exclure que la facilité d’utilisation de ce système, malgré les désagréments que cela représentait, et que cela représente encore aujourd’hui pour nos lecteurs actuels, ainsi que la nécessité d’investissements très lourds pour fabriquer et véhiculer cette énergie a été à l’origine de la paresse intellectuelle des hommes. Et l’on a même pu assister autour des années 2190 au lynchage médiatique et économique du précurseur du moteur postquarzique Gaston Deluc par les grands groupes détenant ces fameux réseaux électriques. 

Le principe de Gaston Deluc était pourtant sobre et généreux. C’est à partir du constat d’échec des physiciens de l’époque qui ne sachant faire des déchets nucléaires les enfouissaient dans la terre au grand désespoir des lazarciens et autres entités politicoécologique que Gaston Deluc avait raisonné un principe différent. Puisque ces corps ont un principe diffusant énergétique apparemment incontrôlable et cela sur des périodes pouvant atteindre plusieurs milliers d’années sauf de les placer dans des chapes de matériaux isolant très lourdes et très difficiles à réaliser, il suffisait de découper ces matériaux isotopes en morceaux suffisamment petits pour mieux les contrôler. A partir de cette initiative il devenait relativement plus simple de construire des ensembles de dimension réduites qui pouvaient toutes contenir quelques milligrammes de matériaux fissile en toute sécurité et beaucoup plus facile à stocker, puisque nettement moins volumineux. Le principe évidemment n’était pas sans danger car il nécessitait une phase de préparation qui consistait précisément dans la découpe de ces matériaux hautement toxiques. Deluc imagina donc une machine relativement compliquée qui permettait de traiter des masses de plutonium de plusieurs kilogrammes et de les réduire en poudre granulée sans ne jamais courir le risque d’atteindre une taille critique qui aurait pu déboucher sur une apocalypse nucléaire. Le système consistait à réaliser un broyage du plutonium par des jets de plasma de silicium qui enrobait et isolait chaque no



La constitution passe en force = Appel du 18 Juin

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des partis politiques, ont formé une constitution. Cette constitution, alléguant la défaite de nos idéaux, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat social.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force technocratique, financière et libérale, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, c’est leur argent, la tactique des politiques qui nous font reculer. Ce sont les promesses jamais tenues, la tactique des politiques qui ont surpris nos idéaux au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec ceux qui de par la mer continue la lutte. Elle peut, utiliser sans limites l’immense réservoir des hommes restant encore sensibles aux hommes.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force de l’argent et de la technocratie, nous pourrons vaincre dans l’avenir par un idéal supérieur. Le destin du monde est là.

Moi, issu de La Gaulle, j’invite les hommes de bonne volonté et les idéalistes français qui se trouvent en territoire européen ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes de toutes les industries qui se trouvent en territoire européen ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française à la bêtise et au despotisme ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de l’ombre.



L’histoire de DIEU (petit catéchisme cybernétique)

En ce temps là …

Au fait ! Qui donc de l’homme ou de DIEU a commencé ? DIEU a-t-il créé l’homme, ou l’homme a-t-il créé DIEU ?

Soyons clairs, nous n’allons pas proposer d’apporter La réponse à cet éternel débat ; L’un des propos de cet ouvrage est précisément de comprendre que cela n’a, dans le fond, strictement aucune espèce d’importance. Mais, cependant, comme il apparaîtrait déraisonnable et inutile de froisser certaines susceptibilités, nous admettrons une bonne fois pour toutes que cette paternité n’appartient qu’à DIEU, puisqu’il semble, lui, tout particulièrement tenir à ce point.

Car, … dans les faits : Avant il y a … RIEN

Après il y a … TOUT !!!

Il nous faut, certes, une grande humilité et beaucoup de bonne volonté pour passer outre les discours et les interrogations néo-neuro-théologiques des assoiffés d’auréoles et autres agitateurs de crucifix, ainsi que les diaboliques arguments des « zatézimpis », et autres fantasmeurs de Vichnou et de Krishnas, voir, encore, toutes autres prérogatives des ardents défenseurs et promoteurs de shaddors associés à toutes autres pratiques débilitantes.

Mais … Retrouvons, un instant, la seule véritable dimension humaine digne d’intérêt. Osons considérer l’être humain dans ce qu’il a de meilleur : Sa Méditation … et qu’il retrouve ainsi l’attitude humble de l’Être face à son créateur …

Et … Ecoutons, maintenant, la VERITABLE histoire de DIEU.

Cela dit … N’oublions jamais que DIEU est avant tout un Être universel. En l’occurrence, il n’appartient à personne.

Je suis donc tout aussi qualifié et habilité pour en parler que n’importe quel consommateur d’hosties institutionnelles et instituées : curés dominicaux, cathos et scatos, Athos et Aramis, dévoreurs d’ayatollah et d’aïoli, orthodox et autres grammairiens distingués, Suisses ou Habitants de « France-fille-aînée-de-l’église »; occi-tantales et gréco-baltes.

De grâce, ne nous con-centrons pas sur ce type de débat. Au fond la différence entre toutes ces religions religieuses est si peu évidente à percevoir !

Les intérêts directs de ceux qui ont en charge ces différents courants ne seraient-ils pas tout simplement supérieurs à DIEU lui même ?

Car, cette voie de recherche de la vérité risque fort de nous entraîner dans une analyse des comptes, dans laquelle DIEU serait, en définitive, totalement absent. Soyons raisonnable c’est tout de même bien après DIEU lui-même que les hommes se sont mis à se battre et se pourfendre en son nom !!!

Avant le Tout, il y avait le Rien.

En six jours assure-t-on, du néant absolu, le Grand Architecte a réussi à extraire et à ordonner la matière. Il nous a offert tout ça en cadeau, sur un plateau.

Et le septième jour … il se reposa.

De fait, il apparaît logique et probable de supposer que la situation de créateur universel ne soit pas le « Job » le plus peinard que l’on puisse imaginer.

Mais de là à s’imaginer un DIEU exténué qui s’engouffre dans ses charentaises pour piquer un roupillon réparateur ? Sérieusement, vous imaginez le Tout-Puissant besogneur-besogneux s’effondrant dans son Voltaire de velours bleu ? Plus que tous les autres sacro-saints mensonges qui interdisent l’accès à l’essence même de DIEU (et qui contraignent à user d’une voie détournée dite socio-économique), celui-ci, à lui seul, rend nécessaire une prise de conscience universelle, réelle et sérieuse des véritables événements qui sont la genèse du monde.

DIEU mérite bien après toutes ces années de silence que soit enfin contée sa véritable histoire.

Cependant … Avertissements

Notamment, précieux pour ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter ce « genre littéraire ».

En effet, certaines notions complémentaires et / ou supplémentaires vous sont encore nécessaires avant un embarquement définitif à bord de l’ouvrage : les éléments « scientifiques » que vous découvrirez sont, notamment, et pour le moins, très inhabituels et très inattendus, en conséquence :

Si vous êtes motivés par une recherche sérieuse et réaliste vous me pardonnerez, j’en suis sur, beaucoup, car vous apprécierez cette vision originale (c’est à dire à l’origine) de DIEU. Mais, vous savez bien qu’il n’est pas si simple de donner une idée de la réalité à partir de notre simple vocabulaire. Si, par contre, vos bases scientifiques et techniques proviennent pêle-mêle (ou de façon exhaustive d’ailleurs) de l’encyclopédie Universalis, du Quid, des bancs de l’ENA, d’HEC, d’Harvard, du grand séminaire ou de l’université de QUÔM, bien sûr, je comprendrais votre torpeur et votre inévitable agressivité, mais, sincérement, je ne pourrais pas grand chose de plus pour vous.

En tout état de cause et quelles que soient vos inclinaisons religieuses et culturelles, il est fortement recommandé avant la phase ultime d’embarquement de se munir d’un équipement thérapeutique de base. Celui-ci sera composé d’une aspirine (compacté ou en sachet, c’est selon…) et d’un verre d’eau.

NOTA : Cet avertissement sera opposable et systématiquement opposé à toute demande de dédommagement des proches d’un lecteur qui aurait à souffrir d’une sortie délicate ou anormale de l’ouvrage (sortie se caractérisant, par exemple, par le port d’accessoires de type entonnoir en lieu et place de couvre-chef).

Ultime avertissement :

Le plan général exposé pour raconter l’histoire de DIEU reprend la base désormais classique, (qui m’a, donc, semblé plus facile à accepter), de journées. Ne vous leurrez pas, cependant, sur la signification du mot jour. Ce jour Biblique n’est rien de moins que la marque d’un événement important et déterminant dans le processus de la création. Toute assimilation au jour qui a trait sur notre planète, jour composé de vingt-quatre heures elles-mêmes morcelées en minutes, etc, vous conduirait indubitablement à adopter une position de profond scepticisme et vous inciterait à rejoindre les rangs par ailleurs déjà beaucoup trop nombreux des « Zatézimpis ».

Du reste … plutôt que la prosaïque durée du Jour, parions que la véritable histoire de DIEU possède suffisamment de controverses intrinsèques ! ! !

Le premier Jour  : Naissance de la Lumière

DIEU dit : Que la lumière soit et la lumière fu … se

En ce temps là, disais je …

Pour une raison qui nous est encore inconnue, mais que nous n’allons pas tarder à comprendre, DIEU eût un trait de génie en tout point digne d’un DIEU, et comme seul d’ailleurs peut en avoir DIEU.

Donc, DIEU se dit « EUREKA » (et cela bien avant tout célèbre squatter de tonneau à qui l’on prête ordinairement cette anecdote). De cet EUREKA là va jaillir la lumière. On l’a compris et déjà accepté la Lumière va entraîner tout le reste.

Cependant, il est primordial avant d’aller plus en avant, de parfaitement saisir les motivations divines.

Revenons, donc, en ce temps là, qui précisément n’existait pas vraiment.

Avant le TOUT … le NEANT … Là dessus tout le monde est à peu près d’accord. On comprend alors facilement que dans un tel décor, si DIEU existe, il n’existe que pour lui même et le pauvre s’emmerde copieusement puisqu’il n’est lui même que NEANT au centre du NEANT. Et, même si on est DIEU, avouons que dans ce contexte on n’est finalement pas grand chose !!!

De fait l’Eureka de DIEU va lui permettre de s’emmerder nettement moins, même si il lui arrivera par la suite de rêver, et plus souvent qu’il n’aurait dû, qu’il n’avait jamais poussé ce divin Eureka. Il se demande même, parfois, encore, ce qu’il s’est fait à lui même pour avoir mérité ce qui lui est arrivé.

Toutefois, il ne nous appartient nullement de juger l’attitude de DIEU selon nos propres critères. DIEU a éprouvé le besoin de faire savoir et de se faire savoir qu’il existait et sur ce point en tout cas il nous a apporté une preuve réelle et sérieuse de ses capacités.

En cela, si d’aucun suppose que ce réflexe de DIEU est tout aussi puéril que les pleurs du petit bébé, qui n’a trouvé que ça comme moyen d’expression et de communication, il lui sera répondu que précisément à cette époque la jeunesse de DIEU lui conférait une maturité proche de celle du petit bébé dont il a été question.

En créant la lumière DIEU se créait lui-même et il installait une dualité à laquelle il n’était, évidemment, absolument pas préparé. Lequel des deux composants serait le plus intéressant à inspecter et à explorer ?

N’ayant ni a priori, ni certitudes : DIEU décida de se consacrer à la connaissance de DIEU. Il délaissa la lumière qui … n’étant qu’un état de fait sans finalités particulières … se répandit en elle même.

Le deuxième Jour : Naissance du Temps

DIEU dit : Que le temps s’écoule et … S’écoula saecularum.

DIEU était donc très préoccupé par lui même et ne s’occupait nullement du phénomène qu’il venait de créer.

Mais DIEU, précisément à l’aube du deuxième jour décide de cesser ce tour de lui même qu’il a entrepris. Une visite exhaustive est de toute façon hors de question puisqu’il est le Néant Infini. Mais, il faut noter que le seul fait de stopper son investigation permet à DIEU de dimensionner une partie de l’Infini. Ainsi, DIEU vient donc en quelque sorte de créer le monde du FINI.

Et DIEU a cette fois une idée relativement précise de Sa grandeur et de Sa magnificence … au moins à l’intérieur de ce Fini … et, croyez le, il y prend un plaisir certain. En stoppant son investigation, DIEU se retrouve donc de nouveau face au concept de lumière. Vrai qu’il éprouve alors un fatal instant d’intense panique et il se dit que s’il n’avait pas su à temps stopper sa phase d’auto-contemplation, il aurait carrément risqué de se voir éjecté de son propre concept.

DIEU éprouve à cet instant un complexe inexplicable vis à vis de la lumière et découvre une conjonction émotionnelle combinant à loisir les nouvelles notions de perplexité, de trouille, d’aléas, d’emmerdements et d’injustices qui fait pressentir à DIEU l’aspect irréversible que vient de prendre la création.

DIEU se met derechef à gratter son divin front, y cherchant une nouvelle inspiration qui lui permette de retrouver une sérénité certaine vis à vis de cet étrange phénomène qu’est la Lumière.

DIEU dès qu’il stoppe sa phase auto-inspective créé en quelque sorte le FINI. Mais cette notion ne s’impose pas, par contre, tant que cette phase n’est pas achevée.

Ainsi à l’instar de son frottis frontal, la réponse apparaît à DIEU de façon claire et évidente. La notion de FINI n’est que la conséquence d’une démarche volontaire de DIEU, car tant que DIEU s’auto-inspecte, le FINI reste une composante virtuelle de l’INFINI et ne présente, au fond, aucun intérêt pour personne.

DIEU s’aperçoit, donc, que, contrairement à ces premières angoisses, il reste bien le seul maître incontestable à bord. Il traduit aussitôt sa satisfaction par une expression également passée à la postérité, et malgré l’évidente absence d’objectifs précis il décide que : CELA EST BON !

Ainsi DIEU se découvre de nouvelles aptitudes et la capacité de pouvoir créer le monde du FINI où et quand il le souhaite. Il sent bien une certaine pertinence dans son ouvrage, mais, de fait, éprouve encore et surtout une grande impression d’impuissance qui lui apparaît totalement incompatible avec la carrière de Créateur de l’Univers qu’il se décide à embrasser.

Mais il est évident que (et malgré son jeune âge à cette époque), on est en droit d’attendre d’un DIEU Créateur absolu une capacité intellectuelle et conceptuelle hors du commun. De fait, c’est en créant un domaine de différence, là ou peut être un concept qui n’est pas ailleurs, que DIEU se met, alors, réellement à exister.

Ainsi SON NEANT se distingue DU NEANT.

Quoique, à ce stade la différence d’un Néant à l’autre ne soit au fond que de nature très conventionnelle (puisque cette différenciation ne peut exister qu’à partir du moment ou DIEU la décide) il est incontestable que cette notion même de moment va permettre d’établir un dimensionnement de l’univers sans lequel la notion de FINI rejoint la notion d’INFINI (… et retour à la case départ).

DIEU s’aperçoit donc que la lumière lui permet quelque part de concrétiser le temps en lui permettant d’évoquer le monde du FINI.

Il lui semble cette fois être quelque peu désolidarisé du NEANT (au moins quand il le désire). Enfin et de toute façon, il a acquis la certitude de pouvoir parfaitement maîtriser le phénomène.

A la fin du deuxième jour,

DIEU contemple une nouvelle fois cette toute nouvelle sphère du temps FINI. Et il en est très satisfait et dit une nouvelle fois que tout : cela est bon (*), et retourne pour un temps indéterminé se ressourcer dans son NEANT originel.

(*) Ce qui est surtout la preuve qu’il ne pensa que beaucoup plus tard à enrichir son vocabulaire.

Le troisième Jour : Naissance de la Matière

DIEU dit : Que la matière soit et … ce qui devait arriver … arriva

A peine DIEU a-t-il réintégré son Néant qu’il se retrouve en but à un austère sentiment de frustration.

En retournant dans le Néant, il se retrouve fatalement et ipso-facto Néant lui-même et quand on a connu le temps qui passe, il devient problématique de se passer du temps passé. L’Infini et l’Eternité ont ceci, en commun, de particulièrement chiant, c’est que le temps n’y existe pas, il y est donc, très difficile de prévoir et d’échafauder un quelconque projet si l’on est pas soi même DIEU.

Ainsi, cette perspective d’éternité amène certains à une telle crainte de platitude et de plénitude qu’elle devient inconciliable avec un sacrifice volontaire du temporel associé à la vie terrestre : les « Zatézimpis » préfèrent ainsi privilégier les bienfaits charnels du temporel au risque de devoir ultérieurement et éternellement le regretter (parfois sous le fallacieux prétexte suivant : au moins quant on souffre on a quelque chose à faire).

DIEU d’ailleurs lui-même n’échappe pas à cette règle et il est à ce point déstabilisé dans ses certitudes par ce simple constat qu’il en vient même à douter très sérieusement de son infinie sagesse. Il se met donc à la recherche d’une méthode ou d’un système qui doit lui permettre de rester cohérent, conscient cette fois du temps et de la Lumière dans ce RIEN qui est resté le Néant. Il se prend à imaginer des hypothèses plus ou moins éloignées les unes des autres et à construire des scénarios associés à ces hypothèses sans être en mesure d’opérer une sélection et d’opter pour l’un d’eux.

Au cours de l’un d’eux, précisément, il lui vient la plus grande trouille de sa toute nouvelle inexistence. Cette panique réelle lui permet de s’affranchir de tout état d’âme et le ramène directement à ces responsabilités de créateur. Son raisonnement vient, en effet, de lui faire découvrir qu’étant redevenu Néant au centre du Néant, il a, en fait, parcouru le chemin inverse de la création.

Plus grave : cette structure Finie n’est en quelque sorte qu’une parcelle relativement informelle de l’Infini et il n’est pas du tout évident que désirant retourner dans cette sphère temporelle, il lui soit possible d’en détecter la présence au sein de l’INFINI, puisqu’en réintégrant le Néant, il a, de fait, abandonné toute notion du temps.

DIEU rumine cette idée tant et tant qu’il se sent dépérir, ne devenant plus que l’ombre de lui même dans ce Néant si complet que l’absence de lumière lui interdit précisément d’évoquer le concept même d’ombre. Et il se décide à tenter l’expérience de se réintégrer dans le monde du FINI.

Il lui semble, cette fois, avoir acquis la certitude qu’il y trouvera quelque part une nouvelle inspiration divine qui va parachever son œuvre et le placera définitivement à l’abri du type d’interrogations maladives et malsaines qu’il vient d’éprouver. Ayant pensé cela, par une opération dont il a su de nos jours encore conserver le secret, malgré une délégation partielle à son alter-ego (alias Saint-Esprit) il se parachute de façon provisoirement définitive dans ce monde du FINI imaginé la veille au cours d’une séance euristique inoubliable … qu’il n’arrive pas à oublier, justement.

Or, (extraordinaire et insondable mystère ou hasard des initiatives Divines !!!) il choit dans le monde FINI à l’instant providentiel ou sa présence devient nécessaire. Cet instant, à jamais imprimé dans la mémoire de l’Univers reçoit universellement et très précisément le nom de « Divine Providence ». Le passage du Néant originel complètement Néant jusqu’au bout même du Néant à un Néant nettement plus concret repose sur une « dualité interférante » : DIEU vers Lumière et Lumière vers DIEU, Temps vers DIEU et DIEU vers Temps.

Le facteur commun de cette double liaison reste DIEU, ceci lui permet d’envisager une troisième relation : Temps vers Lumière et Lumière vers Temps, dans laquelle le système serait justement capable d’exister de façon réelle, c’est à dire sans DIEU qui pourra ainsi rester NEANT, (Vous suivez ?). Toutefois, il faut considérer que notre DIEU encore naissant se sent fébrilement à la veille de réussir un « Super Coup » et il s’affûte allègrement les neurones. Il s’aperçoit qu’il découvre et contemple, en définitive, une notion dont l’existence est très relative. Puisqu’elle est essentiellement assujettie à sa propre existence : corollaire du Néant à sa propre inexistence.

De retour dans ce « petit coin Fini » il s’explique mieux ses angoisses et comprend à quel point la similitude de la Lumière du temps et du Néant ne s’appuie que sur une perception instantanée, globale et volontaire complètement antinomique à une création que DIEU voudrait … parfaite … par essence.

DIEU s’aperçoit alors que contrairement à ses affirmations précédentes : cela n’est pas bon du tout.

Et DIEU, bien avant de les avoir seulement imaginés, s’affuble de tas de noms d’oiseaux.

Alors DIEU décide d’une stratégie différente destinée à remédier définitivement à ses insatisfactions passées, qui de latentes prennent cette fois une expression claire au terme d’une remise en cause épuisante et inconfortable.

Cette remise en cause lui apparaît clairement et absolument incompatible avec de dessein d’un DIEU Créateur qui, par définition, se doit d’être totalement infaillible. Il nous devient possible cette fois (notre connaissance de DIEU aidant) de comprendre la simplicité complexe ou la complexe simplicité du raisonnement divin.

« En confinant la Lumière à un espace précis, j’ai pu, effectivement, créer un Monde à part du Néant. Toutefois, ce Monde n’existe que par rapport au Néant qui est précisément RIEN. De la comparaison du Rien avec le Rien il ressort le Tout. Cependant, si ce raisonnement extrêmement limpide conduit forcément au Rien par le Tout, ce n’est que par la possibilité intrinsèque que le Rien a à réaliser le Tout.

Or, cette réalisation reste pour le moment assujettie à une perception volontaire entre le Tout et le Rien. Or, cette perception reste de mon seul fait. Ce qui signifie, notamment, que dès que je m’arrête de penser au phénomène, le phénomène disparaît. Je n’imagine pas un instant de devoir passer l’éternité à raisonner le temps. Il s’agit d’une action réflexe éprouvante et peu enrichissante indigne d’un DIEU dans tous les cas. Il est donc primordial que DIEU s’affranchisse de toutes ces contraintes si je veux pouvoir m’assurer un minimum de confort et un maximum d’adoration. La solution à priori la plus intéressante consiste donc à imbriquer les concepts de Lumière et de Temps l’un dans l’autre ce qui me permettra de ne plus m’escrimer à passer de l’un à l’autre pour être à la fois l’un et l’autre. »

Alors, ayant dit cela, DIEU, qui a décidément beaucoup mûri, prend garde à définir un minimum de règles en préliminaire à toute nouvelle intervention. Et DIEU imagine un transfert permanent du Néant vers la Lumière et dans la Lumière. Et, à ce concept de Néant, il donne le nom de Vide. Et la lumière y peut alors circuler jusqu’au frontière du Néant sans jamais vraiment l’atteindre. Ainsi DIEU réussit à préserver le Néant du Vide, ce qui eût été fatal au Néant … donc à DIEU. Mais la Lumière est censée circuler, il faut donc à DIEU imaginer le concept de destination. Ce concept de destination suppose à son tour un concept de départ, et vice et versa. Alors, DIEU, imagine le concept de départ et le concept de destination. Mais, malgré la pertinence remarquable de ses nouvelles conceptions, DIEU reste insatisfait. Le départ et la destination restent confondus et DIEU a de nouveau l’impression de s’être laminé le divin cortex pour en définitive pas grand chose.

Alors, DIEU, à qui l’on doit reconnaître un esprit d’à propos à toute épreuve a de nouveau l’idée du jour, qui va faire la Une de cette édition quotidienne de l’Univers.

Et DIEU décide de multiplier à l’Infini le Fini, faisant en sorte que chacun des Finis ainsi créé puisse devenir à la fois le départ et la destination de la Lumière issue de chacun des Finis.

Chacun des Finis, ainsi créés, se met alors à émaner et à recevoir la Lumière. Ainsi apparaissent les premiers phénomènes de réflexion dans l’Univers, n’existant que par la seule volonté et la seule réflexion de DIEU tout puissant qui vient d’initier le Bouillon du Cosmos en ouvrant l’Infini dans le Fini et le Fini dans l’Infini. Ainsi chacune des entités définissables comme « Le Fini » était « l’Infini lui même », tandis que l’Infini est chaque Fini.

Plus rien, donc, ne s’oppose à l’expansion rétro-active de l’Univers, ce qui veut dire qu’en assurant l’expansion de l’Infini (déjà, rappelons le, Infini) en même temps l’Infini assure sa récession : ne serait ce que pour rester l’Infini et de ne pas retourner au delà du Fini et de l’Infini : vers le Néant. Et, DIEU, lui-même, à cette époque, en perd son Latin (ce qui est une preuve que les intégristes de tout crin n’ont pas vraiment, eux, tout compris). Et, DIEU se doit à ce stade introduire un nouveau concept. Chacun des mondes Finis reçoit le nom de Matière. La Matière n’est que Vide et Lumière, c’est à dire rien du tout, mais, la matière est Tout puisqu’elle devient, cette fois, le seul concept opposable au Rien. Alors, et, parce que DIEU l’a voulu ainsi, son dessein se met aussitôt à se réaliser : la Matière se met à véhiculer la Lumière dans l’Univers qui est composé du Vide transféré du Néant.

Et cette Matière n’est rien de plus que la volonté d’être de DIEU .

Elle rend ainsi permanent le transfert du Néant dans le Vide et du Vide vers le Néant.

Désolé … Mais momentanément, nous devons laisser DIEU en tête à tête avec lui – même pour nous livrer à notre tour à un exercice de réflexion. En effet, la poursuite de la lecture implique pour le lecteur sinon une certaine érudition du moins une bonne sensibilisation au côté épistémologique de la science : la science des sciences.

ll peut sembler, en effet, important de posséder quelques éléments d’appréciation sur le volume précis de Matière que DIEU met en œuvre à ce stade déjà fort avancé de la création de l’Univers, car, on l’a compris l’inéluctable s’est déjà produit : DIEU vient de mettre en place la matière première qui va permettre l’édification du complexe physique que nous avons pris coutume de désigner par le terme « Univers ».

DIEU met à la disposition de Sa Création l’essence de l’Univers complet : toute la Matière que nous connaissons et que nous connaîtrons est à la fois présente et absente. Ceci nous permet donc d’apporter une réponse très précise et définitive aux questions restant en suspens malgré le temps dans la conscience collective de l’Homme.

Peut-on estimer la mesure de l’Univers ? De quelle quantité de Matière Première dispose donc cet Univers pour assurer à la fois sa régression et son expansion éternelle ? La réponse à cette première question est extrêmement facile à donner puisque, conditionnée par chacun de nous, elle conditionne chacun de nous. Et, quelles que soient les échelles de mesure et de temps que l’on désire quantifier ou évaluer, la réponse est cette fois tout à fait évidente : « L’Univers est très précisément et strictement égal à la grandeur que vous désirez lui affecter « .

Il ne s’agit absolument pas là d’un artifice intellectuel destiné à centraliser votre attention sur vos capacités propres ou à vous confronter dans une autosatisfaction latente, commune à tout un chacun. Il s’agit là d’une donnée scientifique irréfutable et je mets au défi quiconque de la réfuter.

 

Malgré la précautionneuse mise en garde épistémologique exposée avant cette affirmation, je constate chez certains lecteurs des mouvements d’épaules associés à une gestuelle singulière qui consiste à imprimer à l’index une torsion significative en haut de la tempe. Je n’ignore pas que cette gestuelle a pour objectif de signaler sinon votre malaise profond du moins votre profond scepticisme. Ceci me contraint à un retour sur la notion même de l’épistémologie. En aucun cas, en effet, cette affirmation (que nous affinerons par la suite, rassurez vous) n’est incompatible avec la science elle même. Car, elle n’exclue nullement l’installation d’un consensus qui fournit une définition globale des frontières de l’Univers.

De façon générale d’ailleurs la race humaine fonctionne sur ce type de consensus. Dès qu’il s’agit de sciences (physiques, mathématiques, sociales, politiques, …), l’homme délègue sa soif de savoir à l’homme. Ainsi des êtres éminemment exceptionnels se voient-ils confiés la tâche de concevoir, d’imaginer, de gouverner (en prenant, d’ailleurs, la plupart du temps eux-mêmes cette responsabilité).

Au cours des millénaires l’homme a cherché une explication et une évaluation des mystères qui l’entourent. Quelque part cette recherche se voit toujours en but à la notion de l’Infini. C’est le concept même de la science. Les sciences en apportant des démonstrations ponctuelles justifient (précisément ponctuellement) de façon évidente un ensemble de théories qui rend justement possible l’établissement de consensus universels.

Ces consensus resteront établis jusqu’à la démonstration de l’incohérence ou de la stupidité des théories ayant conduit à l’établissement des preuves. On pourrait, par exemple, très bien dire qu’au premier temps la terre était plate et sous cloche et qu’elle a évolué vers une sphère accrochée dans un Univers Entier.

Le système de pensée qui prévaut sur une terre plate n’est pas le même que celui qui conduit les hommes aux navettes spatiales. 

Cependant, le concept de la terre plate est tout à fait réelle, et suffisant, dans le contexte « Mare nostrum » puisqu’il correspond à un consensus admis et reconnu par tous. De ce consensus va naître de nouvelles interrogations. De ces interrogations vont naître de nouvelles théories qui conduiront à de nouveaux consensus, etc.

Les savants de la « Terre plate » étaient-ils pour autant une bande d’incapables et de notoires connards ? A vous de répondre cette fois, mais n’omettez point dans votre réponse de considérer que pour l’essentiel leurs travaux « scientifiques » sont restés d’actualité.

Donc, la mesure « officielle » s’appelle consensus.

L’affectation d’un critère définitif de mesure de l’Univers reposera sur un consensus. Quel extraordinaire défi pour la race humaine qui a tant de mal et de difficulté à établir ce fameux consensus pour un simple trait sur une carte ou pour obtenir une notion rigoureuse de la Démocratie ! Il est donc, primordial, avant toute poursuite de la lecture et toute prise de connaissance de la manière avec laquelle DIEU a réussi à se démerder avec ce bouillon de Matière pour Concevoir et enfin Créer le Monde, d’admettre et d’accepter que la Science de façon générale ne soit que le reflet de connaissances et de Volontés accumulées par la race Humaine.

La science ne reste vraie que tant que reste vrai le système de pensée qui en est à l’origine. Et si par exemple la Matière ne se métamorphosait en quarks, anti-quarks, rayons et autres particules élémentaires dûment répertoriées que dans nos cerveaux et dans nos laboratoires ? Ailleurs, et notamment pour DIEU la matière reste le Tout issu du Rien. Cela fait toute la différence, la Matière est un moyen d’être et ne possède aucune finalité intrinsèque, toute explication s’avère dans ce contexte à la fois judicieuse et complétement erronée.

Ces notions fondamentales ayant été une nouvelle fois exposées, il nous faut préciser que DIEU a eu les mêmes problèmes et les mêmes difficultés. Aussi peut-il à loisir construire une théorie scientifique en temps réel qui interfère avec la connaissance des hommes sans jamais livrer le fond de ses secrets (Dieu reste quand même DIEU, non, mais, …). Cependant, DIEU a conscience que plus il permettra à la race humaine d’accéder aux concepts évolués à l’origine de l’Univers, plus il apparaîtra grand et magnifique.

Les connaissances accumulées par nos ancêtres laissent éminemment entrevoir la démarche intellectuelle globale de DIEU.

DIEU va concrétiser cet Univers de telle sorte qu’il apparaisse possible à l’homme de progresser dans sa connaissance, mais DIEU veillera à ce que l’homme n’en n’atteigne jamais les limites en les repoussant sans cesse.

Car DIEU tire, au fond, de ce phénomène et de cette interrogation sa seule et véritable preuve d’existence. Car par dessus la spécialisation outrancière qui conduit l’homme à une impasse intellectuelle, il nous faut retourner aux ébauches de la Science et admettre que l’Ego ne se constitue pas seulement de la Volonté d’être, mais intègre également un ensemble mécanique complexe issu de l’Univers et dont la nature, et l’homme reste par essence très proche du Cosmos et des étoiles.

L’histoire de DIEU passe par là.

Car, il en fût de même pour lui, il intégra sa Création à cet instant comme tout à fait inapte à remplir le grand dessein qu’il pressentait. Et il lui apparut qu’il était plus que temps cette fois de renoncer à se satisfaire d’un Univers qui ne serait que spécifiquement intellectuel et arbitraire. DIEU est arrivé à la fin des liminaires de la Création, il doit cette fois envisager une suite probable et crédible qu’il ne doit plus être le seul à partager. Comme il nous y a habitué, cette fois encore, son sentiment de plénitude et de bonheur intense s’exprime par le … devenu traditionnel :

« Tout celà est Bon ».

Ce qui signifie, nous le savons aussi maintenant, qu’il n’est pas du tout satisfait et qu’il va s’engager dans une nouvelle étape de réflexion et d’action qui sera cette fois (et par anticipation) nettement plus terre à terre.

Le quatrième Jour  : Le « BIG-BANG » ?

Alors DIEU voit la Lumière qui circule et DIEU voit le temps qui s’écoule et DIEU voit la Matière qui est à la fois la Lumière et le temps. Et DIEU a dit que tout cela était bon.

Bon … certes, mais encore bien insuffisant pour correspondre complètement à la propre idée qu’il se fait de lui même et de l’Univers. Car DIEU a un dessein ambitieux qui se précise « d’heures en heures » :

Devenir le Créateur exclusif du ciel, de la terre et … des Hommes.

Il reste, échaudé par la grande frousse qu’il s’est octroyé lors de la création de la Lumière et dont vous ne pouvez pas vous souvenir (en tout les cas, lui, croyez moi, s’en rappelle) et l’un de ses objectifs est devenu la réversibilité instantanée de toute tentative et de tout phénomène enclenché. Aussi DIEU a-t-il adopté une démarche très modulaire qui a pour objectif un avancement cadencé, autorisant à tout moment le retour sur les positions précédemment acquises. Cette subtilité va notamment permettre à la Création de s’appuyer sur un concept d’éternité dans ce nouvel espace Fini qu’a délimité le temps. Ainsi, la création apparaîtra comme un cycle répétitif dont les itérations successives assurent l’éternité.

Dans ce contexte, il devient également possible d’introduire des variantes à chaque itération, elles permettent, ainsi, au concept même de la Création de prétendre à l’éternité. Enfin la possibilité pour DIEU de privilégier telle ou telle réitération et de la figer va lui permettre de sauvegarder la notion du Temps, puisque toute sortie, volontaire, de cette série de cycle reconduit au Néant absolu : le temps redevenant ainsi l’Infini lui même.

Ainsi, astucieusement DIEU se dote des outils qui vont lui assurer sa notoriété présente, passée et à venir. Le tout est profondément subtil, le cycle n’a au départ qu’une durée qu’on peut qualifier de terrienne et qui présente à un observateur extérieur à DIEU mais intérieur au système une parfaite notion d’Eternité. Le fait de pouvoir pour DIEU stopper net tout cycle engagé amène ipso-facto DIEU dans les conditions initiales ou seul existe le Néant. Dans ce contexte, il devient donc possible à DIEU de retourner au Néant et de se faire oublier en tant que Créateur universel. A cet instant, donc, DIEU n’existe plus lui même, cela, donc n’appartient plus à l’histoire de DIEU et ne présente, donc, pour nous, plus aucune espèce d’intérêt.

DIEU imagine, alors, un fonctionnement étrange, mais dans le fond, pas si compliqué qu’il peut apparaître a priori !!! Pour commencer DIEU s’appuie sur les notions particulièrement innovantes (puisque les dernières en date) et dont il est très fier, de départ et d’arrivée. Rappelons qu’il a été amené à concevoir ces concepts pour sortir la Lumière et le Temps du Néant à travers la Matière.

Si DIEU est capable d’affecter une entité propre au déplacement lui-même il créé enfin le fameux système réel dont il rêve depuis sa tendre enfance. Aussitôt dit, aussitôt fait et DIEU accorde à ce nouveau concept le désormais célèbre vocable « d’Energie ». Grâce à ce complément logique le système peut enfin s’affranchir de la seule volonté Divine puisque du triptyque initial : Lumière, Temps, Matière il devient possible de sortir et de rentrer à tout moment par le biais de l’Energie.

Ce qui signifie, notamment, que l’introduction du quatrième élément (ou bien entendu son exclusion) met en évidence, immédiatement, l’élément en dehors du système. Celui-ci n’a lors de cesse que d’y retourner, puisque de la combinaison des quatre naît le Néant forme originelle et d’équilibre du Non-Univers à la base de l’Univers. A ce stade il est incontestable que l’on commence à considérer ces concepts comme devenu tout à fait banaux, nous franchissons une étape importante qui va se traduire pour moi par l’arrêt d’affectation systématique de lettres majuscules, ce qui, croyez moi, finissait par devenir un peu trop contraignant.

Chacun des éléments conserve donc à l’ensemble une notion d’équilibre parfait, puisque l’existence d’un concept est induite par l’inexistence des concepts voisins. Dans l’Univers d’alors on peut donc constater un beau merdier. Chacun des concepts roule des mécaniques et cherche à dominer les autres. Mais DIEU voit cela et DIEU impose Sa LOI et DIEU imagine les prémices de la Cybernétique : un mécanisme complexe qui va précisément et dans pas longtemps donner lieu à la Mécanique « Quantique ».

A force d’énergie, la matière se trouve confinée aux frontières de l’univers et elle réintégre cet univers à l’instant et à l’endroit ou DIEU le désire. Le cycle voulu par DIEU existe donc bel et bien. Cependant et incontestablement cette trop grande sophistication a pour conséquence de doter cet univers d’une notion prédominante d’éternité et d’infini ce qui met moins en évidence, que souhaitée par DIEU, la notion de Fini (que l’on a, naturellement, par trop tendance à assimiler ainsi à l’infini).

De fait l’omniprésence des phénomènes et leur instantanéité n’est pas encore strictement conforme au dessein DIVIN. Le temps ne peut de fait qu’intervenir dans cet univers là que comme un moyen de mesure instantanée séparant l’éternité du néant. Il faut donc à DIEU franchir une étape supplémentaire. Elle va lui permettre de doter chacun des univers infinis collatéraux de « morceaux de fini » en vue de les faire exister pour eux-mêmes.

Il suffit, donc, à DIEU de conceptualiser différemment la notion du temps en complétant les trajectoires, que décrivent les concepts pour passer du point de départ et d’arrivée, par une nouvelle notion : La vitesse. Ainsi de la confusion du point de départ avec celui d’arrivée naît un espace courbe refermé sur lui même et qui est également par essence rigoureusement infini. La matière se voit donc, ainsi, affectée de l’énergie qui devient sa composante exclusive, et l’énergie pénètre la matière et ne reste plus que dans la matière.

Dans les faits, bien entendu, il faut comprendre que cette dotation reste assujettie à la décision Divine et se réalise, donc, à la fois de façon instantanée et à la fois de façon infinie. Tout dépend uniquement alors du temps puisque l’existence ou la non existence ne deviennent perceptibles que lorsque ce paramètre est activé. Si vous m’avez suivi jusqu’ici et surtout si vous avez compris, rassurez vous le reste est cette fois bien plus facile à comprendre.

En effet, si la vitesse est nulle, cette simultanéité indissociable s’exprime à la fois par un rejet et une attirance simultanés et indissociables de la matière sur et pour la matière et on se retrouve bien dans l’infini. Nous sommes donc bien dans un processus confiné. Car si la vitesse est très grande ou très petite il y a forcément coexistence des paramètres et nous voici dans un domaine d’éternité qui n’appartient plus à l’infini. Je suis donc maintenant rassuré car convaincu que tout est cette fois parfaitement claire pour vous et que l’on peut enfin, cette fois, en toute sérénité aborder la mécanique quantique.

Car, il est cette fois totalement évident que la conséquence de cette organisation se traduit par un ensemble extrêmement cohérent ou règne l’harmonie la plus parfaite et qui conserve intrinsèquement, malgré la rupture évidente par rapport au néant, un aspect de platitude extrême. Aussi DIEU qui est plus que tout autre (et pour cause) particulièrement sensible à cet univers même s’il a incontestablement progressé depuis son Eureka originel … s’emmerde encore.

En effet, il faut bien comprendre qu’à ce stade si toutes les notions et les éléments qui vont permettre au très proche cosmos de dérouler ses gigantesques roues de lumières et de matières dans l’infini sont bien présents. Il reste que pour DIEU, il n’est pas encore réellement sorti de son éternité et de son néant. Ce monde homogène reste quelque part insipide. Le vide, la matière, l’énergie, la lumière, le temps et l’infini y sont intégralement répartis. Les mouvements n’ont pas vraiment de réalité les notions de trajectoire et la lumière qui y sont associées emplissent universellement l’univers.

En d’autre termes : L’Univers est vide d’être trop plein ! (ou ce qui revient au même plein d’être trop vide).

DIEU se remet donc à phosphorer intensément de façon à pouvoir définitivement s’octroyer cette étiquette de Créateur universel : Objectif auquel il prétend depuis le départ de cette aventure et qui semble pour l’instant paradoxalement s’éloigner au fur et à mesure qu’il se rapproche.

Nous le savons, cependant, (sinon nous ne serions de toute façon pas là pour en parler) : DIEU a une nouvelle fois trouvé la solution.

Conventionnellement et pour respecter la tradition, l’on attend cette fois : L’apothéose, le tonnerre, un déluge de feu et de lave, une blessure éternelle dont l’univers de nos jours, encore, porterait les traces indélébiles ????

Une colère divine, à jamais retranscrite dans la mémoire du monde, le début du dialogue entre DIEU et les hommes, l’élaboration, enfin, du premier lexique ou ce cri de colère et de lassitude de DIEU : « Bordel de Merde » se verrait traduit par « BIG-BANG »

Or, à cet instant, DIEU conçoit le « CHAOS »

Et DIEU pénètre le vide et la matière. Et son esprit se répand dans la matière. Et DIEU se pique au jeu. Et DIEU se met à jouer sur l’espace. Le grand architecte créée des vides anarchiques dans la matière elle même et il déstructure ainsi cet Univers plat et fade et resté sans vie. Et DIEU se met donc ce jour à exister !!! Car la matière a su profiter de cet état de grâce, et la matière a découvert la VIE.

Le vide : paramètre aléatoire qui permet à l’énergie, enfin, de circuler, et cette énergie apporte la vie à la matière.

Retournons un instant à nos définitions épistémologiques

Tant que la matière et le vide sont uniformément répartis, on l’a vu et parfaitement compris, l’univers est condamné à rester dans une situation d’équilibre.

Cette situation rend, donc, l’Univers sinon carrément chiant du moins insuffisamment attractif aux yeux de DIEU qui en a précisément soupé de l’éternité, de sa sagesse et de toutes ces conneries trop parfaitement préétablies, donc, sans surprises, qui rendent la Vie de tout en chacun relativement, sinon complètement, insipide.

Dès l’instant ou les distances de vide à franchir varient à l’intérieur même de la matière il se passe des phénomènes beaucoup plus intéressants. Au degré d’éloignement initial (ou primitif) les forces en présence restent équilibrées et en définitif n’existent, donc, pas vraiment. Au-delà ou en deçà de ce seuil fatidique : l’énergie et son corollaire la lumière ont enfin la possibilité de s’exprimer et prennent pour le compte une réalité tangible qui nous est plus habituelle.

Ainsi, lorsque le vide entre deux éléments se trouve inférieur à la valeur initiale d’équilibre la tendance est à l’éloignement puisque l’énergie intrinsèque des éléments les contraint à rejoindre cette position d’équilibre initiale (trace d’avant le chaos).

Inversement, lorsque la distance est supérieure à l’initiale la tendance est au rapprochement, sous couvert de cette seule influence, évidemment.

Or, précisément, un éloignement va, forcément, impliquer le vide séparant chacun des éléments situés à proximité immédiate et les contraindre à leur tour à la recherche d’une nouvelle position d’équilibre en affectant les voisins, etc.

L’énergie intrinsèque de la matière se trouve, donc, ainsi entièrement sollicitée et donc complètement utilisée. La conséquence immédiate est un accroissement instantané de l’énergie du système. Cet accroissement ne peut à priori pas être utilisé puisqu’il reste partie intégrante du système. La différence énergétique doit donc être évacuée sous une forme.

Cet excédent est éjecté en périphérie du système sans jamais en atteindre les frontières (puisque l’on est, rappelons le, dans un système infini). La recherche de la position d’équilibre va se traduire par une abondance d’énergie qui va donc tout naturellement s’agglutiner en s’appuyant et en absorbant la lumière.

Ainsi, un élément isolé considéré à un instant T n’est plus en mesure de retrouver et d’assurer sa position d’équilibre initiale puisque il se trouve acquérir par rapport à sa position d’équilibre initial une force (énergie intrinsèque) supérieure à celle qu’il avait avant le chaos.

De cette manière on peut comprendre que de toute façon cet élément ne peut qu’être attiré par le système.

Cependant, il ne faut pas omettre la donnée fondamentale suivante : à l’instant T les nouvelles forces en présence construisent temporairement un nouveau système d’équilibre. A l’instant T+1 les différents éléments en présence auront donc une énérgie supérieure. Ce qui a, donc, pour conséquence un accroissement infini des forces de chaque élément, tout en conservant au système Fini considéré une valeur d’équilibre. Dans ce contexte, on imagine donc, fort bien, que le système ne puisse qu’éclater, ne serait-ce pour compenser cet excès d’énergie qu’il est, bien entendu, tout à fait incapable d’absorber ou de justifier.

Chacun des éléments de l’Univers est donc astreint à une quête éternelle qui le conduit aux frontières de l’Univers sans jamais lui permettre de les atteindre puisque ce monde Fini se trouve contraint à évoluer dans l’Infini lui même. Ainsi, sous l’œil particulièrement complaisant du Tout-Puissant (à ce stade de la création et même pour les « zatézimpis », on peut accepter de lui conférer ce titre !!!) vient de se mettre en place … Enfin … on y arrive … le matériau initial du COSMOS. L’essentiel est donc posé, et … il existera bien quelque part, quelques relais scientifiques qui sauront mettre en phase les « tristezéquations » qui vont permettre aux inconditionnels de la mathématique de retrouver leurs marques !!! Bon courage à eux !!!.

Un tas de lois et de principe restent, vous le constatez, à découvrir.

La particule élémentaire n’a pas de masse (heureusement sinon elle se casserait la gueule dans le vide), seule l’Energie que DIEU lui a fourni la rend compatible avec l’existence.

Quelle est donc cette particule élémentaire ?

De quelle énergie est-elle précisément dotée ?

Même si il est possible d’approcher de très près une certaine réalité physique et mathématique souvenons nous que nous raisonnons dans un Univers en évolution.

Ainsi, les données ne pourront être précisées que conformément à un modèle fugitif réel à l’instant T de l’observation et qui ne peut donc fournir à posteriori qu’un constat de situation obsolète dès sa parution. Mais, cela a-t-il une réelle importance pour DIEU et pour l’homme ? Parce que, dans le fond, c’est vrai qu’on s’en fout? C’est vrai que tout cela nous éloigne de DIEU et des merveilles qui mijotent encore de nos jours sous sa divine voûte crânienne. C’est vrai que l’on a pas besoin d’en savoir beaucoup plus pour comprendre sans expliquer (ou expliquer sans comprendre) le cosmos, le soleil et toutes les étoiles, la mécanique quantique la terre et l’homme et … enfin le Pourquoi de notre existence : la volonté de DIEU de faire savoir que DIEU existe, en dehors du Néant, Créateur de la Vie et de toutes les merveilles qui nous entourent.

Le retour au chaos doit vous trouver dans d’excellentes dispositions de disponibilité et nous débarrasser de toutes interrogations latentes et de toute forme de scepticisme si nous désirons poursuivre la découverte de DIEU. Car, parler de DIEU suppose une rupture complète et définitive de mentalité et de comportement. Sans patentes dûment certifiées des organismes « Vaticanomecquois-jansotédémayeurs », il s’agit pour parler de DIEU, et avant tout, d’avoir la FOI, et de ne surtout pas aborder et absorber le catéchisme cybernétique comme un prospectus supplémentaire du « DEUS-MARKETING » ou tout autre document électoral.

Ca bouillonne cette fois. On sent que l’on va assister à ce grand événement attendu par tous : Le fameux BIG-BANG, explosion majestueuse et magistrale, sperme de tous les cosmos et de l’Univers visible et invisible, début de l’éternité des planètes et des hommes, genèse consensuelle conforme au conformisme.

On s’imagine, donc, DIEU capable après avoir fait tout ce bout de chemin de parier sur un tel coup de dé et de tout foutre en l’air ?

Certes les religions n’ont jamais hésité à nous présenter DIEU comme un être à part, relativement empli d’amour, mais surtout prêt à déchaîner à queue veux-tu sur les « povezumains » des déluges de feu de tonnerre et de sang, aussitôt que les susdit povezumains semblent vouloir se détacher de l’adoration perpétuelle que les religions préconisent unanimement, (appuyant cette pratique sur un maximum de procédures pour le moins délimitantes, comme nous l’avons déjà précisé).

Ce qui est tout de même rassurant là dedans c’est qu’au fur et à mesure que le confort « dé-meuh-cratique ! » s’installe, DIEU devient lui aussi de plus en plus cool !. Enfin, qui s’imagine, après toute cette création, le créateur capable de se permettre un tel bouleversement dans cet Univers en pleine organisation.

Notre Saigneur DIEU caractériel à souhait se mettant dans des rages folles dès que les povezumains arrêtent de lui renifler les arpions.

Est-ce pour cela qu’on imagine que l’homme est à l’image de DIEU, capable de foutre le bordel le plus complet sur un simple coup de colère. Ce cri délirant, immense, exagéré, c’est le cri d’un DIEU indigne, incapable, nul, engendreur de souffrance et de misère, un Univers sur le fil du rasoir, tout juste bon à éclater.

Précisément, point de « BIG-BANG » DIEU n’eût besoin !

DIEU est resté bien sage et le monde s’est installé doucement dans cette éternité provisoire que DIEU a voulu pour lui. De fait, plus on remontera le temps auprès de ce que nos scientifiques ont jugé pouvoir appeler le « BIG-BANG », et plus les secondes puis les dixièmes, puis les centièmes, … apparaîtront longs et incommensurables. Jusqu’à imaginer la toute première fraction de temps qu’il nous sera possible d’appréhender ou d’imaginer. Là, la magnificence, la bonté et la beauté de DIEU nous seront révélées dans toute leur splendeur. Et c’est dans cette phase ultime du temps que nous découvrirons alors cette éternité dont nous sommes issus.

Le cinquième Jour : La naissance des astres

Ainsi, le chaos s’est installé et avec lui sont apparus des phénomènes nouveaux. Ce qui a été conçu pour durer devient éphémère et pour que cet éphémère s’installe pour des temps et des temps DIEU lui confère une notion d’éternité. L’univers entier vient de s’installer dans une recherche éternelle de son équilibre passé et perdu. Ainsi, DIEU a enfin pu atteindre cette sorte de plénitude à laquelle il prétend et cela le satisfait pleinement parce qu’il se sent de plus en plus proche de ce à quoi il s’est précisément préparé.

En insufflant le chaos dans cet univers resté jusque là, encore, passablement chiant (parce que franchement beaucoup trop bien organisé). Et, en inventant le concept de l’anarchie universelle DIEU se met enfin à exister et trouve, ainsi, enfin, un défi à sa hauteur. Et, il commence à en constater les effets, au fur et à mesure qu’il les découvre. Il les souhaite irréversibles tant que durera cette tranche provisoire de l’éternité, perdue dans cet Infini n’appartenant qu’à DIEU (et qu’il a pris bien soin de préserver avant toute iniative, rappelez vous).

L’une des conséquences les plus importantes de ce chaos est bien évidemment de mettre en lumière les trajectoires elles-mêmes. La matière se déplace, et les influences de chacun des éléments sur chacun des ensembles pris isolément varient constamment et éternellement au fur et à mesure que la matière est affectée par le chaos et que de nouvelles trajectoires apparaissent. Ces trajectoires se sont, de fait, mises à affecter une forme étrange qui ne permet pas de préjuger de la destination définitive ou d’un itinéraire précis sur un petit tronçon, mais permet d’édifier une ligne moyenne à l’intérieur des variations observées qui définit l’itinéraire objectif de l’élément. Cette trace est définie, parcourue, guidée et dessinée par la lumière. Cette lumière ne présente donc pas une trajectoire rectiligne mais suit les impulsions de la matière dans ces déplacements hasardeux.

Et cette trace de lumière ne peut revêtir une réalité tangible que lors de la rencontre fortuite de deux trajectoires différentes.Cette notion est tout à fait fondamentale, d’abord, et bien sur parce qu’elle est voulue par DIEU, mais, surtout car elle permet de mieux comprendre les données de la mécanique quantique qui s’appuie sur ce constat. La mécanique quantique est née de la cybernétique : le chaos temporaire voulu et organisé par DIEU pour tracer notre éternité sur une volonté temporaire et temporelle. En effet, nous l’avons souligné, avant le chaos et ce big-bang que d’aucun présente comme instantané (mais qui dans les faits représente à lui tout seul l’éternité, c’est à dire des milliards et des milliards d’années) la matière, le temps, l’énergie et la lumière ne vivent que de façon conceptuelle.

Il est donc totalement exclu de pouvoir observer un quelconque phénomène de spontanéité et aucune trace tangible n’est détectable par quiconque dans l’univers d’avant le chaos. DIEU, rappelons nous, était à cette époque contraint pour exister de passer sempiternellement d’un concept à l’autre et DIEU s’était lassé de cette pratique abrutissante et bestiale. Ce divin chaos avait donc pour objectif de mettre cette conception imparfaite de l’univers dans les oubliettes de l’histoire.

A partir d’une matière de base définie (ou indéfinie, puisqu’à notre échelle cette définition pourra bien encore mobiliser des centaines de milliards d’années hommes sans permettre d’apporter la réponse) il s’agit de concrétiser une conception globale restant à ce stade encore relativement imprécise. Avant le chaos, DIEU restait dans une position proche du Néant initial et tout restait à faire.

DIEU en créant un déséquilibre précaire contraint les éléments affectés à rechercher une position d’équilibre « normatif » qui correspond à leur situation d’avant le chaos. Ce phénomène engendre un résiduel actif qui peut permettre de lui affecter une notion d’éternité.

Le chaos initial n’a pas besoin d’affecter l’univers entier car il s’étend spontanément à l’univers entier.

Le divin maillage originale affecte, nous le savons une shère au contour infini. Bien évidemment le fait de déplacer l’un quelconque des éléments de cette spère (c’est à dire n’importe ou et n’importe quand) suffit à foutre immédiatement le merdier dans l’univers entier.

Cette réalité n’est cependant mesurable à notre échelle qu’à un instant « T » représentant la situation de désordre à cet instant fugitif « T » ou en réalité et pour reprendre nos marques temporelles, seulement une infime et toute petite partie de l’univers se trouve affectée. Ne minimisons pas à ce stade le rôle de DIEU, et ne voyons pas cette perturbation du divin maillage comme relativement accessible à tout gamin amateur de billes.

En réalité sa performance est ailleurs.

En effet, nous allons voir qu’être créateur du ciel et de la terre n’est pas aussi évident qu’il peut apparaître à ce stade, et que dans le fond on a eu une sacrée chance de tomber sur un DIEU particulièrement imaginatif, parce qu’au fond notre « réalité » s’est jouée sur pas grand chose.

Si dans l’échelle des hommes le big-bang possède une notion intuitive d’instantanéité qu’elle sera la mesure de l’espace universel affecté par le chaos à l’instant « T » ou l’entr’aperçoivent nos plus puissants télescopes ? On l’a dit et cette fois bien compris? DIEU pour créer une éternité significative a dû appuyer la réalité de ce tout nouvel univers sur la notion du Temps.

Il ne s’agit pas bien sûr pour lui d’entériner la théorie de la relativité de toute chose par rapport au temps qui ne correspond qu’à une vision très incomplète de la réalité quantique (tant que le temps est mesuré par rapport à des paramètres fixes et tant que le temps n’est pas analysé lui même comme une variable).

Non, dans la tête de DIEU, tout cela est à la fois bien plus simple et bien plus compliqué

Notre propos consiste pour l’instant à trouver une explication tangible et convaincante aux phénomènes liminaires à l’équilibre cosmique du monde dans lequel nous sommes sensés évoluer. Or, donc, la lumière au sein du chaos universel existe partout (comme d’ailleurs tout le reste) mais ne peut être perçue ou perceptible que lors de la rencontre fortuite de deux trajectoires c’est à dire des trajectoires de nature convergente. La lumière n’apparaît donc pas être tout à fait le phénomène élaboré auquel nous nous sommes habitués. Elle n’est que le résultat d’une dissipation de l’élément en mouvement et son juste retour à l’état définitif et initial de néant provisoire. En première conséquence cette dissipation repositionne la lumière dans un contexte physique différent. En effet l’admission de cette réalité suppose que la lumière n’est qu’un phénomène temporel parmi les autres et n’a donc aucun caractère de constance.

Or c’est précisément sur cette constance que repose actuellement l’essentiel de la recherche en matière de physique des particules.

OR, la lumière s’épuise puisqu’au fur et à mesure de sa trajectoire elle génère et prépare son retour à un niveau différent (matière, énergie, etc).

Deuxième conséquence il n’existe en fait aucune différence notable entre la lumière, le temps, l’énergie, la matière, le vide, le néant, le fini, l’infini, le soleil et la terre, la vie et les povezommes et en définitive DIEU lui même.

Aussi, et de façon à ne plus avoir à retracer la liste exaustive de tous ces éléments à chaque fois, je prends la liberté de désigner cette liste par un néologisme évocateur : et nous parlerons dorénavant de SEULTOUT.

Donc, acte :

Le passage du Seultout à un autre état du Seultout n’est dû qu’à une appréciation très arbitraire déclarée par DIEU via les hommes, puisqu’ils ne sont que les seuls observateurs identifiés. Mais, elle ne repose sur aucune base scientifique absolue et définitive.

Et TOC !!!

Cependant pour l’Etre, cette réalité existe, sinon cet être n’existerait pas. Elle se traduit précisément par la mécanique quantique, sans laquelle et bien que notre propre existence ne puisse être remise en cause elle ne pourrait dans tous les cas pas ni être perçue ni être démontrable.

La révélation d’une trajectoire, c’est à dire du Seultout provisoirement dissipé et étant lui même à l’origine de cette dissipation n’est cependant possible que si et seulement si deux élément du Seultout ont une trajectoire convergente.

Cette rencontre reste cependant totalement sinon impossible du moins fort improbable puisque ces trajectoires se déroulent dans l’Infini. Au point de convergence quasiment impossible cette collision va aboutir sur deux scénarios possibles : la lumière ou le néant. Nous ne parlons pas encore des astres, nous sommes restés dans un univers reposant sur le seul concept du Seultout. Les phénomènes dont il est question ne doivent en conséquence pas être, à ce stade de la création, analysés en référence aux systèmes stellaires que nous pensons connaître.

L’univers n’est que trajectoires, partout, dans toutes les directions, à tout instant, seules sont détectables les infimes parties de cet univers qui se trouvent en conjonction aléatoires. Cette conjonction à priori totalement impossible devient aléatoire et voulue par DIEU, qui appuie l’édifice cosmique sur cette réalité passagère et inconcevable pour y construire l’éternité qu’il nous destine.

Dans le cadre ou ces trajectoires en conjonction sont d’origines et des destination identiques (ce qui est totalement impossible puisque l’Infini ne permet pas de repérer de points précis), la trajectoire est elle même rigoureusement identique, elle nous amène alors à évoquer le concept de Seultout cohérent et cette conjonction ne s’appuie alors sur le vide que pour engendrer le néant.

La trajectoire ne sera donc, dans les faits, que détectable par la trace de néant qu’elle va laisser dans le vide. Dans ce cas, on comprend qu’il n’est pas illogique d’évoquer la notion d’Antiseultout, ce Seultout étant à l’extrême limite de la création et seulement réservé à DIEU. Dans le cadre ou les trajectoires, par le fait des influences hasardeuses du « chaos big-bang éternel » a su trouver aux yeux de DIEU (et par voie de conséquence aux nôtres) une quelconque explication d’existence : le vide se met alors à exister en toile de fond, support de l’image de cette trajectoire que génére la dissipation de la matière avant sa fatale conjonction.

Dans ce cas les trajectoires sont d’origines et des destination différentes (ce qui, bien entendu est également impossible). Le Seultout à cet instant entre dans notre Univers et n’est plus cette fois réservé à DIEU. La trajectoire, enfin, disparaît au moment précis ou elle se matérialise et le temps de cette trajectoire est donc instantané.

On a donc, à ce stade, atteint les limites de la pensée humaine et on a largement perdu notre temps pour devoir constater qu’il est impossible de suivre DIEU dans son raisonnement puisque sa logique débouche sur une suite de faits totalement irrecevables. Or, ne l’oublions pas, d’abord nous prétendons exister et en plus nous parlons de DIEU, il s’agit même très précisément de son histoire. Or, malgré toutes ces impossibilités DIEU existe par nous et pour nous, sinon qui parlerait de lui ?

Alors, voyons cette fois, comment la cybernétique et la mécanique quantique a tout de même permis cette existence.

Rappelons les données : Le chaos originel n’affecte (à l’instant « T », qui est le notre) qu’une toute petite partie de l’Univers.L’ensemble des trajectoires dans cet univers n’est susceptible à priori que de générer la cohérence donc le néant.Ce qui reste de « visible » est rigoureusement instantané et se trouve, donc, ainsi, indécelable par quiconque.

Mais rappelons le contexte fondamental :

Tout cela se déroule dans l’infini.

Le seul acteur déterminant est DIEU … et DIEU a par essence tout pouvoir. Ainsi, malgré les notoires obstacles à l’existence de l’univers il est donc évident que DIEU peut, donc, lui en décider autrement. Il lui est donc parfaitement possible de promulguer et de décider dans sa grandeur et sa bonté de construire, dans cet instant fugitif et rigoureusement imperceptible de l’univers arrêté à l’instant « T », assez d’espace et de temps pour y placer l’éternité des hommes.

C’est ainsi, qu’on mesure mieux l’infini lui même :

Ce que l’on en voit : c’est à dire l’infime partie du Seultout qui nous est révélé (le vide et la lumière en co-errance, séparés). Les trous noirs de l’univers, plasma du néant (le vide et la lumière en cohérence, confondus). Le reste de l’infini que l’on ne peut voir ni concevoir et qui n’appartient qu’à DIEU. Le monde du Fini de DIEU qui entoure cet infini provisoire qui ne sert à rien ni à personne, qui n’a jamais servi à rien. Et qui ne servira jamais à rien même pas à DIEU qui s’y étiole et s’y emmerde profondément au point d’imaginer les povezumains pour sortir de sa turpitude.

La mesure de l’Univers appartient, donc, bien à chacun de nous, à l’instant ou nous le vivons et comme nous l’imaginons.

Parfois, le monde est éternel, plein de mystère ou plein de mépris.

Parfois le monde est tout petit : à l’image du canif qui écrase le camembert sur la tranche de pain croustillant qui fleure bon la moisson dans la main calleuse du paysan. Le monde recule un instant ses frontières à une haie de noisetier ou la truffe d’un petit lapin vient s’imprégner de rosée.

Ou le monde est immense, face aux nuages galactiques le soir d’été ou se déroule le ballet immobile des milliards de soleil répandant un tonnerre de feu sur l’espace déchirée du vide, en longues écharpes laiteuses.

Parfois encore, il est encore plus grand quand vrombissent au dessus de la tête de l’enfant, dans sa cachette, les avions de la guerre dont les moteurs rendent infinies la douleur et la peur.

Le monde n’a pas de dimensions, il est le notre personnel, et aucun autre homme quel que soit sa couleur, sa formation ou sa religion ne pourra jamais nous le prendre.

Mais le monde a, indépendamment des hommes et à partir de ses propres lois, créé sa pensée complexe, engendré les atomes. Et leurs associations sous forme de molécules ont couronné à l’instar de DIEU, mais avec sa bénédiction, le monde du minéral et de l’organique dans lequel nous évoluons au quotidien.

Ces traces fugitives à l’échelle de l’Univers ont par la volonté divine acquis un potentiel d’éternité face à notre court destin humain. Le temps s’est, ainsi, installé autour du concept de la Fin. Toutefois, dès que l’on admet que l’instant ou existe le « Seultout » puisse être impossible à identifier en tant que tel, on admet, ipso-facto, que le concept de fin des temps soit tout aussi imprécis. Ainsi, l’échéance de cette fin des temps devient de plus en plus problématique au fur et à mesure que le temps s’écoule.

Il ne s’agit pas cependant de remettre en cause de façon gratuite (et surtout sans rien proposer à la place) les lois de la physique qui sont (aux échelles de temps concernées) globalement satisfaisantes. Mais, il s’agit de comprendre que tant que la recherche des hommes se dirigera dans ses actuelles voies, le potentiel de communication entre l’homme et son créateur DIEU restera, forcément et exagérément, limité. Car tout ce qui est rigoureusement impossible se trouve éternellement réalisé par la seule volonté de DIEU.

Si nous observons un système galactique différent du notre, nous avons coutume d’évoquer son éloignement en année-lumière et nous affectons à cette année-lumière une valeur « mesurable » à l’échelle de notre planète. Ce raisonnement est possible puisque nous supposons que dans le vide la lumière a une vitesse constante de quelques trois cent mille kilomètres par seconde. Ainsi notre empirisme mathématique nous permet de comparer par simple multiplication la distance qui nous sépare d’une autre galaxie avec les petits chiffres qui s’affichent sur le compteur de nos voitures.

Certes, à l’échelle de l’Univers que nous percevons cette façon de procéder donne des résultats plus que satisfaisants et pour preuve la science semble progresser significativement dans la connaissance. Cependant, dans l’hypothèse où il s’agit d’envisager une exploration systématique et méthodique de l’univers, nous nous trouvons de plein fouet confrontés à ces concepts de vitesse et de temps au travers desquels cette exploration est totalement impossible en l’état actuel de la science. Cette redéfinition est existante à l’état rudimentaire à travers la littérature adaptée à la science-fiction qui se propose d’évoquer les concepts d’hyper-espace.

Or ceux-ci, nous allons le voir, ne sont finalement pas si éloignés de la réalité malgré leur actuelle classification fantaisiste. C’est une des raisons fondamentales de notre capacité à envisager cette exploration méthodique.

Tant que le système de pensée mis en œuvre ne s’appuiera que sur une image éloignée de la réalité, il nous sera tout à fait impossible de prévoir un aboutissement de nos initiatives. Les quantités d’énergie à mettre en œuvre pour poursuivre dans les voies actuelles sont, en effet, totalement incompatibles avec nos ressources propres. Pourtant, une approche conceptuelle différente liée à une volonté de réussite aménerait l’homme à réaliser de façon immédiate et itérative la totalité des parcours galactiques dont il rêve depuis sa création.

Les systèmes de pensée découlant de notre perception habituelle et consensuelle fournissent une explication et une justification irréfutable aux théories d’origine, tout en construisant de par la pauvreté des raisonnements associés, les frontières possibles de l’intervention.

Ces faits sont, notamment, à rapprocher de quelques initiatives maritimes pas si éloignés de nous.

L’homme aime se comparer à DIEU. Et, il croit pouvoir affirmer sa constante de progrès sur des applications ponctuelles. Progrès dans lesquels il va puiser, non seulement une totale autosatisfaction, mais également et surtout la certitude de progresser à pas de géant vers une sémantique universelle qui le placerait, enfin, et de façon définitive à l’égal de DIEU lui-même.

Certes, « pour prendre une image » le CD-ROM a remplacé la peinture rupestre via les épisodes de la photographie et du cinéma. Mais, y a-t-il dans cet exemple précis une preuve irréfutable que l’homme puisse, enfin, prétendre à une maîtrise complète de ses environnements. La vision, l’image d’une galaxie lointaine reste pour nous semblable à cette structure pixellisée de la Vie et le fait de pouvoir contempler le sol d’une planète totalement hors de portée peut nous apparaître absolument fabuleux !

Cependant, cette performance ne vaut rien vis à vis de la Science ! Le rôle prépondérant des capteurs mis à la disposition de l’expérience, ajouté à la partialité du système de dépouillement des données voulu par l’observateur et concepteur de l’expérience, lui enlève, de fait, tout crédit, en dehors du consensus universel et habituel. Notre système de pensée intègre entre le moment ou l’image est perçue et le moment ou elle est émise, qu’il « se passe forcément un certain temps ».

Ainsi les images que nous recevons ne sont rien d’autre que des « traces » de situations ou carrément d’univers, totalement fugitifs et parfois même disparus « entre temps ». Dans cette hypothèse, il devrait être possible de répondre directement à la seule question réelle qui mérite attention. Si l’on a la capacité matérielle de braquer un puissant téléscope sur un monde supposé disparu, lequel des deux phénomènes sera-t-il affecté ?

Est-ce le temps ? Est-ce l’image ?

L’ambiguïté de la réponse va d’elle même entrainer la non validité de l’ensemble des théories existantes sur le sujet.

En effet : Si l’image est affectée, l’agrandissement va avoir pour conséquence de « faire revivre » les composants animés ou inanimés de façon proportionnelle à l’agrandissement requis. C’est à dire par exemple que le seul fait d’observer au microscope implique un recul dans le temps, certes infinitésimal, mais incontestable.

De la même façon la collision observée de deux particules devient totalement virtuelle, puisque l’événement est systématiquement antérieur à son « observation ». Par contre si le temps, lui, est affecté. Il ne reste donc aucune image et il faut admettre que l’éternité et l’infini ne sont, en fait, que des instantanés virtuels sans aucune consistance réelle.

Pour l’instant, nous ne répondrons pas non plus à cette question.

Non pas, seulement, parce qu’il n’existe pas vraiment une réponse, mais essentiellement parce que le fait d’accepter cette non-réponse suppose une compréhension profonde des systèmes cybernétiques sur lesquels s’appuie notre réalité arbitaire et temporaire, née de la volonté de DIEU. Tout reste à faire, pour permettre à l’amalgame d’atomes plus ou moins conscient qui caractérise l’individu de parvenir à un état de grâce de la connaissance. Seuil au delà duquel il lui sera possible d’engager un dialogue réel avec DIEU.

L’omniscience de DIEU ne repose pas sur sa volonté de conserver pour lui seul sa Vérité, mais sur notre incapacité et notre incompétence à observer le monde tel qu’il est réellement. C’est à dire sous son aspect cybernétique.

Ainsi, tout rapprochement inhérent à certaines désaffectations humaines induites par une attitude de curiosité trop maladive vis à vis de la connaissance (cf : Arbre de la science et autres légendes édenniques du glossaire religieux), sont rigoureusement imbéciles, notamment parce qu’elles sont extrêmement dégradantes pour DIEU.

La seule justification de cette attitude repose une nouvelle fois sur la volonté des titulaires du « DEUS-MARKETING » d’empêcher les gens de réfléchir. Toute réflexion un peu profonde et structurée débouchant, de fait, très rapidement sur le constat d’incapacité euristique de tout prétendant à un pouvoir quelconque organisé (qu’il s’agisse, au demeurant, de religions ou d’états).

Et … Deuxième TOC

Car, ce n’est en privant le monde et l’homme de ses capacités de créativité que l’on peut prétendre le gouverner.

Ainsi donc, DIEU a créé l’homme à son image « le chaos ».

Tant que l’homme refusera de retourner dans cette configuration chaotique et inorganisée pour maintenir des structures morales, philosophiques, intellectuelles, physiques ou sociétales (consensus universel) qui sont totalement inadaptées à sa nature profonde et intrinsèque, il n’a plus aucun espoir de réengager concrètement le dialogue avec son Créateur DIEU.

Ainsi, la matière a du créer ses propres lois : celles des atomes et celles des étoiles.

La connaissance de ses lois n’est certes pas fondamentalement utile pour connaître et apprécier DIEU.

Elles ne peuvent d’ailleurs que représenter une infime partie de la connaissance. Elles sont cependant intéressantes à comprendre. Elles sont, en effet, les seuls ustensiles à notre disposition pour nous permettre d’imaginer mieux l’univers global et percevoir, enfin, de façon plus profonde la vraie nature de DIEU. Celle qui nous permettra de mieux mesurer, ainsi, le concept d’Amour sur lequel DIEU a en définitive engagé ce sacro-saint processus de création. Peut-être est-il inutile d’imaginer les vaisseaux spatiaux les plus fous tant que nous n’auront pas établi une idée précise des capacités réelles de notre Créateur.

MAIS …Continuons à observer ce qui est en train de se passer au cinquième jour de la Création. On l’a dit et bien compris. Notre univers situe son éternité sur une trace fugitive (donc aussitôt disparue) et totalement arbitraire fixée, en quelque sorte, sur la pellicule divine. Et c’est précisément à l’intérieur de ce concept virtuel devenu, pour l’éternité, : l’Univers que DIEU va s’offrir le luxe d’imaginer la cybernétique et démontrer ses immenses qualités d’imagination ainsi que ses incontestables capacités sensorielles.

Capacités sensorielles élémentaires, sans lesquels il ne se serait pas emmerdé dans le néant et serait très probablement resté bien peinard.

De nos jours (si j’ose utiliser cette image), les lois quantiques sont bien entendu restées les mêmes puisque (le temps ne s’écoule que pour nous) dans l’éternité. La quelle éternité est placée de façon rigoureusement instantanée dans le « Seultout » supputé à l’aube du premier des jours.

Le « Seultout » est donc la concrétisation de notre éphémére réalité. Ce Seultout étant un concentré élémentaire de toutes les notions et les concepts imaginés par DIEU à ce stade de la création et ce Seultout se répète à l’Infini, étant infini lui même. Ces particules, microsphères infinies, présignalent, cependant, l’existence d’une distorsion fondamentale et fatale à elle même, puisqu’étant par essence et par définition de nature chaotique car engendrées dans et par le chaos. Ainsi la lumière ne devient qu’un alibi d’ensemble : le vecteur d’énergie qui signale l’existence de la matière au sein de cette trace du néant originel que nous appelons le Vide.

Toutes les forces en présence restent parfaitement indissiocables, mais la trajectoire désigne cette fois la particule puisqu’elle se trouve assujettie à une notion complète de départ et d’arrivée. Le fait que ces deux notions soient confondues explique de façon intrinsèque que l’on peut effectivement évoquer l’éternité et l’infini comme un « espace courbe ».

Mais la lumière représente en définitive un changement d’état à l’intérieur du Seultout, celui-ci va se traduire par une « perte » (ou sa transformation provisoire) de l’énergie en cours de trajectoire et va induire ainsi un résiduel énergétique directement proportionnel à la trajectoire. L’univers recherche sa position d’équilibre d’avant le chaos, il doit donc définir de nouvelles formes d’équilibre pour tenir compte des pans entiers qui sont, à l’instant considéré de l’éternité des hommes, affectés par le phénomène. Aussi il va s’installer une dualité de plus en plus contraignante au fur et à mesure que le phénomène perdure.

Si de fait, au départ les trajectoires sont infinies, (c’est à dire par exemple totalement inobservables par le plus grand télescopes ou le plus puissant des microscopes), la concrétisation du Seultout en particule élémentaire va donner au Vide une valeur mesurable qui va, par effet induit, conduire précisément à la notion de particule élémentaire. C’est à dire encore que l’on constate, de nouveau, que sans la volonté divine d’aller jusqu’au bout de cette initiative, il eût été, même à ce stade, complètement impossible d’élaborer quoique que soit qui ne repose pas sur la notion arbitraire et paradoxale du chaos. Les éléments du Seultout perdent de fait leur homogénéité et la recherchent activement compensant leur pertes par des acquisitions et leur acquisitions par des pertes.

L’existence d’une seule de ces particules implique un pullulement instantané. Ainsi, la quête de l’équilibre universel organisée par le chaos va prendre de nouvelles proportions. Les particules vont avoir tendance à se regrouper tant que leur amalgame n’est pas susceptible d’équilibrer les pertes énergétiques dues à leur fusion.

Mais de la même façon et pour les raisons inverses, les amalgames vont avoir tendance à éclater dès que le résiduel énergétique devient trop lourd à supporter. Au hasard du chaos de nouvelles étapes dans ces amalgames sont réalisées, elles correspondent à de nouveaux équilibres institués par l’intermédiaire du chaos qui se révèlent à nous sous la forme d’un système à priori totalement anarchique. Ces nouveaux amalgames créent à leur tour de nouveaux équilibres. Ainsi sont nées les super-particules. Il faut ensuite admettre que les lois se dégradent au fur et à mesure que ces amalgames prennent de la « consistance ». Face aux concepts de l’éternité les nouveaux amalgames définissent une détérioration irrémédiable du Seultout au profit de concepts plus sélectifs et devenant, eux, de plus en plus sensibles aux lois de la cybernétique.

Ainsi, et malgré l’apparente réalité des anti-quarks et autres particules dites élémentaires, il faut bien comprendre que celles-ci correspondent à un état de finalité de l’univers très proche des étoiles et de l’homme, mais restant très éloignées de ce que nous avons évoqué sous le terme de particules élémentaires du Seultout.

Cette définition nous est par essence inaccessible puisqu’elle appartient à DIEU.

Même si cette particule élémentaire synthétise notre univers, elle reste unique et indivise et sa découverte et sa reconnaissance induisent immédiatement l’arrêt de mort du processus.

Dès lors que cette notion est admise et comprise, il devient possible d’envisager, enfin, de pénétrer dans la réalité cybernétique.

Sinon, il existe encore deux parades :

-1- : Reprendre à partir de la première page.

-2- : Offrir le bouquin en lot de consolation au Loto annuel de l’école communale.

A ceux de nos lecteurs qui envisagent de nous quitter à ce stade, meilleures salutations et bon courage.

Merci aux autres ….

Livre II : La naissance des astres

Ainsi, la création entraîne des modifications structurelles et comportementales des éléments du Seultout restés en co-errance. Le système initial n’est plus, de fait, à même d’intégrer les nouveaux prétendants à l’équilibre. Les forces infinies d’origine doivent s’équilibrer dans ces nouveaux systèmes et le Seultout est astreint à imaginer de nouvelles compensations et de nouvelles formes d’expression pour retrouver une nouvelle cohérence, cette fois. L’essentiel des forces est polarisé sur l’existence des particules et seul le résiduel autorise la création de super-particules. Au delà d’une certaine concentration, les forces résiduelles ne suffisent plus à garantir le nécessaire pour co-opter l’arrivée d’un nouveau prétendant dans le système, ainsi provisoirement organisé. De transactions en négociations, la pureté originelle est profondément affectée. De compromis en compromis, naissent des super-super-super-…-particules qui vont finir par se combiner en électron, puis en noyaux, puis en atomes, puis en molécules puis en systèmes, puis en étoiles ou en hommes. Nous en avons déjà parlé, la masse reste une notion arbitraire et parfaitement relative par rapport à elle-même.

La masse traduit l’attraction d’un corps par un autre.Il s’agit donc de l’affirmation d’un complexe par rapport à un ensemble de complexes. La masse n’est donc rien d’autre qu’un alibi existentiel et ne possède aucune autre réalité. C’est, cependant, sur cet alibi que repose la totalité de la mécanique quantique. Car, cet alibi est précisément l’expression d’une volonté d’être que traduit la matière dans le concept général du « Seultout » originel. Cet alibi, de nature très aléatoire au départ, va devenir de plus en plus organisé sur un plan algorithmique, au fur et à mesure que du « Seultout » à l’électron le monde se construit une mémoire et que se créent les lieux communs : points de repère indispensables à la mesure de l’évolution et stade ultime de la création désirée par DIEU.

Toutefois, et malgré, l’érosion relative des concepts initiaux, ceux ci restent, bien entendu, tout à fait présents. Ainsi, l’énergie semble se concentrer sur le seul maintien de l’équilibre des particules. Au départ de l’Infini, les énergies en jeu pour le maintien de La Particule représentent à elles seules l’Infini et il faudrait bien autre chose qu’un super cyclotron pour la faire rejaillir. Cette énergie en s’appuyant sur les lois de la mathématique cybernétique semble dégradée, inaccessible.

Dans les faits, la totalité des énergies, ayant une nature cybernétique, présente dans l’Infini cosmique n’est qu’un très pâle résidu des forces originelles, une gouttelette microscopique, une molécule aqueuse dans l’océan de l’infini. Cette océan infinie représente lui l’énergie totale conceptualisée par DIEU pour imaginer et créer notre Univers. Et c’est dans cette océan que se situe notre « réelle » niveau d’éternité, celui qui correspond fondamentalement à nous-mêmes, à nos images, nos rêves et nos pensées.

DIEU merci, DIEU a choisi l’Infini pour champ d’investigation.

Ainsi, au moindre niveau, l’énergie et la totalité des forces deviennent de plus en plus ridicules. Cette restriction contraint l’univers à imaginer les concepts futurs qui vont donner naissance à la gigantesque Voie Lactée et à toutes les autres galaxies. Et toujours pas cette magnifique explosion attendue par tous.

Alors, ce DIEU universellement célèbre pour ses coups de gueule, déluges et autres sortilèges serait-il en définitive un DIEU raisonnable enfantant dans la douceur le calme et l’Amour ?

Du confin de l’univers l’impossible arrive enfin !

Nul part et partout, le « Seultout » ordonne sa propre synthèse, mais n’oublions l’instantanéité et la concomitance des phénomènes ! De fait, va se poser pour ces électrons provisoirement agglutinés en rien la nécessité de devenir quelque chose. La recherche de leur équilibre originel est rendue cette fois impossible du fait de la dégradation de l’énergie primitive. Les forces intrinsèques encore en présence vont conduire à la première expression palpable : l’électron.

Cette étape est importante, car enfin la matière et les concepts connexes se mettent à cet instant précis à exister pour notre monde.

Les électrons correspondent à un schéma évolué de la mécanique quantique qui va permettre de mettre enfin à jour les fondements réels des lois de l’Univers. Cette dégradation, voulue par DIEU, va, en effet, contraindre les électrons à repenser de nouveaux combinats, ils vont naturellement engendrer la notion de noyaux.

Cependant, ces nouveaux agrégats sont arrivés à un stade ultime de la dégradation et ne pourront pas exercer leurs despotisme primaire à l’Infini. Ils marquent ainsi la première étape de transmutation de DIEU dans notre quotidien réel. Alors les noyaux vont répondre à des lois fondamentales et le regroupement des électrons va pour la première fois atteindre un seuil de saturation. Seuil au delà duquel les noyaux vont être incapables d’absorber de nouveaux éléments. Cependant l’essentiel de la matière électronique reste en co-errance parcourant l’infini à la recherche de nouvelles combinaisons. Hélas pour eux, mais, DIEU merci, pour nous, les pauvres orphelins ne peuvent plus espérer réaliser de nouveaux agrégats car les espaces qui les séparent sont cette fois devenus inaccessibles. L’ensemble créé reste dans un équilibre précaire. Les électrons agglutinés en noyaux d’une part et d’autre part les électrons qui traversent de façon incessante les espaces de vide à proximité immédiate de ces noyaux.

A l’instant ou DIEU choisit de placer l’éternité des hommes, de nouveaux regroupements vont cependant encore s’opérer.

En effet, étant déjà une trace de matière les électrons sont munis d’une force intrinsèque qui va s’exprimer, pour notre vision de la physique par une masse propre. Laquelle masse, va de façon instantanée, lors du passage à proximité d’un noyau contraindre cet électron à rejoindre cet amalgame. Cependant le noyau possède à cet instant une force résiduelle qui équilibre sa force intrinsèque. Parvenu à ce stade de plénitude, il n’est, donc, absolument pas question pour lui de recevoir avec tous les honneurs ce nouvel entrant.

L’électron va alors trouver une nouvelle position d’équilibre précaire qui le situe en marge du système, mais procure au système une première justification physique. Le noyau qui a réussi à apprivoiser un électron devient pour le compte « quelqu’un ». N’est ce pas déjà en soi une image de DIEU ? Dans les faits, cependant, l’électron poursuit sa quête et ne remet pas son destin d’ilote a ce gros noyaux, de gaieté de cœur. Aussi sa trajectoire originelle et infinie se traduit-elle par une circonvolution autour du noyau lui-même.

L’objectif inavoué mais avouable de cet électron étant précisément de pouvoir profiter de la moindre carence électronique du noyau pour occuper une place qu’il suppose avoir bien méritée. Ou bien encore de profiter du passage à proximité d’un autre électron pour lui céder poliment et gentiment sa tutelle. Il va alors aller voir ailleurs s’il ne trouve pas un noyau moins tyrannique, ou quelques collègues égarés qui pourront lui permettre à son tour de s’associer lui même en noyau. De fait, le système ainsi créé de façon très provisoire pour une éternité vient de conceptualiser la première molécule. Celle-ci va naturellement et en priorité s’exprimer de façon simple, le regroupement d’un noyau et d’un électron est une combinaison encore très répandue de nos jours et forme même quelques quatre-vingt-dix neufs pour cent du total de la matière identifiée comme telle dans l’univers. Cela n’a pas empêché certains électrons de nature caractérielle de créer des combinaisons inédites. En effet, si à un instant donné le noyau plus l’électron correspondent à un équilibre déterminé, à l’infinitésimale moment suivant, compte-tenu de la circonvolution même de l’électron, il existera une distorsion provisoire. Celle-ci s’exerce diamétralement à l’ancienne position de l’électron et va permettre à un deuxième électron de se positionner dans le système. Cela suppose toutefois une conjonction entre le besoin de l’électron et le potentiel de réceptivité de la molécule. Ce qui explique la rareté relative de cette deuxième molécule voulue par DIEU aux premières concrétisation de la matière. Ainsi la matière existe, nous sommes vous le constatez assez loin de la légende « génésique » et du sacro-saint turbin. Ce n’est pas fini et nous allons constater à quel point DIEU est un être encore plus magnifique que ce que vous supposiez.

DIEU à l’instar des ardents chercheur de « Rhône-Poulenc » vient de créer les premières molécules : L’Hélium d’abord, l’Hydrogène ensuite. Certes, par rapport aux molécules que sont susceptibles de créer les suscités chercheurs DIEU peut, à ce stade, passer pour un laborantin de deuxième niveau ! Enfin ! Rappelez vous d’où il, est parti !!!

L’essentiel de la mécanique quantique est certes, cette fois en place, mais les lois qui vont définitivement régir les trajectoires méritent d’être mieux expliquées pour mieux comprendre ce qui va suivre. L’électron confine à un équilibre de matière minimale : par le fait, ses forces intrinsèques équilibrent ses forces résiduelles. Un électron représente l’infini lui même : dans ce contexte il ne possède aucune masse et n’est susceptible de ne fournir ni matière, ni énergie. Par contre cet infini va se répéter, précisément, à l’infini, ce qui est, somme toute, tout à fait normal. L’existence de l’Infini va donc être révélée par une cohabitation aléatoire entre deux notions de l’Infini qui vont créer un système de communication dénonçant clairement cette cohabitation. Cette communication s’établit sur une distorsion instantanée et provisoire des systèmes d’équilibres. Cet instant fugitif est voulu par DIEU pour y placer l’éternité cosmique. Cette fabuleuse ambiguïté va autoriser l’homme à exister quelque part dans cette éternité et va permettre au même homme de reconnaître à DIEU ses talents de créateur, finalisant ainsi la totalité des initiatives Divines !!!

L’expression de cette communication va s’exercer par une attraction mutuelle liée à un rejet proportionnel à cette même attraction. Il faut en effet comprendre que la matière à ce stade n’est que consensus et « volonté divine ». La masse traduit un concept dont la réalité ne peut pas être démontrée au plus fin des recherches que nous ferons pour retrouver les traces de cette « matière première ». Nous l’avons vu la diffraction de l’univers conduit cette fois à une organisation sous forme d’atomes et celui-ci sous une forme primitive et semi-élaborée, donc encore relativement instable a donné naissance à l’atome d’hélium, puis un second équilibre avait pu être conçu sous forme d’hydrogène.

Pour l’essentiel, le fondement de l’univers tel que l’évoque nos talentueux savants est cette fois en place. Toutefois, une nouvelle notion de l’équilibre des systèmes va conduire cette fois les atomes à de nouvelles étapes de regroupement, les molécules ainsi créées recherchant de nouvelles alliances. Elles se regroupent, d’abord et naturellement selon des lois de parité, et un nouveau Miracle se produit. Partout, dans cette éternité provisoire, les molécules se rencontrent et s’associent. Et DIEU prend bien du plaisir à assister à cette symbiose définitive qui consacre, enfin, l’aboutissement de ces journées d’effort.

Et DIEU sait ce jour là que commence précisément l’aube du cinquième jour décisif à la création et à l’humanité. Ainsi le processus enclenché parvient, enfin, à un stade de finalité. Il ne vient à l’esprit de personne de différencier la molécule de l’atome et c’est tout naturellement que ces nouveaux ensembles reprennent le nom de leurs ascendants. Et le gaz Hélium se répand dans l’univers, et la toute petite partie de matière complexifiée hydrogène se répand également dans l’univers.

Et la création prend à cet instant un tout nouvel élan.

Bien entendu, ces quantités d’hélium et d’hydrogène en cohabitation représentent un maximum de risques. Sans l’ignorer vraiment, DIEU ne pressent pas encore l’ampleur latente du mélange détonnant mis à la disposition de l’Univers, mais il se sait si près du but. Ceci n’autorise, cependant, personne et pas même le zatézimpi le plus convaincu à prétendre que la création ne serait en définitive que du vent. Les gaz se sont naturellement formés autour et à partir des faibles forces résiduelles et ont, par la même, quasiment épuisé l’énergie du système. Cependant et toujours selon les principes de la mécanique quantique ces nouvelles expressions de la matière engendrent à leur tour de nouvelles expressions d’énergie.

Notamment le chaos qui continue à s’étendre permet la création des premiers amas moléculaires et la notion de « CORPS » apparaît de plus en plus distinctement. Il faut, cependant donner une dimension supérieur à l’infini pour que tout cela se concrétise. Car DIEU, de nouveau, doit décider d’enrayer le processus de développement et accorder une notion de l’infini fini supplémentaire.

Ce que DIEU fait aussitôt.

Et cette notion défragmente l’univers et les amas moléculaires compose des mondes finis dans un infini ou se côtoient ces mondes finis à l’infini.

Et les amas dans leur recherche expansive limitée au seul monde fini auxquels il se trouvent affectés se condensent, se concentrent. Et les espaces de vide entre chaque fini deviennent de plus en plus gigantesques. Au fur et à mesure, l’univers en expansion se rétracte alors que les espaces entre les finis deviennent de plus en plus importants. A l’intérieur des amas, le chaos règne en maître, et de façon exponentielle, instantanément, de nouvelles molécules s’ajoutent aux autres molécules. Le vide entre les électrons s’en trouve cette fois affectés et la matière se sent contrainte, accaparée. Et la matière se déstructure à nouveau, faisant des efforts incommensurables pour recevoir dignement les nouveaux arrivés dans le système.

Ce tassement de l’amas moléculaire original se déroule partout de la même matière et dans chacun des mondes finis elle conduit la matière à générer de nouvelles énergies découlant de la diminution du vide entre les électrons. Les forces intrinsèques de ces amas deviennent de nouveau inaptes à réaliser l’équilibre initial. Aussi, dans l’infini les finis se multiplient et le rapprochement des amas engendre de façon aléatoire, mais parfaitement contrôlée par DIEU, de gigantesques roues de gaz qui se lovent sur elle-même.

Sperme de tous les cosmos, l’univers atteint un stade de finalité ultime.

Et DIEU est cette fois comblé, les Finis établissent entre eux des ponts d’énergie et de partout fuse une lumière à la fois diffuse et concentrée qui éclaire le monde, déchire, enfin, dans le néant le froid et l’ombre.

Et DIEU est comblé et transforme son œuvre en gigantesques cris de joie, émerveillé par lui-même.

Son égocentrisme peut apparaître exacerbé, il n’est, cependant, nullement blâmable, puisque à cette époque les seuls échanges possibles se déroulent avec des petits pois gazeux. Et DIEU sait que de nouveau il doit décider de mettre fin à cette étape.

De nouveau dans cet instant provisoire et instantané issu d’un instant provisoire et instantané, issu lui-même …, il place une nouvelle fois l’éternité des hommes. Comme on l’a compris, puisque l’on commence à mieux saisir la complexité divine, c’est en imaginant ce nouveau concept terminal que DIEU conçoit un nouvel état initial.

La lumière se répand dans ces univers finis (qui notons le, se rapprochent de plus en plus du nôtre, patience on arrive bientôt), et chacun des finis reçoit et diffuse des quantités de lumière égales. Et la lumière pénètre la matière et s’infiltre à l’intérieur de chaque molécule laissant pénétrer de nouvelles sources d’énergie qui ont pour raison et conséquence la mise en mouvement de chaque élément par rapport à l’environnement global. Cette réapparition d’énergie induite par le resserrement des amas a pour conséquence d’obliger la matière à créer une unité convertible pour retrouver sa notion d’ÊTRE.

Cette unité de conversion prend l’aspect de la chaleur.

Immédiatement, ce concept peut être opposé au sidéral qui est précisément l’absence de chaleur.

Pour la première fois cette nouvelle notion crée le concept de la nuance. La chaleur fut le premier concept dont l’aspect temporel général n’était plus associé à une nouvelle échelle d’éternité. La conséquence immédiate est la construction d’une grille potentielle partant du sidéral et allant jusqu’à l’expression ultime de la chaleur en passant par le froid et le chaud. L’expression ultime de la chaleur est la superfusion qui marque pour la première fois une rupture entre l’origine et le départ de toute l’échelle. Plus aucun retour n’est cette fois possible, le passage du sidéral à la superfusion induit une déstructuration complète de l’univers qui marquera précisément la fin de cet instant provisoire et instantané dans lequel DIEU nous a placé.

Le premier concept véritablement « humain » vient ainsi de voir le jour.

Et la chaleur va augmenter au fur et à mesure de l’augmentation de la densité et de la masse des amas. L’équilibre est cette fois contraint de se réaliser à l’instant ou la chaleur va atteindre le point de superfusion. Celui-ci marquera la fin de tous le processus et permettra à l’univers de retourner au néant et à DIEU de se retrouver merdeux néant dans le néant, rien dans le rien. DIEU, on l’a parfaitement compris est à peu près capable de tout, mais refuse bien évidemment d’envisager sereinement de n’être plus rien après avoir été tout. Aussi, DIEU, veille tout particulièrement à empêcher par tous moyens à sa disposition que la chaleur ne franchisse ce point, ô combien critique, de la superfusion.

Il a donc imaginé une cote d’alerte à laquelle la mécanique quantique établit une rigueur mathématique et qui va permettre cet équilibre précaire et instable : fruit de tout avenir et d’éternité de l’univers. Alors la chaleur s’accroît au seuil du raisonnable. Et cette chaleur prend des proportions à l’échelle de DIEU lui même. Alors parvint à DIEU des cris de douleurs et de mort. Comprimée, échauffée, acculée sur elle même la matière déstructurée s’apprête à envahir le vide.

Il n’y a pas cependant d’explosion violentes au sens ou nous l’entendons (et dont certains savants prétendent encore oire l’écho).

Car même si le temps se rapproche de nos notions simplifiées et paramètrées sur la succession rythmée des jours et des nuits, à cette échelle encore la moindre pico-seconde représente encore des milliards et des milliards de nos années.

Lentement mais inexorablement, la matière se déstructure.

Et cette déstructuration conduit à de nouvelles autonomies.

Dans chacun des finis le même phénomène se répète. La matière est attirée vers le centre de ce fini et paradoxalement, mais pour respecter l’équilibre du système, les gaz en sont évacués. Ceux-ci engagent des tentatives de communication vers les autres finis sous la forme de formidables rubans partant à la conquête de l’infini.

Cependant, le phénomène, de par le nuançage apporté par l’échelle des chaleurs n’a cette fois, nous le savons aucun caractère de constance. Aussi, au fur et à mesure que ces rubans s’éloignent du système initial, ils perdent de leur raison d’être et ont tendance à retourner vers le système initial. Ce qu’ils font précisément avant d’atteindre le sidéral qui comme la superfusion serait fatal à l’univers. Ainsi, l’espace courbe a trouvé sa propre justification au travers du concept même de la chaleur qui va synthétiser de façon concrète le « Seultout » par une cohabitation de tous les concepts liés : matière, énergie, lumière, chaleur.

Dans cette première approche il ne faut pas cependant omettre l’aspect directionnel qui va en définitive être la deuxième notion sur laquelle va s’appuyer la réalité quantique.

En effet, nous avons compris que la mise en mouvement des électrons autour du noyau est due au fait que l’électron reste en co-errance par rapport au noyau lui-même. Ceci a permis même d’évoquer un positionnement de cet électron à un instant T où le monde eût pu être arrêté.

De même nous avons évoqué la notion de symétrie diamétrale de l’atome, la circonvolution de l’électron va créer une distorsion elle même provisoire à l’intérieur du noyau. L’électron conserve une force intrinsèque et suffisamment de vanité pour se croire autoriser à arracher au noyau un de ses éléments provisoirement essoufflés et ni plus ni moins lui prendre sa place.

On constate donc que la matière est déjà en train de construire La Philosophie en même temps qu’elle crée la physique et le Business. Les concepts intellectuels sont, donc, apparus de façon sophistiquée bien avant que le quantique n’ait atteint lui-même son degré de finalisation. Cette notion de la « polarité possible » est donc issue du mouvement incessant de l’électron.

L’atome ainsi formé restera instable puisque le noyau se trouve sans cesse perturbé par le passage de cet empêcheur de tourner en rond qu’est l’électron. La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre et à chaque fois que cela a été possible l’atome a profité honteusement de l’absence provisoire de l’électron pour séduire un électron de passage en face (et en phase) de l’électron perturbateur.

Ainsi est né l’hydrogène dont la stabilité relative a entraîné bien des envieux parmi les atomes d’hélium environnant. A n’en pas douter, le risque est grand de voir s’uniformiser ce nouveau concept, une notion moins torturée de la matière pouvant apparaître plus attractive pour chaque noyau, chaque électron.

Mais, l’électron, dans cette molécule, ignore en fait tout de son éventuelle primauté sur le système. Tout au plus constate t-il autour de lui que certains électrons semblent tourner beaucoup plus rapidement que lui, jusqu’à ce qu’il se rende enfin à l’évidence, son collègue n’est plus tout seul à squatter le champ d’énergie du noyau. De cesse n’aura alors cet électron que de vérifier si oui ou non il est seul ou s’il partage son domaine avec un autre électron. Difficile cependant pour lui de se hisser sur la pointe des pieds et de mater par-dessus le noyau pour vérifier ce fait.

D’une part chacun sait bien que les électrons ne sont pas nantis de ces appendices locomoteurs, de plus le noyau représente un agrégat énorme par rapport à l’électron lui même. La curiosité électronique va donc recourir à un nouvel artifice et celui-ci va se mettre à osciller de façon à briser la monotonie de sa trajectoire et « visiter » de plus en plus finement son domaine.

Cependant à l’instant T quelles que soient les astuces adoptées par l’électron, il sera toujours possible à un électron supplémentaire de se mettre en vis à vis. Cette cohabitation forcée entraîne de nouvelles perturbations, dès lors que les trajectoires varient, puisque le champ énergétique globale va se déstabiliser dès que les électrons ne sont plus positionnés sur une symétrie diamétrale rigoureuse. Ce phénomène induit par la curiosité naturelle mais maladive de l’électron va conduire à générer de nouveaux besoins pour maintenir un état d’équilibre « atomique ». Celui-ci va se traduire selon l’importance des champs énergétiques en présence à l’instant et à l’endroit ou se présente un électron par plusieurs scénarios : Ou l’électron en co-errance ne trouve pas chaussure à son pied et continue sa recherche, Ou l’électron profite d’un moment d’inattention d’un électron quelque peu inattentif et lui accapare tout simplement sa place, Ou l’électron rentre dans le système provisoirement déstabilisé et génère une nouvelle molécule de matière en pénétrant dans la ronde originelle à un niveau défini, par exemple sur une trajectoire plus éloignée de la (ou des) précédente(s).

Or précisément la valse hésitation due à la curiosité intrinsèque de l’électron est assujettie à la propre oscillation des éléments du « Seultout » à l’origine de l’électron. Selon les mêmes processus devenus cette fois coutumiers. DIEU va profiter d’un instant figé correspondant à une oscillation précise de la matière pour concevoir la réalité quantique. De nouveau donc sur un instant fugitif répété à l’infini DIEU va reconstruire la matière. Des univers infinis réduits à une seule molécule vont apparaître et au fur et à mesure chaque trace, chaque nouvelle expression va être dupliquée, la matière originelle va être sollicitée et reconstruire encore et encore de nouvelles expressions. Seule reste l’image. Cette image ne conserve de l’énergie qu’une notion infime qui lui autorise à imprimer précisément sa trace. Il faut donc bien admettre que l’Univers est essentiellement virtuel sans réalité autre que la volonté de DIEU de donner à cette trace suffisamment de consistance pour permettre l’élaboration du consensus cosmique.

Dans cet univers gazeux, les nouvelles formes de la matière sont présentes et en gestation, les électrons vont venir de partout et de nul part donner à chaque agrégat de nouvelles formes et de nouveaux corps. La totalité de la matière cosmique reste cependant complètement disponible puisque la création ne concerne que des traces. Cette accumulation de traces devient pour la mémoire collective de l’univers de plus en plus difficile à gérer. La réalité de ces traces n’est pour DIEU que virtuelle, cependant et par sa volonté elle existe pleinement et commence à envahir le vide. Les agrégats deviennent donc fatalement de plus en plus dense et les excédents de matière sont évacués avec de plus en plus de force de plus en plus loin. Ce qui provoque une amplification exponentielle du phénomène.

De même que se sont créés des mondes Finis de nature sinon identiques du moins très proches l’un de l’autre.

De même vont se créer à l’intérieur de chacun des finis de nouveaux infinis pour surseoir à l’augmentation des traces que DIEU se met à accumuler à des cadences devenues infernales pour justifier de toutes les évolutions qu’il orchestre sans les organiser dans ce monde devenu chaotiquement harmonieux. Dans chacun de ces infinis les conditions sont remplies pour une nouvelle phase de la création. La chaleur devient de plus en plus intense aux centres des agrégats d’images, cette chaleur est évacuée en périphérie du système pour éviter coûte que coûte cette fameuse surfusion.

L’électron originel de chaque fini continue à inventer de nouvelles expressions dont il évacue les traces dans l’éternité de DIEU et ces traces vont s’évacuer dans l’espace courbe environnant selon les axes polarisés de l’atome originel : monde fini devenu par la volonté de DIEU l’infini. Et ses traces lovées, ce constant déferlement d’images définies sur la trajectoire originelle va inexorablement transformer le système en une gigantesque turbine dont la rotation est la seule garantie du retour de l’image à la matière et la seule autorisation que l’image aura de créer la matière.

Ces traces s’accumulent et reconstruisent d’ici de là de nouveaux agrégats dégénérés parce que de moins en moins virtuelles et dotées d’une énergie en constante réduction. Ces traces sont les préliminaires des galaxies.

Les galaxies vont suivre le même cheminement intellectuel, mais avec des ressources moindres puisque très largement dégénérées.

Les galaxies vont avoir à leur tour leur espace courbe et leur nouveaux agrégats. Lesquels agrégats vont à leur tour de façon encore plus dégradée construire leurs systèmes moraux et intellectuels personnalisés.

Parmi celles-ci une va nous intéresser plus particulièrement : La voie Lactée. Gageons que DIEU n’a vu dans cette galaxie, rien d’autre qu’un prolongement de son action initiale. Il a à sa disposition une infinie de Voie Lactée. Le chaos a généré ces sous-systèmes. Ils n’ont donc plus cette fois un caractère standard. Ils sont représentatifs d’évolutions et d’instants fugitifs associés tout à fait aléatoirement pour construire l’éternité des hommes.

Chaque galaxie a son propre dessin et son propre dessein.

Et de ces amas vont une nouvelle fois se détacher de nouvelles évolutions. L’improbabilité d’associer à l’intérieur de ces nouvelles traces de nouveaux agrégats atteint les frontières de l’inconcevable. L’énergie est totalement dégradée et au fur et à mesure qu’il se concrétise le monde devient naturellement de moins en moins virtuel. Cependant, de ci de là dans cette chronique impossibilité, à partir de la volonté Divine ces agrégats se réalisent. La matière possède cette fois plusieurs niveaux d’expressions qui sont symbolisés d’une part par un noyau globalement commun a toute forme de matière et d’autre part par un certain nombre d’électrons gravitant gravement autour de ces noyaux.

La matière a atteint un niveau de synthèse quasi général sous la forme de l’hélium. Cependant, la molécule d’hélium, qui représente, ne l’oublions pas, la quasi totalité de l’univers reste totalement instable. Cette instabilité va s’exprimer par l’adjonction d’un électron supplémentaire. Or, cette fonction pourra très bien être obtenu par un « agent double » qui va ainsi passer d’une molécule à l’autre et donner ainsi une stabilité très précaire.

Puisqu’à un instant donné il va changer d’attracteur.

Cette notion est donc directement proportionnelle au temps. Les nouveaux agrégats vont cette fois reposer sur une base très temporelle. Une galaxie va correspondre au champ investissable et investi par un seul électron. Dans l’infini, bien sûr, il s’agit une nouvelle fois d’un parcours instantané sans réelle mesure. Mais, le consensus Divin auquel nous sommes cette fois totalement habitué, va établir sur cette base une mesure de cet espace temps et lui affecter une valeur précise.

Ainsi, toutes les galaxies sont rigoureusement identiques, mais ce prélèvement aléatoire des traces et de matières issues de l’Infini vont leur procurer une personnalité rigoureuse qui vont les différencier de façon fondamentale l’une de l’autre. L’Infini est donc, à ce stade de la création, une suite de photographies des traces de l’univers, placées par le chaos au hasard des impulsions divines dans ce vide intégral qui est à l’image du néant.

Chacune de ces galaxies est une image indépendante du « Seultout » originel. Cette image apparaît différente car cette image correspond chaque fois à une synthèse différentes.

Les traces s’accumulent en couches superposées dans un infini ou le temps, évidemment, ne signifie rien. Cependant, les nuances qui sont apparues au sein de la matière vont concrétiser un état de finalisation qui va construire un système personnalisé approprié à l’état de réflexion obtenu par l’image à l’instant « T ».

Chacun des univers ainsi provisoirement créés est donc dans un contexte d’isolement absolu et peut prétendre régir ses propres lois. Celles ci vont cependant continuer à s’appuyer sur les mêmes concepts globaux. La justification de ces systèmes étant le fait que chacun d’eux pourra être « comparé » aux systèmes environnants.

L’une des formidables initiatives de DIEU est précisément ici.

A partir d’une seule unité de matière, il va parsemer le monde de réalité éphémères.

Celles-ci, parce qu’elles cohabitent selon des bases temporelles aléatoires et indécelables seront, donc, à la fois Infinies et Tout à fait Finies. Ainsi un observateur « Lambda » doué de la prescience de DIEU observerait dans l’univers, s’il arrivait à se situer en dehors de l’univers, une suite d’images répondant à une cinématique aléatoire mais établie sur une trajectoire précise et ne pourrait parler que de réalité d’ensemble sans pouvoir isoler telle ou telle partie de cet ensemble. Si le même observateur est placé dans le système il va par contre établir des relations de proximité et placé à l’intérieur d’une galaxie va réellement observer une suite d’images correspondant au positionnement temporel des éléments du seul-tout à l’instant donné.

Les autres galaxies qu’il peut observer sont-elles mêmes le résultat d’images différentes situées à des instants donnés ?

Ainsi, le monde entier va appuyer sa réalité sur le temps. A un instant donné, on peut donc considérer qu’il y a l’avant et l’après. Dans les deux infinis liés à ces deux notions il existe une tranche infime qui devient palpable.

C’est donc dans cet « AVANT » ou dans cet « APRES » que vont se situer pour le spectateur interne la réalité de l’univers.

Ce qui signifie qu’à un stade différent d’observation de la création, les univers observés seront complètement différents, tout en étant bien entendu rigoureusement identiques, puisqu’ils ne correspondent qu’à une oscillation différente.

Ainsi, notre observateur, va mesurer l’univers avec une notion de champ de vision et non pas avec une analyse du quantum. Cette observation étant liée à une chronologie chaotique qui va permettre d’isoler des systèmes d’images qui sont cependant concrètement complètement confondus.

Le monde que l’observateur va visualiser ne correspond donc qu’à une succession de traces ordonnées et dépendantes de l’observateur.

L’énergie est totalement dégradée à ce stade. Au point qu’elle apparaît totalement inexistante, les seules forces en présences sont liées à la lumière et au temps. Précisément, en descendant au niveau infime de cette composition on va détecter sur chacune des images quelles qu’elles soient un résidu oscillatoire de la transmutation originelle qui va permettre au quantique d’exprimer une réalité de plus en plus concrète au fur et à mesure qu’elle disparaît. Les amas moléculaires ne peuvent exister que, si et seulement si, ils sont susceptibles de restituer un résiduel énergétique. Le quantique aura donc pour motivation de générer et d’évacuer des excédents. La nouvelle initiative de DIEU va consister à créer, dans chacune des images provisoirement figées (les galaxies), des forces de cohésion qui vont permettre à cette éphémère de devenir réalité.

En regroupant les images et en utilisant astucieusement les électrons. DIEU va dégager des excédents et ceux-ci vont jeter des ponts de lumières entre les différentes galaxies. La lumière va s’appuyer sur le vide profitant de la matière virtuelle présente à un instant différent. Cette lumière peut donc parcourir l’infini puisque partout ou elle se dirige la matière est effectivement présente à l’état virtuel. La notion d’espace courbe, cependant va conduire cette lumière à retourner tôt ou tard à la source originelle.

Seul la notion de temps va permettre ce retour. Or, le temps s’écoule de façon aléatoire mais répond au moment de l’observation à une régle physique rigoureuse qui permet précisément d’établir la chronologie des galaxies, sans laquelle toute observation est vaine et inutile. Bien qu’il s’agisse là d’une notion très complexe qui est très précisément en elle même le mystère de la création on peut simplifier cette image en disant que plus le temps s’écoule vers l’avant ou vers l’après et plus il est infini.

Si l’on se préoccupe d’une infime et plus qu’infime partie de cet édifice, disons par exemple pour prendre une image qui permettra à chacun de retrouver ses marques la micro-seconde instantanée on imaginera de part et d’autre de cette fraction du temps une micro seconde + Epsilon et une micro seconde – Epsilon.

La notion d’Infini va conduire la succession des Epsilon, quelque soit le signe, à avoir une seule et même valeur, l’Infini précisément.

Mais, l’observateur ne peut pas lui avoir accès à cet infini. Il observe donc un + et un – différent sans pouvoir déterminer la provenance ou la direction dans laquelle s’établit la différence de signe. Ce qui n’a en définitive aucune importance puisque l’espace est et reste courbe. A un instant minimum de l’observation il va être rigoureusement possible d’affecter une valeur précise du phénomène. En effet, l’observateur va être directement influencé par la composition immédiate de son environnement virtuel et l’ensemble de ciment du « Seultout » immédiatement abordable.

Ainsi cette combinaison va pouvoir s’exprimer par l’énergie disponible et résiduelle « E ».

Cette énergie va reposer sur la capacité d’attraction d’un système A par rapport à un autre B qui, nous l’avons déjà évoqué, est elle-même une donnée virtuelle que l’on désigne selon le terme de masse « m » et sur la rapidité du potentiel d’échange, de A vers B d’abord puis de B vers A ensuite, ce qui nous ramène à une notion de vitesse. Cette vitesse n’a donc réellement aucun caractère absolue puisqu’elle dépend uniquement de l’instant à laquelle elle est mesurée.

Cependant, en ce qui concerne la réalité des hommes elle est admise constante et d’environ 300.000 Kilomètres à la seconde. Précisément, il s’agit là d’un nouveau consensus, admettre une constante dans le déplacement et la vitesse de la lumière permet au monde d’exister selon nos critères scientifiques actuels (cf : notre introduction épistémologique). Bien évidemment, devoir exprimer l’univers selon des notions différentes et admettre une variation de ce paramètre va conduire à imaginer bien autre chose. Mais restons en là. Le fait d’imaginer la vitesse constante va cette fois permettre de s’affranchir d’une réalité virtuelle au profit d’une réalité réelle. En effet, en construisant un étalon de mesure universel, l’homme peut, enfin, échafauder un ensemble de théories absolument démontrable. Ainsi, d’une part la quantité d’énergie disponible pour un système ne peut qu’être affectée à l’un des éléments du système (sinon elle est nulle) et elle s’appuie sur la masse totale du système (m de A + m de B) réaffectée à chacun des systèmes = (m de A + m de B / 2) et sur la vitesse combinée des échanges. L’espace est mesuré par le temps que la lumière met à le parcourir. Ainsi et compte-tenu du fait que l’espace est forcément courbe, il va suffir d’envoyer une particule et d’attendre patiemment son retour. Bien entendu c’est une expérience farfelue puisque l’immensité intergalactique ne permettra à personne d’identifier l’instant du retour.

Farfelu, dites-vous ?

Et bien absolument pas. Car précisément le système ne répond pas à cette logique fondamentale. La réception de la particule émise n’est pas possible, certes, mais non pas parce qu’elle suppose au poste d’observation une succession de vieillards à barbe blanche. Mais au contraire parce que son retour est instantané !

Toutefois, dans notre réalité le monde a su construire d’autres lois.

La notion Epsilon qui correspond aux variations de la constante n’est en fait pas du tout déterminante dans un espace de temps donné. L’observateur est de nouveau situé dans un espace extrêmement réduit qui correspond à son observation. Très précisément la notion d’instantanéité permet d’évoquer, par définition la notion de constante. En effet, puisque DIEU permet à l’instantané d’être éternel, de façon évidente le phénomène perd son instantanéité ! Les frontières de cette éternité vont donc être liée à la tranche de temps constituant l’instant fugitif.

La dégradation de cet instant va s’exercer fatalement selon deux directions Aval et Amont qui, encore une fois, vont se rejoindre pour se confiner dans la courbure d’un espace infini. Mais l’observateur de l’univers se situe à l’instant « LA » et il n’est question pour lui en dehors de ce LA que d’infini d’où il est absent.

Ainsi DIEU réussit cette prouesse de créer les galaxies dans un système qui lui ressemble : Rien dans le Rien, Néant au centre du Néant, Réalité Virtuelle ne reposant que sur une affirmation ancestrale : la Sublime Image de DIEU : Je pense donc je suis.

La même démarche va de fait conduire l’homme à intégrer ce concept. Mais nous n’en sommes pas encore à observer les tribulations de cet élégant bipède que DIEU va imaginer pour la planète Terre. Pour l’instant DIEU en est resté aux Galaxies et voilà bien un chapitre clef qui semble s’éterniser et duquel il semble bien ne rien devoir sortir de concret.

Patience, on arrive ! A l’intérieur des galaxies, est donc apparue une constante. Celle-ci va permettre de définir une combinaison chiffrée des influences réciproques. La chaleur induite par le chassé croisé des électrons perpétuellement en mouvement continue à s’accroître. La stabilité des systèmes se renforce en se fragilisant. Chacune des images isolée restitue aux environnements proches des énergies résiduelles de plus en plus importantes. Celles-ci parcourent d’abord les amas avant que de s’éloigner dans l’infini vers d’autres systèmes.

Une nouvelle forme d’équilibre va se créer.

Chaque galaxie en gestation reçoit et émet des quantités d’énergie qui sont liées uniquement à la configuration de l’ensemble à l’instant de l’observation de DIEU. Ce flot énergétique n’est donc cette fois plus constant et va impliquer des phénomènes différents mais réguliers et cycliques selon l’état de la galaxie.

Soit celle-ci émet plus qu’elle ne reçoit, auquel cas et compte-tenu de la proportionnalité de l’energie et de la masse, elle « s’allège » et peut ainsi se permettre de développer de plus en plus loin ses tentacules de matière et d’énergie.

Bien entendu à force de s’alléger la galaxie va finir par recevoir plus qu’elle n’émet, elle va alors s’écrouler sur elle même pour reconstituer ses forces. Elle va s’alourdir, déchirant le néant, honteusement elle avale l’énergie et recompose tel phénix ces forces intrinsèques, jusqu’à ce que l’équilibre soit de nouveau atteint. Alors un cours instant profitant de cette position provisoire d’équilibre elle va rayonner son excédent d’énergie, elle va une fraction de seconde déchirer les ténèbres, et laisser une trace fugitive de sa plénitude dans ce sidéral issu du néant originel.

DIEU s’y attarde un instant « Oh ! la belle bleue ! »

Et le génial artificier récupère enfin le fruit de ses élucubrations.

Mais que se passe-t-il alors dans ces traces fugitives que le génial inventeur nous a offertes en héritage.

L’énergie est cette fois bien présente.

Du centre initial et selon les polarités originelles déterminées c’est à dire selon un diamètre correspondant à la position des systèmes initiaux à l’origine du déchirement infini de cet élément du « Seultout », l’énergie excédentaire parcourt l’espace infini. Sa trajectoire va définir une vaste roue à plusieurs rayons dont les extrémités vont petit à petit s’amenuiser et disparaître aux confins des influences du système initial, qui dans notre éternité à nous continue de s’étendre encore au-delà de son propre épuisement.

Au fur et à mesure, que cet excédent d’énergie se dirige vers ses limites d’influence. La chaleur initiale décroît. Les molécules ont tendances à s’écarter l’une de l’autre et la matière galactique a naturellement tendance à se diluer dans le vide. Par les lois quantiques existant cette fois en un état très proche de notre réalité, ce cheminement se trouve lié à la notion du temps. Cette influence du temps va se traduire par l’élaboration de nouveaux amas totalement dégradés sur le plan énergétique mais susceptibles de capter la matière dans un système entièrement fermé.

De fait, dans chacun de ces amas, il va exister des quantités énormes d’hélium, expression première de la matière et quelques traces d’hydrogènes dans les univers plus dilués ou l’intensité du vide intermoléculaire autorise des liaisons différentes. L’hélium représente donc un amas compact extrêmement instable puisque la cohésion de l’ensemble n’est en fait assurer que par le transfert permanent de l’électron d’une molécule à l’autre. Plus l’amas est dense, plus les échanges s’effectuent rapidement. Ainsi la vitesse est-elle même assujettie au temps, la densité des amas étant proportionnelle au temps écoulé depuis le démarrage de tout le système. Cependant « les galaxies visibles » continuent, par définition, à évacuer leur trop plein d’énérgie. Ceci va naturellement conduire à alimenter les amas en gestation.

La nouveauté apportée cette fois par le quantique et induite par la notion de chaleur est lié à l’impossibilité pour un amas de dépasser une certaine valeur. La notion de masse critique est donc cette fois tout à fait déterminante, tout en conservant à l’esprit qu’elle n’offrira donc un caractère de constante qu’en fonction du temps écoulé depuis l’apparition du phénomène.

Les amas les plus denses se réaliseront donc vers le centre de la Galaxie. Les plus petits dans sa périphérie.

Ainsi, le centre de la galaxie ne comporte de réalité que par l’intensité de l’énergie qu’elle dégage, mais les traces qui y sont accumulées restent totalement virtuelles tant la masse critique atomique est proche de l’infini. C’est dans la périphérie de cette galaxie que le bilan énergétique très fortement dégradé va permettre enfin la création des astres. L’attirance mutuelle qui va s’exercer sur les atomes va de fait induire la formation de nouveaux amas. C’est cette dégradation de l’énergie (nous en sommes à une telle dégradation que l’on peut quasiment cette fois parler d’énergie nulle), qui va permettre aux masses de s’exprimer en valeur qui vont devenir palpables et autoriser enfin les édifices atomiques complexes, sur lesquels s’appuie notre réalité quotidienne.

De façon très ponctuelle et totalement chaotique, au fur et à mesure que la matière se dilue dans l’infini, de nouveaux amas vont donc apparaître. DIEU à ce stade est parvenu à un certain stade de plénitude. Précisément ces nouveaux amas vont s’affirmer par une réalité de proximité. Le temps a cette fois une importance primordiale et la course entre les amas se trouvent accentuée par l’éminence d’un nouveau stade d’évolution pour l’homme donc pour DIEU.

L’objectif de ces amas relativement proche est d’accumuler le maximum de réserves avant le futur grand chambardement qui apparaît, cette fois tout à fait éminent.

Les étoiles vont apparaître au hasard de ces regroupements. Ces amas vont devenir étoiles lorsque la galaxie l’autorisera. C’est à dire à l’instant critique ou la galaxie a atteint un tel degré d’expansion qu’elle s’apprête à se retourner sur elle même.

Ce qui nous l’avons vu est monnaie courante dans l’univers, bien que cette expression de la matière apparaisse de façon totalement aléatoire en référence au « BIG-BANG » initial.

Dès son apparition l’étoile va exprimer son hégémonie sur un territoire directement lié à ses capacités de séduction originelle. Cette course à la suprématie n’est encore à ce stade rien de moins que philosophique, mais son exp



Livre 1 – Première partie

Bichtoul Sanieck s’était recroquevillé sous le feuillage du grand banardier juste avant les premières gouttes de pluie. Son instinct lui avait signifié ce qu’aurait été pour lui le fait de devoir affronter cette pluie à découvert. Aussi, dès que le ciel eût revêtu ses couleurs de colère, il s’était dérouté vers ce providentiel banardier. Le banardier avait déplié sa carapace de feuilles rigides. Elles s’étaient largement ouvertes, tournées vers le ciel, s’apprêtant à recueillir l’acide. Ses grandes feuilles formaient cette fois de vastes écuelles et l’arbre dégageait son réseau de racines dans lequel Bichtoul avait pu se réfugier. Chaque feuille était ainsi reliée au sol par un tuyau lisse parfaitement cylindrique et parfaitement vertical, qui donnait l’impression que Bichtoul se trouvait au centre d’une cage de fer.

Il savait qu’il ne risquait rien tant que la pluie tomberait, mais qu’il devait anticiper son arrêt. Pour ne pas se retrouver prisonnier des vastes feuilles dès que la pluie cesserait. Les gouttes s’écrasaient avec fracas sur le sol avide, autour de l’arbre, déclenchant à chaque fois un nuage de vapeur bleutée qui courrait un court instant au ras du sol. Bichtoul n’était pas enclin à la méditation car il n’avait pas reçu la programmation nécessaire. Il était en réserve, lâché, isolé sur la planète en attendant l’appel.

Il n’avait aucun souvenir, aucun ami, aucune connaissance dans les sciences et les arts n’encombrait son esprit, il était uniquement doté des fonctions vitales lui permettant sa survie en attendant l’appel. Des êtres supérieurs possédaient tout ce qui lui manquait. Il était seulement programmé pour être disponible à leur appel. Son instinct, lui indiqua l’instant ou il sauta en dehors de sa cage de tuyaux encore souples, gorgés d’acide. Au moment précis ou la dernière goutte heurtait violemment le grand réceptacle située un instant auparavant juste au dessus de lui. Dès que la pluie cessa, le banardier avait aussitôt replié hermétiquement son feuillage métallique jusqu’à la prochaine pluie.

Bichtoul reprit aussitôt sa course folle dans le désert redevenu torride vers cet Agora qui l’appelait.

L’homme nu comme un ver, d’une beauté irréelle, poursuivait sa quête à la recherche … d’un autre destin … C’est ce qu’il ne savait pas.

Chassé de l’académie

Samuel Oscar David se sentait préoccupé depuis quelque temps. Il se rappelait les circonstances de son départ, le jour ou il avait décidé de créer cette nouvelle colonie personnelle aux confins de l’univers. Depuis ce temps, les bras de la galaxie avaient continué à se déployer dans l’infini, sans que rien ne change vraiment en apparence, les mêmes étoiles, organisaient leur ballet rythmé à la recherche d’un déséquilibre constant.

Devant les sages qui lui faisaient front, il avait longuement exposé ses théories et ses attentes. Le caractère hérétique de son approche lui ayant été dûment signifié, il s’était vu contraint de prendre la décision de mettre lui même en pratique tout ce qu’il avait compris. Il s’était choisi une autre planète dans une autre galaxie pour installer son laboratoire.

Il avait depuis si longtemps rompu tous les contacts avec sa planète d’origine qu’il lui arrivait cette fois de se demander si sa décision avait été bien raisonnable et s’il ne devait pas rompre cet isolement.

Car si de toute évidence l’enseignement de Samuel Oscar David n’avait jamais reçu l’aval de ses pairs il n’en était pas de même pour ses étudiants et Samuel Oscar David avait coutume de s’exprimer dans des amphithéâtres bondés que lui jalousaient quelque peu ses collègues.

Il lui était bien reproché d’avoir dévié son enseignement sur la physique et la mécanique quantique en un mélange de mysticisme et de philosophie très peu partagé par le corps enseignants. Si cela avait l’intérêt d’ouvrir largement le débat. Cela débouchait surtout de façon quasi immédiate sur des applications concrètes qu’il gardait pour lui même redoutant la propension de ses congénères à utiliser les bases théoriques pour le plus grand malheur de la race humaine.

Aussi, avait-il pris le pari de ne pas dévoiler son fondement de vérité tant qu’il ne sentirait pas l’être humain apte à bien comprendre les limites exactes de son moi profond.

Il en serait ainsi tant que l’homme ne serait pas apte à assumer son véritable rôle dans l’univers.

Il se souvenait très bien du jour ou il avait décidé de son ermitage.

A la question sans cesse répétée par les étudiants : « Mais enfin, monsieur pouvons aujourd’hui répondre à cette question première : De l’homme ou de Dieu qui est en définitive le créateur ? « . Il avait pris habitude de répondre que c’était précisément une question sans importance et que d’aucun pouvait bien apporter la réponse qu’il voulait et qu’à partir du moment où d’aucun en avait admis le principe cela constituait bien pour lui la seule réponse acceptable.

De fait ses pairs avaient eu à reconnaître que ses arguments puisqu’ils restaient flous et n’apportaient aucune réponse réelle n’avaient pas à fournir un quelconque alibi à un quelconque colloque scientifique.

Samuel Oscar David était avant tout épistémologique et démontrait précisément que la science n’était en mesure d’apporter une réponse exacte qu’en correspondance de son état précis au moment précis ou ses principes étaient annoncés.

Ainsi il pouvait affirmer qu’au commencement de la science et des hommes la terre était plate comme une galette à la base d’une cloche que l’on nommait le firmament. Et que précisément sur cette galette s’était développé un ensemble de théories encore parfaitement actuelles. Et que ces découvertes restaient à l’origine des analyses suivantes, conduisant à rendre la terre sphérique en périphérie d’un système lui même périphérique s’appuyant enfin sur les principes de la relativité puis de la mécanique quantique.

Samuel Oscar David avait pris l’habitude de rappeler qu’il ne s’agissait là que d’une évolution de l’univers qui n’induisait a priori aucune erreur grossière précédente mais qu’il analysait comme découlant très directement d’une évolution réelle des systèmes.

Ainsi affirmait-il à n’en pas douter s’il nous était donné de remonter le temps, non pas en tant que valeur absolue mais en tant que valeur relative. Ce retour conduirait irrémédiablement les hommes sur une galette centrale à la base d’une demi sphère céleste.

Cela était proprement inexcusable et les pairs lui avaient demandé de bien vouloir s’expliquer au fond sur une déclaration d’un tel niveau d’ineptie.

Samuel Oscar David avait alors suggéré l’exemple suivant moult fois repris au cours des âges.

« Voyons, leur dit-il, retournons à un concept primaire. Observons bien la profondeur de cette question, vous mettez à votre droite une poule à votre gauche un œuf. La question évidemment est la suivante : Qui a commencé le premier ; La poule ou l’œuf. Si d’aventure l’œuf est fécondé il ne faudra pas attendre longtemps pour devoir se reposer la question, d’autant plus que dans le même espace de temps la poule aura pondu quelques œufs. Alors comment trancher ? C’est au fond très simple mettez ensemble une poule et un œuf sans rien d’autre. Vous aurez alors à constater rapidement que la poule ne tarde pas à briser l’œuf et s’en repaître, vous n’aurez jamais à constater le contraire. Si ce n’est pas la preuve incontestable d’une antériorité, il s’agit au minimum d’une preuve de supériorité, n’est ce pas ? Car de l’usage approprié de la sémantique dépend en grande partie la capacité scientifique d’un homme d’un individu ou d’un système ».

Je n’ai pas à vous expliquer en quoi cette explication ne déclencha pas l’enthousiasme qu’aurait pu espérer Samuel Oscar David si la même question et la même réponse eussent été évoquées dans un des amphithéâtres bondés ou Samuel Oscar David exerçait son talent. Les pairs de Samuel Oscar David tous éminents professeurs à l’érudition bardée de titres officiels ne surent apprécier la sagesse de la chose. D’aucun protestait durement et l’on vit même Antoine Quentin père reconnu de la physique postquartzique se lever de son siège et avec la vigueur dont est capable un homme de 60 ans quand il se sent profondément remis en question dans ses certitudes lui dire furibond en le pointant furieusement du doigt : « Est-ce à dire Professeur que vous niez ainsi l’existence même de notre créateur ? « .

Antoine Quentin était un homme accompli, la soixantaine heureuse des gens qui pensent avoir découvert de quoi faire progresser suffisamment la race humaine dans la sagesse. Une autorité que lui enviait ses confrères et qui faisait oublier le reste, sa taille épaisse, son dos voûté par les longues observations dans son laboratoire et un début de maladie de Parkinson qui le faisait trembler de temps à autre et apportait dans sa vindicative un trémolo de crédibilité inspirant le respect.

Son influence dans l’académie était bien reconnue et quiconque se trouvait heurté aux théories générales d’Antoine Quentin se trouvait en fait en but à un système complet. D’ailleurs quelques prix chèrement gagnés sur des nuits de travail et d’insomnie, dont exceptionnellement deux fois le Nobel de physique permettait à l’individu une certaine prestance interdite à des collègues comme Samuel Oscar David dont l’anticonformisme et les théories ne lui valait que mépris et ironie de ses confrères.

« Ca, je n’en sais rien, rétorqua calmement Samuel Oscar David, ce dont je suis sur c’est que si Dieu avant la création n’est que néant au centre du néant il n’est en définitive que peu de chose et il est parfaitement compréhensible que doté d’un tel pouvoir il veuille absolument concrétiser son potentiel. Ce que je sais aussi c’est que s’il n’existait pas l’être humain pour le reconnaître en qualité de créateur, son acte de création passerait totalement inaperçu. Ce que je veux dire de façon claire c’est que Dieu, comme tout en chacun, s’il n’a pas autour de lui quelqu’un pour l’évoquer n’est Dieu pour personne et n’a d’yeux pour personne ».

« Cette fois s’en est trop, Quentin se sentait rajeunir de 40 ans et retrouvait toute la ferveur d’adolescent, vous êtes mon cher Oscar David un déviationniste de la culture, vous troublez nos étudiants de qui nous attendons … non pas comme vous le conseillez une critique constante, et profonde de nos travaux, mais la poursuite de ceux-ci. Vous voulez ignorer que sur la base de nos propres travaux, et non des vôtres, sont engagés par les états des sommes considérables et que nous ne pouvons accepter que des personnages illuminés soit disant de notre bord aient auprès de nos étudiants et des instances dirigeantes un tel discours profanateur. Je demande en conséquence à mes pairs ici présents la radiation définitive du professeur Samuel Oscar David de nos listes assujettie d’une privation définitive du droit d’enseigner ».

Antoine Quentin fut suivi à l’unanimité moins une voix, celle de Samuel Oscar David qui tant qu’il n’était pas exclu pouvait encore s’exprimer d’égal à égal.

La sentence ayant été proclamée Samuel Oscar David se vit ainsi dans l’obligation d’abandonner le poste de maître enseignant qu’il occupait à l’université de la nouvelle France.

C’était le 22 février de l’an 2049.

… /…

Liminaires

Le désert s’étendait à perte de vue …

Oublié l’averse … évitant habilement les cailloux tranchants qui auraient pu lui blesser les pieds, l’homme nu d’une beauté superbe courrait sous un soleil de plomb sans autre objectif que celui de répondre à l’appel qu’il attendait depuis toujours.

Aucun souvenir n’encombrait son esprit seul persistait au fond de lui même un sentiment de plénitude perdue, un vague ressentiment qui représentait une cascade fraîche dessinant dans une large vasque des ondes qui une à une se lançaient vers le rivage dans une éternité perpétuellement reconstituée.

L’homme nu courrait sous un soleil de plomb sans souci du temps écoulé comme ce vaste soleil brûlant de ses lances de feu une terre déjà cent fois calcinée.

L’homme nu courrait sans aucune urgence, malgré la course constatée de l’astre de feu.

L’homme nu courrait parce qu’il lui fallait courir et non pas parce que s’il devait passer la nuit dans ce désert, le froid glacial allait disloquer son être.

L’homme nu courrait sans autre sentiment ou certitude que sa course. Comme si l’allongement de ses pas entraînait cette planète dans sa ronde éternelle, comme si en s’arrêtant de courir il pouvait arrêter la vie.

L’homme nu courrait parce que s’il s’arrêtait de courir … cette histoire allait s’arrêter d’un seul coup.

Cours Bichtoul, cours Sanieck, cours plus vite encore. Car si tu arrêtes ta course, tu arrêtes ton histoire. Cours encore vers ce destin qui t’attend.

L’homme nu d’une beauté irréelle courrait dans ce désert sans fin et ses pas entraînait la planète, maintenant le soleil au zénith en puisant dans ses réserves de quoi courir encore, tout simplement parce qu’il était programmé pour courir, faire tourner une planète irréelle, oublier des cascades fraîches et des banardiers ocrés au feuilles métalliques.

Beauté du réel … L’homme nu courant vers Samuel Oscar David et Agora, dont il ne connaissait rien dans un brouillard diffus, sans visibilité.

Car la créature de Samuel Oscar David savait que le moment était venu ou Samuel avait besoin de lui.

Paris 23 février 2049 : Le départ s’organise

Bien que n’éprouvant, personnellement, aucun plaisir à rappeler les faits dominants de ce début du troisième millénaire, je dois cependant les évoquer de façon à bien positionner la démarche précise du professeur Oscar David.

Nul n’étant, à part lui, aujourd’hui, contemporain de ces histoires, il a insisté très fortement, en effet, pour que sa version des événements figure en bonne place dans cet ouvrage. Je n’ai pas l’outrecuidance de supposer que je puisse trahir un tel homme, aussi dois je m’exécuter le plus fidèlement.

L’histoire a ceci d’extraordinaire : Au fil du temps l’atrocité de certains comportements se dilue au profit des périodes de calmes qui la suive, à l’inverse, le combat des hommes justes est souvent présenté comme perverse. Car chacun ici bas saura facilement identifier que la tolérance et l’amour font un assez mauvais ménage avec le succès durable. Il en va de même des sociétés et des hommes la culture du masochisme est insidieuse et omniprésente, l’histoire a du moins le privilège d’expliquer ce comportement, car il est incontestable que cette souffrance se traduit par un immense bien-être le jour ou elle cesse !

C’est ainsi que le professeur Oscar David analyse cette période charnière.

Le 23 février 2049 était un jour sans joie pour Samuel Oscar David qui n’avait pas eu la force de rompre ses habitudes et avait quitté son vaste appartement concédé par l’université le long du Boulevard Jourdan. Cependant, au lieu de se diriger vers la bouche de métro devant la grande brasserie de la porte d’Orléans, il se dirigea à gauche vers Montrouge. Au premier tiers du pont qui enjambe le périphérique, il s’accouda au mur de pierre, regardant passer sans le voir ce flot incessant de véhicules pétaradants qui entouraient inexorablement la ville dans un cocon de gaz dense.

Le ciel était sans couleur, il ne pleuvait pas mais l’humidité était à son maximum, le vent du nord avait soufflé toute la nuit et s’était arrêté maintenant. La température était donc assez basse ce que Samuel découvrit quand un frisson lui parcourut l’échine.

Samuel avait toujours été un optimiste et sa cinquantaine passée lui permettait cette assise de sagesse et de tendresse qui est l’apanage des hommes de cet âge. C’était cependant sans naïveté qu’il observait les différents chassés-croisés des hommes pour occuper le pouvoir.

Il n’avait jamais fait part de ses découvertes réelles car il imaginait fort bien en surplombant le flot continu de véhicules se déroulant sous ses pieds où s’exprimaient de ci de là la vindicative coutumière de la vie des hommes par quelques sons d’avertisseurs que la connaissance de celles-ci allait conduire les hommes dans une autre dimension.

Ce qu’il craignait aujourd’hui était cependant inéluctable, sachant qu’il fût d’abord un élève moyen, puis un bon étudiant pour devenir un professeur brillant il lui apparaissait que le jour ne tarderait pas ou les connaissances convergeraient vers sa découverte, mais cela se disait-il au fond de lui-même le plus tard possible.

Samuel Oscar David devait prendre une décision, le lynchage de ses pairs le poussait à remettre en cause de façon définitive cet espèce de cocon tout à fait insatisfaisant tissé tout autour de lui : l’appartement, son laboratoire à l’université, sa chaire, mais surtout la chambre de bonne qui se composait d’une vaste coursive donnant sur un balcon duquel il lui était donné de contempler tout Paris. C’est, en effet, dans cette pièce qu’il avait finalisé ses découvertes soigneusement cachées au monde entier.

On aurait pu le supposer, en le voyant ainsi, plongé dans une attitude simplement contemplative. Il est vrai que Samuel s’était souvent demandé ce qu’il pouvait faire de tout ce savoir, il n’avait jamais eu à tester l’une de ses expériences car il était parfaitement convaincu que le test fonctionnerait de toute façon et que ce jour là il commettrait l’irréparable et que les hommes allaient immédiatement se mettre à la recherche de son savoir.

Il avait, par précaution, consigné la totalité de ces travaux dans un ensemble de cahiers et de feuilles volantes qu’il avait soigneusement mis à l’abri, se doutant que sa disparition allait susciter une quête sans relâche de ces documents.

Il entendit qu’une moto de forte cylindrée dans son dos se ruait sur le périphérique. Le bruit surdimensionné de cette machine laissait supposer une dextérité remarquable du pilote qui devait se faufiler entre les voitures et dangereusement slalomer pour rouler à une telle vitesse. Quand la moto passa dessous le pont se fut un véritable tonnerre qui un fit instant lever la tête des passants perplexes. Samuel fixa un instant la moto qui se trouvait entre les deux files de gauche, l’écuyer balançait sa monture de droite et de gauche rasant les rétroviseurs des voitures pour maintenir une vitesse tout à fait incroyable et démontrant une incontestable inconscience. Samuel se demandait après quoi donc pouvait courir cet homme et quelle nécessité le poussait à rouler aussi dangereusement. Le motard n’allait pas tarder à disparaître dans le virage quand il obliqua brusquement sur la droite en direction de l’autoroute, freinant dans un crissement déchirant et inclinant au maximum sa machine en accélérant juste devant une petite camionnette. La camionnette ne put éviter la moto qui se coucha sur la route et glissant sur le sol avec un bruit apocalyptique termina sa course folle sous l’essieu d’une autre automobile, le conducteur ne put l’éviter.

Samuel comprit à cet instant ou était son destin. La circulation s’était totalement arrêtée sur le périphérique extérieure cette fois et un accordéon se formait sur le périphérique intérieur. Suffisamment de personnes étaient présentes sur les lieux de l’accident et Samuel savait sa présence tout à fait inutile. Il fit donc demi tour et se dirigea à pas lents vers son appartement du boulevard Jourdan.

Un instant regardant les automobiles sagement rangées dans la vitrine de la concession Citroën du boulevard il imagina ces belles automobiles équipées de grandes mâchoires avides qui allaient peu ou prou rejoindre leurs congénères sur cet anneau surréaliste qui symbolisait si bien l’impasse dans laquelle s’installait la condition humaine et qui pour le moment se faisait mielleuse, simplement belle à regarder sous leur voile de polish immaculé.

Samuel monta directement dans la chambre de bonne.

Le manuscrit de Samuel Oscar David

Il sortit le manuscrit de sa cachette, s’installa confortablement dans le vieux fauteuil Voltaire, le dos tourné vers la vaste baie vitrée qui ouvrait sur le balcon, décidé à relire une dernière fois toute ces notes avant le grand saut dans l’inconnu.

Et puisque nous avons l’immense privilège de parcourir avec lui ce manuscrit ayant fait l’objet de tant et tant de recherches depuis un millier d’années, profitons en pour comprendre enfin ce qu’était cette réalité que Samuel Oscar David voulait tellement cacher au monde.

Le manuscrit n’avait rien d’un document ésotérique. De façon opposé à tout ce que l’on aurait pu attendre il ne comportait aucune formule mathématiques. C’était plutôt un rassemblement d’observations et de déductions sur la vie des hommes. Une espèce de patchwork de pensées et d’affirmations. C’était, cependant, le livre le plus explosif qu’un homme n’eût jamais écrit.

Nous n’avons pas mission de retranscrire ici la totalité de ce manuscrit aussi y avons nous simplement prélevé la matière la plus finalisée car il s’agissait du travail de toute une vie ou chaque affirmation, chaque axiome faisait l’objet d’itérations complétant la précédente. Jusqu’à ce que son auteur la juge d’une sémantique parfaite, alors il la classait dans un ensemble de feuilles volantes, regroupées dans une chemise de carton jaune sur laquelle était simplement reporté au feutre : La vérité.

Ainsi l’on pouvait lire, sous la forme de versets placés sans ordre réellement établi les affirmations suivantes :

Si l’espace est vide de toute matière alors rien ne peut se propager et le monde est figé. La perception du mouvement provient donc inéluctablement de la présence de corps dans le vide, corps que nous ne percevons pas et que nous appelons le néant.

Il n’est pas possible que les planètes puissent tourner sur elle même depuis la création du monde sans l’apport d’énergie extérieure, car tout serait depuis longtemps arrêté. Il faut comprendre que le flot de lumière qui frappe les planètes en orbite autour d’une étoile est à l’origine de ce phénomène. La planète se verra donc entretenir son mouvement de rotation en fonction de sa surface, de son inclinaison et de sa distance à l’étoile. Cela explique que les orbites ne soient pas parfaitement cylindriques mais suivent une orbite ellipsoïdale les écartant de l’étoile chaque fois qu’elles ont à passer devant les axes polaires de l’étoile.

Les étoiles puisqu’elles tournent sur elles mêmes doivent se comporter comme une turbine. Et c’est en éjectant leur matière sous forme de lumière et de chaleur qu’elles entretiennent leur mouvement de rotation. Il est donc logique d’en déduire des centres d’éjection privilégiés correspondants aux pôles magnétiques de l’étoile sur lesquels sont concentrés l’essentiel des éjections de l’étoile.

Il n’y jamais eu de Big Bang. L’univers est un monde parfaitement fini dont les limites sont infinies dès qu’il se met à exister. Si tout était équilibré l’univers serait mort. Il y donc une intervention extérieur pour amener le déséquilibre dans un univers parfaitement organisé.

Dès que le désordre est crée il communique le désordre à l’ensemble de l’univers concerné, c’est à dire le monde du fini et cela de façon instantanée.

Le phénomène du désordre est un phénomène instantané qui prend un temps infini à se réaliser. C’est pour cela qu’il ne peut y avoir de Big bang.

Ainsi donc le néant correspond à un univers équilibré dans lequel il n’existe aucun désordre. Dès que la volonté de créer le désordre s’exprime il s’étend instantanément à l’univers entier. Cependant, si à un instant donné correspondant à l’éternité dans laquelle se situe la vie des hommes, l’univers infini correspond à un monde fini dont on ne peut appréhender les contours mais dans lequel il reste des formes d’équilibre donc de néant. Nous opposons le néant au seultout qui par son expression universel existe sous la forme de lumière d’énergie et de matière. Les trous noirs ne sont que des manifestations du néant résiduel dans lequel l’équilibre perdure. C’est dans ce néant que peut apparaître un nouveau désordre tout aussi infini que le premier mais sans coexistence possible.

On ne retrouvera jamais l’instant ou s’est installé le désordre, les premiers jours de l’univers. Car plus on se rapproche de cet instant plus il s’éloigne. Les toutes dernières secondes à parcourir seront ainsi de plus en plus longues au fur et à mesure qu’elles s’égraineront.

C’est dans le paradoxe d’un bouleversement instantané qui prend un temps infini que s’installe l’éternité des astres.

Ceci suppose que la relativité devient elle même relative. L’erreur fondamentale étant de considérer la vitesse de la lumière constante alors qu’elle varie de zéro à l’infini selon des lois mathématiques simples.

L’espace n’est pas courbe car dans la variation de la lumière de zéro à l’infini, l’infini absolu correspond au zéro. Ainsi ce que l’on appelle les trous noirs ne sont qu’une représentation tangible de ce paradoxe.

Il ne s’agira jamais de parcourir le temps pour parcourir l’univers mais de choisir le bon moment.

Un être quel qu’il soit n’a aucune existence réelle face à ce phénomène du désordre seule sa volonté d’être fait qu’il soit. La mort dans ce cas n’est qu’un changement d’état, La composante du moi profond n’est pas matériel, la mort est matérielle.

Un instant impliqué par la gestion matérielle du moi la conscience se trouve provisoirement dans un état stable durant la vie terrestre. Elle disparaît à la mort. Puisque rien alors n’a de consistance réelle, seule la volonté de la conscience à la possibilité de se recréer sous une forme qu’elle déterminera elle même.

Remonter le temps c’est se déplacer au travers un environnement physique, c’est à dire que notre parcours nous amènera à remettre l’univers dans les conditions strictes de déséquilibre correspondant à la situation exacte recherchée. Les individus que l’on rencontrera alors seront réellement vivants au sens matériel. On a le droit d’en déduire que nous sommes nous mêmes des êtres physiquement éternels.

Il n’est nullement paradoxale d’envisager qu’un retour vers le passé doive s’effectuer de façon neutre, cependant l’intervention ne saurait influencer le cours des choses en ce qui concerne le monde d’ou l’on vient. Il s’agit dans ce cas d’un nouveau monde différent du premier qui coexistera dans l’ignorance la plus complète avec le premier.

D’une situation donnée il existe une infinité de destins pour un monde fini. Pour en créer un nouveau, il suffit de l’imaginer.

La distance la plus courte d’un point à un autre dans un univers en mouvement n’est pas une droite, comme dans la géométrie euclidienne. La trajectoire la plus courte est celle qui relie directement le point de départ à celui de l’arrivée. Pour cette raison si la lumière parcourt l’espace en suivant une trajectoire induite par son origine elle n’a pas à priori de destination déclarée. C’est pour cela qu’il est possible en adoptant une trajectoire quantique d’aller plus vite que la lumière d’un point à un autre.

Ainsi le manuscrit de Samuel Oscar David comporte un certain nombre d’allégations plus ou moins compréhensibles dont nous allons arrêter là la lecture car elle pourrait sembler bien insipide à certains. Nous n’hésiterons cependant pas à vous communiquer en cours d’ouvrage d’autres versets s’ils s’avéraient indispensable à la compréhension des théories ou des événements rencontrés. Il nous faut, cependant, signaler qu’en l’an 3240, manifestement un morceau du chemin a été fait vers cette vérité. Les moteurs postquartziques, les tours fusées luminiques et la régénération découlent à n’en pas douter d’un chemin parallèle à la pensée de Samuel Oscar David. Gageons au demeurant qu’il s’agit essentiellement d’une analyse critique de la vitesse de la lumière et qu’une partie de la fameuse « équation simple » a été cette fois partiellement découverte.

Au lecteur intéressé par le manuscrit du professeur, il est recommandé de le réclamer et d’attendre, il se pourrait qu’une demande pressée confirme cet intérêt et conduise à l’éditer intégralement, cela aurait au moins le mérite d’éviter la quête effrénée de ce manuscrit et certainement les troubles importants qu’elle va causer, comme il va vous être donné de prendre connaissance dans la suite de ce récit.

La disparition du professeur Samuel Oscar David

Il ne s’est strictement rien passé depuis.

Samuel Oscar David n’a plus rempli ses feuilles d’impôts, n’a plus payé ses factures de téléphone, de gaz, d’eau et d’électricité. Le gentil arabe qui fait l’angle à la porte d’Orléans a été bien triste de ne plus voir le professeur venir renifler ses melons et détailler attentivement les étiquettes de ses bouteilles de vin le dos cambré en arrière et les lunettes relevées sur le front.

Quand ce silence est apparu suffisamment alarmant. Un fourgon de la gendarmerie est venu, ils avaient avec eux un serrurier recruté pour la circonstance. L’homme ne semblait pas trop satisfait de son escorte, le cheveu rare vêtu d’une salopette bleue dont les poches multiples regorgeaient d’outils divers, il posa en maugréant sa caisse à outil métallique. La porte de l’appartement n’offrit aucune résistance spéciale, non plus que la porte de la chambre de bonne, une fois les voisins interrogés. Tout était parfaitement en ordre, rien ne manquait au confort bourgeois d’une sommité du monde de l’éducation. Seule une discrète odeur de poussières moisies indiquait que les lieux étaient désertés depuis quelques temps.

Il fallut bien se rendre à l’évidence Samuel Oscar David avait complètement disparu et aucun indice ne pouvait donner lieu à une quelconque hypothèse.

De lointains héritiers se firent connaître car Samuel vivait en dehors de toute famille depuis la mort de sa femme il y avait 30 ans, elle même titulaire d’une chaire d’enseignement sur la culture russe d’où elle était venue seule, et le couple n’avait jamais eu d’enfants.

Ont dû expliquer aux prétendants qu’ils ne pouvaient y avoir d’héritage tant que la mort n’était pas prouvée. Elle ne fut jamais prouvée, les scellés restèrent sur la porte, ce qui n’empêcha pas à un couple de maliens de prendre possession des lieux dans les mois qui suivirent et de profiter pleinement des aménagements et éléments de confort disponibles.

Dénoncés régulièrement par les voisins, de couples de maliens en couples maliens, d’expulsion en expulsion, le patrimoine de Samuel Oscar David disparût inexorablement.

La mémoire du monde sembla vouloir refermer définitivement la porte des souvenirs sur ce petit professeur génial et jovial qui c’était un instant cru l’égal de Dieu et prétendait pouvoir transformer le monde. Mais, en somme n’est-ce pas le destin banal de tout en chacun sur cette bonne vieille planète Terre ?

La vie s’organise

Samuel Oscar David était cependant, pour lui, bien réel.

Le temps avait passé sans l’affecter physiquement.

Son départ fut aléatoire il n’avait pour seul bagage son manuscrit et avait conservé les habits qu’il portait le matin de sa promenade, quand il avait pris la décision de quitter son environnement habituel.

Il avait imaginé une planète rude au climat incroyablement invivable, une étoile torride relativement proche y déversait un flot insupportable de feu et de lumière.

Le cocon gazeux autour de la planète était lui-même à peine respirable empli de relents sulfureux et d’acides qui expliquaient ces pluies régulières. La végétation était essentiellement composée de ces grands banardiers qu’il avait imaginé métalliques.

Replié, l’arbre ressemblait de loin à un sapin fuselé. Au moindre indice de pluie l’arbre ouvrait ses vastes pétales. Cela ressemblait alors à un ensemble de cuillères réparties autour d’un axe central. Les pétales étaient au nombre de sept, neuf ou onze, comme les moteurs en étoiles s’était-il amusé à penser. Dans le creux de la cuillère des tuyaux emmenaient les effluents recueillis par les vastes réceptacles au plus profond du sol. Ces tuyaux quand l’arbre était refermé étaient parfaitement rigides et formaient une sorte de cage tout autour de l’arbre. L’ouverture des pétales les rendait souples et il devenait alors possible de trouver un abri étanche sous ce feuillage.

Les autres manifestations végétales se résumaient à quelques buissons fleuris dessinant des fractales colorées qui réagissaient de façon constante à la lumière. Ces arbrisseaux étaient peu sensibles aux pluies acides. Simplement ils prenaient sous la pluie un aspect chromé argenté qui les faisait ressembler à des asters de diamant. C’est pour cette raison que Samuel les avait simplement baptisés « Asters diamantés ».

La faune était inexistante. Samuel Oscar David avait eu trop à maugréer contre ce créateur inconséquent qui avait jugé bon de mettre tout autour de l’homme une nuée de créatures sautillantes, volantes et rampantes. Créatures avides, hargneuses, dérangeantes, qui isolées ou en colonies n’avait que pour ambition que la reproduction de leur propre espèce, évoluant par palier infime pour ce conforter aux nouvelles donnes de la vie.

Samuel Oscar David saluait avec enthousiasme toute annonce de disparition de ces « sales bêtes ». Qu’il s’agisse de la mouche tsé-tsé ou du loup gris de Poméranie. Le monde eût été d’avantage vivable sans ces kyrielles de bestioles inutiles, dont les spécimens les plus intégrés s’évertuaient à transformer le moindre coin de la Terre en tapis inodorant de déjections soigneusement répandues.

Enfin si l’on s’en tenait aux aspects purement fonctionnels de la vie, la prolifique ration de ces « partenaires » en allant des acariens aux éléphants conduisait inexorablement à imaginer la Terre comme un coït ininterrompu, ce qui énervait passablement Samuel. D’autant que la mort de sa femme l’avait conduit à une chasteté exemplaire auprès de laquelle le Dallai lama lui-même eût fait figure de débauché.

Il avait imaginé une planète rude au climat incroyablement invivable, il y vivait maintenant.

L’énergie vitale suppose cependant la prise régulière de quelques victuailles et l’exercice quotidien de la vie elle-même induit des fonctions élémentaires comme se mouvoir, dormir, se laver et s’occuper.

Tout à sa découverte, ces fondamentaux n’avaient d’abord que peu effleuré l’esprit de Samuel. Il faut bien comprendre que quand on est créateur d’un monde on n’a d’autres aspirations qu’un steak de charolais aux oignons arrosé d’un Château la Pompe 1965.

Il semblerait toutefois que les créateurs ont ceci en commun, si l’on en croit le livre de la genèse, c’est qu’une fois passé la période euphorique de création à proprement parler. Le créateur semble développer une prémonition à vouloir profiter du monde ainsi créé.

Le fait est que sous les aspects rudes désirés par Samuel Oscar David on voit bien que si le Dieu à l’origine de la terre a du mettre six jours à peaufiner son œuvre on imagine sans trop de doutes que le monde imaginé par Samuel étant nettement moins sophistiqué et faisant appel à nettement moins d’initiatives a nécessairement du être plus rapide à concevoir.

Toutefois ne nous leurrons pas le jour biblique n’est rien de moins qu’une étape significative de l’évolution et n’est absolument pas assimilable au jour de vingt quatre heures sévissant sur la terre. Il faut comprendre par exemple que lorsque Dieu s’est rendu compte de sa bévue quand il a vu sortir du couvert boisé la première tête de brontosaure, le fait d’avoir à éradiquer tous les dinosaures pour mettre à la place une créature un peu plus fluette et gracile fit également partie de la création. Certains des jours bibliques sont ainsi réputés avoir duré quelques millions de nos années terrestres.

Aussi, les aspects temporels de la création sont peu importants. Le monde de Samuel Oscar David existait bien réellement et était pleinement fonctionnel en 3240 de l’âge chrétien de la Terre et c’est cela qu’il nous faut retenir.

Dans un deuxième temps, Samuel Oscar David se rappela donc de ce qu’il aimait sur la Terre et se décida à le recréer dans ce nouveau monde. Il avait par rapport à Dieu qui partait du néant un certain historique et pouvait ainsi s’affranchir de toutes les étapes intermédiaires entre le veau et le steak, la vaisselle et la cuisson, l’ustensile et son élaboration, la pensée et le livre, la pellicule et le film, … Tous ces corps ne sont en effet qu’une combinaison de molécules et d’atomes qu’il est aisé de reconstituer puisqu’il suffit de conforter sa pensée à l’expression matériel de la matière. Ce que nous comprendrons mieux par la suite c’est que la théorie de Samuel Oscar David était très globale et permettait donc de reproduire n’importe quelle expression de la matière en analysant couche d’atomes après couche d’atomes sa composition, il suffisait alors de « scanner » n’importe quelle forme d’expression matérielle inerte pour la retranscrire fidèlement couche par couche et obtenir ainsi un clonage parfait de l’objet. Cela était d’autant plus remarquable que les atomes sont composés des mêmes particules, donc disponibles de façon universelle, et que seule la répartition des éléments conduit à différencier les différentes formes basiques de l’expression de la matière sur lequel est basé notre univers.

Enfin, ce procédé permettait à Samuel Oscar David dans la phase de reconstruction des objets de réaliser une vision analytique qui l’autorisait à évacuer sûrement les séquences aléatoires dues notamment à son vieillissement. Aussi toute reproduction d’objet sous entendait une conformation de l’objet à l’objet initial, neuf.

Si l’on ajoute que Samuel étant devenu un être intemporel était par le fait devenu omniprésent on comprendra qu’il lui était très facile d’aller chercher un objet non seulement exactement au moment de son élaboration, si besoin, mais de plus pourra permettre à nos lecteurs de comprendre que Samuel Oscar David ne manquait de rien sur sa planète.

Il pouvait, donc, quand il le désirait faire apparaître les mets les plus délicieux, les livres les plus exaltants, les arts les plus splendides, les lits les plus douillets, les jacuzzis les plus sophistiqués, les ordinateurs les plus performants. Il pouvait se retrouver dans la plus confortable des salles de cinéma qu’il imaginait plongé dans les films qu’il avait le plus aimé ou créant ses propres films. L’un d’eux d’ailleurs ou Antoine Quentin interprétait un bouffon notoire le faisait rire aux éclats à chaque fois qu’il se décidait à le regarder.

Ainsi, Samuel Oscar David pouvait-il assouvir enfin sa soif de connaissance et de savoir étant à même de consulter n’importe quelle page de l’histoire, n’importe quel objet. Sa quête l’avait conduit à ne jamais détruire un des objets créés et il remplissait les pièces d’Agora au fur et à mesure que le temps s’écoulait de riches témoignages du passé des hommes.

Ceci explique qu’Agora était devenu, en ce jour évoqué de l’an 3240 de l’ère dite chrétienne de la terre, un véritable temple universel du savoir des hommes.

C’est vers cet AGORA que l’homme nu courrait.



SANA’A

Fête de la musique 19 juin 2004

Sous le ciel de SANA’A

Quand chantent les mollahs

Les regards se vident Le soleil se ride

La colère refoulée d’une foule en suée

Vient se précipiter au pied des minarets

 

Sous le ciel de SANA’A

Un air d’harmonica

Sorti droit de l’enfer

Fait taire le tonnerre

Et heurte les fenêtres des hautes maisons de pierre

Fait ruisseler l’asphalte de sable et de poussière

 

Sous le ciel de SANA’A une guitare électrique

Arpége dans son coin un désir fantastique

Musiciens d’autre part égrènent dans le vent

Des messages de paix et des rêves d’enfants

Et les corbeaux hagards décollent dans la nuit

En ouvrant grand leurs voiles pour laisser pénétrer

Partout cette musique, ce goût de liberté

Et les volets de l’âme s’ouvrent sur l’interdit

 

Sous le ciel de SANA’A, soudain devenu Cieux

Allah, lui n’y croit pas, le comble pour un Dieu

Les nuages embrasés par ces airs endiablés

Sur un croissant de lune ont replié leurs toiles

Pour laisser entrevoir le ballet des étoiles

Et SANA’A toute entière se retrouve enivrée



Articles récents

Bonjour

Hello,

Ca y est, Sarkozy … regrette. Bon, je vais vous dire c’est du bidon complet. Notre tsar en talonnette représente une faiblesse nationale.

Je me pose sincèrement la question suivante : Ne devrions nous pas au moment ou se pose le problème de l’identité nationale réfléchir à une question cruciale ?

Si Sarkozy était français depuis 2 ou 3 générations mettrait-il autant de zèle à détruire tout ce qui fait de notre pays l’un des plus beaux du monde ?

Je me pose la question, et je souhaite votre réponse. Je n’avais jamais auparavant réfléchi à cette question idiote, mais j’imagines qu’il a forcément souffert dans son enfance de n’être qu’un tout petit peu français ? Alors peut-être sa pathologie destructrice s’appuie sur le même syndrome que celle de Napoléon ou d’un autre nabot caporal plus proche de nous ?

J’espère que j’ai tort, mais il doit bien y avoir une explication « clinique » à un tel comportement … Non … La vengeance ???

Merci aux vrais intellectuels de m’éclairer sur ce thème.


Ce matin là

Ce matin là …

 

C’est le matin …

 

La terre s’éveille de son long sommeil. L’herbe se redresse lentement, les fleurs ouvrent leurs pétales pour absorber le maximum de cette lueur surgit de l’est.

 

Le soleil étire ses plus longs rayons sur les champs et les bois, les villes et les villages, les lacs, les fleuves et la mer.

 

De sa caresse indolente au paysage qu’il éveille, il tire l’énergie nécessaire pour entamer son ascension dans le vaste ciel et donner à la terre ce qu’il lui faut, jour après jour, pour reconstruire le monde.

 

MAIS … Précisément … Ce matin là …

 

Il n’y eût pas …. Ce matin là.

 

Car … Ce matin là …. Le soleil ne se leva pas.

 

Les herbes restèrent tristement couchées et nulle fleur n’ouvrit son cœur à la lumière.

19 Mai 2017 … Quelque part en Europe

 

Johann entend la sonnerie du réveil, il se sent bien fatigué, aussi ne s’étonne-t-il point de trouver sa chambre plongée dans une obscurité totale. La sonnerie intempestive ne pouvait être que le résultat de la facétie de Sylvie qui dort à ses côtés, un moyen comme un autre de se faire préparer un bon café ?

Il tapote son oreiller, se penche sur Sylvie pour déposer un baiser sur ses cheveux blonds et tirant les couvertures jusqu’au menton se rendort aussitôt.

 

Elizabeth s’était couchée très tôt hier soir. Son long week-end sportif l’avait complètement épuisée. Elle ne comprend pas cette écrasante obscurité à cette heure qu’affiche en petite diode rouge son radio réveil. Précisément la radio après avoir commenté la fin du voyage de Nicolas premier empereur de l’Europe à Mexico, communique un bulletin météorologiste particulièrement adapté à ce qu’elle a prévu de faire de sa journée.

Mais cela ne colle pas. La nuit ne peut pas être encore là, cette nuit épaisse l’assaille. Elle se sent opprimée, angoissée … en attente.

Elle bascule l’interrupteur de la petite lampe de chevet, la nuit disparaît devant elle, se condensant dans les moindres recoins de la pièce, se ramassant sur elle-même comme prête à bondir au moindre signal.

Elizabeth augmente le volume de sa radio, elle attend d’autre part un message, une explication à sa peur.

 

Rémy, le condamné à mort de la cellule 315 lui ne se réveille pas puisqu’il n’a pas dormi. Cela lui fait bien du mal de devoir quitter la vie. Puisque Nicolas premier a rétabli la peine de mort et remis en route les veilles guillotines pour débarrasser l’Europe de sa vermine anarchobolchevique et nettoyer le peuple de sa lie terroriste et terrorisante.

Il sait bien lui que ce qui va se passer au nom de la sécurité intérieure est la plus parfaite illustration de son combat. Il a entendu les juges de l’empire lui signifier la décision et il sait ne pouvoir espérer aucune clémence.

On lui a dit « Demain à l’aube » et on l’a laissé seul avec un paquet de cigarettes qui lui crie dans la main « Fumer tue », une ampoule triste sans abat jour plaque sur un sol sans vie et les murs de béton lisse une auréole pâle.

Dans ce réduit sordide il a déjà attaqué sa mort, le silence. Il revoit sa vie dérouler son long cortége de combats et de luttes. C’est parce qu’il a tout donné. Que dès l’année 2007 il a compris le danger. La main mise sur le pouvoir d’un nouveau Bonaparte, le cortège d’injustice et le sacrifice du peuple, les crises financières, la faim, la répression.

C’est d’abord sur une image d’intégrité, d’honnêteté, de serviteur zélé à la nation que le futur dictateur en talonnettes en s’appuyant sur les privilèges accordés aux amis a construit son irrésistible ascension. Elle l’a conduit au pouvoir suprême sur l’Europe entière au moment en France commençait son troisième quinquennat.

Ce comportement affable et généreux a depuis laissé la place à des frasques, des positions et des décisions de plus en plus despotiques.

Remi se rappelle bien cette façon de dénoncer le moindre disfonctionnement, de se faire l’avocat de toutes les causes, sous n’importe quel prétexte. Nicolas avait toujours eu le ton juste dans ses discours et ses déclarations pour attirer à lui les différentes catégories de citoyens en dénonçant le plus tôt possible et très vivement le moindre caractère injuste et en annonçant des changements adaptés au moindre de ces problèmes. Nicolas premier n’hésitait pas non plus à intégrer à son équipe de « solutionneurs » les portes drapeaux des causes les plus importantes, même et surtout s’ils n’étaient pas du même bord.

Il contrôlait ainsi, étroitement, toute cause de mécontentement et beaucoup de personnes en entendant aussi clairement énoncer leurs espoirs et leurs attentes se laissaient d’autant plus facilement manipuler par l’homme.

Naturellement, derrière ses discours, Nicolas ne mettait en place que des « mesurettes » anecdotiques qui ne résolvaient en rien le problème évoqué, mais l’impatience et la colère étaient provisoirement calmées et il était possible de « passer » à autre chose.

La technique utilisée était pourtant parfaitement identifiable dans l’histoire des hommes, car les pires dictatures de la Rome antique à Napoléon et Hitler en passant par les despotes du continent africain ont toujours commencé ainsi et il aurait suffit d’un peu de vigilance et d’un recul d’une cinquantaine d’années pour comprendre ce qui était en train de se passer. Mais, mis à part quelques exceptions, dont Rémi, la démarche insidieuse avait une fois encore fonctionné. Rémi qui n’avait, lui cessé de lutter, malgré un ou deux appels à venir rejoindre les rangs de « l’utile », ce qu’il avait toujours refusé devait aujourd’hui, une fois Nicolas ayant atteint le sommet de gloire qu’il s’était fixé, le payer de sa vie.

Quand il perçoit un bruit de pas dans le couloir, Rémi sait bien que c’est pour lui. On vient l’arracher à son ultime rêverie pour le plonger dans ce néant qu’il redoute.

La porte s’ouvre, ils sont quatre. Ils ont quelque chose d’inquiet pense Rémi. Le plus grand des quatre dit simplement en regardant sa montre bracelet « C’est l’heure ». Cette phrase a quelque chose de surnaturel que Rémi ne comprend pas, il a dit c’est l’heure comme s’il n’y croyait pas.

« Tous les bourreaux réagissent-ils ainsi quand ils conduisent un homme qu’ils savent innocent à l’échafaud ? »  Se demande Rémi.

Le couloir qui conduit à la petite cour du supplice s’étend et aucune lueur ne semble vouloir lui donner une fin. Une marche pesante, éternelle vers cet endroit que Rémi imaginait rempli de lumière à l’heure qu’on lui avait indiquée.

Que se passe-t-il donc ? On m’avait dit le matin … Y aura-t-il un chant d’oiseau ?

La cour reste dans une obscurité muette. Ils ont l’air si soucieux, que se passe-t-il ? Un air de fin du monde. Mais pourquoi cette tête, ces regards anxieux ? Pourquoi avoir finalement agit en pleine nuit ?

Rémi, placé sur une planche verticale sent d’un seul coup le monde basculer subitement en avant … Un oiseau de métal chante un instant au dessus de sa tête.

 

Octave le gardien de nuit … réalise, avec torpeur, qu’au fur et à mesure que les heures s’étirent l’obscurité semble s’installer de plus en plus durablement. Il se demande ce qui est normalement prévu sur son contrat de travail, dans ce cas. La nuit semble s’épaissir au rythme des aiguilles de sa montre. Les clôtures de la centrale nucléaire brillent sous la lumière des projecteurs malgré l’heure matinale et son chien étalé à ses pieds a posé son museau sur le sol en geignant d’une façon nouvelle comme pour expliquer à son maître que ce matin là ne sera plus jamais un matin comme les autres. Pourtant, malgré cette nuit si installée Octave attend la relève, il entend d’ailleurs les premiers véhicules de la faction « Jour » qui se signalent au portail pour entrer dans l’enceinte de la centrale.

 

Partout en Europe et sur toute la surface de la planète terre maintenant concernée retentit un cri d’angoisse immédiatement relayé par toutes les ondes, Internet et les derniers Tamtam et tambours encore en activité. Ce cri fait le tour de la planète en un éclair.

 

Il s’agit pourtant d’un bien simple constat qui ne tient qu’en quelques mots :

 

« Le soleil s’est arrêté ».

Tiens ! Ca s’arrête donc Un Soleil ? 

La faute à qui ? Les russes ? Les chinois ? Les américains ? Les européens ?

 

Catastrophes mondiales impliquant dans sa brusquerie tous les hommes devenus frères et les animaux grands et petits qui dirigent leurs regards ou leurs antennes vers l’Est comme pour s’imaginer qu’il ne peut s’agir que d’une gigantesque blague.

 

Le soleil s’est arrêté mais le monde est pourtant bien là autour de moi, autour de nous. Le sol s’étale sous nos pieds, les étoiles brillent par million comme pour compenser cette lumière absente, mais l’homme a perdu son ombre fidèle et semble se replier sur lui-même comme avant sa naissance.

 

Le soleil n’est rien qu’une toute petite étoile dans un coin limitrophe d’une énorme galaxie ou de nombreuses étoiles naissent et meurent chaque seconde … Oui mais cette fois … c’est cette étoile insignifiante, la notre, qui s’est arrêtée.

 

 

Aparté

Nota (Chapitre à éviter si vous êtes rébarbatif à toute forme d’explication pseudo scientifique, ou  si vous êtes bac +8, ou issu de l’ENA ou  du CNRS)

Retranscription de l’émission télévisée  » La planète et Nous » diffusée sur (RTI) Radio Télévision Impériale le 5 janvier 2016.

 

Pour cette émission le professeur Antoine Quentin Docteur astrophysicien, prix Nobel de physique en 2015, professeur émérite d’astronomie au collège des trois Europes et membre de l’académie de l’enseignement impérial européen a été interviewé par Raymond Pitenpoids responsable de la rubrique « Science et avenir de l’homme ».

Cette émission de « vulgarisation intelligente » (cela signifie qu’il ne s’agit donc pas de science fiction, puisqu’elle a été interdite du fait de son caractère utopique et euristique incompatible avec les fondements logiques de l’empire) était consacrée au « système solaire ».

 

RP : « Docteur Quentin vos travaux exemplaires ont permis de parfaitement comprendre l’ensemble des phénomènes qui régulent les équilibres cosmiques et quantiques des galaxies et plus précisément des mécanismes en cause pour le système solaire qui est comme vous l’avez signalé plusieurs fois assujetti  aux mêmes lois que la galaxie. Pourriez vous nous parler du soleil : cette étoile qui nous fait vivre en nous apportant constamment l’énergie nécessaire à notre survie ? »

DAQ :  » Oui, bien entendu, vous allez voir, finalement, tout cela est assez simple. Il faut d’abord comprendre que le plus simple des atomes est celui qui correspond à la forme équilibrée la plus rudimentaire, puisqu’il s’agit uniquement d’un noyau et de deux électrons. Il s’agit donc de l’hydrogène. Du fait même de cette simplicité il est présent partout dans l’univers. On peut même dire qu’il représente la quasi-totalité de la matière « atomique » disponible. Ainsi, par exemple s’il fallait quantifier la masse d’hydrogène de l’univers on pourrait situer sa présence dans un ordre voisin de 99, 9 % de toute la matière existante. Comme vous le savez également à l’état gazeux l’hydrogène est particulièrement instable et il ne faut pas grand-chose pour en déclencher l’explosion, rappelez vous du dirigeable Zeppelin. Aussi, du fait de son omniprésence, lors du « Big Bang » et en fonction de l’emplacement par rapport à ce point d’origine se sont réalisés des amalgames de ces atomes qui se sont mis à tourner sur eux-mêmes en se concentrant par secteur. Car s’il est vrai que l’hydrogène est le gaz le plus léger existant sur notre planète il n’en demeure pas moins très pesant, surtout par rapport au néant. Et l’effondrement quantique simultané au Big Bang a fait en sorte que ces rotations ont considérablement augmenté la pression de ces amas. Plus ils étaient gros et plus la pression augmentait, au point de rompre l’équilibre atomique et de déclencher la fission thermonucléaire qui a quasiment immédiatement donné naissance aux galaxies et aux étoiles. C’est précisément à cet instant que s’est formé notre univers. »

RP : « Mais alors que faites vous de la théorie de Samuel Oscar David qui parle lui d’un non Big Bang et avance la théorie du « Seultout » pour expliquer la naissance de l’univers » (Cf. du même auteur : Le dernier cri des catacombes). »

DAQ : « De grâce Raymond restons sérieux, Oscar David n’est rien moins qu’un pitre iconoclaste qui sous couvert d’une épistémologie maladive s’est cru, un instant susceptible de bouleverser nos connaissances. Dieu merci nous avons dénoncé à temps ce déviationniste et  tout est rentré dans l’ordre. La théorie du « Seultout » est maintenant définitivement retournée au rang des élucubrations et nos jeunes chercheurs peuvent poursuivre notre œuvre sans craindre d’être trompés par des saltimbanques. »

RP : « Oui alors retournons à notre bon vieux soleil »

DAQ : « Donc, comme pour toutes les étoiles, une masse considérable d’hydrogène s’est mise à tourner sur elle-même. Les atomes du centre se sont alors naturellement resserrés et compte tenu de la loi de l’attraction universelle ont attiré vers le centre un nombre grandissant d’atomes. Cette masse devenant de plus en plus compacte a attiré à elle tous les atomes d’hydrogènes se trouvant relativement proche, puis au fur et à mesure que la masse s’est accrue de plus en plus lointain. La future étoile se comporte à ce stade comme un véritable aspirateur à hydrogène ou si vous préférez une image plus scientifique comme un cumulonimbus qui aspire à lui tous les nuages des environs lors de sa composition. Donc, la masse gravitationnelle a augmenté de façon exponentielle resserrant jusqu’à la rupture les atomes placés au centre de cet amas. Précisément lorsque la pression est devenue trop forte l’explosion s’est déclenchée mettant ainsi un terme à la collecte de l’étoile. Cette explosion a eu pour conséquence de rejeter une partie du gaz accumulé qui a permis de construire ultérieurement les planètes. Car une fois installé dans un endroit moins perturbant les atomes ont pu échanger leur matières et donner naissance à de nouveaux atomes de plus en plus complexes. La combinaison aléatoire de ces nouveaux atomes a donné les premières molécules puis l’association des molécules à de nouveaux matériaux jusqu’à la vie. »

RP : « Cela signifierait donc que les étoiles, elles, sont incapables de créer de nouveaux atomes et de nouvelles molécules ? »

DAQ : « Précisément, non, mais les tensions à l’intérieur des étoiles et la chaleur insupportable du noyau central interdisent des mutations de la nature de celles que l’on peut observer dans leur environnement proche. La seule « mutation » autorisée est la mutation de l’hydrogène en hélium qui correspond à la perte d’un des deux électrons en gravité autour du noyau. Cette matière se trouve cependant dans une étape intermédiaire, déséquilibrée en quelque sorte par la perte de cet électron et c’est pour cette raison que nous parlons de corps instable. Aussi cette forme de matière n’affecte à un instant donné qu’une toute partie de la masse d’hydrogène, en périphérie de l’étoile et cela de façon très brève. Il est assez difficile de s’imaginer quelle est la température au centre de l’étoile car il n’existe aucun étalon de mesure à l’échelle humaine. Mais il s’agit de plusieurs milliards de degré, ce qui donc, encore une fois, ne veut rien dire du tout pour nous. Mais il faut bien comprendre que cette température chute très rapidement au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre et sur la « surface » du soleil elle n’est ainsi plus que de quelques millions de degré. Mais ces explosions internes sont relayées par la matière et une fois atteinte « la croûte solaire » elles deviennent parfaitement visibles puisque c’est elle qui nous fournissent la chaleur et la lumière. »

RP : « La croûte solaire ? Le soleil aurai-il donc une surface solide comme les planètes ? »

DAQ : « Non, il ne s’agit pas tout à fait de cela ; D’ailleurs toutes les planètes n’offrent pas une surface uniforme sur laquelle il fait bon vivre et certaines d’entre elles, dont Jupiter elle-même, ne sont en fait que des boules de gaz sans aucune croûte solide. Ce que l’on appelle croûte dans ce cas correspond à une limite au-delà de laquelle la cohésion moléculaire n’est plus assurée. La surface du soleil représente ainsi une écorce pâteuse de quelques milliers de kilomètres d’épaisseur. Cette écorce se situe à environ 700 000 Kilomètres du centre de l’étoile et bien que la température y soit beaucoup plus basse qu’au centre elle est tout de même suffisamment élevée pour empêcher l’existence d’une réelle couche de matériaux. Pour résumer ainsi la situation il faut comprendre qu’à chaque explosion interne celle-ci se propage dans l’étoile jusqu’à sa surface et déchirant le magma de l’écorce jaillit littéralement sous la forme de ponts de lumière et ce chaleur pouvant, dans certains cas, atteindre une hauteur supérieur à la distance qui nous sépare de la lune c’est-à-dire plus de 300 000 kilomètres, c’est ce que l’on appelle les éruptions solaires.

RP : « Alors, c’est donc ainsi que nous parvient sur la terre la lumière et la chaleur »

DAQ : « Certes, mais il faut préciser que malgré la violence des explosions, la masse du soleil est colossale aussi la plus grande partie de la matière éjectée reste assujettie à l’attraction universelle et retourne naturellement au sein de l’astre et c’est pour cela que les explosions dessinent des arcs courbes et que la plus grande partie de la matière éjectée est réintégrée au soleil lui-même. Ainsi il ne s’échappe qu’une très infime partie. Dieu merci, car nous ne sommes pas si loin que cela du soleil. En réalité il faut à la lumière du soleil environ 8 minutes pour nous parvenir ce qui en fait une étoile très proche, puisque la vitesse de la lumière est d’environ 300 000 km à la seconde. 8 minutes signifient donc que l’on se trouve à 8 fois 60 fois 300 000, c’est-à-dire à 144 millions de kilomètres, ce qui est une valeur infime comparée aux immensités cosmiques. Si le soleil ne réabsorbait pas plus de 99 % de l’énergie qu’il dissipe la terre serait brûlée depuis longtemps et ressemblerait plus à Mercure ou Vénus et nous ne pourrions y vivre.

RP : « Mais il existe donc bien une dissipation de la matière originelle, cela ne suppose donc-t-il pas que notre étoile s’épuise et qu’elle pourrait un jour se retrouver à cour de carburant ? »

DAQ : « Certes, vous avez raison, le soleil transforme chaque microseconde qui s’écoule la valeur de 2 ou 3 fois le volume de la terre mais cela se traduit par une très faible usure de ses réserves, puisqu’il ne laisse échapper qu’une infime partie de sa matière. Actuellement le diamètre du soleil est de un million six cent mille kilomètres et son volume en kilomètres cubes de 1,5 suivi de 18 zéros, la terre, elle avec ses 12 500 kilomètres de diamètre représente un volume de 1 suivi de 12 zéros de kilomètres cubes. Je dis actuellement pour le soleil, car il s’agit de variables. En effet, au fur et à mesure que l’étoile éjecte sa matière la pression à l’intérieur à tendance à chuter en même temps que la force d’attraction, cela explique que le  soleil de dilate petit à petit. On estime ainsi que le soleil qui a un volume relativement stable depuis sa création, c’est-à-dire de 4 à 5 milliard d’années devrait devenir une géante rouge dans 4 à 5 milliard d’années encore. Il occupera, alors, un volume considérable englobant la quasi-totalité de son système dont immanquablement la terre. Puis il s’effondrera sur lui-même et deviendra une naine blanche de nouveau dans 5 milliards d’années. Ces phénomènes vont donc être très progressifs et ne devrait guère concerner les hommes puisque la vie sur la terre telle que nous la connaissons n’est apparue réellement que depuis quelques centaines de millions d’années et que la présence de l’homme n’est aujourd&’hui avérée que depuis 2 à 3 millions d’années. Aussi si votre question était : Mais le soleil peut-il brusquement s’épuiser et s’arrêter la réponse est sans aucun doute NON. Notre bon vieux soleil, comme vous l’avez appelé, nous survivra largement, je vous rassure. »

RP : « Ouf, voilà qui est bien rassurant car savoir que nous ne risquons de manquer ni de lumière ni d’énergie nous permet d’envisager sereinement l’avenir et gageons que d’ici là l’homme aura suffisamment progressé dans ses savoirs pour assurer la pérennité de son espèce sous d’autres cieux, d’autres planètes, d’autres galaxies. En tous les cas merci Docteur pour ces explications. N’oubliez pas que la semaine prochaine nous recevrons le Docteur Piquedouille qui évoquera cette fois ses recherches sur la vie impossible et qui nous conduira cette fois au fond des abysses et des volcans. Docteur Quentin, puis je vous laisser le mot de la fin ? »

DAQ :  » Merci Raymond, de m’avoir invité, j’espère que nos téléspectateurs ont pu grâce à cette émission en apprendre d’avantage sur la science en général et sur le soleil en particulier. Je voudrais seulement terminer en insistant sur le caractère sécurisant à notre échelle, n’ayez donc aucune peur de la vie car soyez-en certain notre étoile solaire reste le plus fiable de nos compagnons et croyez moi …, notre bon vieux soleil a vu naître les hommes et il est encore avec nous … pour longtemps … et même très longtemps. Je tiens, enfin, à remercier chaleureusement l’empereur Nicolas Premier pour sa grande préoccupation à offrir de telles tribunes à la science. »

 

NOTA : Retranscription de l’émission télévisée  » La planète et Nous » diffusée sur RTI le 5 janvier 2016. Source : Web = »http://www.europeimpérialtele.eur

 

(Amis internautes, attention, ce lien ne fonctionnera qu’en 2016, ne cherchez pas à l’activer).

 

Européenne gazette du 19 Mai 2017 :

Météorologie :

 

Aujourd’hui le soleil dominera sur toute la France, les températures seront en nettes hausses ce qui donnera un temps relativement clément pour la saison.

 

Astrologie :

 

Les poissons du premier décan seront directement placés sous l’influence du soleil, ils peuvent s’attendre aujourd’hui à d’excellents résultats pour tout ce qu’ils vont entreprendre.

 

Johann, Elizabeth, Octave en communion avec tous les êtres humains de la planète terre regardent leurs montres, leur réveils, leurs beffrois : Cette mauvaise farce ne marche pas. Mais que fait le gouvernement ? Ca ne marche pas. Qu’est ce qu’ils attendent pour agir !

 

Dans le hôpitaux, les malades oublient un instant leur douleur. Seule compte cette horrible nouvelle :

 

 » Le soleil s’est arrêté. »

 

S’ajoute à leur sacrifice une ultime estocade … une impression de vide qu’il ne soupçonnaient pas dans leur vie, à la peine de disparaître de ce monde s’ajoute cette fois la certitude que leur lutte et leur message d’espoir est devenu définitivement inutile.

 

DIX Heures du matin toujours le 19 mai 2017 :

Premier communiqué officiel:

Allocution de Nicolas Premier empereur de toutes les Europes

 

 

« Chers compatriotes, nous avons tous constaté la terrible nouvelle qui s’abat sur notre pays et sur la planète toute entière. Le soleil, aujourd’hui ne s’est pas levé.

 

Nous avons immédiatement réagi et convoqué une commission d’experts pour comprendre ce qui s’est passé, mais surtout pour envisager d’apporter un remède à ce terrible disfonctionnement de notre astre.

 

Les experts réunis sont unanimes et leurs conclusions sont plutôt rassurantes.

 

Le soleil n’est pas éteint. Dieu Merci, tous nos experts confirment que le ralentissement de son activité n’est que temporaire et que tout devrait rentrer dans l’ordre dans quelque temps.

 

Je ne peux que vous demander du sang froid et un peu de patience. Restez chez vous ou retournez-y si vous êtes sortis. La cellule de crise va une nouvelle fois permettre que cet événement n’affecte pas durablement notre société et notre économie. Si cela vous est possible, restez à l’écoute de votre télévision ou de votre radio. Nous vous tiendrons informé des développements et de nos décisions, mais faites confiance à nos émérites experts, tout ira bien, je vous le promets solennellement. »

 

Quelques accords du « vaisseau fantôme » suivirent cette allocution.

 

Puis Fabien Solderat le journaliste attitré du 20 heure de l’ORTE (Organisme de radio et de télévision européenne, note de l’auteur)  prit alors la parole sur toutes les ondes francophones.

 

« Bonjour, c’est Fabien Solderat, votre serviteur dévoué. Compte tenu de l’événement et de façon à faire circuler le plus rapidement possible l’information, nous avons décidé l’état de crise sur nos antennes. La dernière fois que nous avons utilisé cette solution, il s’agissait également d’un événement important, même si il n’affectait pas notre quotidien de façon aussi catégorique aujourd’hui. Souvenez vous c’était le mois dernier, il s’agissait de la grève des Energiseurs (en européen dans le texte). Cette mesure nous a permis de vous tenir informé des mesures prises et vous a permis de suivre les efforts de notre gouvernement pour remettre en route la machine sans aucune perturbation majeure. L’appel au civisme a permis aux CIS (Compagnies Impériales de Sécurité : note de l’auteur) d’accéder sans dommage et dans les délais les plus brefs aux différents centres perturbateurs et après neutralisation des grévistes d’amener et d’affecter le personnel nécessaire à la remise en route de nos centrales sans pratiquement aucun dommages collatéraux, puisqu’en dehors des dizaines de milliers de salariés grévistes on a eu à déplorer seulement la mort d’une centaine de personnes n’ayant pas respecté les consignes.

 

Aussi, nous insistons une nouvelle fois, le gouvernement est en train de réfléchir pour résoudre cette crise. Ne vous affolez pas, comme à son accoutumé notre Empereur Nicolas premier mettra tout en œuvre pour vous permettre de rétablir la situation, restez chez vous, laissez votre télévision, votre poste ou votre ordinateur allumé pour écouter les instructions et faites confiance dans l’autorité suprême, elle s’occupe de vous. »

 

Paradoxe? Mauvaise farce? Mauvais choix ?

 

La présentation de Solderat est suivi de la diffusion de « La petite musique de Nuit » de Mozart, le morceau est interprété par le grand orchestre de l’empire.

 

12 Heures :

 

 

« Nous arrêtons notre intermède musical car le Docteur Antoine Quentin va faire une communication depuis le CERN de Genéve.

 

« Docteur Quentin à vous la parole. » 

 

DAQ : « Bonjour, chers compatriotes, à la demande de notre cher  empereur je vais vous expliquer ce qui semble s’être produit au sein de notre étoile si chère et je vais vous expliquer le plus simplement possible pourquoi il est inutile d’envisager le pire. Mais tout d’abord pour ceux qui le peuvent je leur demande de bien regarder en direction du soleil. Vous apercevrez en effet distinctement notre étoile à son emplacement ordinaire. Il vous apparaîtra beaucoup plus gros que d’habitude, environ 2 à 3 fois le diamètre de la Lune mais rassurez vous cela ne signifie pas ou qu’il ait grossi ou que la terre se soit rapprochée du soleil. Non il s’agit simplement d’une illusion d’optique. Il est en effet, hors de question en temps normal de regarder le soleil. Mais lors des éclipses et vous munissant de lunettes spéciales vous avez peut-être déjà eu l’occasion de l’observer. Vous savez alors qu’il apparaît beaucoup plus gros que lorsque vous lui lancez un regard fugitif. C’est aussi la même raison, cette fois associée à des diffractions à cause de l’atmosphère qui vous montre parfois une énorme boule de feu quand le soleil se couche sur un horizon marin. Donc, ne paniquez pas le soleil est bien à sa place et vous pouvez, pour une fois le regarder directement sans craindre d’être aveuglé. Alors, observez le, quelques instants. Que voyez vous exactement ? 

 

Il se détache nettement sur l’horizon et vous distinguez parfaitement sur sa surface et son pourtour des traits rouges orangés jaillissant un peu partout. Ce sont de gigantesques flammes hautes de plusieurs milliers de kilomètres qui courent ainsi à sa surface. Ce sont d’ailleurs ces flammes qui ont permis à la terre de conserver une température quasiment normale, car vous pouvez facilement le constater la température globale de la planète n’a pas baissée. Combine de temps faudrait-il, à votre avis pour que la terre soit entièrement gelée si le soleil était vraiment arrêté ? Et bien je vais vous le dire quelques microsecondes suffiraient car si la terre était placée brutalement dans le néant, son refroidissement serait immédiat. Ne perdez donc pas espoir.

 

C’est la preuve irrémédiable que le soleil n’est pas éteint, mais qu’il « tourne » simplement au ralenti. Cela prouve aussi et surtout que si ces flammes gigantesques émises en son centre parviennent jusqu’à sa surface et arrivent à franchir l’obstacle que constitue cette limite c’est bien et surtout que le soleil fonctionne encore parfaitement et que la fission thermonucléaire est restée ce qu’elle est depuis quatre milliards d’années.

 

Que s’est-il donc exactement passé ? Et bien pour le moment nous n’en sommes qu’à des hypothèses mais nous devrions pouvoir les confirmer rapidement, dès que les sondes spatiales placées autour du soleil pourront de nouveau nous envoyer leur signal. Car si ces sondes sont restées muettes depuis une quinzaine d’heures, nous nous attachons à les remettre en route dans les plus brefs délais.

 

Précisément, ce ralentissement pourrait être la conséquence d’un phénomène spontané qui aurait déstabilisé pour un temps les environs proches du soleil. On suppose qu’une explosion d’une ampleur phénoménale a du avoir lieu  sur la face cachée du soleil.  Cette hypothèse est confirmée par le fait que la planète Jupiter qui se trouvait elle directement exposée a reculé subitement sur son orbite comme l’a indiqué la Google compagnie à l’aide de son puissant télescope spatial. La mesure de cette déviation nous a permis d’estimer une explosion correspondant à 0,5 % de la masse totale du soleil. Certes il s’agit d’un événement exceptionnel mais cela ne devrait pas affecter le fonctionnement du soleil au-delà de quelques heures. La quasi-totalité de la matière a dû cette fois réintégrer notre étoile et tout devrait rentrer dans l’ordre très rapidement cette fois. Cette explosion contraint notre chère étoile à une réorganisation en profondeur mais, encore une fois aucun processus vital n’est atteint et tout va maintenant rentrer en ordre. Le cœur de l’étoile n’est pas affecté comme l’indique sa surface et cette vaste turbine thermonucléaire ne va pas tarder à se remettre en route. Ne lui en voulez pas, le soleil a déjà vécu quatre milliards de nos années, alors que représente pour lui ces quelques heures de relâche ? C’est un petit peu comme si un être humain arrêtait de respirer quelques secondes en somme. »

 

Dans le désert Mauritanien le chef Katoupigé a réuni la tribu. Ni radio, ni télévision quand un homme est sage il sait parler aux Dieux. Le chef parle à son peuple, il sait maintenant que loin de toute fatalité l’homme n’a pas su se montrer digne de son créateur. Il sait que quand le ciel se vide c’est que l’homme l’a mérité. Il sait aussi à qui l’homme doit des excuses, il demande à son peuple de s’adresser aux dieux et de clamer haut et fort combien l’homme a mérité ce destin. Il ne demande rien pour eux-mêmes ni pour les hommes il veut simplement faire comprendre aux Dieux que l’homme comprend et accepte le verdict.

 

De longues files se forment dans les confessionnaux des églises de toutes les religions. Les prêtres, curés, mollahs, architrucs, popes et papes, même les chefs d’Alquaïda appellent au repentir. Le Deus marketing fonctionne à plein régime. Les hommes dénoncent pêle-mêle le péché des autres, surtout de ceux qui les ont précédé. Les offrandes d’un argent venu de nul part remplissent les caisses des églises instituées pour permettre aux hommes d’acquérir au dernier moment suffisamment d’éternité … et survivre au soleil.

 

L’empereur Nicolas premier a compris ce nouveau signe du destin. Il rêvait d’être l’homme le plus puissant de « l’ancien monde » il sait qu’il va devenir cette fois l’homme le plus puissant de la planète et il sait que ce n’est certainement pas le moment de se repentir … de quoi d’ailleurs ?

 

Il a convoqué une réunion plénière des pays possédant des lanceurs spatiaux car le Docteur Quentin lui a soufflé une idée qu’il doit exposer vite, très vite à ces collègues chef d’état. Il les a convoqué en urgence à Florence la nouvelle capitale Européenne. Les huissiers et autres commis du protocole s’afférent pour que ce sommet mondial improvisé soit inoubliable tandis que s’organise le ballet des avions présidentiels.

 

Le chef Katoupigé n’a pas reçu de convocation : Sa tribu ne possède ni lanceur ni l’arme atomique.

 

Un homme sans son ombre n’est qu’un pantin sans espérance.

18 Heures :

 

Il fait froid cette fois, très froid. La température aux pôles doit maintenant être proche de moins soixante degré Celsius. Personne n’en parle mais on suppose que ni les manchots du pôle sud, ni les Inuits ignorés au Nord ne peuvent survivre. A l’équateur la température est proche de cinq degrés.

 

Une énorme boule noire enrubannée de nuées ardentes glisse dans un ciel étoilé. De ci delà les constellations tronquées marque la fin d’une immuable éternité.

 

Nicolas Premier a terminé son tour de table et les grands chefs relayés par leurs délégués ont cautionné son plan audacieux.

 

Ce petit homme n’est plus à l’image de Dieu : Il est dieu lui-même.

 

19 Heures :

 

Nouvelle allocution de l’empereur de toutes les Europes. Relayé dans le monde entier, dans toutes les langues.

 

NP : « Chers compatriotes, habitants de la planète terre. »

 

Les drapeaux usuels ont disparu du décor. L’estrade de l’empereur se détache sur une image de la planète terre en rotation derrière lui.

 

« Je viens donc de réunir un sommet mondial pour organiser la riposte. Car il n’est pas question évidemment d’en rester là. Le soleil est à notre service et pas le contraire et tout soleil qu’il est il va bien falloir qu’il se plie à notre volonté. »

 

Une incontestable jubilation dégouline de son discours, elle le secoue dans tous les sens, passant d’une épaule à l’autre, le faisant trépigner sur place. L’Empereur bien aimé semble connecté au réseau électrique tant la fréquence de ses trémoussements incontrôlés apparaît proche des 70 hertz qui alimentent son micro.

 

« Le congrès des scientifiques mondiaux réuni à mon initiative à Genève vous a mis au courant de ses premières conclusions et de sa vision rassurante des choses par l’intermédiaire du Docteur Antoine Quentin, l’un de nos plus éminent scientifique. Le retour d’information des sondes solaires a confirmé ses hypothèses, comme vous l’expliquera lui-même après ce message le Docteur Quentin. Terriens, soyez fiers de vous, nous allons rallumer le soleil. La commission d’experts a, en effet, calculé précisément la quantité d’énergie nécessaire au rallumage définitif du soleil. Il se trouve que nous avons, nous les terriens en stock cette énergie pour lancer ce processus. Elle est emmagasinée dans les ogives nucléaires des différents pays possédant l’arme atomique. En fait il s’agit de « débloquer » la plus grande partie puissance de frappe possédée par douze pays.

 

Le protocole signé tout à l’heure à Florence, à mon initiative, a permis une entente entre tous et ces charges ont été mises à la disposition du projet. Il n’est, malheureusement pas question d’utiliser les missiles porteurs. Leur portée n’est qu’intercontinentale et ne pourrait permettre d’atteindre le soleil.

 

Par contre, nous avons actuellement un nombre suffisant de lanceurs pour envisager l’envoi sur la surface du soleil de ces charges réquisitionnées. Aussi, nous avons très rapidement accéléré les opérations de mise à feu des fusées nécessaires. Ainsi, sont en ce moment ou je parle déjà en cours de préparation, trois fusées « Longue marche 3″ à Jiuquan, deux fusées « Ariane 6″ à Kuru, quatre fusées « Titan 5″ à Cap Canaveral, trois fusées « Poutine 5″ à Baïkonour, deux fusées « Toshi 2″ partiront enfin de Uchinoura au Japon. La répartition des charges nucléaires, consenties par chaque pays et l’acheminement est également en cours d’organisation. Le lancement devrait pouvoir s’effectuer dans moins de dix heures. Le lancement de toutes les fusées pourra ainsi être programmé dans moins de douze heures et il est prévu environ 2 jours pour parvenir au soleil. Le tir des fusées sera cadencé pour permettre leur regroupement en un endroit précis et se dirigeront parfaitement regroupées vers le soleil. Mais le professeur Quentin vous en parlera plus longuement lui-même. Je puis vous dire que l’explosion simultanée de toutes ces charges à la surface du soleil permettra de recréer localement des conditions d’exploitation normales et que cette situation s’étendra immédiatement à l’ensemble de l’étoile et accélérer, ainsi, sa remise en route.

 

Je tiens, donc, à remercier tous les scientifiques et les chercheurs de toutes les races, de tous les temps, mais plus spécifiquement les Européens, qui, grâce à leur travail et leur passion vont permettre à l’homme de montrer à l’univers entier de quoi la race des terriens est capable. Je souligne aussi que cela s’est fait à l’initiative de l’Empire Européen dont la sagesse et la pertinence des analyses ont, ainsi, été, une nouvelle fois, démontrées.

 

Je suis donc certain que le « nouveau futur » de la race humaine est maintenant en route et que chaque être humain comprendra la nécessité d’un nouvel ordre mondial, organisé autour des valeurs de l’Empire et je vous donne rendez-vous d’ici deux jours pour tirer la quintessence définitive de cette page de l’histoire des hommes. »

 

C’est de nouveau le vaisseau fantôme qui clôt cet entretien. La musique estompe la voix de l’empereur remplaçant ses trémolos et vibrations d’auto satisfaction par quelques grincements de violonistes.

    

19 H 30 Raymond Solderat reprend la parole.

 

« Bonsoir, il est bientôt 20 H, en France. Cela va donc faire maintenant environ 15 H que notre soleil tourne au ralenti. La température est à l’équateur de l’ordre de zéro degré. Mais elle est reste de cet ordre au nord pratiquement jusqu’au cercle polaire et au sud jusqu’au tropique du cancer. La température sur les pôles s’est, elle, stabilisée à moins soixante degrés. Ceci a conduit à une importante glaciation des océans sous ces latitudes. Ceci explique un arrêt de tous les échanges climatologiques habituels et la baisse brutale du niveau des mers. L’Angleterre n’est plus une île, la Méditerranée a quasiment disparu, la Hollande et la Belgique ont multiplié par trois leur surface. Restez chez vous et couvrez vous les spécialistes du climat sont formels l’activité du soleil est suffisante pour que cette température ne bouge plus.

 

On nous signale que les CIS ont reçu l’ordre d’appréhender durement toute personne en vadrouille et de réprimer non moins durement tout rassemblement. On a déjà cité des cas de pillage de magasin ici ou là. Ne vous inquiétez pas. L’Empire a réquisitionné les moyens et les hommes pour pourvoir à vos approvisionnements. En cas de besoin, utilisez votre téléphone ou celui de vos voisins mais surtout restez chez vous et ne bougez pas.

 

Dans quelques minutes et à la demande de notre vénéré Empereur le professeur Quentin sera sur l’antenne depuis Genève et vous commentera comme promis les derniers développements scientifiques que vous avez à connaître. Mais je le répète, seuls les personnes autorisées et dûment mandatées sont autorisées à se déplacer. L’Empire a mis à votre disposition deux standards téléphoniques l’un si vous avez des problèmes matériels l’autre si vous avez des problèmes de nature psychologique. Si vous êtes équipés du dernier modèle de téléphone de la marque européenne « Ceki » vous n’avez qu’à prononcer « matériel » ou « psi » pour être mis en relation avec ces services. Autrement, composer le 45 28 799 669 669  pour le matériel et le 28 32 895 784 326 pour la cellule de crise psychologique. Je répète : Composer le 45 28 799 669 deux fois  pour le matériel et le 28 32 895 784 326 pour un appui psychologique. Vous pouvez, bien évidemment, également nous retrouver sur Internet, sur le site de l’Empire : Tapez Empire et laissez vous guider. »

 

Rediffusion à la télévision d’un épisode de « Thierry la Fronde », la série préférée de l’empereur, tandis que la radio a opté pour un patchwork  de chants grégoriens (l’empereur est également friand de cela).

 

Si en France, ce qui reste du soleil a disparu à l’horizon, il passe majestueusement au dessus de la Russie, un reste de lueur orangée étale sur la Taïga recouverte de neige et de glace une vision surnaturelle. Les regards des hommes et des animaux se tournent avec incompréhension vers ce sinistre reliquat d’étoile qui étend une nuit de plus en plus incompatible.

 

Dans le désert Mauritanien les hommes se sont allongés sur le sol, au côté de leur chef. Ils regardent tristement cette boule noire recouverte de minces filets orangés disparaître à l’horizon. Ils savent, eux, qu’ils ont vécu, ainsi, le dernier des jours de l’homme et que de cette dernière nuit, ils ne se réveilleront pas.

 

21 H …

 

Les hommes ne seraient-ils plus en guerre ? En tous les cas, pour une fois aucun conflit n’a été évoqué. Fallait-il que le soleil s’arrête pour que les hommes deviennent sages ?

 

Aucun des conflits en cours n’a cependant vraiment cessé. La guerre continue différemment et même si la pénombre n’est pas très propice, les appendices technologiques ajoutés aux fusils permettront de ne rien lâcher, nul part.

 

Simplement … les événements ont conduit à évoquer d’autres priorités et les sirupeux chants grégoriens ne dissimulent le mal humain qu’aux oreilles de ceux qui les écoute.

 

Antoine Quentin en direct de Genève :

 

« Chers compatriotes, Bonjour.

 

A la demande de notre Empereur bien aimé : Nicolas premier, je vais vous expliquer le projet que nous avons mis en place en réunissant toutes les nations du monde entier dans un élan de solidarité face au cataclysme qui bouleverse notre vie.

 

Comme vous avez pu le constater, le soleil n’est pas mort puisqu’il nous fournit suffisamment d’énergie pour permettre à la terre de ne pas sombrer dans le vide et le froid cosmique. Toutefois, il faut bien considérer que les conditions dans les quelles nous sommes, si elles devaient durer ne seraient que très voisines de celles aux quelles nous sommes habituées. Nous ne savons toujours pas exactement ce qui s’est passé mais nous sommes maintenant sur d’une chose. Le soleil souffre d’un déficit temporaire très probablement due à une explosion magistrale sur sa face cachée. Nous n’avons, toujours pas pu capter des signaux des différents satellites que nous avions mis en orbite lointain autour du soleil. Mais les données recueillies sur Jupiter confirment pleinement cette hypothèse et nous avons pu même estimer la quantité de matière et d’énergie impliquée dans ce phénomène. Cela représente un peu plus de 10 % de la masse totale du soleil. Evidemment nous avons eu beaucoup de chance que le soleil est choisi un instant ou il nous tournait le dos car nous ne serions plus ici pour en parler.

 

Cependant, pour ceux qui ont eu l’occasion de suivre notre précédente émission, vous le savez, lors d’une explosion le soleil compte tenu de sa masse donc de sa force d’attraction récupère rapidement la quasi-totalité de la matière et de l’énergie. Ainsi, cette gigantesque explosion ne se traduit pas par une perte de 10 % de la masse du soleil. Mais une fois le processus stabilisé il ne reste plu en matière dissipée que quelque 0,5 % de la valeur initialement impliquée par cette explosion. Cela signifie, donc, que notre étoile est au maximum amputée de quelques 5 pour 10 000 de sa masse initiale. Certes cela représente des valeurs considérables à l’échelle de notre terre, mais rassurez vous très peu pour le soleil lui-même.

 

Le problème, toutefois, réside dans une nécessaire réorganisation au sein du soleil lui-même. Ainsi, ce que nous supposions être quasi instantané semble réclamer un temps certain. Bien évidemment nous n’avons qu’une vision très théorique de la façon dont cette matière « devenue froide » se réintègre au cœur de l’astre et il semblerait qu’une partie de nos équations ne soient plus tout à fait adaptée à l’intense chaleur qui règne au cœur du soleil.

Il nous faut cependant, bien comprendre que si le soleil doit avoir environ quatre milliards d’années d’existence. Cette panne provisoire depuis une vingtaine d’heures, maintenant, correspond finalement à moins d’une microseconde si on relativise cette donnée en fonction de la durée de vie moyenne d’un être humain.

 

Notre empereur bien aimé nous a conduit à un raisonnement fondamental, en nous faisant préciser si le soleil était ou non une simple machine. Cela nous a conduit à raisonner sur les possibilités offertes à l’être humain aujourd’hui de maîtriser ou non cette machine.  

 

Précisément, en fonction de la température au centre du soleil et des difficultés qu’il semble avoir à réinstaller un processus normal sur sa surface, nous avons pu calculer la quantité de chaleur, donc d’énergie, nécessaire à sa remise en conditions opérationnelles normales.

 

Nous avons donc pu calculé exactement cette valeur et nous nous sommes aperçus que dans les silos militaires nous avions entre deux et trois fois la puissance nécessaire. Nous avons aussitôt regardé quels étaient les lanceurs rapidement opérationnels pour cette mission et commencé les négociations avec les différents états impliqués. L’ampleur du défi que nous, terriens, grâce à notre niveau scientifique pouvons lancer à l’univers a reçu l’aval immédiat des différentes entités concernées, sous réserve que nous soyons capable d’organiser une logistique exemplaire de façon à ne permettre à aucun des états, ainsi, fédérés de ne pas profiter de cette situation pour « gonfler » son stock d’armes nucléaires mais de garantir que toutes les armes réquisitionnées et acheminées seront bien utilisées dans le cadre de cette mission.

 

Notre Empereur bien aimé vous a détaillé les mesures prises, je n’y reviendrais donc pas. Sachez, cependant, que nous avons organisé un tir général qui va permettre un regroupement de toutes les fusées à environ 100 000 kilomètres de la terre. Aussi, en fonction de l’emplacement de chacun des pas de tir et du poids respectif de chacune des fusées, le décollage s’effectuera pour l’ensemble des fusées impliquées, qui est je vous le rappelle de vingt et une dans un espace de temps de l’ordre de 10 minutes avec pour certaines des tirs parfaitement simultanés. Vingt de ces fusées emportent à leur bord chacune 600 Tonnes de plutonium répartis en 1 200 ogives d’une tonne chacune. La vingtième fusée sera utilisé comme tracteur, elle emportera uniquement du carburant et du comburant et permettra de par sa masse et sa vitesse, la plus importante jamais atteinte par une fusée terrienne de « tirer » littéralement les autres fusées pour aller au plus vite sur l’objectif.

 

Mais, me direz vous, le soleil est situé quand même à plus de cent quarante millions de la terre, comment et pourquoi dans ces conditions envisagez vous un vol de seulement deux jours pour parvenir sur le soleil.

 

Bien évidemment, aujourd’hui aucun de nos projectiles ne sont capables de telles vitesses.

 

Cependant il vous faut comprendre qu’il ne s’agit pas, pour une fois, d’une mission d’exploration mais au contraire l’objectif est de percuter le soleil le plus vite possible. Ainsi la totalité du carburant sera affecté à l’accélération des fusées. Enfin, les fusées se dirigent cette fois vers le centre du système solaire. Précisément le soleil représente à lui tout seul plus de 90 % de la masse totale de ce système. Ainsi plus les fusées se rapprocheront et plus elles atteindront des vitesses vertigineuses, lorsqu’elles percuteront l’étoile leur vitesse sera voisine de 200 000 kilomètres par seconde, c’est à dire très proche de la vitesse absolue.

 

Aucune mise à feu n’est nécessaire les fusées franchiront la croûte solaire et exploserons dés que la température de fission sera atteinte. D’après nos calculs cela devrait se dérouler à environ deux cent mille kilomètres, sous la croûte solaire. Cet embrasement subite de mille deux cent tonnes de plutonium dégagera suffisamment d’énergie pour réinstaller le soleil dans des conditions normales d’exploitation et la race humaine aura ainsi démontré aux autres galaxies de quoi elle est capable. »

 

Quelques grésillements sur les ondes et quelques flocons de neige sur les écrans et la race humaine vient de délivrer l’un de ces derniers messages.

 

Il n’y a plus que du silence et de la torpeur.

 

La température continue à décroître vertigineusement, cette fois.

 

Dans les caves des immeubles se terrent encore les derniers repentis qui s’asphyxient en brûlant tous leurs meubles.

 

Les autres se sont tranchés les veines où ont profité de leurs dernières forces pour se jeter dans le vide, se pendre ou lancer vers les cieux des messages d’amour qui se figent dans un air glacé.

 

Le palais impérial rayonne encore de faste et de luxe. Le petit despote tourne comme un lion dans sa cage. Les fidèles groupés autour de lui le regardent incrédules.

 

La vie se détourne de la planète Terre.

 

Quand tout s’arrête …

 

 

Les fusées percutent le soleil et tracent un instant un ruban argenté qui couronne l’insignifiance des hommes.

 

L’astre solaire s’enfonce dans la nuit et le cosmos.

 

Samuel Oscar David depuis sa lointaine planète dans une autre galaxie observe un instant cette absurde absence, plus personne, jamais sur cette terre ci ne poursuivra la quête de son manuscrit.


Le sourire de la France

france1.jpgLa France fait la gueule …



FRANCHEMENT !!!  Ca vous plaît … cette tronche ? 2009 …  Voici enfin venu le temps de la réflexion … Une idée neuve qui va … ENFIN … permettre :

  • De créer des milliers d’emplois.
  • D’accueillir un maximum d’étranger
  • De dépenser « utilement » les énormes ressources financières qui ne servent à rien.
  • De redéfinir … et pour cause … le partage des pouvoirs régionaux.
  • De sortir de la démagogie pour entrer dans le concret.
  • L’inondation du Médoc (on résout aussi les problèmes du trop plein de pinard).
  • D’ouvrir des marinas à ces pauvres plaisanciers qui ne trouvent plus d’anneaux.

Mais surtout : 

  • Faire définitivement disparaître l’Elisée, Matignon, le Palais Bourbon et toutes ces autres sources d’emmerdes (A noter : même l’ENA à Strasbourg n’a pas été oubliée, c’est vous dire s’il s’agit d’un produit construit !).

Jugez par vous-mêmes !!! 

Enfin un projet … et finalement …. TELLEMENT … moins onéreux que les conneries de CHIRAC, LEPEN, SEGOLENE ou SARKO.

Mais surtout un programme … TELLEMENT … plus réaliste !!!… /…

Quelques grands travaux pour … 

UNE FRANCE  OUVERTE sur le Monde. 

france2.jpg

Envoyez votre soutien  par chèque libellé au nom de « un sourire pour la France »

« Association … de … 1 901 signataires … déjà … »

ENFIN un programme qui intègre directement …Des millions d’heures de boulot. 


Ma chanson pour le mariage de ma fille Caroline

Quand ton père et ta mère

Se sont dits oui … y a si longtemps

Ils avaient cette lumière

Qu’ y est dans vos yeux maintenant.

Ils avaient ce regard fier

De ceux qui ceux sur cette terre

Engagent leur vie pour longtemps

OUI pour longtemps.

Il est vrai … c’est… le passé

C’est aussi l’évolution

Et Caroline bébé

Premier fruit de nos passions

Un regard suffit à faire

D’une fille une mère

D’un garçon plein de passion

Un papa plein d’émotion

Je replante le décor

Il est si proche encore

Et te voir en mariée

Me fait penser à tes poupées

T’étais pas miss guindette

Tu étais notre vedette

Et tes areus tes risettes

Sont Devenus notre fête

Mais pour faire une famille

Il ne faut pas qu’une fille

Faut apprendre à partager

Jessica est arrivée

Et nos deux petites Filles

Si jolies et si gentilles

Ont construit ces souvenirs

Devenus votre avenir

C’est mes filles en aviateur

Aux commandes du remorqueur

D’un avion ou d’un planeur

Avec papa on n’a pas peur

Et Gaspard est arrivé

Complétant notre famille

Nos bébés devenus filles

Commençaient à s’échapper.

Le théâtre ou Caroline

Maudissait ses instructeurs

Mais notre sacré gamine

S’en tirait avec bonheur

Ce ne fut pas toujours facile

Il a fallu composer

La vie n’a rien d’inutile

Il suffit de s’adapter

De chimère en nids de poule

Sur un monde ou tout s’écoule

Le chemin choisi ce jour

Est bien celui de l’amour

Et voila c’est le grand jour

Maintenant c’est votre tour

Vous avez à continuer

Et le monde est à vos pieds.


Deux premières idées pour sauver la planète …

Idée 1 :

Contraindre les fabricants de céramique à proposer des sièges toilettes couleur merde = On tirera moins souvent la chasse d’eau

Idée 2 :

Ouvrez tout grand votre congélateur 1 heure par jour, vous lutterez contre le réchauffement climatique.

Le reste arrivera … mais notez quand même que ce n’est pas plus con que se propose Sarko aujourd’hui.

Le reste suivra….


Livre 1 Partie 2

AGORA Mais Samuel Oscar David surtout méditait. 

L’expérience des précédents devait être prise en compte. Dieu s’était fait en quelque sorte capturé par l’homme et ce septième jour de soit disant repos ne marquait en définitive pour lui que la fin d’une prédominance de Dieu sur la création. Les coups de colère de Dieu témoignent cependant d’une certaine rancune et l’envoi problématique car controversé de son émissaire une ultime tentative pour récupérer son DÛ. C’est pour ne pas se laisser surprendre dans sa méditation par les pluies acides et autres plaisirs aléatoires qui le garantissaient d’une exclusivité de principe sur son monde, que Samuel Oscar David avait créé Agora. 

Temple du savoir humain, véritable laboratoire de la pensée et de la vie Agora était ici la cathédrale du souvenir des hommes. Ceci en définitive nous rassure sur le tempérament sociétal de Samuel que l’on commençait à pressentir comme essentiellement philanthrope et misogyne, ce qui, avouons le, n’offre pas les meilleures conditions d’expression de notre sympathie. 

Les ambitions de Samuel étaient d’ailleurs nettement moins importantes que celle de Dieu. Aussi semblait-il avoir à sa disposition tout ce qu’il lui fallait pour ne plus devoir se préoccuper de rien. Samuel retourna à son manuscrit et ajouta des pages et des pages dont les plus beaux poèmes jamais écrits sur l’homme qui marqueront le combat qu’il engagea contre les forces adverses. 

Aux confins des nuées emportées par la mer De feu et de lumière que répandit naguère Dans son cri d’existence le divin créateur 

Le soleil apparût dans toute sa splendeur Issu de la pensée de l’Etre sublimé Cet astre insignifiant se mit à rayonner 

Entourant son domaine dans ses bras de lumière Il apporta la vie à toute la matière Et DIEU plaça la Terre au centre du dessein 

Et c’est à cette Terre que le destin divin Offrit en un instant toute l’éternité Le Futur, le présent et aussi le passé 

Et pour finaliser cette étape nouvelle L’être à qui il offrit ce monde de bonté Fut de son créateur une image fidèle : Un être de lumière à l’amour consacré 

L’homme fût bâtisseur, détruisit l’Univers 

Pour que la création conserve ses mystères Et confirmant enfin le message divin Au soir du septième jour, enfin, il y parvint 

L’espace d’un instant, la puissance de DIEU Dans un cri d’agonie éclata dans les cieux Le soir du septième jour resta sans lendemain. Dieu replia alors tout au creux de ses mains 

Le cosmos en entier, retourna au néant L’homme et DIEU confondus dans leur inexistant L’éternité aussi a un jour une fin 

Pour cet ultime instant on parle de destin DIEU l’a confié aux hommes, sur eux s’est reposé L’homme ne le trahit point et sut élaborer La plus digne des fins pour cette Création 

DIEU intime et ultime jugea cela très bon. 

Samuel Oscar David devint donc un architecte à part entière. Agora se dressait sur le sol nu de la planète, vaste complexe de béton venu de nul part, posé sur ce sol rocailleux d’une planète aride et impropre à la vie, seul vestige d’une lointaine culture. 

Samuel Oscar David avait construit un ensemble architectural semblable à une immense cathédrale, aucune fenêtre ne donnait sur l’extérieur, les murs lisses s’élevaient jusqu’à une hauteur de cinquante mètres de haut, la longueur totale du bâtiment était de cinq cent mètres pour une largeur de trois cent mètres. L’entrée unique se faisait par un portail de chêne ciselé d’environ douze mètres de base sur huit mètres de haut. Les sculptures de la porte représentaient une galaxie en spirale, il s’agissait de la seule marque d’originalité sur tout le bâtiment. De chaque côté du portail se dressaient deux tours carrés d’environ cent mètres de base qui s’élevaient jusqu’à cent mètres de haut, elles étaient terminées à quatre vingt dix mètres de haut par une toiture terrasse sur laquelle reposait un cube de dix mètres de côté, un parapet ajouré laissait supposer qu’il s’agissait d’un lieu d’observation. La toiture immense du bâtiment principale figurait un arc continu, finissant de donner à l’édifice complet un aspect tellement inesthétique qu’il en apparaissait beau. 


L’intérieur du bâtiment présentait une nef de cent mètres de large dont la hauteur entièrement dégagée jusqu’à la toiture donnait une impression vertigineuse renforcée par un ensemble de baies vitrées qui courraient du sol au plafond. Les côtés d’agora étaient ainsi divisées en dix étages ayant chacun cinq mètres de haut. Tous les cinquante mètres un ascenseur de verre permettait les accès à tous les niveaux divisés, ainsi en vastes pièces, dont les trois murs qui ne donnaient pas sur la nef étaient entièrement recouverts d’afficheurs électroniques. Il y avait ainsi de part et d’autre de la nef dix pièces ayant une dimension de cinquante mètres par cent mètres ce qui donnait pour l’ensemble du bâtiment en dehors de la gigantesque nef de cinq cent milles mètres carrés de surface pour une hauteur de cinquante mètres un ensemble de cent pièces différentes ayant chacune une superficie de cinq mille mètres carrés. 

Les tours elle étaient traversées en leur centre géométrique de haut en bas d’un tube ascensionnelle de trois mètres de diamètre qui permettaient de desservir tous les trois mètres un ensemble de quatre pièces. Le tube ascensionnel desservait également la coursive. Le cube terminal servait d’abri, il était ouvert sur chaque face par un arc de style gothique de trois mètres de haut sans aucune fioriture. Les tours composaient ainsi un nouvel ensemble de deux cent quarante pièces plus petites et plus basses de plafond. Chacune avait ainsi une dimension de vingt cinq mètres par vingt cinq mètres soit une surface de six cent vingt cinq mètres carrés Au fur et à mesure Samuel Oscar David plaçait un ensemble de produits et de création humaine hors du commun dans les différentes salles, sans réel ordre apparent, selon l’inspiration du moment. Ce fouillis apparent devenait la vitrine du savoir-faire des hommes. 

Agora, le plus vaste panorama de l’homme, était situé, à des années lumières de la terre !!! C’était incontestablement la preuve que les théories de Samuel Oscar David, simple professeur à l’université de Paris, décrié par ses pairs … étaient justes.                                              

Bichtoul Sanieck savait incidemment qu’il allait devoir aborder ce temple des hommes et qu’il allait devenir grâce à toute cette connaissance emmagasinée le plus complet des hommes. Cette certitude étant née, décuplait ses forces pour continuer sa course sous le soleil brûlant, sans sentir encore la douleur insidieuse qui se glissait dans son corps. Au fur et à mesure de sa course il prenait conscience de l’amas de matières cosmiques dont il commençait à percevoir le complexe destin d’être humain. 

Nota : Plan et images de synthèse sont disponibles sous Autocad 

 

Retour sur la terre le 23 février 2049 

Nous avons en mémoire un ciel triste et bas, le vent qui avait soufflé du Nord toute la nuit avait cessé et malgré une température légèrement au dessus de zéro la surfusion avait due créer de ci et là quelques plaques glissantes, inattendues. C’est une explication plausible au fait que Serge Manutendeau, malgré sa très grande habitude et sa très grande dextérité au guidon de sa flambante 2400 Peugeot n’ait pas réussi à conserver le contrôle de son coursier et soit venu proprement s’encastrer dans la fourgonnette Boeing 923 d’Alex Cramoisi livreur de Pizza chez Vitavi (filiale de Viveldi). 

Nous avons laissé Samuel Oscar David quitter à cet instant le parapet du pont qui, devant le terminal des bus de la porte d’Orléans, surplombe le périphérique, et, nous avons laissé là notre histoire sans ne plus se soucier du tout de ce qu’il était advenu des autres protagonistes de cette scène. Parce qu’il fût quelque part un déclic pour Samuel Oscar David cet instant sera sans conteste l’instant ou la terre se sera formé un deuxième destin. Il faut cependant préciser qu’en définitive ni la mort de Serge Manutendeau ni le licenciement pour mauvaise conduite d’Alex Cramoisi ne peuvent être considérés comme des événements clés de la poursuite du processus concernant le destin 1. S’ils sont mentionnés c’est qu’ils font partie intégrante du paysage à cet instant mais l’influence réel de l’événement n’est pas d’avantage à mettre en cause que la mort par dysenterie de Patrick Ouiatic au Burkina-faso, l’avortement de Blanche Porte dans une clinique de Brooklyn ou la fierté de Boris Ivanovitch de prendre pour la première fois la place de commandant de bord dans son Airbus 8521 de l’Aéroflot. 

Accordons nous un instant de recueillement et adressons nos congratulations aux uns nos félicitations aux autres car il est malheureusement assez impossible de suivre le destin des hommes un par un pour comprendre l’évolution globale de la société terrienne dans l’espace de temps que nous avons décidé d’explorer ensemble. Aussi allons nous réserver nos analyses aux événements tout en n’excluant pas d’avoir à présenter tel ou tel personnage en détail. Tant il est important pour bien comprendre l’histoire que telle ou telle tare, tel ou tel événement propre à un homme bien particulier puisse avoir conduit ce destin numéro 1 au point où il fût conduit. 

Ainsi on peut imaginer que Hitler, Napoléon, Staline ou bien d’autres personnages influents eussent pu jouer un rôle différent s’il avaient bénéficié d’une stature plus élancée ou s’il n’avait pas eu à subir de quelconque sévices durant leur enfance. Car enfin le plus fou de tous les criminels Un jour par amour a mérité le ciel ! 

(Samuel Oscar David : Extrait de La légende des ères) D’ailleurs, il nous faut bien constater qu’après qu’eût cessé l’agacement des automobilistes retardés un instant dans le vaste embouteillage, quelques pelletés de sables et les nombreux passages de roues avaient eu raison des dernières traces de l’événement. 

Mais avant de poursuivre l’histoire de Samuel Oscar David et de sa créature nous devons définir ce qui s’est réellement passé car nous avons, déjà, suivi l’histoire de Samuel Oscar David en 2049. Or nous ne sommes qu’en 2005 et il vous faut comprendre l’évolution suivie par la société pour saisir le cadre général de notre histoire principale qui se situe nous le rappelons en 3240. Evolution de la terre de l’an 2005 à l’an 2100 

Nous avons choisi de résumer les faits, d’abord au travers d’une analyse historicogépolitique des différents secteurs représentatifs du monde au cours de cette période : L’Europe, GAU (Great American Union), l’Afrique, l’Asie, l’Amérique du sud, le reste du monde. Mais rappelons que le 11 Septembre 2001 un certain Ben Laden agitateur islamique envoyait ses troupes dans une opération pseudo militaire consistant à précipiter des avions de ligne avec leur plein de passagers sur des symboles de puissance. 

Cette date marqua une étape importante dans le retour des psychopathes aux affaires. Disons cependant, que malgré des spécificités certaines propres aux lourdes cultures et aux années de guerre de proximité, qui comme chacun sait sont les fondements d’une parfaite cohésion, il est incontestable que la planète se dirigeait vers le modèle existant que nous allons décrire. Que les voies pour y parvenir puissent aujourd’hui apparaître parfaitement concourantes malgré les connotations (qualifiées ou non d’humaniste selon l’observateur) sur lesquels chacun s’appuyait. 

Europe Cette époque sera brièvement analysée dans nos différentes encyclopédies comme la période de l’écartèlement de l’Europe. Ce concept après avoir mobilisé l’essentiel des biens pensants durant quelques décennies s’avéra de fait être un échec complet et entraîna tout le reste. 

L’écartèlement de l’Europe sera d’autant plus douloureux qu’il semblait représenter à l’époque une voie de sagesse exemplaire reposant sur des théories capables d’enthousiasmer ceux qui se sentaient capables ou susceptibles de penser pour les autres. D’une construction laborieuse ce mythe d’une Europe solidaire était essentiellement animé par quelques bâtisseurs qui, avec le recul de l’histoire, semblaient rechercher dans cette approche un moyen d’éterniser leur action. 

Il n’était, en effet, plus question dans un contexte de bonheur et de postérité d’élargir le champ d’action en combattant avec des armes. Les soldats de l’époque se battaient donc avec des slogans plus ou moins populistes qu’ils regroupaient sous le vocable « d’absolu permissif » et que l’on avait baptisé « démocratie ». Ce combat se livrait alors sous le prétexte fallacieux que chacun avait l’obligation d’approuver très régulièrement les pires sottises annoncées au plus haut niveau avec des divergences infimes entre ceux qui se partageaient ces armées. 

Le « Mythe Europe » marqua profondément cette période et l’échec cuisant constaté fut incontestablement le noyau théorique qui amena la terre dans l’état ou nous allons la trouver en l’an 3000. Des années 2000 à 2050 il faut retenir un certain nombre de faits qui ont conduit littéralement la société européenne dans une impasse humanitaire et idéologique dont nous allons rappeler les grandes lignes. 

Il nous faut, tout d’abord rappeler ou préciser que le bonheur de l’humanité ne semblait pouvoir être accessible qu’au travers une puissante administration. Les plus grandes aberrations avaient été, ainsi, promulguées. Les hommes politiques de tout bord avaient surenchéri dans l’ineptie et un carcan indéverrouillable écrasait l’ensemble de la population. Au nom de la sécurité, au nom de l’égalité, au nom de Dieu ou des idéologues, les sentences pleuvaient, les prisons s’emplissaient. Il fallait « ramener » la race humaine au péché originel, faire que tout individu soit avant tout un coupable et l’amener à prendre conscience que seule la très grande générosité des dirigeants lui permettait d’oser encore transgresser les règles en respirant, en aimant, en mangeant. 

Cette procédure uniforme avait totalement aplani les différentes formes de gouvernement et bien que subsistaient des formes d’état et le rite consistant à demander aux citoyens de se présenter aux urnes sous couvert de « démocratie ». Ces déplacements n’avaient guère d’influence sur la suite. Cette époque fut surtout marquée par pléthore de référendums devenus l’outil de gestion politique incontournable. L’Europe continuait sur sa lancée, s’élargissant au bassin méditerranéen, englobant la Russie, pour créer une communauté de plus en plus puissante qui devait permettre de museler définitivement la puissante Amérique. 

Ainsi on assistait, environ deux fois par an à la livraison d’un nouveau package administratif de plus en plus inepte car concocté sur les bases des anciens packages et de plus en plus éloigné de la réalité des peuples. La formulation était simple et le citoyen Européen avait à se positionner ou par un Oui ou par un Non. Le Non l’emportait somme toute rarement, car d’une part les politiques noyaient suffisamment le poisson pour ne pas avoir à s’expliquer réellement et d’autre part seuls comptaient les suffrages exprimés sans aucun cota de participation (Ce qui était prévisible déjà depuis longtemps car dès les années 2000 en France un gouvernement installé sur environ huit pour cent des suffrages se déclarait avoir la légitimité pour bouleverser totalement le pays en toute légitimité). 

Si d’aventure cependant le Non l’emportait, on reformulait la question jusqu’à obtenir le Oui et on poursuivait l’ouvrage. Il est vrai que cette bipolarisation a favorisé une insidieuse évolution qui a préparé par étape le nouvel ordre mondial que l’on évoquera vers les années 3 000 et qui prévaut encore à l’heure ou nous mettons sous presse c’est-à-dire en l’an 3049, rappelons le. « Les vrais maîtres du monde » ont pu ainsi en toute quiétude programmer la grande purge tout en laissant croire aux citoyens qu’ils restaient encore maître de leur destin. 

Les premières élections du Président Européen ont eu lieu en 2030 et « le peuple Europe » a nommé à la fonction suprême le démocrate allemand Hermann Eiffel (il est souligné que Eiffel fut, sans surprise, élu au premier tour pour dix ans). La confédération des soixante douze états membres régissait cette collectivité. Cette administration complexe permettait d’absorber sans problème les grands commis de la confédération formés dans la haute école intercommunautaire de l’administration centrale qui avait  été installée sur les bords du Léman, près de Genève, à Fernay comme un ultime pied de nez au grand Voltaire, pour accueillir le 72ème et dernier état membre, qui avait troqué son nom de confédération helvétique pour devenir « la Suisse ». 

Le président Européen siégeait à Florence du fait de la soit disant position géographique centrale de cette métropole, mais surtout car cette ville offrait un écrin particulier à la délégation présidentielle. Cette présidence n’avait qu’une autorité toute relative, en réalité son rôle était purement protocolaire ce qui expliquait le faste remarquable déployé à Florence et auprès duquel ceux qui avaient été pratiqués à Versailles ou à saint Petersbourg et même (plus proche de vous) à Buckingham Palace ou à l’Elyzée faisaient pâles figures. Il existait cependant des noyaux d’opposition durs qui s’exprimaient au travers du refus de telle ou telle directive. Dans un premier temps, les référendums légitimaient les actions de représailles et les forces de l’ordre étaient de mieux en mieux équipées et de plus en plus choyées. 

Citons entre autre les plus importants : En France les Lazarciens : Les Larzaciens historiquement issus des années 2000 ou un leader charismatique avait osé défier sur ses terres un nouvel ordre mondial né de la puissance financière des Etats unis, le mouvement de protestation des Lazarciens trouva son apothéose dans la déclaration d’indépendance du Larzac promulguée en 2032. Le Larzac était finalement un bien petit territoire au climat rude et peu engageant, relativement isolé parce que d’un accès difficile selon les normes existantes à l’époque et pour s’attacher à cette région, il faut bien rechercher ailleurs que dans la douceur de vivre de réelles motivations. L’omniprésence des chèvres et les moutons donnaient toujours à cette entité une existence un peu surréelle et offrait l’essentiel des ressources vitales. A la mort de son leader (survenue à plus de 115 ans), il s’était installé un collégial d’intellectuels qui continuaient à préconiser une résistance active contre les intérêts dominants. 

En Grande Bretagne les Churchilliens : La Grande Bretagne avait longtemps résisté, jouant un jeu à part au sein de l’Europe, refusant jusqu’en 2025 la monnaie unique et appuyant son refus d’une adhésion pleine et entière sur les liens étroits que ce pays tissait avec son grand frère les Etats Unis d’Amérique, dont, dans les faits elle ne partageait, en définitive, que des racines linguistiques similaires. L’évolution de l’autre côté de l’Atlantique ne fût cependant guère favorable à la grande Bretagne et la dernière reine ne fut pas remplacée. Les héritiers d’une monarchie déclinante jugèrent préférable d’obtenir un poste dans l’administration Européenne plutôt que de devoir cultiver les pelouses de leurs palais. Un descendant direct du « grand bonhomme » se leva un temps contre cet état de fait, mais la city sous l’impulsion de la famille royale arpentait les berges du Léman et les affaires y redevenaient juteuses depuis que l’oncle SAM s’occupait d’un autre gibier. On tenta de trouver le remède de la même façon qu’au Larzac, jugeant que quelques missiles et quelques grenades eurent tôt fait de laisser l’initiative au peuple Europe. Ce fut également à peu près les mêmes mouvements qui apparurent de ci de là dans l’Europe entière, je ne voudrais vexer, ni n’oublier personne mais je citerai seulement les plus significatifs : En Allemagne les néo marxistes, en Espagne les affichistes, en Italie les Tifosi, en Russie les néotsaristes 

Et … bien d’autres mouvements de moindre importance signalée de ci de là comme une résistance à l’enfoncement dans l’absurde symbolisées par les « Grands administrateurs de la toute puissante Europe ». Ces mouvements furent à l’origine du fait que le système ne perdura pas. 

Une nation, fût-ce t-elle la plus grande du monde, ne peut exister que si chacun de ses membres éprouve intérêt à son existence. L’Europe des soixante douze était un patchwork de cultures et de nationalités qui en définitive ne partageaient autrefois que des frontières et qui d’ailleurs s’étaient bien souvent affrontées sur l’emplacement exact de ce trait virtuel. Mis à part le gouvernement central qui ne concernait que peu de personnes il n’existait, donc, guère de raisons profondes de poursuivre l’expérience. Car malgré les référendums successifs et du fait d’une pression implacable des systèmes administratifs les citoyens Européens se prenaient à rêver d’une société qui leur permettrait enfin de mettre en avant, leurs savoirs, leurs talents et leurs compétences. De plus si la monnaie commune : l’Euro était la monnaie la plus forte du monde, elle n’était guère utilisée, les échanges internationaux continuaient à s’effectuer en dollars US. Quand au  peuple, il avait dû adopter d’autres systèmes d’échange beaucoup plus spontanés. Ceci était d’ailleurs la seule possibilité pour le peuple de survivre, car l’argent officielle était soumis à de si lourdes taxes et impôts qu’il devenait un luxe rare. Ainsi l’économie « officielle » ne correspondait plus guère qu’aux salaires des administrations et aux échanges liés aux gros achats. Elle ne représentait plus guère, ainsi, que dix à vingt pour cent de l’activité économique quotidienne, ainsi, manger, entretenir, éduquer, se distraire se réalisait à l’insu des systèmes officiels, la plupart du temps d’ailleurs organisé autour des anciennes monnaies. 

Comme, nous le verrons par la suite, comme pour l’Afrique et le continent asiatique, dès les débuts de la construction Européenne les organismes américains sous ses étiquettes plus ou moins officielles avaient mis en place les outils adaptés pour saper toute initiative de cohésion. Ces structures agissaient en apportant un financement occulte à la moindre manifestation de mécontentement de telle ou telle catégorie et en favorisant la revendication indirecte. Dans un premier temps les dirigeants Européens voyaient cela d’un bon œil sous le prétexte du règne par la division. Mais étant donné que ce courant n’était pas relié par une perception forte de l’Europe ceci devait conduire à la perte. Car l’Europe se morcela à grands pas, certaines entités étant de fait parvenues à une autonomie réelle en profitaient pour revendiquer le statut d’état membre qu’il était impossible de refuser tant la cohésion des groupes autour de « l’exception culturelle » s’avérait déterminée.  C’est pourquoi l’Europe regroupa jusqu’à 72 états membres de plus ou moins grandes importances, allant de la Corse, au pays Basques, la patrie du fantango, les producteurs de lentilles du Puy, ceux de la saucisse de Morteau, les anciens Landers allemands sans oublier le Tarn du Nord et Monaco. 

Ces petits états une fois constitués ne pouvaient plus assurer leur contribution au  fonctionnement de l’administration Européenne, aussi, comme le permettait la constitution, ils quittèrent la fédération pour se consacrer à l’équilibre de leur population. Très rapidement, alors, l’ensemble s’écroula. L’administration européenne survécut encore quelques temps mais l’épuisement des ressources financières ne tarda pas à avoir raison du concept. 

La fin officielle du mythe fût proclamée à Florence en 2050 à l’occasion de la fin du mandat  du deuxième et dernier président de l’Union : Michel de Habsbourg de la maison de France. C’est dire que l’Europe n’avait en fait réellement existé qu’une vingtaine d’années. 

 

L’effondrement de l’Europe allait créer un grand vide économique et idéologique… 

GAU 

GAU : Great American Union correspondait, au départ, à la contre attaque américaine face à la menace d’une Europe unie. Si cette initiative était parfaitement inutile comme l’a démontré la suite, il n’en reste pas moins vrai que ce fût par contre une très belle réussite. Cette union était beaucoup moins formalisée que l’Union Européenne et il s’agissait essentiellement d’une union d’intérêts économiques. Cette union ne supposait pas d’administration spécifique mais laissait chacun des membres absolument autonomes. 

GAU regroupait les anciens Etats-Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada (hors Québec). Hors, ces pays avaient depuis longtemps déjà l’habitude de vivre ensemble et partageaient une même culture, une monnaie voisine et des langues communes et les points de convergence des politiques sociales et économiques existaient depuis longtemps, aussi, cette union ne posa sur le fond aucun problème. Comme, le procédé d’union n’offrait nulles contraintes supplémentaires, il ne pouvait que réussir. La cohésion de GAU ouvrait des perspectives supplémentaires à l’hégémonie des stratèges opérant dans cette partie du monde. Le travail de sape systématique commencé autour de l’an 2 000 par les différents organismes ayant leur siège aux Etats-Unis d’Amérique se poursuivit donc d’autant plus méthodiquement qu’ayant compris la réussite de leur plan les vrais maîtres du monde pouvaient au fur et à mesure que les velléités d’autonomie et de partage du pouvoir hors Nord Amérique s’estompaient donc agir en toute quiétude. 


L’Afrique Le continent Africain était depuis longtemps un champ d’investigation extraordinaire pour des expériences de toute sorte. L’Afrique, berceau primitif des civilisations humaines avait dans un premier temps été relativement préservée de l’histoire des hommes du fait des infranchissables barrières que constituaient le désert au nord et les océans ailleurs. Aussi l’évolution de ses peuples s’était faite différemment que dans le reste du monde et seule la partie méditerranéenne avait été impliquée ou confrontée aux bouleversements, notamment, pour la majorité du Maghreb, en rejoignant l’Europe. La population africaine ne profita guère de l’évolution technologique spectaculaire commencée vers les années 2 000 sur ce continent. Car cette évolution restait étroitement associée à la nécessité qu’avaient les économies Européenne et Nord Américaines de dilapider à leur profit une grande partie des ressources de ce continent. 

Cet état de fait, permettait, donc, là plus qu’ailleurs, de faire suivre aux différents états une évolution en rapport direct avec les intérêts de ceux qui dépouillaient le continent de ses matières premières et de la main d’œuvre. Les équipements étaient réservés à une partie très faible de la population autochtone qui représentait l’élite politique et économique et dont le niveau de corruption avait atteint des sommets inimaginables. Nous comprendrons mieux, par la suite du récit, que les principes de la grande purge qui commença autour des années 2 500 trouvèrent ici un champ de prédilection particulièrement favorable. Le peuple était effectivement maintenu dans un état de pauvreté matériel et intellectuel et se trouvait de plus en plus souvent dans une situation de plus en plus en dépendante. GAU avait de plus en plus, là comme ailleurs, de pouvoir et de moyens de pressions. La technique mise en œuvre sournoisement en Europe était ici beaucoup plus clairement exprimé et la lutte sournoise que se livrait l’Europe et GAU pour conserver un maximum d’influence sur ces territoires amenaient régulièrement au financement excessif de tel ou tel chef de guerre, bandit notoire proclamé chef de gouvernement, voir à encourager la domination de telle ou telle ethnie pour permettre le démembrement systématique de toute initiative de paix et de prospérité. On l’a vu au Rwanda vers les années 1990, au Soudan vers les années 2004. Mais il y eût ensuite le Sénégal qui fût livré à une guerre civile de 15 ans, puis le Cameroun qui se scinda en deux états. La partie nord  fût conquise par le nouvel empire Centre-africain, ou le nouvel empereur « Bokassa 2″ livra une guerre sans merci aux populations voisines en massacrant des millions de civiles. L’empire Centre africain juste avant son déclin recouvrait la plus grande partie du Nigéria la partie nord du Tchad et du Niger de façon à intégrer le lac intégralement au territoire, une grande partie du Zaïre. Le Congo fût le dernier pays indexé de façon à offrir un débouché sur l’Atlantique. 

La voracité de cet « empereur » amena probablement d’ailleurs, les vrais maîtres du monde à une mise en œuvre accélérée du processus de grande purge. Car même si les conquêtes de Bokassa apportaient énormément de satisfaction aux commanditaires dissimulés derrière les pipelines et autres mines d’or et de diamant. Il s’agissait d’une guerre horrible et une odeur de charnier commençait sérieusement à envahir l’atmosphère terrestre. 
L’Asie 

Le moyen orient n’échappa pas à la règle et fût traité de façon très similaire à l’Afrique. La Chine était depuis plus longtemps préparée à cela, ne s’embarrassant d’aucune précaution de nature pseudo démocrate, l’administration progressait là bas au grand jour depuis plusieurs décennies. Les convergences entre le mode de règlement administratif du monde communiste et du monde dit démocratique s’éclipsaient peu à peu et la Chine comme la Russie suivaient des voies parallèles et parfaitement conformes aux modes occidentaux. 

Le Japon, le Vietnam, le Cambodge, La Corée se fédérèrent un temps pour tenter d’apporter une réponse au phénomène Européen et GAU mais leurs velléités furent très vite réduite à néant. D’une part la chute de l’Europe avait servi de leçon, d’autre part, il existait une véritable difficulté culturelle à faire vivre ensemble ces nations. Des années et des années de luttes intestines, des années d’intolérance et d’incompréhension amenaient une véritable incompatibilité entre tous ces peuples et une grande réserve de la population à suivre des mots d’ordres donnés par des élites rarement issues des scrutins.   En définitive et quelque soit le système on avait considéré que les hommes étaient strictement incapables de raisonner par eux-mêmes et on avait tissé un ensemble administratif tellement confus que plus personne ne pouvait y échapper. 

Il ne restait donc essentiellement que deux sortes d’individus, ceux qui légiféraient et ceux qui n’avaient pas d’autres choix que de respecter la législation. La convergence des systèmes était en train de s’accomplir inexorablement. Le monde entier s’apprêtait allait basculer dans l’horreur administrative. 

Un nouveau soleil allait illuminer la terre. 
Les Vrais maîtres du monde 

Les vrais maîtres du monde resteront des entités secrètes. Ce que l’on sait d’eux, nous permet d’imaginer un noyau d’hommes purs, faisant partie d’une classe parfaitement ésotérique ou la puissance et l’argent n’ont finalement comme seule importance que de procurer les moyens à l’homme de devenir un homme. 

De ce primate relativement récent sur la terre, les vrais maîtres du monde avaient su extraire les principes fondamentaux de l’être parfait. Ils s’étaient donnés le temps nécessaire à son accomplissement. Guidant peu à peu les humains en les entraînant dans l’horreur et l’abomination comme dans le bonheur et la sublimation, par étapes successives. Leur faisant acquérir de nouveaux réflexes pour les conduire enfin à cet être imaginé par Dieu au jour de la création. Ils avaient acquis leur immortalité dans l’essence même de l’être et savait qu’un jour viendrait ou ils se prononceraient clairement sur cette humanité. Leur attente n’était cependant pas statique. Ils observaient les humains et ne se contentaient que de donner les impulsions nécessaires pour que les changements comportementaux  aillent dans le bon sens. 

Ils avaient au cours des 5000 premières années de l’humanité amené petit à petit un mammifère, choisi parmi bien d’autres, au stade d’être humain, le conduisant petit à petit à honorer l’amour, à respecter le prochain. Que de chemin parcouru, en effet, depuis les hordes revêtues de peau de bête et hurlant leur désarroi et leur haine en brandissant leurs énormes massues. Les lances et les drakkars Vikings, Ghensis Khan,  les légions romaines, les barbares, la grande inquisition, Staline et Hitler étaient des épisodes sanglants qu’ils leur avaient semblé nécessaires à l’évolution des hommes. De temps à temps, il détectait des prédispositions chez un humain à l’être parfait. Alors ils veillaient à lui fournir le maximum de bagages et le mettait au service des hommes en lui conférant le pouvoir, la science, les arts, l’amour ou tout à la fois. 

Au fur et à mesure de leur action, certain, parmi les êtres humains, devenait ainsi de plus en plus parfait et les maîtres du monde se réjouissaient du parcours accompli. Ils préféraient agir dans l’ombre sous le couvert de sociétés réputées sans pouvoir réels en utilisant les organismes internationaux comme les nations unis qu’ils maîtrisaient totalement en en contrôlant les ressources et les engagements. 

Tout en faisant paraître une certaine indifférence au fonctionnement de ces organismes la technique qui avait été mise en place consistait à morceler de façon dissimulée les nouvelles puissances qui semblaient émerger. Ce courant s’appelait exception culturelle. C’est avec ce fabuleux outil que dans l’ombre les maîtres du monde avaient pu favoriser l’émergence de tout un tas de petites entités qui se trouvaient miraculeusement ressuscitées alors qu’elles semblaient avoir disparues au profit d’un destin plus global pays par pays. 

Ainsi, incidemment, au fur et à mesure, que les confédérations administratives se structuraient, les états membres se morcelaient de plus en plus, sous n’importe quel prétexte, une langue réapparue, une montagne, un fromage, un cru bourgeois. Cette stratégie conduisait insidieusement à générer des microcosmes de clocher. 

Ainsi, pouvaient s’exercer des pouvoirs centraux sans que cela ne devienne une gêne pour les maîtres du monde qui pouvaient organiser leurs petites affaires sans avoir à redouter qu’un nouvel ensemble encore mieux structuré n’émerge et ne leur prenne leur pouvoir. 


2500 : Et l’être humain allait enfin prendre le contrôle de SA planète. Ce que l’histoire retiendra sous le nom de « Déprolifération » 

On n’a jamais pu savoir exactement, comment ce courant de déprolifération s’installa mais on situe l’existence formelle de ce courant très précisément en 2100 et il semble correspondre étroitement à l’effondrement de la grande idée de l’Europe seul bastion encore opposable à l’hégémonie de l’union américaine sur le monde. Mais nous ne courrons pas le risque de lasser le lecteur par une narration de faits historiques et plus ou moins importants aussi avons-nous décidé de procéder à une énumération chronologique des faits de société marquants afin de mieux saisir l’enchaînement des raisons qui ont amené Samuel Oscar David à adresser sa créature sur terre. 

A la veille de 2100 le monde s’éloignait à grand pas de l’idéal humanitaire. La terre s’était réchauffée de 10 ° Celsius, la vie allait-elle de venir impossible ? 

La collectivité humaine s’organisait de plus en plus mal. D’une part différents groupes de terroristes qui n’étaient pas strictement rattachés à un quelconque état mais se réfugiaient derrière des principes religieux, culturels ou simplement corporatistes et d’autre part des hommes nantis officiellement de pouvoirs nationaux ou territoriaux dictateurs, démocrates, rois, princes, empereurs, homme de la religion, ministres, tous se livrèrent avec ardeur à la recherche maximum d’une soit disant sécurité qui permettait de remplir les prisons, de priver les peuples de toute liberté, de déclarer la guerre unilatéralement tout en félicitant les dictateurs. 

Terroristes et gouvernants au fond partageaient les mêmes valeurs et précipitaient chaque jour un peu plus les humains dans une débâcle économique spirituelle et guerrière qui épargnait de moins en moins de monde. Face à cet engouement d’un nouvel ordre mondial, on vit finalement assez peu de personnes se mettre en travers de ces phénomènes. Rares étaient les intellectuels à s’opposer à toute forme de pouvoir. Au contraire ceux qui avaient vocation de penser n’avaient de cesse que de trouver un asile refuge de leurs idées. Ainsi de procès en procès, de procès verbal en procès verbal, de lapidation en lapidation le monde organisait un nouvel ordre « de droit » ou ne subsistait précisément plus aucun droit mais plus que des devoirs. 

 

A l’aube de 2100 la planète s’était empêtrée dans un dilemme humain qui apparaissait aux yeux de tous comme un processus irrémédiable … 

Où la misère la plus intense coexistait avec la richesse absolue. 

Le monde des humains allait-il à jamais disparaître ? 

C’était compté sans les grands maîtres qui après avoir tout fait pour contrer Samuel Oscar David décidèrent de lâcher du lest sur la science et la technologie. 

Les progrès génétiques. 

Les progrès réalisés dans le domaine de la génétique permirent d’insuffler facilement de nouveaux comportements. On doit évoquer à cet égard les travaux de Marc Karlos (titre phare : L’essentiel est capital) comme le point de départ d’une spirale inflationniste du ciblage de la génétique vers des populations ou des groupuscules classées comme indésirables. La grande purge a démarré à cette époque (c’est à dire autour de 2100) et grâce à l’exception culturelle et aux structures associées (génocides, camp de réfugiés, distribution de drogues, de tabac d’alcool, d’OGM) le concept de repeupler « correctement » la planète à partir des éléments sélectionnés comme représentatif du génome humain devenait enfin une réalité. 

S’appuyant sur un dépistage systématique et resserrant petit à petit les standards, le mouvement consista dans un premier temps à offrir des conditions de vie et d’alimentation radicalement différentes entre les différentes catégories. Cela se traduisit par un ralentissement sensible de l’évolution de la population, les « distributions » larges et généreuses aux « sous catégories » firent lentement mais inexorablement leur œuvre. Ainsi tandis qu’une grande partie de la population de la terre s’enfonçaient dans une torpeur béate et dans la mort l’autre partie préparait ce monde meilleur recherché depuis le début de l’humanité et aidé par les grands maîtres du monde qui voyait là, enfin, le moyen de revenir à l’essence même de l’homme voulue par le créateur. 

Ainsi, malgré la puissance apparente des grandes confédérations, il devint relativement simple d’insuffler dans les différentes communautés des cultures lénifiantes qui devinrent de plus en plus dépendantes de mots d’ordre aliénants, amenant des pratiques distinctives d’une communauté à l’autre se traduisant par des signes ostensibles qui permettaient de qualifier sans erreurs les capacités réelles de l’individu à l’autonomie et à la libre pensée.  Ainsi de port du foulards, en vache folle, en grippe du poulet, en cancers en tout genre, l’invasion du Tibet, la guerre d’Irak, l’élection de Chirkorsy en France et de Butchtzenhegger aux US marquaient dès les années 2000 une étape voulue irréversible par les grands maîtres du monde qui conduisaient la terre à celle que nous allons découvrir en 3240. Encore une fois tout cela se fit dans une indifférence générale de la part des intellectuels et des grands écrivains de l’époque qui se délectant des avantages incontestables qu’apportaient leur contribution ne voyaient aucune raison de s’opposer mais au contraire flattaient à rebrousse poil le moindre frémissement d’orgueil que leur distillait adroitement les puissants. 

Largement relayée par les multinationales au service des pouvoirs officiels, qui avaient là un très bon moyen de réaliser de substantiels profits, cette « mondialisation » de la société humaine toute entière se précipitait dans une spirale inflationniste. Comme elle était entièrement basée sur de bons sentiments ou de bonnes raisons on pouvait faire ingurgiter aux classes indésirables les bases d’une alimentation corporelle et spirituelle de plus en plus orientée vers ce nouvel équilibre mondial. Cela, je le rappelle, portait le charmant nom révélateur « d’exception culturelle ». 
Ainsi si en 2100 la population humaine avait pu être estimée à 11 milliards d’individus. 

L’exception culturelle permettait de mettre en exergue les éléments hors normes et avait autorisé le meilleur des systèmes pour cibler les populations atypiques du futur génome humain. Le fait qu’un tiers des habitants vivait en dépendance complète de l’aide alimentaire permettait sous couvert des épidémies et autres risques ou catastrophes de réaliser un maximum de tests sur l’ADN de chacun et de distribuer des aliments adaptés à la disparition des espèces jugées indésirables. Ceux qui ne correspondaient pas aux critères stricts de Marc Karlos se voyaient distribuer des aliments permettant d’une part de ne pas augmenter au delà du temps « politiquement correcte » leur durée de vie et surtout, sous couvert des maladies et du manque de ressources et de nourritures, de stériliser la plus grande partie de la population. 

Les « sélectionnés » étaient eux à leur insu, et cela dès le plus jeune âge, conduit à adopter un mode de vie différent au niveau de leur éducation, de la nourriture, et formaient de nouvelles « exceptions culturelles » devenant de plus en plus élitistes. Cette politique porta très vite ses fruits puisqu’en 2 700 la population du globe était stabilisée à huit milliards d’individus. 

Quelques générations plus tard, c’est-à-dire en 3240, il ne restait plus que sur la terre qu’un milliard d’habitants. De sélection en sélection on était parvenu à réaliser une élite humaine qui ne reposait ni sur la race ou l’ethnie, ni sur la morphologie stricte ou la couleur de la peau mais uniquement sur les enchaînements des molécules d’ADN. La sélection avait certes débouché sur un être relativement standard tant la spécification de l’ADN avait été resserrée. Mais, on ne pouvait en aucun cas parler de racisme de xénophobie ou de génocide. Cet être là à l’âge adulte mesurait 1m 92 en moyenne pour les hommes et 1 m 75 pour les femmes pour un poids de l’ordre de 82 Kilogrammes pour les hommes et de 65 pour les femmes. La masse graisseuse situait autour de 25 %, la peau était en générale de teint mat, les cheveux très légèrement crépus et de couleur blond foncé, les yeux très légèrement en amende étaient de couleur turquoise. Leur immunité naturelle à toutes maladies évitait le besoin d’une médecine complexe. 

Ces nouveaux êtres humains pouvaient, enfin, se partager les ressources de la terre dans une convivialité bon enfant car plus rien ne semblait, enfin, pouvoir opposer quiconque. L’aide d’un ensemble technologique spécifiquement développé et se développant pour la plupart seul permettait aux habitants de la terre de vivre une sorte de bonheur constant, peu assujettie au travail. Les progrès restant à faire en matière technologique n’intéressaient de fait plus grand monde, ainsi que les développements philosophiques ou existentiels, plus de politique non plus. L’essentiel de la vie se trouvait ainsi consacré au sport et aux soins du corps. 

Ceci avait enfin permis l’édification d’un état unique, d’une seule langue, une absence complète de monnaie, chacun sachant de façon quasi instinctive, mais vertement signifiée, ce que l’on attendait de lui au moment ou l’on en avait besoin. En dehors des machines de régulation, il n’existait même plus un quelconque pouvoir établi car il était devenu complètement inutile et chacun semblait s’être installé dans un système de pensée unique ou tout était dirigé vers le bonheur de l’homme sans que plus jamais aucune exaltation ne conduise untel ou untel à prendre des positions radicalement différentes en terme de races, de religions ou de quelconques ethnies. 

Le réseau servait d’âme et d’alibi à cette organisation. Plus aucun fil ne courrait cependant sur la terre, l’énergie était fournie sur place par des minis centrales postquarziques quasiment inusables et inépuisables. Seul un vaste réseau de canalisations d’eaux couvrait la terre. Il distribuait ce précieux fluide en même temps que l’information gérée et générée par des immenses centres informatiques autonomes. Des usines polyvalentes assuraient la distribution des produits robofacturés et de vastes complexes agricoles automatisés garantissait une alimentation constante et régulière à l’ensemble de la population. 

Soixante mégapoles, regroupaient 90 % des habitants, disposées en latitudes à 60 degré l’une de l’autre et en longitude sur les tropiques. Dans ces villes, les habitations n’excédaient pas deux étages le standard étant des pièces vastes et hautes de plafond offrant à chacun les meilleures conditions de vie dans des habitats semi collectifs parfaitement standardisés. Les routes en dehors des agglomérations avaient également disparues. Les seuls transports terrestres étaient en ville, ils consistaient dans des sortes de petit trains automatiques postquartziques qui se formaient et se divisaient à toute vitesse pour prendre et amener les personnes ou ils devaient aller. Les liaisons de ville à ville étaient rares et uniquement réalisées au moyen de planeurs luminiques. Ces mêmes planeurs avaient la mission du « Brassage » de population qui s’effectuait sur les dix pour cent restant. 

On évoquait bien par ci par là une centaine de milliers de rescapés « hors normes », mais on avait décidé de les ignorer, leur nombre et leur conditions de vie ne pouvant de fait plus remettre en cause l’équilibre enfin paradisiaque de la planète Terre. Les résultats ne s’étaient pas fait attendre longtemps, les océans avaient retrouvées leur pureté originelle, n’étant plus parcouru que par quelques bateaux usines automatisés qui adressaient leur pêche à des gyroptères automatiques du même type que ceux qui allaient chercher les matières premières dans les fermes et dans les centres de matériaux. 

Les centres de matériaux étaient les anciennes villes des hommes. Une armée de robot s’afféraient à tout démanteler et classaient, triaient les différents composants jusqu’à composer des lingots de matières originelles qui étaient ensuite utilisés dans les robofactures. Les déchets des villes étaient traités par les mêmes centres, dans les mêmes conditions. 

La disparition de tout trafic polluant avait amené une épuration de l’air, tel que le climat était redevenu serein et parfaitement sage. Les immenses calottes glaciaires s’étaient reconstituées aux pôles et permettaient une régularisation parfaite de l’atmosphère. Ce qui expliquait la répartition des mégapoles le long des deux cercles tropicaux et le peu de différence que l’on pouvait constater d’une ville à l’autre. Le « Brassage » de la population désignait une espèce de service civique qui consistait à parcourir le reste du monde à l’aide des planeurs luminiques, régulièrement, pour observer le reste de la planète et veiller a ce que, plus jamais, aucun obstacle ne vienne troubler cet ordre établi. 

Les quelques déchets de classe totalement irrécupérables, au rang desquels on trouvait certains concentrés de poisons trop violents comme l’arsenic et le mercure représentaient bon an mal an quelques tonnes. Cela donnait lieu à la seule manifestation mondiale de solidarité complète et au seul jour de liesse institutionnelle, parfaitement respecté : Leur envoi vers le soleil dans de vastes tours luminiques. Cet événement constituait, ainsi, la dernière et seule escapade terrestre vers le cosmos. 

Enfin, on put mettre en place le principe de régénération. Ce principe permit enfin de stabiliser définitivement la population. Ce progrès définitif consistait à régénérer quotidiennement, sous la douche toutes les cellules du corps qui étaient ainsi remises dans les conditions exactes de la veille. On ne parlait pas d’éternité mais cela y ressemblait tellement ! Enfin, grâce à ces nouveaux développements on décida de bannir tout coït productif. Ils représentaient, en effet, un réel danger, celui de voir tous les efforts consentis anéantis compte tenu de la tendance naturelle qu’à la nature à créer l’exceptionnel et du risque certain de devoir poursuivre naissances après naissances de nouvelles sélections. Chacun avait ainsi admis que la sexualité devait être seulement consommée par plaisir et l’anamorphose individuelle s’était parfaitement adaptée à cette situation, de régénération en régénération les utérus et les glandes productrices de spermatozoïdes s’étaient atrophiés au point de devenir totalement inopérantes. La période de « Brassage » durait environ 8 mois, tout les dix ans. Pour la régénération de ces humains (on les appelaient encore par ce vocable) l’opération était plus longue. Il s’agissait de rééquilibrer l’espèce sur une période (aléatoirement définie par les centres de calcul) afin de réaliser dans la population une distribution d’âge allant de six (les enfants sont propres) à soixante ans (ils sont encore propres aussi) de façon à ne prendre aucun risque. De cette façon il s’était installé une mémoire collective qui ne laissait plus aucun espace apparent de liberté à l’individu. L’être humain ne manifestait plus ni joie, ni peine, ni désir, ni besoin d’expression, ni douleur, ni souffrance, ni haine, ni amour. 

En l’an 3240 la terre était-elle donc enfin devenue le paradis des hommes ? Samuel Oscar David, ne pouvait l’ignorait même si, lui avait quitté la terre en 2049. 

Les grandes découvertes technologiques: Ce monde là n’aurait pu exister sans les grandes découvertes: 

Nous les avons évoquées elles sont essentiellement au nombre de trois : Le moteur postquarzique Les tours luminiques 

Le principe de régénération. Ce voyage rapide dans la pensée et la vie des hommes vous a déjà sensibilisé à ces notions puisqu’elles ne sont en fait qu’un pâle reflet, vous l’avez compris, des découvertes plus fondamentales de Samuel Oscar David et il nous faut pour la première fois admettre combien fût grande la sagesse d’Oscar David d’avoir refusé aux humains la perception complète de ses déductions. 

Il nous semble indispensable à ce stade d’expliquer d’où proviennent ces découvertes et d’en expliquer les grands principes sinon pour nous le risque est trop grand de vous voir honorable compatriote de celui qui s’est donné mission de reporter le plus fidèlement possible les faits et geste de Samuel Oscar David  d’assister à une mimique significative consistant à tourner votre majeur sur votre tempe, voir pire encore, classer cet ouvrage au rang de la science fiction lui qui n’est en fait que l’évocation de la vérité de la terre du futur! On découvrit ces technologies en simplifiant la science. Comme l’a bien laissé entendre le manuscrit de Samuel Oscar David L’univers repose sur une agitation perpétuelle pour exister. L’énergie est ainsi omniprésente et il suffit, dans l’absolu, de replacer le système dans des conditions optimales pour obtenir des ensembles générateurs d’énergie quasiment inépuisables. 

Il existe dans la science une telle volonté de progrès sur la science que tout devient possible. La moindre équation formulée et complétant l’équation d’un chercheur précédent fait oublier aux chercheurs l’essence même de la science. Car toute science qui ne repose pas essentiellement sur les capacités épistémologique du chercheur est forcément une science fausse puisqu’elle oriente les moyens de mesure et de démonstration vers ce que l’on veut démontrer. Ainsi en puisant dans le manuscrit de Samuel Oscar David on découvre ce paradoxe qui doit maintenant que vous avez tout cela en connaissance être lu avec un maximum de précaution et devrait conduire les chercheurs à beaucoup plus d’humilité. 

Nota: nous avons déjà abordé ce sujet sans se référer toutefois directement aux écrits de Samuel Oscar David, voici donc les extraits en cause : Toute science citée n’est vraie que dans l’espace temps ou elle a été citée. La science ne repose que sur une perception momentanée des phénomènes qui en sont à l’origine. Ainsi, il faut bien comprendre qu’un moment donné dans la vie de l’univers la terre était plate et recouverte d’une demi sphère céleste sur laquelle s’accrochaient les autres planètes, le soleil et les étoiles. Plus tard l’univers devint une sphère au centre de laquelle se trouvait la terre. Puis la terre se mit à tourner autour du soleil. Puis le soleil devint lui-même satellite d’un système plus complexe. 

Ignorer ceci c’est prendre le risque de prendre les scientifiques de l’époque pour des imbéciles. Cela précisément est une erreur grave, car s’il vous est donné de retourner sur la terre en remontant le temps vous y découvrirez réellement une terre plate coiffée du bol céleste… Ainsi est la vraie réalité du cosmos … Extrait du manuscrit de Samuel Oscar David. 

La naissance du moteur postquarzique Le moteur postquarzique est, en effet, issu d’une théorie beaucoup plus simple et évidente que la moindre machine tournante et pourtant il fût un temps ou la planète était parcourue d’un ensemble de réseau de lignes électrique pour alimenter une à une toutes les machines existantes dans le monde. Il n’est pas à exclure que la facilité d’utilisation de ce système, malgré les désagréments que cela représentait, et que cela représente encore aujourd’hui pour nos lecteurs actuels, ainsi que la nécessité d’investissements très lourds pour fabriquer et véhiculer cette énergie a été à l’origine de la paresse intellectuelle des hommes. Et l’on a même pu assister autour des années 2190 au lynchage médiatique et économique du précurseur du moteur postquarzique Gaston Deluc par les grands groupes détenant ces fameux réseaux électriques. 

Le principe de Gaston Deluc était pourtant sobre et généreux. C’est à partir du constat d’échec des physiciens de l’époque qui ne sachant faire des déchets nucléaires les enfouissaient dans la terre au grand désespoir des lazarciens et autres entités politicoécologique que Gaston Deluc avait raisonné un principe différent. Puisque ces corps ont un principe diffusant énergétique apparemment incontrôlable et cela sur des périodes pouvant atteindre plusieurs milliers d’années sauf de les placer dans des chapes de matériaux isolant très lourdes et très difficiles à réaliser, il suffisait de découper ces matériaux isotopes en morceaux suffisamment petits pour mieux les contrôler. A partir de cette initiative il devenait relativement plus simple de construire des ensembles de dimension réduites qui pouvaient toutes contenir quelques milligrammes de matériaux fissile en toute sécurité et beaucoup plus facile à stocker, puisque nettement moins volumineux. Le principe évidemment n’était pas sans danger car il nécessitait une phase de préparation qui consistait précisément dans la découpe de ces matériaux hautement toxiques. Deluc imagina donc une machine relativement compliquée qui permettait de traiter des masses de plutonium de plusieurs kilogrammes et de les réduire en poudre granulée sans ne jamais courir le risque d’atteindre une taille critique qui aurait pu déboucher sur une apocalypse nucléaire. Le système consistait à réaliser un broyage du plutonium par des jets de plasma de silicium qui enrobait et isolait chaque no


La constitution passe en force = Appel du 18 Juin

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des partis politiques, ont formé une constitution. Cette constitution, alléguant la défaite de nos idéaux, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat social.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force technocratique, financière et libérale, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, c’est leur argent, la tactique des politiques qui nous font reculer. Ce sont les promesses jamais tenues, la tactique des politiques qui ont surpris nos idéaux au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec ceux qui de par la mer continue la lutte. Elle peut, utiliser sans limites l’immense réservoir des hommes restant encore sensibles aux hommes.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force de l’argent et de la technocratie, nous pourrons vaincre dans l’avenir par un idéal supérieur. Le destin du monde est là.

Moi, issu de La Gaulle, j’invite les hommes de bonne volonté et les idéalistes français qui se trouvent en territoire européen ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes de toutes les industries qui se trouvent en territoire européen ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française à la bêtise et au despotisme ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de l’ombre.


L’histoire de DIEU (petit catéchisme cybernétique)

En ce temps là …

Au fait ! Qui donc de l’homme ou de DIEU a commencé ? DIEU a-t-il créé l’homme, ou l’homme a-t-il créé DIEU ?

Soyons clairs, nous n’allons pas proposer d’apporter La réponse à cet éternel débat ; L’un des propos de cet ouvrage est précisément de comprendre que cela n’a, dans le fond, strictement aucune espèce d’importance. Mais, cependant, comme il apparaîtrait déraisonnable et inutile de froisser certaines susceptibilités, nous admettrons une bonne fois pour toutes que cette paternité n’appartient qu’à DIEU, puisqu’il semble, lui, tout particulièrement tenir à ce point.

Car, … dans les faits : Avant il y a … RIEN

Après il y a … TOUT !!!

Il nous faut, certes, une grande humilité et beaucoup de bonne volonté pour passer outre les discours et les interrogations néo-neuro-théologiques des assoiffés d’auréoles et autres agitateurs de crucifix, ainsi que les diaboliques arguments des « zatézimpis », et autres fantasmeurs de Vichnou et de Krishnas, voir, encore, toutes autres prérogatives des ardents défenseurs et promoteurs de shaddors associés à toutes autres pratiques débilitantes.

Mais … Retrouvons, un instant, la seule véritable dimension humaine digne d’intérêt. Osons considérer l’être humain dans ce qu’il a de meilleur : Sa Méditation … et qu’il retrouve ainsi l’attitude humble de l’Être face à son créateur …

Et … Ecoutons, maintenant, la VERITABLE histoire de DIEU.

Cela dit … N’oublions jamais que DIEU est avant tout un Être universel. En l’occurrence, il n’appartient à personne.

Je suis donc tout aussi qualifié et habilité pour en parler que n’importe quel consommateur d’hosties institutionnelles et instituées : curés dominicaux, cathos et scatos, Athos et Aramis, dévoreurs d’ayatollah et d’aïoli, orthodox et autres grammairiens distingués, Suisses ou Habitants de « France-fille-aînée-de-l’église »; occi-tantales et gréco-baltes.

De grâce, ne nous con-centrons pas sur ce type de débat. Au fond la différence entre toutes ces religions religieuses est si peu évidente à percevoir !

Les intérêts directs de ceux qui ont en charge ces différents courants ne seraient-ils pas tout simplement supérieurs à DIEU lui même ?

Car, cette voie de recherche de la vérité risque fort de nous entraîner dans une analyse des comptes, dans laquelle DIEU serait, en définitive, totalement absent. Soyons raisonnable c’est tout de même bien après DIEU lui-même que les hommes se sont mis à se battre et se pourfendre en son nom !!!

Avant le Tout, il y avait le Rien.

En six jours assure-t-on, du néant absolu, le Grand Architecte a réussi à extraire et à ordonner la matière. Il nous a offert tout ça en cadeau, sur un plateau.

Et le septième jour … il se reposa.

De fait, il apparaît logique et probable de supposer que la situation de créateur universel ne soit pas le « Job » le plus peinard que l’on puisse imaginer.

Mais de là à s’imaginer un DIEU exténué qui s’engouffre dans ses charentaises pour piquer un roupillon réparateur ? Sérieusement, vous imaginez le Tout-Puissant besogneur-besogneux s’effondrant dans son Voltaire de velours bleu ? Plus que tous les autres sacro-saints mensonges qui interdisent l’accès à l’essence même de DIEU (et qui contraignent à user d’une voie détournée dite socio-économique), celui-ci, à lui seul, rend nécessaire une prise de conscience universelle, réelle et sérieuse des véritables événements qui sont la genèse du monde.

DIEU mérite bien après toutes ces années de silence que soit enfin contée sa véritable histoire.

Cependant … Avertissements

Notamment, précieux pour ceux qui n’ont pas l’habitude de fréquenter ce « genre littéraire ».

En effet, certaines notions complémentaires et / ou supplémentaires vous sont encore nécessaires avant un embarquement définitif à bord de l’ouvrage : les éléments « scientifiques » que vous découvrirez sont, notamment, et pour le moins, très inhabituels et très inattendus, en conséquence :

Si vous êtes motivés par une recherche sérieuse et réaliste vous me pardonnerez, j’en suis sur, beaucoup, car vous apprécierez cette vision originale (c’est à dire à l’origine) de DIEU. Mais, vous savez bien qu’il n’est pas si simple de donner une idée de la réalité à partir de notre simple vocabulaire. Si, par contre, vos bases scientifiques et techniques proviennent pêle-mêle (ou de façon exhaustive d’ailleurs) de l’encyclopédie Universalis, du Quid, des bancs de l’ENA, d’HEC, d’Harvard, du grand séminaire ou de l’université de QUÔM, bien sûr, je comprendrais votre torpeur et votre inévitable agressivité, mais, sincérement, je ne pourrais pas grand chose de plus pour vous.

En tout état de cause et quelles que soient vos inclinaisons religieuses et culturelles, il est fortement recommandé avant la phase ultime d’embarquement de se munir d’un équipement thérapeutique de base. Celui-ci sera composé d’une aspirine (compacté ou en sachet, c’est selon…) et d’un verre d’eau.

NOTA : Cet avertissement sera opposable et systématiquement opposé à toute demande de dédommagement des proches d’un lecteur qui aurait à souffrir d’une sortie délicate ou anormale de l’ouvrage (sortie se caractérisant, par exemple, par le port d’accessoires de type entonnoir en lieu et place de couvre-chef).

Ultime avertissement :

Le plan général exposé pour raconter l’histoire de DIEU reprend la base désormais classique, (qui m’a, donc, semblé plus facile à accepter), de journées. Ne vous leurrez pas, cependant, sur la signification du mot jour. Ce jour Biblique n’est rien de moins que la marque d’un événement important et déterminant dans le processus de la création. Toute assimilation au jour qui a trait sur notre planète, jour composé de vingt-quatre heures elles-mêmes morcelées en minutes, etc, vous conduirait indubitablement à adopter une position de profond scepticisme et vous inciterait à rejoindre les rangs par ailleurs déjà beaucoup trop nombreux des « Zatézimpis ».

Du reste … plutôt que la prosaïque durée du Jour, parions que la véritable histoire de DIEU possède suffisamment de controverses intrinsèques ! ! !

Le premier Jour  : Naissance de la Lumière

DIEU dit : Que la lumière soit et la lumière fu … se

En ce temps là, disais je …

Pour une raison qui nous est encore inconnue, mais que nous n’allons pas tarder à comprendre, DIEU eût un trait de génie en tout point digne d’un DIEU, et comme seul d’ailleurs peut en avoir DIEU.

Donc, DIEU se dit « EUREKA » (et cela bien avant tout célèbre squatter de tonneau à qui l’on prête ordinairement cette anecdote). De cet EUREKA là va jaillir la lumière. On l’a compris et déjà accepté la Lumière va entraîner tout le reste.

Cependant, il est primordial avant d’aller plus en avant, de parfaitement saisir les motivations divines.

Revenons, donc, en ce temps là, qui précisément n’existait pas vraiment.

Avant le TOUT … le NEANT … Là dessus tout le monde est à peu près d’accord. On comprend alors facilement que dans un tel décor, si DIEU existe, il n’existe que pour lui même et le pauvre s’emmerde copieusement puisqu’il n’est lui même que NEANT au centre du NEANT. Et, même si on est DIEU, avouons que dans ce contexte on n’est finalement pas grand chose !!!

De fait l’Eureka de DIEU va lui permettre de s’emmerder nettement moins, même si il lui arrivera par la suite de rêver, et plus souvent qu’il n’aurait dû, qu’il n’avait jamais poussé ce divin Eureka. Il se demande même, parfois, encore, ce qu’il s’est fait à lui même pour avoir mérité ce qui lui est arrivé.

Toutefois, il ne nous appartient nullement de juger l’attitude de DIEU selon nos propres critères. DIEU a éprouvé le besoin de faire savoir et de se faire savoir qu’il existait et sur ce point en tout cas il nous a apporté une preuve réelle et sérieuse de ses capacités.

En cela, si d’aucun suppose que ce réflexe de DIEU est tout aussi puéril que les pleurs du petit bébé, qui n’a trouvé que ça comme moyen d’expression et de communication, il lui sera répondu que précisément à cette époque la jeunesse de DIEU lui conférait une maturité proche de celle du petit bébé dont il a été question.

En créant la lumière DIEU se créait lui-même et il installait une dualité à laquelle il n’était, évidemment, absolument pas préparé. Lequel des deux composants serait le plus intéressant à inspecter et à explorer ?

N’ayant ni a priori, ni certitudes : DIEU décida de se consacrer à la connaissance de DIEU. Il délaissa la lumière qui … n’étant qu’un état de fait sans finalités particulières … se répandit en elle même.

Le deuxième Jour : Naissance du Temps

DIEU dit : Que le temps s’écoule et … S’écoula saecularum.

DIEU était donc très préoccupé par lui même et ne s’occupait nullement du phénomène qu’il venait de créer.

Mais DIEU, précisément à l’aube du deuxième jour décide de cesser ce tour de lui même qu’il a entrepris. Une visite exhaustive est de toute façon hors de question puisqu’il est le Néant Infini. Mais, il faut noter que le seul fait de stopper son investigation permet à DIEU de dimensionner une partie de l’Infini. Ainsi, DIEU vient donc en quelque sorte de créer le monde du FINI.

Et DIEU a cette fois une idée relativement précise de Sa grandeur et de Sa magnificence … au moins à l’intérieur de ce Fini … et, croyez le, il y prend un plaisir certain. En stoppant son investigation, DIEU se retrouve donc de nouveau face au concept de lumière. Vrai qu’il éprouve alors un fatal instant d’intense panique et il se dit que s’il n’avait pas su à temps stopper sa phase d’auto-contemplation, il aurait carrément risqué de se voir éjecté de son propre concept.

DIEU éprouve à cet instant un complexe inexplicable vis à vis de la lumière et découvre une conjonction émotionnelle combinant à loisir les nouvelles notions de perplexité, de trouille, d’aléas, d’emmerdements et d’injustices qui fait pressentir à DIEU l’aspect irréversible que vient de prendre la création.

DIEU se met derechef à gratter son divin front, y cherchant une nouvelle inspiration qui lui permette de retrouver une sérénité certaine vis à vis de cet étrange phénomène qu’est la Lumière.

DIEU dès qu’il stoppe sa phase auto-inspective créé en quelque sorte le FINI. Mais cette notion ne s’impose pas, par contre, tant que cette phase n’est pas achevée.

Ainsi à l’instar de son frottis frontal, la réponse apparaît à DIEU de façon claire et évidente. La notion de FINI n’est que la conséquence d’une démarche volontaire de DIEU, car tant que DIEU s’auto-inspecte, le FINI reste une composante virtuelle de l’INFINI et ne présente, au fond, aucun intérêt pour personne.

DIEU s’aperçoit, donc, que, contrairement à ces premières angoisses, il reste bien le seul maître incontestable à bord. Il traduit aussitôt sa satisfaction par une expression également passée à la postérité, et malgré l’évidente absence d’objectifs précis il décide que : CELA EST BON !

Ainsi DIEU se découvre de nouvelles aptitudes et la capacité de pouvoir créer le monde du FINI où et quand il le souhaite. Il sent bien une certaine pertinence dans son ouvrage, mais, de fait, éprouve encore et surtout une grande impression d’impuissance qui lui apparaît totalement incompatible avec la carrière de Créateur de l’Univers qu’il se décide à embrasser.

Mais il est évident que (et malgré son jeune âge à cette époque), on est en droit d’attendre d’un DIEU Créateur absolu une capacité intellectuelle et conceptuelle hors du commun. De fait, c’est en créant un domaine de différence, là ou peut être un concept qui n’est pas ailleurs, que DIEU se met, alors, réellement à exister.

Ainsi SON NEANT se distingue DU NEANT.

Quoique, à ce stade la différence d’un Néant à l’autre ne soit au fond que de nature très conventionnelle (puisque cette différenciation ne peut exister qu’à partir du moment ou DIEU la décide) il est incontestable que cette notion même de moment va permettre d’établir un dimensionnement de l’univers sans lequel la notion de FINI rejoint la notion d’INFINI (… et retour à la case départ).

DIEU s’aperçoit donc que la lumière lui permet quelque part de concrétiser le temps en lui permettant d’évoquer le monde du FINI.

Il lui semble cette fois être quelque peu désolidarisé du NEANT (au moins quand il le désire). Enfin et de toute façon, il a acquis la certitude de pouvoir parfaitement maîtriser le phénomène.

A la fin du deuxième jour,

DIEU contemple une nouvelle fois cette toute nouvelle sphère du temps FINI. Et il en est très satisfait et dit une nouvelle fois que tout : cela est bon (*), et retourne pour un temps indéterminé se ressourcer dans son NEANT originel.

(*) Ce qui est surtout la preuve qu’il ne pensa que beaucoup plus tard à enrichir son vocabulaire.

Le troisième Jour : Naissance de la Matière

DIEU dit : Que la matière soit et … ce qui devait arriver … arriva

A peine DIEU a-t-il réintégré son Néant qu’il se retrouve en but à un austère sentiment de frustration.

En retournant dans le Néant, il se retrouve fatalement et ipso-facto Néant lui-même et quand on a connu le temps qui passe, il devient problématique de se passer du temps passé. L’Infini et l’Eternité ont ceci, en commun, de particulièrement chiant, c’est que le temps n’y existe pas, il y est donc, très difficile de prévoir et d’échafauder un quelconque projet si l’on est pas soi même DIEU.

Ainsi, cette perspective d’éternité amène certains à une telle crainte de platitude et de plénitude qu’elle devient inconciliable avec un sacrifice volontaire du temporel associé à la vie terrestre : les « Zatézimpis » préfèrent ainsi privilégier les bienfaits charnels du temporel au risque de devoir ultérieurement et éternellement le regretter (parfois sous le fallacieux prétexte suivant : au moins quant on souffre on a quelque chose à faire).

DIEU d’ailleurs lui-même n’échappe pas à cette règle et il est à ce point déstabilisé dans ses certitudes par ce simple constat qu’il en vient même à douter très sérieusement de son infinie sagesse. Il se met donc à la recherche d’une méthode ou d’un système qui doit lui permettre de rester cohérent, conscient cette fois du temps et de la Lumière dans ce RIEN qui est resté le Néant. Il se prend à imaginer des hypothèses plus ou moins éloignées les unes des autres et à construire des scénarios associés à ces hypothèses sans être en mesure d’opérer une sélection et d’opter pour l’un d’eux.

Au cours de l’un d’eux, précisément, il lui vient la plus grande trouille de sa toute nouvelle inexistence. Cette panique réelle lui permet de s’affranchir de tout état d’âme et le ramène directement à ces responsabilités de créateur. Son raisonnement vient, en effet, de lui faire découvrir qu’étant redevenu Néant au centre du Néant, il a, en fait, parcouru le chemin inverse de la création.

Plus grave : cette structure Finie n’est en quelque sorte qu’une parcelle relativement informelle de l’Infini et il n’est pas du tout évident que désirant retourner dans cette sphère temporelle, il lui soit possible d’en détecter la présence au sein de l’INFINI, puisqu’en réintégrant le Néant, il a, de fait, abandonné toute notion du temps.

DIEU rumine cette idée tant et tant qu’il se sent dépérir, ne devenant plus que l’ombre de lui même dans ce Néant si complet que l’absence de lumière lui interdit précisément d’évoquer le concept même d’ombre. Et il se décide à tenter l’expérience de se réintégrer dans le monde du FINI.

Il lui semble, cette fois, avoir acquis la certitude qu’il y trouvera quelque part une nouvelle inspiration divine qui va parachever son œuvre et le placera définitivement à l’abri du type d’interrogations maladives et malsaines qu’il vient d’éprouver. Ayant pensé cela, par une opération dont il a su de nos jours encore conserver le secret, malgré une délégation partielle à son alter-ego (alias Saint-Esprit) il se parachute de façon provisoirement définitive dans ce monde du FINI imaginé la veille au cours d’une séance euristique inoubliable … qu’il n’arrive pas à oublier, justement.

Or, (extraordinaire et insondable mystère ou hasard des initiatives Divines !!!) il choit dans le monde FINI à l’instant providentiel ou sa présence devient nécessaire. Cet instant, à jamais imprimé dans la mémoire de l’Univers reçoit universellement et très précisément le nom de « Divine Providence ». Le passage du Néant originel complètement Néant jusqu’au bout même du Néant à un Néant nettement plus concret repose sur une « dualité interférante » : DIEU vers Lumière et Lumière vers DIEU, Temps vers DIEU et DIEU vers Temps.

Le facteur commun de cette double liaison reste DIEU, ceci lui permet d’envisager une troisième relation : Temps vers Lumière et Lumière vers Temps, dans laquelle le système serait justement capable d’exister de façon réelle, c’est à dire sans DIEU qui pourra ainsi rester NEANT, (Vous suivez ?). Toutefois, il faut considérer que notre DIEU encore naissant se sent fébrilement à la veille de réussir un « Super Coup » et il s’affûte allègrement les neurones. Il s’aperçoit qu’il découvre et contemple, en définitive, une notion dont l’existence est très relative. Puisqu’elle est essentiellement assujettie à sa propre existence : corollaire du Néant à sa propre inexistence.

De retour dans ce « petit coin Fini » il s’explique mieux ses angoisses et comprend à quel point la similitude de la Lumière du temps et du Néant ne s’appuie que sur une perception instantanée, globale et volontaire complètement antinomique à une création que DIEU voudrait … parfaite … par essence.

DIEU s’aperçoit alors que contrairement à ses affirmations précédentes : cela n’est pas bon du tout.

Et DIEU, bien avant de les avoir seulement imaginés, s’affuble de tas de noms d’oiseaux.

Alors DIEU décide d’une stratégie différente destinée à remédier définitivement à ses insatisfactions passées, qui de latentes prennent cette fois une expression claire au terme d’une remise en cause épuisante et inconfortable.

Cette remise en cause lui apparaît clairement et absolument incompatible avec de dessein d’un DIEU Créateur qui, par définition, se doit d’être totalement infaillible. Il nous devient possible cette fois (notre connaissance de DIEU aidant) de comprendre la simplicité complexe ou la complexe simplicité du raisonnement divin.

« En confinant la Lumière à un espace précis, j’ai pu, effectivement, créer un Monde à part du Néant. Toutefois, ce Monde n’existe que par rapport au Néant qui est précisément RIEN. De la comparaison du Rien avec le Rien il ressort le Tout. Cependant, si ce raisonnement extrêmement limpide conduit forcément au Rien par le Tout, ce n’est que par la possibilité intrinsèque que le Rien a à réaliser le Tout.

Or, cette réalisation reste pour le moment assujettie à une perception volontaire entre le Tout et le Rien. Or, cette perception reste de mon seul fait. Ce qui signifie, notamment, que dès que je m’arrête de penser au phénomène, le phénomène disparaît. Je n’imagine pas un instant de devoir passer l’éternité à raisonner le temps. Il s’agit d’une action réflexe éprouvante et peu enrichissante indigne d’un DIEU dans tous les cas. Il est donc primordial que DIEU s’affranchisse de toutes ces contraintes si je veux pouvoir m’assurer un minimum de confort et un maximum d’adoration. La solution à priori la plus intéressante consiste donc à imbriquer les concepts de Lumière et de Temps l’un dans l’autre ce qui me permettra de ne plus m’escrimer à passer de l’un à l’autre pour être à la fois l’un et l’autre. »

Alors, ayant dit cela, DIEU, qui a décidément beaucoup mûri, prend garde à définir un minimum de règles en préliminaire à toute nouvelle intervention. Et DIEU imagine un transfert permanent du Néant vers la Lumière et dans la Lumière. Et, à ce concept de Néant, il donne le nom de Vide. Et la lumière y peut alors circuler jusqu’au frontière du Néant sans jamais vraiment l’atteindre. Ainsi DIEU réussit à préserver le Néant du Vide, ce qui eût été fatal au Néant … donc à DIEU. Mais la Lumière est censée circuler, il faut donc à DIEU imaginer le concept de destination. Ce concept de destination suppose à son tour un concept de départ, et vice et versa. Alors, DIEU, imagine le concept de départ et le concept de destination. Mais, malgré la pertinence remarquable de ses nouvelles conceptions, DIEU reste insatisfait. Le départ et la destination restent confondus et DIEU a de nouveau l’impression de s’être laminé le divin cortex pour en définitive pas grand chose.

Alors, DIEU, à qui l’on doit reconnaître un esprit d’à propos à toute épreuve a de nouveau l’idée du jour, qui va faire la Une de cette édition quotidienne de l’Univers.

Et DIEU décide de multiplier à l’Infini le Fini, faisant en sorte que chacun des Finis ainsi créé puisse devenir à la fois le départ et la destination de la Lumière issue de chacun des Finis.

Chacun des Finis, ainsi créés, se met alors à émaner et à recevoir la Lumière. Ainsi apparaissent les premiers phénomènes de réflexion dans l’Univers, n’existant que par la seule volonté et la seule réflexion de DIEU tout puissant qui vient d’initier le Bouillon du Cosmos en ouvrant l’Infini dans le Fini et le Fini dans l’Infini. Ainsi chacune des entités définissables comme « Le Fini » était « l’Infini lui même », tandis que l’Infini est chaque Fini.

Plus rien, donc, ne s’oppose à l’expansion rétro-active de l’Univers, ce qui veut dire qu’en assurant l’expansion de l’Infini (déjà, rappelons le, Infini) en même temps l’Infini assure sa récession : ne serait ce que pour rester l’Infini et de ne pas retourner au delà du Fini et de l’Infini : vers le Néant. Et, DIEU, lui-même, à cette époque, en perd son Latin (ce qui est une preuve que les intégristes de tout crin n’ont pas vraiment, eux, tout compris). Et, DIEU se doit à ce stade introduire un nouveau concept. Chacun des mondes Finis reçoit le nom de Matière. La Matière n’est que Vide et Lumière, c’est à dire rien du tout, mais, la matière est Tout puisqu’elle devient, cette fois, le seul concept opposable au Rien. Alors, et, parce que DIEU l’a voulu ainsi, son dessein se met aussitôt à se réaliser : la Matière se met à véhiculer la Lumière dans l’Univers qui est composé du Vide transféré du Néant.

Et cette Matière n’est rien de plus que la volonté d’être de DIEU .

Elle rend ainsi permanent le transfert du Néant dans le Vide et du Vide vers le Néant.

Désolé … Mais momentanément, nous devons laisser DIEU en tête à tête avec lui – même pour nous livrer à notre tour à un exercice de réflexion. En effet, la poursuite de la lecture implique pour le lecteur sinon une certaine érudition du moins une bonne sensibilisation au côté épistémologique de la science : la science des sciences.

ll peut sembler, en effet, important de posséder quelques éléments d’appréciation sur le volume précis de Matière que DIEU met en œuvre à ce stade déjà fort avancé de la création de l’Univers, car, on l’a compris l’inéluctable s’est déjà produit : DIEU vient de mettre en place la matière première qui va permettre l’édification du complexe physique que nous avons pris coutume de désigner par le terme « Univers ».

DIEU met à la disposition de Sa Création l’essence de l’Univers complet : toute la Matière que nous connaissons et que nous connaîtrons est à la fois présente et absente. Ceci nous permet donc d’apporter une réponse très précise et définitive aux questions restant en suspens malgré le temps dans la conscience collective de l’Homme.

Peut-on estimer la mesure de l’Univers ? De quelle quantité de Matière Première dispose donc cet Univers pour assurer à la fois sa régression et son expansion éternelle ? La réponse à cette première question est extrêmement facile à donner puisque, conditionnée par chacun de nous, elle conditionne chacun de nous. Et, quelles que soient les échelles de mesure et de temps que l’on désire quantifier ou évaluer, la réponse est cette fois tout à fait évidente : « L’Univers est très précisément et strictement égal à la grandeur que vous désirez lui affecter « .

Il ne s’agit absolument pas là d’un artifice intellectuel destiné à centraliser votre attention sur vos capacités propres ou à vous confronter dans une autosatisfaction latente, commune à tout un chacun. Il s’agit là d’une donnée scientifique irréfutable et je mets au défi quiconque de la réfuter.

 

Malgré la précautionneuse mise en garde épistémologique exposée avant cette affirmation, je constate chez certains lecteurs des mouvements d’épaules associés à une gestuelle singulière qui consiste à imprimer à l’index une torsion significative en haut de la tempe. Je n’ignore pas que cette gestuelle a pour objectif de signaler sinon votre malaise profond du moins votre profond scepticisme. Ceci me contraint à un retour sur la notion même de l’épistémologie. En aucun cas, en effet, cette affirmation (que nous affinerons par la suite, rassurez vous) n’est incompatible avec la science elle même. Car, elle n’exclue nullement l’installation d’un consensus qui fournit une définition globale des frontières de l’Univers.

De façon générale d’ailleurs la race humaine fonctionne sur ce type de consensus. Dès qu’il s’agit de sciences (physiques, mathématiques, sociales, politiques, …), l’homme délègue sa soif de savoir à l’homme. Ainsi des êtres éminemment exceptionnels se voient-ils confiés la tâche de concevoir, d’imaginer, de gouverner (en prenant, d’ailleurs, la plupart du temps eux-mêmes cette responsabilité).

Au cours des millénaires l’homme a cherché une explication et une évaluation des mystères qui l’entourent. Quelque part cette recherche se voit toujours en but à la notion de l’Infini. C’est le concept même de la science. Les sciences en apportant des démonstrations ponctuelles justifient (précisément ponctuellement) de façon évidente un ensemble de théories qui rend justement possible l’établissement de consensus universels.

Ces consensus resteront établis jusqu’à la démonstration de l’incohérence ou de la stupidité des théories ayant conduit à l’établissement des preuves. On pourrait, par exemple, très bien dire qu’au premier temps la terre était plate et sous cloche et qu’elle a évolué vers une sphère accrochée dans un Univers Entier.

Le système de pensée qui prévaut sur une terre plate n’est pas le même que celui qui conduit les hommes aux navettes spatiales. 

Cependant, le concept de la terre plate est tout à fait réelle, et suffisant, dans le contexte « Mare nostrum » puisqu’il correspond à un consensus admis et reconnu par tous. De ce consensus va naître de nouvelles interrogations. De ces interrogations vont naître de nouvelles théories qui conduiront à de nouveaux consensus, etc.

Les savants de la « Terre plate » étaient-ils pour autant une bande d’incapables et de notoires connards ? A vous de répondre cette fois, mais n’omettez point dans votre réponse de considérer que pour l’essentiel leurs travaux « scientifiques » sont restés d’actualité.

Donc, la mesure « officielle » s’appelle consensus.

L’affectation d’un critère définitif de mesure de l’Univers reposera sur un consensus. Quel extraordinaire défi pour la race humaine qui a tant de mal et de difficulté à établir ce fameux consensus pour un simple trait sur une carte ou pour obtenir une notion rigoureuse de la Démocratie ! Il est donc, primordial, avant toute poursuite de la lecture et toute prise de connaissance de la manière avec laquelle DIEU a réussi à se démerder avec ce bouillon de Matière pour Concevoir et enfin Créer le Monde, d’admettre et d’accepter que la Science de façon générale ne soit que le reflet de connaissances et de Volontés accumulées par la race Humaine.

La science ne reste vraie que tant que reste vrai le système de pensée qui en est à l’origine. Et si par exemple la Matière ne se métamorphosait en quarks, anti-quarks, rayons et autres particules élémentaires dûment répertoriées que dans nos cerveaux et dans nos laboratoires ? Ailleurs, et notamment pour DIEU la matière reste le Tout issu du Rien. Cela fait toute la différence, la Matière est un moyen d’être et ne possède aucune finalité intrinsèque, toute explication s’avère dans ce contexte à la fois judicieuse et complétement erronée.

Ces notions fondamentales ayant été une nouvelle fois exposées, il nous faut préciser que DIEU a eu les mêmes problèmes et les mêmes difficultés. Aussi peut-il à loisir construire une théorie scientifique en temps réel qui interfère avec la connaissance des hommes sans jamais livrer le fond de ses secrets (Dieu reste quand même DIEU, non, mais, …). Cependant, DIEU a conscience que plus il permettra à la race humaine d’accéder aux concepts évolués à l’origine de l’Univers, plus il apparaîtra grand et magnifique.

Les connaissances accumulées par nos ancêtres laissent éminemment entrevoir la démarche intellectuelle globale de DIEU.

DIEU va concrétiser cet Univers de telle sorte qu’il apparaisse possible à l’homme de progresser dans sa connaissance, mais DIEU veillera à ce que l’homme n’en n’atteigne jamais les limites en les repoussant sans cesse.

Car DIEU tire, au fond, de ce phénomène et de cette interrogation sa seule et véritable preuve d’existence. Car par dessus la spécialisation outrancière qui conduit l’homme à une impasse intellectuelle, il nous faut retourner aux ébauches de la Science et admettre que l’Ego ne se constitue pas seulement de la Volonté d’être, mais intègre également un ensemble mécanique complexe issu de l’Univers et dont la nature, et l’homme reste par essence très proche du Cosmos et des étoiles.

L’histoire de DIEU passe par là.

Car, il en fût de même pour lui, il intégra sa Création à cet instant comme tout à fait inapte à remplir le grand dessein qu’il pressentait. Et il lui apparut qu’il était plus que temps cette fois de renoncer à se satisfaire d’un Univers qui ne serait que spécifiquement intellectuel et arbitraire. DIEU est arrivé à la fin des liminaires de la Création, il doit cette fois envisager une suite probable et crédible qu’il ne doit plus être le seul à partager. Comme il nous y a habitué, cette fois encore, son sentiment de plénitude et de bonheur intense s’exprime par le … devenu traditionnel :

« Tout celà est Bon ».

Ce qui signifie, nous le savons aussi maintenant, qu’il n’est pas du tout satisfait et qu’il va s’engager dans une nouvelle étape de réflexion et d’action qui sera cette fois (et par anticipation) nettement plus terre à terre.

Le quatrième Jour  : Le « BIG-BANG » ?

Alors DIEU voit la Lumière qui circule et DIEU voit le temps qui s’écoule et DIEU voit la Matière qui est à la fois la Lumière et le temps. Et DIEU a dit que tout cela était bon.

Bon … certes, mais encore bien insuffisant pour correspondre complètement à la propre idée qu’il se fait de lui même et de l’Univers. Car DIEU a un dessein ambitieux qui se précise « d’heures en heures » :

Devenir le Créateur exclusif du ciel, de la terre et … des Hommes.

Il reste, échaudé par la grande frousse qu’il s’est octroyé lors de la création de la Lumière et dont vous ne pouvez pas vous souvenir (en tout les cas, lui, croyez moi, s’en rappelle) et l’un de ses objectifs est devenu la réversibilité instantanée de toute tentative et de tout phénomène enclenché. Aussi DIEU a-t-il adopté une démarche très modulaire qui a pour objectif un avancement cadencé, autorisant à tout moment le retour sur les positions précédemment acquises. Cette subtilité va notamment permettre à la Création de s’appuyer sur un concept d’éternité dans ce nouvel espace Fini qu’a délimité le temps. Ainsi, la création apparaîtra comme un cycle répétitif dont les itérations successives assurent l’éternité.

Dans ce contexte, il devient également possible d’introduire des variantes à chaque itération, elles permettent, ainsi, au concept même de la Création de prétendre à l’éternité. Enfin la possibilité pour DIEU de privilégier telle ou telle réitération et de la figer va lui permettre de sauvegarder la notion du Temps, puisque toute sortie, volontaire, de cette série de cycle reconduit au Néant absolu : le temps redevenant ainsi l’Infini lui même.

Ainsi, astucieusement DIEU se dote des outils qui vont lui assurer sa notoriété présente, passée et à venir. Le tout est profondément subtil, le cycle n’a au départ qu’une durée qu’on peut qualifier de terrienne et qui présente à un observateur extérieur à DIEU mais intérieur au système une parfaite notion d’Eternité. Le fait de pouvoir pour DIEU stopper net tout cycle engagé amène ipso-facto DIEU dans les conditions initiales ou seul existe le Néant. Dans ce contexte, il devient donc possible à DIEU de retourner au Néant et de se faire oublier en tant que Créateur universel. A cet instant, donc, DIEU n’existe plus lui même, cela, donc n’appartient plus à l’histoire de DIEU et ne présente, donc, pour nous, plus aucune espèce d’intérêt.

DIEU imagine, alors, un fonctionnement étrange, mais dans le fond, pas si compliqué qu’il peut apparaître a priori !!! Pour commencer DIEU s’appuie sur les notions particulièrement innovantes (puisque les dernières en date) et dont il est très fier, de départ et d’arrivée. Rappelons qu’il a été amené à concevoir ces concepts pour sortir la Lumière et le Temps du Néant à travers la Matière.

Si DIEU est capable d’affecter une entité propre au déplacement lui-même il créé enfin le fameux système réel dont il rêve depuis sa tendre enfance. Aussitôt dit, aussitôt fait et DIEU accorde à ce nouveau concept le désormais célèbre vocable « d’Energie ». Grâce à ce complément logique le système peut enfin s’affranchir de la seule volonté Divine puisque du triptyque initial : Lumière, Temps, Matière il devient possible de sortir et de rentrer à tout moment par le biais de l’Energie.

Ce qui signifie, notamment, que l’introduction du quatrième élément (ou bien entendu son exclusion) met en évidence, immédiatement, l’élément en dehors du système. Celui-ci n’a lors de cesse que d’y retourner, puisque de la combinaison des quatre naît le Néant forme originelle et d’équilibre du Non-Univers à la base de l’Univers. A ce stade il est incontestable que l’on commence à considérer ces concepts comme devenu tout à fait banaux, nous franchissons une étape importante qui va se traduire pour moi par l’arrêt d’affectation systématique de lettres majuscules, ce qui, croyez moi, finissait par devenir un peu trop contraignant.

Chacun des éléments conserve donc à l’ensemble une notion d’équilibre parfait, puisque l’existence d’un concept est induite par l’inexistence des concepts voisins. Dans l’Univers d’alors on peut donc constater un beau merdier. Chacun des concepts roule des mécaniques et cherche à dominer les autres. Mais DIEU voit cela et DIEU impose Sa LOI et DIEU imagine les prémices de la Cybernétique : un mécanisme complexe qui va précisément et dans pas longtemps donner lieu à la Mécanique « Quantique ».

A force d’énergie, la matière se trouve confinée aux frontières de l’univers et elle réintégre cet univers à l’instant et à l’endroit ou DIEU le désire. Le cycle voulu par DIEU existe donc bel et bien. Cependant et incontestablement cette trop grande sophistication a pour conséquence de doter cet univers d’une notion prédominante d’éternité et d’infini ce qui met moins en évidence, que souhaitée par DIEU, la notion de Fini (que l’on a, naturellement, par trop tendance à assimiler ainsi à l’infini).

De fait l’omniprésence des phénomènes et leur instantanéité n’est pas encore strictement conforme au dessein DIVIN. Le temps ne peut de fait qu’intervenir dans cet univers là que comme un moyen de mesure instantanée séparant l’éternité du néant. Il faut donc à DIEU franchir une étape supplémentaire. Elle va lui permettre de doter chacun des univers infinis collatéraux de « morceaux de fini » en vue de les faire exister pour eux-mêmes.

Il suffit, donc, à DIEU de conceptualiser différemment la notion du temps en complétant les trajectoires, que décrivent les concepts pour passer du point de départ et d’arrivée, par une nouvelle notion : La vitesse. Ainsi de la confusion du point de départ avec celui d’arrivée naît un espace courbe refermé sur lui même et qui est également par essence rigoureusement infini. La matière se voit donc, ainsi, affectée de l’énergie qui devient sa composante exclusive, et l’énergie pénètre la matière et ne reste plus que dans la matière.

Dans les faits, bien entendu, il faut comprendre que cette dotation reste assujettie à la décision Divine et se réalise, donc, à la fois de façon instantanée et à la fois de façon infinie. Tout dépend uniquement alors du temps puisque l’existence ou la non existence ne deviennent perceptibles que lorsque ce paramètre est activé. Si vous m’avez suivi jusqu’ici et surtout si vous avez compris, rassurez vous le reste est cette fois bien plus facile à comprendre.

En effet, si la vitesse est nulle, cette simultanéité indissociable s’exprime à la fois par un rejet et une attirance simultanés et indissociables de la matière sur et pour la matière et on se retrouve bien dans l’infini. Nous sommes donc bien dans un processus confiné. Car si la vitesse est très grande ou très petite il y a forcément coexistence des paramètres et nous voici dans un domaine d’éternité qui n’appartient plus à l’infini. Je suis donc maintenant rassuré car convaincu que tout est cette fois parfaitement claire pour vous et que l’on peut enfin, cette fois, en toute sérénité aborder la mécanique quantique.

Car, il est cette fois totalement évident que la conséquence de cette organisation se traduit par un ensemble extrêmement cohérent ou règne l’harmonie la plus parfaite et qui conserve intrinsèquement, malgré la rupture évidente par rapport au néant, un aspect de platitude extrême. Aussi DIEU qui est plus que tout autre (et pour cause) particulièrement sensible à cet univers même s’il a incontestablement progressé depuis son Eureka originel … s’emmerde encore.

En effet, il faut bien comprendre qu’à ce stade si toutes les notions et les éléments qui vont permettre au très proche cosmos de dérouler ses gigantesques roues de lumières et de matières dans l’infini sont bien présents. Il reste que pour DIEU, il n’est pas encore réellement sorti de son éternité et de son néant. Ce monde homogène reste quelque part insipide. Le vide, la matière, l’énergie, la lumière, le temps et l’infini y sont intégralement répartis. Les mouvements n’ont pas vraiment de réalité les notions de trajectoire et la lumière qui y sont associées emplissent universellement l’univers.

En d’autre termes : L’Univers est vide d’être trop plein ! (ou ce qui revient au même plein d’être trop vide).

DIEU se remet donc à phosphorer intensément de façon à pouvoir définitivement s’octroyer cette étiquette de Créateur universel : Objectif auquel il prétend depuis le départ de cette aventure et qui semble pour l’instant paradoxalement s’éloigner au fur et à mesure qu’il se rapproche.

Nous le savons, cependant, (sinon nous ne serions de toute façon pas là pour en parler) : DIEU a une nouvelle fois trouvé la solution.

Conventionnellement et pour respecter la tradition, l’on attend cette fois : L’apothéose, le tonnerre, un déluge de feu et de lave, une blessure éternelle dont l’univers de nos jours, encore, porterait les traces indélébiles ????

Une colère divine, à jamais retranscrite dans la mémoire du monde, le début du dialogue entre DIEU et les hommes, l’élaboration, enfin, du premier lexique ou ce cri de colère et de lassitude de DIEU : « Bordel de Merde » se verrait traduit par « BIG-BANG »

Or, à cet instant, DIEU conçoit le « CHAOS »

Et DIEU pénètre le vide et la matière. Et son esprit se répand dans la matière. Et DIEU se pique au jeu. Et DIEU se met à jouer sur l’espace. Le grand architecte créée des vides anarchiques dans la matière elle même et il déstructure ainsi cet Univers plat et fade et resté sans vie. Et DIEU se met donc ce jour à exister !!! Car la matière a su profiter de cet état de grâce, et la matière a découvert la VIE.

Le vide : paramètre aléatoire qui permet à l’énergie, enfin, de circuler, et cette énergie apporte la vie à la matière.

Retournons un instant à nos définitions épistémologiques

Tant que la matière et le vide sont uniformément répartis, on l’a vu et parfaitement compris, l’univers est condamné à rester dans une situation d’équilibre.

Cette situation rend, donc, l’Univers sinon carrément chiant du moins insuffisamment attractif aux yeux de DIEU qui en a précisément soupé de l’éternité, de sa sagesse et de toutes ces conneries trop parfaitement préétablies, donc, sans surprises, qui rendent la Vie de tout en chacun relativement, sinon complètement, insipide.

Dès l’instant ou les distances de vide à franchir varient à l’intérieur même de la matière il se passe des phénomènes beaucoup plus intéressants. Au degré d’éloignement initial (ou primitif) les forces en présence restent équilibrées et en définitif n’existent, donc, pas vraiment. Au-delà ou en deçà de ce seuil fatidique : l’énergie et son corollaire la lumière ont enfin la possibilité de s’exprimer et prennent pour le compte une réalité tangible qui nous est plus habituelle.

Ainsi, lorsque le vide entre deux éléments se trouve inférieur à la valeur initiale d’équilibre la tendance est à l’éloignement puisque l’énergie intrinsèque des éléments les contraint à rejoindre cette position d’équilibre initiale (trace d’avant le chaos).

Inversement, lorsque la distance est supérieure à l’initiale la tendance est au rapprochement, sous couvert de cette seule influence, évidemment.

Or, précisément, un éloignement va, forcément, impliquer le vide séparant chacun des éléments situés à proximité immédiate et les contraindre à leur tour à la recherche d’une nouvelle position d’équilibre en affectant les voisins, etc.

L’énergie intrinsèque de la matière se trouve, donc, ainsi entièrement sollicitée et donc complètement utilisée. La conséquence immédiate est un accroissement instantané de l’énergie du système. Cet accroissement ne peut à priori pas être utilisé puisqu’il reste partie intégrante du système. La différence énergétique doit donc être évacuée sous une forme.

Cet excédent est éjecté en périphérie du système sans jamais en atteindre les frontières (puisque l’on est, rappelons le, dans un système infini). La recherche de la position d’équilibre va se traduire par une abondance d’énergie qui va donc tout naturellement s’agglutiner en s’appuyant et en absorbant la lumière.

Ainsi, un élément isolé considéré à un instant T n’est plus en mesure de retrouver et d’assurer sa position d’équilibre initiale puisque il se trouve acquérir par rapport à sa position d’équilibre initial une force (énergie intrinsèque) supérieure à celle qu’il avait avant le chaos.

De cette manière on peut comprendre que de toute façon cet élément ne peut qu’être attiré par le système.

Cependant, il ne faut pas omettre la donnée fondamentale suivante : à l’instant T les nouvelles forces en présence construisent temporairement un nouveau système d’équilibre. A l’instant T+1 les différents éléments en présence auront donc une énérgie supérieure. Ce qui a, donc, pour conséquence un accroissement infini des forces de chaque élément, tout en conservant au système Fini considéré une valeur d’équilibre. Dans ce contexte, on imagine donc, fort bien, que le système ne puisse qu’éclater, ne serait-ce pour compenser cet excès d’énergie qu’il est, bien entendu, tout à fait incapable d’absorber ou de justifier.

Chacun des éléments de l’Univers est donc astreint à une quête éternelle qui le conduit aux frontières de l’Univers sans jamais lui permettre de les atteindre puisque ce monde Fini se trouve contraint à évoluer dans l’Infini lui même. Ainsi, sous l’œil particulièrement complaisant du Tout-Puissant (à ce stade de la création et même pour les « zatézimpis », on peut accepter de lui conférer ce titre !!!) vient de se mettre en place … Enfin … on y arrive … le matériau initial du COSMOS. L’essentiel est donc posé, et … il existera bien quelque part, quelques relais scientifiques qui sauront mettre en phase les « tristezéquations » qui vont permettre aux inconditionnels de la mathématique de retrouver leurs marques !!! Bon courage à eux !!!.

Un tas de lois et de principe restent, vous le constatez, à découvrir.

La particule élémentaire n’a pas de masse (heureusement sinon elle se casserait la gueule dans le vide), seule l’Energie que DIEU lui a fourni la rend compatible avec l’existence.

Quelle est donc cette particule élémentaire ?

De quelle énergie est-elle précisément dotée ?

Même si il est possible d’approcher de très près une certaine réalité physique et mathématique souvenons nous que nous raisonnons dans un Univers en évolution.

Ainsi, les données ne pourront être précisées que conformément à un modèle fugitif réel à l’instant T de l’observation et qui ne peut donc fournir à posteriori qu’un constat de situation obsolète dès sa parution. Mais, cela a-t-il une réelle importance pour DIEU et pour l’homme ? Parce que, dans le fond, c’est vrai qu’on s’en fout? C’est vrai que tout cela nous éloigne de DIEU et des merveilles qui mijotent encore de nos jours sous sa divine voûte crânienne. C’est vrai que l’on a pas besoin d’en savoir beaucoup plus pour comprendre sans expliquer (ou expliquer sans comprendre) le cosmos, le soleil et toutes les étoiles, la mécanique quantique la terre et l’homme et … enfin le Pourquoi de notre existence : la volonté de DIEU de faire savoir que DIEU existe, en dehors du Néant, Créateur de la Vie et de toutes les merveilles qui nous entourent.

Le retour au chaos doit vous trouver dans d’excellentes dispositions de disponibilité et nous débarrasser de toutes interrogations latentes et de toute forme de scepticisme si nous désirons poursuivre la découverte de DIEU. Car, parler de DIEU suppose une rupture complète et définitive de mentalité et de comportement. Sans patentes dûment certifiées des organismes « Vaticanomecquois-jansotédémayeurs », il s’agit pour parler de DIEU, et avant tout, d’avoir la FOI, et de ne surtout pas aborder et absorber le catéchisme cybernétique comme un prospectus supplémentaire du « DEUS-MARKETING » ou tout autre document électoral.

Ca bouillonne cette fois. On sent que l’on va assister à ce grand événement attendu par tous : Le fameux BIG-BANG, explosion majestueuse et magistrale, sperme de tous les cosmos et de l’Univers visible et invisible, début de l’éternité des planètes et des hommes, genèse consensuelle conforme au conformisme.

On s’imagine, donc, DIEU capable après avoir fait tout ce bout de chemin de parier sur un tel coup de dé et de tout foutre en l’air ?

Certes les religions n’ont jamais hésité à nous présenter DIEU comme un être à part, relativement empli d’amour, mais surtout prêt à déchaîner à queue veux-tu sur les « povezumains » des déluges de feu de tonnerre et de sang, aussitôt que les susdit povezumains semblent vouloir se détacher de l’adoration perpétuelle que les religions préconisent unanimement, (appuyant cette pratique sur un maximum de procédures pour le moins délimitantes, comme nous l’avons déjà précisé).

Ce qui est tout de même rassurant là dedans c’est qu’au fur et à mesure que le confort « dé-meuh-cratique ! » s’installe, DIEU devient lui aussi de plus en plus cool !. Enfin, qui s’imagine, après toute cette création, le créateur capable de se permettre un tel bouleversement dans cet Univers en pleine organisation.

Notre Saigneur DIEU caractériel à souhait se mettant dans des rages folles dès que les povezumains arrêtent de lui renifler les arpions.

Est-ce pour cela qu’on imagine que l’homme est à l’image de DIEU, capable de foutre le bordel le plus complet sur un simple coup de colère. Ce cri délirant, immense, exagéré, c’est le cri d’un DIEU indigne, incapable, nul, engendreur de souffrance et de misère, un Univers sur le fil du rasoir, tout juste bon à éclater.

Précisément, point de « BIG-BANG » DIEU n’eût besoin !

DIEU est resté bien sage et le monde s’est installé doucement dans cette éternité provisoire que DIEU a voulu pour lui. De fait, plus on remontera le temps auprès de ce que nos scientifiques ont jugé pouvoir appeler le « BIG-BANG », et plus les secondes puis les dixièmes, puis les centièmes, … apparaîtront longs et incommensurables. Jusqu’à imaginer la toute première fraction de temps qu’il nous sera possible d’appréhender ou d’imaginer. Là, la magnificence, la bonté et la beauté de DIEU nous seront révélées dans toute leur splendeur. Et c’est dans cette phase ultime du temps que nous découvrirons alors cette éternité dont nous sommes issus.

Le cinquième Jour : La naissance des astres

Ainsi, le chaos s’est installé et avec lui sont apparus des phénomènes nouveaux. Ce qui a été conçu pour durer devient éphémère et pour que cet éphémère s’installe pour des temps et des temps DIEU lui confère une notion d’éternité. L’univers entier vient de s’installer dans une recherche éternelle de son équilibre passé et perdu. Ainsi, DIEU a enfin pu atteindre cette sorte de plénitude à laquelle il prétend et cela le satisfait pleinement parce qu’il se sent de plus en plus proche de ce à quoi il s’est précisément préparé.

En insufflant le chaos dans cet univers resté jusque là, encore, passablement chiant (parce que franchement beaucoup trop bien organisé). Et, en inventant le concept de l’anarchie universelle DIEU se met enfin à exister et trouve, ainsi, enfin, un défi à sa hauteur. Et, il commence à en constater les effets, au fur et à mesure qu’il les découvre. Il les souhaite irréversibles tant que durera cette tranche provisoire de l’éternité, perdue dans cet Infini n’appartenant qu’à DIEU (et qu’il a pris bien soin de préserver avant toute iniative, rappelez vous).

L’une des conséquences les plus importantes de ce chaos est bien évidemment de mettre en lumière les trajectoires elles-mêmes. La matière se déplace, et les influences de chacun des éléments sur chacun des ensembles pris isolément varient constamment et éternellement au fur et à mesure que la matière est affectée par le chaos et que de nouvelles trajectoires apparaissent. Ces trajectoires se sont, de fait, mises à affecter une forme étrange qui ne permet pas de préjuger de la destination définitive ou d’un itinéraire précis sur un petit tronçon, mais permet d’édifier une ligne moyenne à l’intérieur des variations observées qui définit l’itinéraire objectif de l’élément. Cette trace est définie, parcourue, guidée et dessinée par la lumière. Cette lumière ne présente donc pas une trajectoire rectiligne mais suit les impulsions de la matière dans ces déplacements hasardeux.

Et cette trace de lumière ne peut revêtir une réalité tangible que lors de la rencontre fortuite de deux trajectoires différentes.Cette notion est tout à fait fondamentale, d’abord, et bien sur parce qu’elle est voulue par DIEU, mais, surtout car elle permet de mieux comprendre les données de la mécanique quantique qui s’appuie sur ce constat. La mécanique quantique est née de la cybernétique : le chaos temporaire voulu et organisé par DIEU pour tracer notre éternité sur une volonté temporaire et temporelle. En effet, nous l’avons souligné, avant le chaos et ce big-bang que d’aucun présente comme instantané (mais qui dans les faits représente à lui tout seul l’éternité, c’est à dire des milliards et des milliards d’années) la matière, le temps, l’énergie et la lumière ne vivent que de façon conceptuelle.

Il est donc totalement exclu de pouvoir observer un quelconque phénomène de spontanéité et aucune trace tangible n’est détectable par quiconque dans l’univers d’avant le chaos. DIEU, rappelons nous, était à cette époque contraint pour exister de passer sempiternellement d’un concept à l’autre et DIEU s’était lassé de cette pratique abrutissante et bestiale. Ce divin chaos avait donc pour objectif de mettre cette conception imparfaite de l’univers dans les oubliettes de l’histoire.

A partir d’une matière de base définie (ou indéfinie, puisqu’à notre échelle cette définition pourra bien encore mobiliser des centaines de milliards d’années hommes sans permettre d’apporter la réponse) il s’agit de concrétiser une conception globale restant à ce stade encore relativement imprécise. Avant le chaos, DIEU restait dans une position proche du Néant initial et tout restait à faire.

DIEU en créant un déséquilibre précaire contraint les éléments affectés à rechercher une position d’équilibre « normatif » qui correspond à leur situation d’avant le chaos. Ce phénomène engendre un résiduel actif qui peut permettre de lui affecter une notion d’éternité.

Le chaos initial n’a pas besoin d’affecter l’univers entier car il s’étend spontanément à l’univers entier.

Le divin maillage originale affecte, nous le savons une shère au contour infini. Bien évidemment le fait de déplacer l’un quelconque des éléments de cette spère (c’est à dire n’importe ou et n’importe quand) suffit à foutre immédiatement le merdier dans l’univers entier.

Cette réalité n’est cependant mesurable à notre échelle qu’à un instant « T » représentant la situation de désordre à cet instant fugitif « T » ou en réalité et pour reprendre nos marques temporelles, seulement une infime et toute petite partie de l’univers se trouve affectée. Ne minimisons pas à ce stade le rôle de DIEU, et ne voyons pas cette perturbation du divin maillage comme relativement accessible à tout gamin amateur de billes.

En réalité sa performance est ailleurs.

En effet, nous allons voir qu’être créateur du ciel et de la terre n’est pas aussi évident qu’il peut apparaître à ce stade, et que dans le fond on a eu une sacrée chance de tomber sur un DIEU particulièrement imaginatif, parce qu’au fond notre « réalité » s’est jouée sur pas grand chose.

Si dans l’échelle des hommes le big-bang possède une notion intuitive d’instantanéité qu’elle sera la mesure de l’espace universel affecté par le chaos à l’instant « T » ou l’entr’aperçoivent nos plus puissants télescopes ? On l’a dit et cette fois bien compris? DIEU pour créer une éternité significative a dû appuyer la réalité de ce tout nouvel univers sur la notion du Temps.

Il ne s’agit pas bien sûr pour lui d’entériner la théorie de la relativité de toute chose par rapport au temps qui ne correspond qu’à une vision très incomplète de la réalité quantique (tant que le temps est mesuré par rapport à des paramètres fixes et tant que le temps n’est pas analysé lui même comme une variable).

Non, dans la tête de DIEU, tout cela est à la fois bien plus simple et bien plus compliqué

Notre propos consiste pour l’instant à trouver une explication tangible et convaincante aux phénomènes liminaires à l’équilibre cosmique du monde dans lequel nous sommes sensés évoluer. Or, donc, la lumière au sein du chaos universel existe partout (comme d’ailleurs tout le reste) mais ne peut être perçue ou perceptible que lors de la rencontre fortuite de deux trajectoires c’est à dire des trajectoires de nature convergente. La lumière n’apparaît donc pas être tout à fait le phénomène élaboré auquel nous nous sommes habitués. Elle n’est que le résultat d’une dissipation de l’élément en mouvement et son juste retour à l’état définitif et initial de néant provisoire. En première conséquence cette dissipation repositionne la lumière dans un contexte physique différent. En effet l’admission de cette réalité suppose que la lumière n’est qu’un phénomène temporel parmi les autres et n’a donc aucun caractère de constance.

Or c’est précisément sur cette constance que repose actuellement l’essentiel de la recherche en matière de physique des particules.

OR, la lumière s’épuise puisqu’au fur et à mesure de sa trajectoire elle génère et prépare son retour à un niveau différent (matière, énergie, etc).

Deuxième conséquence il n’existe en fait aucune différence notable entre la lumière, le temps, l’énergie, la matière, le vide, le néant, le fini, l’infini, le soleil et la terre, la vie et les povezommes et en définitive DIEU lui même.

Aussi, et de façon à ne plus avoir à retracer la liste exaustive de tous ces éléments à chaque fois, je prends la liberté de désigner cette liste par un néologisme évocateur : et nous parlerons dorénavant de SEULTOUT.

Donc, acte :

Le passage du Seultout à un autre état du Seultout n’est dû qu’à une appréciation très arbitraire déclarée par DIEU via les hommes, puisqu’ils ne sont que les seuls observateurs identifiés. Mais, elle ne repose sur aucune base scientifique absolue et définitive.

Et TOC !!!

Cependant pour l’Etre, cette réalité existe, sinon cet être n’existerait pas. Elle se traduit précisément par la mécanique quantique, sans laquelle et bien que notre propre existence ne puisse être remise en cause elle ne pourrait dans tous les cas pas ni être perçue ni être démontrable.

La révélation d’une trajectoire, c’est à dire du Seultout provisoirement dissipé et étant lui même à l’origine de cette dissipation n’est cependant possible que si et seulement si deux élément du Seultout ont une trajectoire convergente.

Cette rencontre reste cependant totalement sinon impossible du moins fort improbable puisque ces trajectoires se déroulent dans l’Infini. Au point de convergence quasiment impossible cette collision va aboutir sur deux scénarios possibles : la lumière ou le néant. Nous ne parlons pas encore des astres, nous sommes restés dans un univers reposant sur le seul concept du Seultout. Les phénomènes dont il est question ne doivent en conséquence pas être, à ce stade de la création, analysés en référence aux systèmes stellaires que nous pensons connaître.

L’univers n’est que trajectoires, partout, dans toutes les directions, à tout instant, seules sont détectables les infimes parties de cet univers qui se trouvent en conjonction aléatoires. Cette conjonction à priori totalement impossible devient aléatoire et voulue par DIEU, qui appuie l’édifice cosmique sur cette réalité passagère et inconcevable pour y construire l’éternité qu’il nous destine.

Dans le cadre ou ces trajectoires en conjonction sont d’origines et des destination identiques (ce qui est totalement impossible puisque l’Infini ne permet pas de repérer de points précis), la trajectoire est elle même rigoureusement identique, elle nous amène alors à évoquer le concept de Seultout cohérent et cette conjonction ne s’appuie alors sur le vide que pour engendrer le néant.

La trajectoire ne sera donc, dans les faits, que détectable par la trace de néant qu’elle va laisser dans le vide. Dans ce cas, on comprend qu’il n’est pas illogique d’évoquer la notion d’Antiseultout, ce Seultout étant à l’extrême limite de la création et seulement réservé à DIEU. Dans le cadre ou les trajectoires, par le fait des influences hasardeuses du « chaos big-bang éternel » a su trouver aux yeux de DIEU (et par voie de conséquence aux nôtres) une quelconque explication d’existence : le vide se met alors à exister en toile de fond, support de l’image de cette trajectoire que génére la dissipation de la matière avant sa fatale conjonction.

Dans ce cas les trajectoires sont d’origines et des destination différentes (ce qui, bien entendu est également impossible). Le Seultout à cet instant entre dans notre Univers et n’est plus cette fois réservé à DIEU. La trajectoire, enfin, disparaît au moment précis ou elle se matérialise et le temps de cette trajectoire est donc instantané.

On a donc, à ce stade, atteint les limites de la pensée humaine et on a largement perdu notre temps pour devoir constater qu’il est impossible de suivre DIEU dans son raisonnement puisque sa logique débouche sur une suite de faits totalement irrecevables. Or, ne l’oublions pas, d’abord nous prétendons exister et en plus nous parlons de DIEU, il s’agit même très précisément de son histoire. Or, malgré toutes ces impossibilités DIEU existe par nous et pour nous, sinon qui parlerait de lui ?

Alors, voyons cette fois, comment la cybernétique et la mécanique quantique a tout de même permis cette existence.

Rappelons les données : Le chaos originel n’affecte (à l’instant « T », qui est le notre) qu’une toute petite partie de l’Univers.L’ensemble des trajectoires dans cet univers n’est susceptible à priori que de générer la cohérence donc le néant.Ce qui reste de « visible » est rigoureusement instantané et se trouve, donc, ainsi, indécelable par quiconque.

Mais rappelons le contexte fondamental :

Tout cela se déroule dans l’infini.

Le seul acteur déterminant est DIEU … et DIEU a par essence tout pouvoir. Ainsi, malgré les notoires obstacles à l’existence de l’univers il est donc évident que DIEU peut, donc, lui en décider autrement. Il lui est donc parfaitement possible de promulguer et de décider dans sa grandeur et sa bonté de construire, dans cet instant fugitif et rigoureusement imperceptible de l’univers arrêté à l’instant « T », assez d’espace et de temps pour y placer l’éternité des hommes.

C’est ainsi, qu’on mesure mieux l’infini lui même :

Ce que l’on en voit : c’est à dire l’infime partie du Seultout qui nous est révélé (le vide et la lumière en co-errance, séparés). Les trous noirs de l’univers, plasma du néant (le vide et la lumière en cohérence, confondus). Le reste de l’infini que l’on ne peut voir ni concevoir et qui n’appartient qu’à DIEU. Le monde du Fini de DIEU qui entoure cet infini provisoire qui ne sert à rien ni à personne, qui n’a jamais servi à rien. Et qui ne servira jamais à rien même pas à DIEU qui s’y étiole et s’y emmerde profondément au point d’imaginer les povezumains pour sortir de sa turpitude.

La mesure de l’Univers appartient, donc, bien à chacun de nous, à l’instant ou nous le vivons et comme nous l’imaginons.

Parfois, le monde est éternel, plein de mystère ou plein de mépris.

Parfois le monde est tout petit : à l’image du canif qui écrase le camembert sur la tranche de pain croustillant qui fleure bon la moisson dans la main calleuse du paysan. Le monde recule un instant ses frontières à une haie de noisetier ou la truffe d’un petit lapin vient s’imprégner de rosée.

Ou le monde est immense, face aux nuages galactiques le soir d’été ou se déroule le ballet immobile des milliards de soleil répandant un tonnerre de feu sur l’espace déchirée du vide, en longues écharpes laiteuses.

Parfois encore, il est encore plus grand quand vrombissent au dessus de la tête de l’enfant, dans sa cachette, les avions de la guerre dont les moteurs rendent infinies la douleur et la peur.

Le monde n’a pas de dimensions, il est le notre personnel, et aucun autre homme quel que soit sa couleur, sa formation ou sa religion ne pourra jamais nous le prendre.

Mais le monde a, indépendamment des hommes et à partir de ses propres lois, créé sa pensée complexe, engendré les atomes. Et leurs associations sous forme de molécules ont couronné à l’instar de DIEU, mais avec sa bénédiction, le monde du minéral et de l’organique dans lequel nous évoluons au quotidien.

Ces traces fugitives à l’échelle de l’Univers ont par la volonté divine acquis un potentiel d’éternité face à notre court destin humain. Le temps s’est, ainsi, installé autour du concept de la Fin. Toutefois, dès que l’on admet que l’instant ou existe le « Seultout » puisse être impossible à identifier en tant que tel, on admet, ipso-facto, que le concept de fin des temps soit tout aussi imprécis. Ainsi, l’échéance de cette fin des temps devient de plus en plus problématique au fur et à mesure que le temps s’écoule.

Il ne s’agit pas cependant de remettre en cause de façon gratuite (et surtout sans rien proposer à la place) les lois de la physique qui sont (aux échelles de temps concernées) globalement satisfaisantes. Mais, il s’agit de comprendre que tant que la recherche des hommes se dirigera dans ses actuelles voies, le potentiel de communication entre l’homme et son créateur DIEU restera, forcément et exagérément, limité. Car tout ce qui est rigoureusement impossible se trouve éternellement réalisé par la seule volonté de DIEU.

Si nous observons un système galactique différent du notre, nous avons coutume d’évoquer son éloignement en année-lumière et nous affectons à cette année-lumière une valeur « mesurable » à l’échelle de notre planète. Ce raisonnement est possible puisque nous supposons que dans le vide la lumière a une vitesse constante de quelques trois cent mille kilomètres par seconde. Ainsi notre empirisme mathématique nous permet de comparer par simple multiplication la distance qui nous sépare d’une autre galaxie avec les petits chiffres qui s’affichent sur le compteur de nos voitures.

Certes, à l’échelle de l’Univers que nous percevons cette façon de procéder donne des résultats plus que satisfaisants et pour preuve la science semble progresser significativement dans la connaissance. Cependant, dans l’hypothèse où il s’agit d’envisager une exploration systématique et méthodique de l’univers, nous nous trouvons de plein fouet confrontés à ces concepts de vitesse et de temps au travers desquels cette exploration est totalement impossible en l’état actuel de la science. Cette redéfinition est existante à l’état rudimentaire à travers la littérature adaptée à la science-fiction qui se propose d’évoquer les concepts d’hyper-espace.

Or ceux-ci, nous allons le voir, ne sont finalement pas si éloignés de la réalité malgré leur actuelle classification fantaisiste. C’est une des raisons fondamentales de notre capacité à envisager cette exploration méthodique.

Tant que le système de pensée mis en œuvre ne s’appuiera que sur une image éloignée de la réalité, il nous sera tout à fait impossible de prévoir un aboutissement de nos initiatives. Les quantités d’énergie à mettre en œuvre pour poursuivre dans les voies actuelles sont, en effet, totalement incompatibles avec nos ressources propres. Pourtant, une approche conceptuelle différente liée à une volonté de réussite aménerait l’homme à réaliser de façon immédiate et itérative la totalité des parcours galactiques dont il rêve depuis sa création.

Les systèmes de pensée découlant de notre perception habituelle et consensuelle fournissent une explication et une justification irréfutable aux théories d’origine, tout en construisant de par la pauvreté des raisonnements associés, les frontières possibles de l’intervention.

Ces faits sont, notamment, à rapprocher de quelques initiatives maritimes pas si éloignés de nous.

L’homme aime se comparer à DIEU. Et, il croit pouvoir affirmer sa constante de progrès sur des applications ponctuelles. Progrès dans lesquels il va puiser, non seulement une totale autosatisfaction, mais également et surtout la certitude de progresser à pas de géant vers une sémantique universelle qui le placerait, enfin, et de façon définitive à l’égal de DIEU lui-même.

Certes, « pour prendre une image » le CD-ROM a remplacé la peinture rupestre via les épisodes de la photographie et du cinéma. Mais, y a-t-il dans cet exemple précis une preuve irréfutable que l’homme puisse, enfin, prétendre à une maîtrise complète de ses environnements. La vision, l’image d’une galaxie lointaine reste pour nous semblable à cette structure pixellisée de la Vie et le fait de pouvoir contempler le sol d’une planète totalement hors de portée peut nous apparaître absolument fabuleux !

Cependant, cette performance ne vaut rien vis à vis de la Science ! Le rôle prépondérant des capteurs mis à la disposition de l’expérience, ajouté à la partialité du système de dépouillement des données voulu par l’observateur et concepteur de l’expérience, lui enlève, de fait, tout crédit, en dehors du consensus universel et habituel. Notre système de pensée intègre entre le moment ou l’image est perçue et le moment ou elle est émise, qu’il « se passe forcément un certain temps ».

Ainsi les images que nous recevons ne sont rien d’autre que des « traces » de situations ou carrément d’univers, totalement fugitifs et parfois même disparus « entre temps ». Dans cette hypothèse, il devrait être possible de répondre directement à la seule question réelle qui mérite attention. Si l’on a la capacité matérielle de braquer un puissant téléscope sur un monde supposé disparu, lequel des deux phénomènes sera-t-il affecté ?

Est-ce le temps ? Est-ce l’image ?

L’ambiguïté de la réponse va d’elle même entrainer la non validité de l’ensemble des théories existantes sur le sujet.

En effet : Si l’image est affectée, l’agrandissement va avoir pour conséquence de « faire revivre » les composants animés ou inanimés de façon proportionnelle à l’agrandissement requis. C’est à dire par exemple que le seul fait d’observer au microscope implique un recul dans le temps, certes infinitésimal, mais incontestable.

De la même façon la collision observée de deux particules devient totalement virtuelle, puisque l’événement est systématiquement antérieur à son « observation ». Par contre si le temps, lui, est affecté. Il ne reste donc aucune image et il faut admettre que l’éternité et l’infini ne sont, en fait, que des instantanés virtuels sans aucune consistance réelle.

Pour l’instant, nous ne répondrons pas non plus à cette question.

Non pas, seulement, parce qu’il n’existe pas vraiment une réponse, mais essentiellement parce que le fait d’accepter cette non-réponse suppose une compréhension profonde des systèmes cybernétiques sur lesquels s’appuie notre réalité arbitaire et temporaire, née de la volonté de DIEU. Tout reste à faire, pour permettre à l’amalgame d’atomes plus ou moins conscient qui caractérise l’individu de parvenir à un état de grâce de la connaissance. Seuil au delà duquel il lui sera possible d’engager un dialogue réel avec DIEU.

L’omniscience de DIEU ne repose pas sur sa volonté de conserver pour lui seul sa Vérité, mais sur notre incapacité et notre incompétence à observer le monde tel qu’il est réellement. C’est à dire sous son aspect cybernétique.

Ainsi, tout rapprochement inhérent à certaines désaffectations humaines induites par une attitude de curiosité trop maladive vis à vis de la connaissance (cf : Arbre de la science et autres légendes édenniques du glossaire religieux), sont rigoureusement imbéciles, notamment parce qu’elles sont extrêmement dégradantes pour DIEU.

La seule justification de cette attitude repose une nouvelle fois sur la volonté des titulaires du « DEUS-MARKETING » d’empêcher les gens de réfléchir. Toute réflexion un peu profonde et structurée débouchant, de fait, très rapidement sur le constat d’incapacité euristique de tout prétendant à un pouvoir quelconque organisé (qu’il s’agisse, au demeurant, de religions ou d’états).

Et … Deuxième TOC

Car, ce n’est en privant le monde et l’homme de ses capacités de créativité que l’on peut prétendre le gouverner.

Ainsi donc, DIEU a créé l’homme à son image « le chaos ».

Tant que l’homme refusera de retourner dans cette configuration chaotique et inorganisée pour maintenir des structures morales, philosophiques, intellectuelles, physiques ou sociétales (consensus universel) qui sont totalement inadaptées à sa nature profonde et intrinsèque, il n’a plus aucun espoir de réengager concrètement le dialogue avec son Créateur DIEU.

Ainsi, la matière a du créer ses propres lois : celles des atomes et celles des étoiles.

La connaissance de ses lois n’est certes pas fondamentalement utile pour connaître et apprécier DIEU.

Elles ne peuvent d’ailleurs que représenter une infime partie de la connaissance. Elles sont cependant intéressantes à comprendre. Elles sont, en effet, les seuls ustensiles à notre disposition pour nous permettre d’imaginer mieux l’univers global et percevoir, enfin, de façon plus profonde la vraie nature de DIEU. Celle qui nous permettra de mieux mesurer, ainsi, le concept d’Amour sur lequel DIEU a en définitive engagé ce sacro-saint processus de création. Peut-être est-il inutile d’imaginer les vaisseaux spatiaux les plus fous tant que nous n’auront pas établi une idée précise des capacités réelles de notre Créateur.

MAIS …Continuons à observer ce qui est en train de se passer au cinquième jour de la Création. On l’a dit et bien compris. Notre univers situe son éternité sur une trace fugitive (donc aussitôt disparue) et totalement arbitraire fixée, en quelque sorte, sur la pellicule divine. Et c’est précisément à l’intérieur de ce concept virtuel devenu, pour l’éternité, : l’Univers que DIEU va s’offrir le luxe d’imaginer la cybernétique et démontrer ses immenses qualités d’imagination ainsi que ses incontestables capacités sensorielles.

Capacités sensorielles élémentaires, sans lesquels il ne se serait pas emmerdé dans le néant et serait très probablement resté bien peinard.

De nos jours (si j’ose utiliser cette image), les lois quantiques sont bien entendu restées les mêmes puisque (le temps ne s’écoule que pour nous) dans l’éternité. La quelle éternité est placée de façon rigoureusement instantanée dans le « Seultout » supputé à l’aube du premier des jours.

Le « Seultout » est donc la concrétisation de notre éphémére réalité. Ce Seultout étant un concentré élémentaire de toutes les notions et les concepts imaginés par DIEU à ce stade de la création et ce Seultout se répète à l’Infini, étant infini lui même. Ces particules, microsphères infinies, présignalent, cependant, l’existence d’une distorsion fondamentale et fatale à elle même, puisqu’étant par essence et par définition de nature chaotique car engendrées dans et par le chaos. Ainsi la lumière ne devient qu’un alibi d’ensemble : le vecteur d’énergie qui signale l’existence de la matière au sein de cette trace du néant originel que nous appelons le Vide.

Toutes les forces en présence restent parfaitement indissiocables, mais la trajectoire désigne cette fois la particule puisqu’elle se trouve assujettie à une notion complète de départ et d’arrivée. Le fait que ces deux notions soient confondues explique de façon intrinsèque que l’on peut effectivement évoquer l’éternité et l’infini comme un « espace courbe ».

Mais la lumière représente en définitive un changement d’état à l’intérieur du Seultout, celui-ci va se traduire par une « perte » (ou sa transformation provisoire) de l’énergie en cours de trajectoire et va induire ainsi un résiduel énergétique directement proportionnel à la trajectoire. L’univers recherche sa position d’équilibre d’avant le chaos, il doit donc définir de nouvelles formes d’équilibre pour tenir compte des pans entiers qui sont, à l’instant considéré de l’éternité des hommes, affectés par le phénomène. Aussi il va s’installer une dualité de plus en plus contraignante au fur et à mesure que le phénomène perdure.

Si de fait, au départ les trajectoires sont infinies, (c’est à dire par exemple totalement inobservables par le plus grand télescopes ou le plus puissant des microscopes), la concrétisation du Seultout en particule élémentaire va donner au Vide une valeur mesurable qui va, par effet induit, conduire précisément à la notion de particule élémentaire. C’est à dire encore que l’on constate, de nouveau, que sans la volonté divine d’aller jusqu’au bout de cette initiative, il eût été, même à ce stade, complètement impossible d’élaborer quoique que soit qui ne repose pas sur la notion arbitraire et paradoxale du chaos. Les éléments du Seultout perdent de fait leur homogénéité et la recherchent activement compensant leur pertes par des acquisitions et leur acquisitions par des pertes.

L’existence d’une seule de ces particules implique un pullulement instantané. Ainsi, la quête de l’équilibre universel organisée par le chaos va prendre de nouvelles proportions. Les particules vont avoir tendance à se regrouper tant que leur amalgame n’est pas susceptible d’équilibrer les pertes énergétiques dues à leur fusion.

Mais de la même façon et pour les raisons inverses, les amalgames vont avoir tendance à éclater dès que le résiduel énergétique devient trop lourd à supporter. Au hasard du chaos de nouvelles étapes dans ces amalgames sont réalisées, elles correspondent à de nouveaux équilibres institués par l’intermédiaire du chaos qui se révèlent à nous sous la forme d’un système à priori totalement anarchique. Ces nouveaux amalgames créent à leur tour de nouveaux équilibres. Ainsi sont nées les super-particules. Il faut ensuite admettre que les lois se dégradent au fur et à mesure que ces amalgames prennent de la « consistance ». Face aux concepts de l’éternité les nouveaux amalgames définissent une détérioration irrémédiable du Seultout au profit de concepts plus sélectifs et devenant, eux, de plus en plus sensibles aux lois de la cybernétique.

Ainsi, et malgré l’apparente réalité des anti-quarks et autres particules dites élémentaires, il faut bien comprendre que celles-ci correspondent à un état de finalité de l’univers très proche des étoiles et de l’homme, mais restant très éloignées de ce que nous avons évoqué sous le terme de particules élémentaires du Seultout.

Cette définition nous est par essence inaccessible puisqu’elle appartient à DIEU.

Même si cette particule élémentaire synthétise notre univers, elle reste unique et indivise et sa découverte et sa reconnaissance induisent immédiatement l’arrêt de mort du processus.

Dès lors que cette notion est admise et comprise, il devient possible d’envisager, enfin, de pénétrer dans la réalité cybernétique.

Sinon, il existe encore deux parades :

-1- : Reprendre à partir de la première page.

-2- : Offrir le bouquin en lot de consolation au Loto annuel de l’école communale.

A ceux de nos lecteurs qui envisagent de nous quitter à ce stade, meilleures salutations et bon courage.

Merci aux autres ….

Livre II : La naissance des astres

Ainsi, la création entraîne des modifications structurelles et comportementales des éléments du Seultout restés en co-errance. Le système initial n’est plus, de fait, à même d’intégrer les nouveaux prétendants à l’équilibre. Les forces infinies d’origine doivent s’équilibrer dans ces nouveaux systèmes et le Seultout est astreint à imaginer de nouvelles compensations et de nouvelles formes d’expression pour retrouver une nouvelle cohérence, cette fois. L’essentiel des forces est polarisé sur l’existence des particules et seul le résiduel autorise la création de super-particules. Au delà d’une certaine concentration, les forces résiduelles ne suffisent plus à garantir le nécessaire pour co-opter l’arrivée d’un nouveau prétendant dans le système, ainsi provisoirement organisé. De transactions en négociations, la pureté originelle est profondément affectée. De compromis en compromis, naissent des super-super-super-…-particules qui vont finir par se combiner en électron, puis en noyaux, puis en atomes, puis en molécules puis en systèmes, puis en étoiles ou en hommes. Nous en avons déjà parlé, la masse reste une notion arbitraire et parfaitement relative par rapport à elle-même.

La masse traduit l’attraction d’un corps par un autre.Il s’agit donc de l’affirmation d’un complexe par rapport à un ensemble de complexes. La masse n’est donc rien d’autre qu’un alibi existentiel et ne possède aucune autre réalité. C’est, cependant, sur cet alibi que repose la totalité de la mécanique quantique. Car, cet alibi est précisément l’expression d’une volonté d’être que traduit la matière dans le concept général du « Seultout » originel. Cet alibi, de nature très aléatoire au départ, va devenir de plus en plus organisé sur un plan algorithmique, au fur et à mesure que du « Seultout » à l’électron le monde se construit une mémoire et que se créent les lieux communs : points de repère indispensables à la mesure de l’évolution et stade ultime de la création désirée par DIEU.

Toutefois, et malgré, l’érosion relative des concepts initiaux, ceux ci restent, bien entendu, tout à fait présents. Ainsi, l’énergie semble se concentrer sur le seul maintien de l’équilibre des particules. Au départ de l’Infini, les énergies en jeu pour le maintien de La Particule représentent à elles seules l’Infini et il faudrait bien autre chose qu’un super cyclotron pour la faire rejaillir. Cette énergie en s’appuyant sur les lois de la mathématique cybernétique semble dégradée, inaccessible.

Dans les faits, la totalité des énergies, ayant une nature cybernétique, présente dans l’Infini cosmique n’est qu’un très pâle résidu des forces originelles, une gouttelette microscopique, une molécule aqueuse dans l’océan de l’infini. Cette océan infinie représente lui l’énergie totale conceptualisée par DIEU pour imaginer et créer notre Univers. Et c’est dans cette océan que se situe notre « réelle » niveau d’éternité, celui qui correspond fondamentalement à nous-mêmes, à nos images, nos rêves et nos pensées.

DIEU merci, DIEU a choisi l’Infini pour champ d’investigation.

Ainsi, au moindre niveau, l’énergie et la totalité des forces deviennent de plus en plus ridicules. Cette restriction contraint l’univers à imaginer les concepts futurs qui vont donner naissance à la gigantesque Voie Lactée et à toutes les autres galaxies. Et toujours pas cette magnifique explosion attendue par tous.

Alors, ce DIEU universellement célèbre pour ses coups de gueule, déluges et autres sortilèges serait-il en définitive un DIEU raisonnable enfantant dans la douceur le calme et l’Amour ?

Du confin de l’univers l’impossible arrive enfin !

Nul part et partout, le « Seultout » ordonne sa propre synthèse, mais n’oublions l’instantanéité et la concomitance des phénomènes ! De fait, va se poser pour ces électrons provisoirement agglutinés en rien la nécessité de devenir quelque chose. La recherche de leur équilibre originel est rendue cette fois impossible du fait de la dégradation de l’énergie primitive. Les forces intrinsèques encore en présence vont conduire à la première expression palpable : l’électron.

Cette étape est importante, car enfin la matière et les concepts connexes se mettent à cet instant précis à exister pour notre monde.

Les électrons correspondent à un schéma évolué de la mécanique quantique qui va permettre de mettre enfin à jour les fondements réels des lois de l’Univers. Cette dégradation, voulue par DIEU, va, en effet, contraindre les électrons à repenser de nouveaux combinats, ils vont naturellement engendrer la notion de noyaux.

Cependant, ces nouveaux agrégats sont arrivés à un stade ultime de la dégradation et ne pourront pas exercer leurs despotisme primaire à l’Infini. Ils marquent ainsi la première étape de transmutation de DIEU dans notre quotidien réel. Alors les noyaux vont répondre à des lois fondamentales et le regroupement des électrons va pour la première fois atteindre un seuil de saturation. Seuil au delà duquel les noyaux vont être incapables d’absorber de nouveaux éléments. Cependant l’essentiel de la matière électronique reste en co-errance parcourant l’infini à la recherche de nouvelles combinaisons. Hélas pour eux, mais, DIEU merci, pour nous, les pauvres orphelins ne peuvent plus espérer réaliser de nouveaux agrégats car les espaces qui les séparent sont cette fois devenus inaccessibles. L’ensemble créé reste dans un équilibre précaire. Les électrons agglutinés en noyaux d’une part et d’autre part les électrons qui traversent de façon incessante les espaces de vide à proximité immédiate de ces noyaux.

A l’instant ou DIEU choisit de placer l’éternité des hommes, de nouveaux regroupements vont cependant encore s’opérer.

En effet, étant déjà une trace de matière les électrons sont munis d’une force intrinsèque qui va s’exprimer, pour notre vision de la physique par une masse propre. Laquelle masse, va de façon instantanée, lors du passage à proximité d’un noyau contraindre cet électron à rejoindre cet amalgame. Cependant le noyau possède à cet instant une force résiduelle qui équilibre sa force intrinsèque. Parvenu à ce stade de plénitude, il n’est, donc, absolument pas question pour lui de recevoir avec tous les honneurs ce nouvel entrant.

L’électron va alors trouver une nouvelle position d’équilibre précaire qui le situe en marge du système, mais procure au système une première justification physique. Le noyau qui a réussi à apprivoiser un électron devient pour le compte « quelqu’un ». N’est ce pas déjà en soi une image de DIEU ? Dans les faits, cependant, l’électron poursuit sa quête et ne remet pas son destin d’ilote a ce gros noyaux, de gaieté de cœur. Aussi sa trajectoire originelle et infinie se traduit-elle par une circonvolution autour du noyau lui-même.

L’objectif inavoué mais avouable de cet électron étant précisément de pouvoir profiter de la moindre carence électronique du noyau pour occuper une place qu’il suppose avoir bien méritée. Ou bien encore de profiter du passage à proximité d’un autre électron pour lui céder poliment et gentiment sa tutelle. Il va alors aller voir ailleurs s’il ne trouve pas un noyau moins tyrannique, ou quelques collègues égarés qui pourront lui permettre à son tour de s’associer lui même en noyau. De fait, le système ainsi créé de façon très provisoire pour une éternité vient de conceptualiser la première molécule. Celle-ci va naturellement et en priorité s’exprimer de façon simple, le regroupement d’un noyau et d’un électron est une combinaison encore très répandue de nos jours et forme même quelques quatre-vingt-dix neufs pour cent du total de la matière identifiée comme telle dans l’univers. Cela n’a pas empêché certains électrons de nature caractérielle de créer des combinaisons inédites. En effet, si à un instant donné le noyau plus l’électron correspondent à un équilibre déterminé, à l’infinitésimale moment suivant, compte-tenu de la circonvolution même de l’électron, il existera une distorsion provisoire. Celle-ci s’exerce diamétralement à l’ancienne position de l’électron et va permettre à un deuxième électron de se positionner dans le système. Cela suppose toutefois une conjonction entre le besoin de l’électron et le potentiel de réceptivité de la molécule. Ce qui explique la rareté relative de cette deuxième molécule voulue par DIEU aux premières concrétisation de la matière. Ainsi la matière existe, nous sommes vous le constatez assez loin de la légende « génésique » et du sacro-saint turbin. Ce n’est pas fini et nous allons constater à quel point DIEU est un être encore plus magnifique que ce que vous supposiez.

DIEU à l’instar des ardents chercheur de « Rhône-Poulenc » vient de créer les premières molécules : L’Hélium d’abord, l’Hydrogène ensuite. Certes, par rapport aux molécules que sont susceptibles de créer les suscités chercheurs DIEU peut, à ce stade, passer pour un laborantin de deuxième niveau ! Enfin ! Rappelez vous d’où il, est parti !!!

L’essentiel de la mécanique quantique est certes, cette fois en place, mais les lois qui vont définitivement régir les trajectoires méritent d’être mieux expliquées pour mieux comprendre ce qui va suivre. L’électron confine à un équilibre de matière minimale : par le fait, ses forces intrinsèques équilibrent ses forces résiduelles. Un électron représente l’infini lui même : dans ce contexte il ne possède aucune masse et n’est susceptible de ne fournir ni matière, ni énergie. Par contre cet infini va se répéter, précisément, à l’infini, ce qui est, somme toute, tout à fait normal. L’existence de l’Infini va donc être révélée par une cohabitation aléatoire entre deux notions de l’Infini qui vont créer un système de communication dénonçant clairement cette cohabitation. Cette communication s’établit sur une distorsion instantanée et provisoire des systèmes d’équilibres. Cet instant fugitif est voulu par DIEU pour y placer l’éternité cosmique. Cette fabuleuse ambiguïté va autoriser l’homme à exister quelque part dans cette éternité et va permettre au même homme de reconnaître à DIEU ses talents de créateur, finalisant ainsi la totalité des initiatives Divines !!!

L’expression de cette communication va s’exercer par une attraction mutuelle liée à un rejet proportionnel à cette même attraction. Il faut en effet comprendre que la matière à ce stade n’est que consensus et « volonté divine ». La masse traduit un concept dont la réalité ne peut pas être démontrée au plus fin des recherches que nous ferons pour retrouver les traces de cette « matière première ». Nous l’avons vu la diffraction de l’univers conduit cette fois à une organisation sous forme d’atomes et celui-ci sous une forme primitive et semi-élaborée, donc encore relativement instable a donné naissance à l’atome d’hélium, puis un second équilibre avait pu être conçu sous forme d’hydrogène.

Pour l’essentiel, le fondement de l’univers tel que l’évoque nos talentueux savants est cette fois en place. Toutefois, une nouvelle notion de l’équilibre des systèmes va conduire cette fois les atomes à de nouvelles étapes de regroupement, les molécules ainsi créées recherchant de nouvelles alliances. Elles se regroupent, d’abord et naturellement selon des lois de parité, et un nouveau Miracle se produit. Partout, dans cette éternité provisoire, les molécules se rencontrent et s’associent. Et DIEU prend bien du plaisir à assister à cette symbiose définitive qui consacre, enfin, l’aboutissement de ces journées d’effort.

Et DIEU sait ce jour là que commence précisément l’aube du cinquième jour décisif à la création et à l’humanité. Ainsi le processus enclenché parvient, enfin, à un stade de finalité. Il ne vient à l’esprit de personne de différencier la molécule de l’atome et c’est tout naturellement que ces nouveaux ensembles reprennent le nom de leurs ascendants. Et le gaz Hélium se répand dans l’univers, et la toute petite partie de matière complexifiée hydrogène se répand également dans l’univers.

Et la création prend à cet instant un tout nouvel élan.

Bien entendu, ces quantités d’hélium et d’hydrogène en cohabitation représentent un maximum de risques. Sans l’ignorer vraiment, DIEU ne pressent pas encore l’ampleur latente du mélange détonnant mis à la disposition de l’Univers, mais il se sait si près du but. Ceci n’autorise, cependant, personne et pas même le zatézimpi le plus convaincu à prétendre que la création ne serait en définitive que du vent. Les gaz se sont naturellement formés autour et à partir des faibles forces résiduelles et ont, par la même, quasiment épuisé l’énergie du système. Cependant et toujours selon les principes de la mécanique quantique ces nouvelles expressions de la matière engendrent à leur tour de nouvelles expressions d’énergie.

Notamment le chaos qui continue à s’étendre permet la création des premiers amas moléculaires et la notion de « CORPS » apparaît de plus en plus distinctement. Il faut, cependant donner une dimension supérieur à l’infini pour que tout cela se concrétise. Car DIEU, de nouveau, doit décider d’enrayer le processus de développement et accorder une notion de l’infini fini supplémentaire.

Ce que DIEU fait aussitôt.

Et cette notion défragmente l’univers et les amas moléculaires compose des mondes finis dans un infini ou se côtoient ces mondes finis à l’infini.

Et les amas dans leur recherche expansive limitée au seul monde fini auxquels il se trouvent affectés se condensent, se concentrent. Et les espaces de vide entre chaque fini deviennent de plus en plus gigantesques. Au fur et à mesure, l’univers en expansion se rétracte alors que les espaces entre les finis deviennent de plus en plus importants. A l’intérieur des amas, le chaos règne en maître, et de façon exponentielle, instantanément, de nouvelles molécules s’ajoutent aux autres molécules. Le vide entre les électrons s’en trouve cette fois affectés et la matière se sent contrainte, accaparée. Et la matière se déstructure à nouveau, faisant des efforts incommensurables pour recevoir dignement les nouveaux arrivés dans le système.

Ce tassement de l’amas moléculaire original se déroule partout de la même matière et dans chacun des mondes finis elle conduit la matière à générer de nouvelles énergies découlant de la diminution du vide entre les électrons. Les forces intrinsèques de ces amas deviennent de nouveau inaptes à réaliser l’équilibre initial. Aussi, dans l’infini les finis se multiplient et le rapprochement des amas engendre de façon aléatoire, mais parfaitement contrôlée par DIEU, de gigantesques roues de gaz qui se lovent sur elle-même.

Sperme de tous les cosmos, l’univers atteint un stade de finalité ultime.

Et DIEU est cette fois comblé, les Finis établissent entre eux des ponts d’énergie et de partout fuse une lumière à la fois diffuse et concentrée qui éclaire le monde, déchire, enfin, dans le néant le froid et l’ombre.

Et DIEU est comblé et transforme son œuvre en gigantesques cris de joie, émerveillé par lui-même.

Son égocentrisme peut apparaître exacerbé, il n’est, cependant, nullement blâmable, puisque à cette époque les seuls échanges possibles se déroulent avec des petits pois gazeux. Et DIEU sait que de nouveau il doit décider de mettre fin à cette étape.

De nouveau dans cet instant provisoire et instantané issu d’un instant provisoire et instantané, issu lui-même …, il place une nouvelle fois l’éternité des hommes. Comme on l’a compris, puisque l’on commence à mieux saisir la complexité divine, c’est en imaginant ce nouveau concept terminal que DIEU conçoit un nouvel état initial.

La lumière se répand dans ces univers finis (qui notons le, se rapprochent de plus en plus du nôtre, patience on arrive bientôt), et chacun des finis reçoit et diffuse des quantités de lumière égales. Et la lumière pénètre la matière et s’infiltre à l’intérieur de chaque molécule laissant pénétrer de nouvelles sources d’énergie qui ont pour raison et conséquence la mise en mouvement de chaque élément par rapport à l’environnement global. Cette réapparition d’énergie induite par le resserrement des amas a pour conséquence d’obliger la matière à créer une unité convertible pour retrouver sa notion d’ÊTRE.

Cette unité de conversion prend l’aspect de la chaleur.

Immédiatement, ce concept peut être opposé au sidéral qui est précisément l’absence de chaleur.

Pour la première fois cette nouvelle notion crée le concept de la nuance. La chaleur fut le premier concept dont l’aspect temporel général n’était plus associé à une nouvelle échelle d’éternité. La conséquence immédiate est la construction d’une grille potentielle partant du sidéral et allant jusqu’à l’expression ultime de la chaleur en passant par le froid et le chaud. L’expression ultime de la chaleur est la superfusion qui marque pour la première fois une rupture entre l’origine et le départ de toute l’échelle. Plus aucun retour n’est cette fois possible, le passage du sidéral à la superfusion induit une déstructuration complète de l’univers qui marquera précisément la fin de cet instant provisoire et instantané dans lequel DIEU nous a placé.

Le premier concept véritablement « humain » vient ainsi de voir le jour.

Et la chaleur va augmenter au fur et à mesure de l’augmentation de la densité et de la masse des amas. L’équilibre est cette fois contraint de se réaliser à l’instant ou la chaleur va atteindre le point de superfusion. Celui-ci marquera la fin de tous le processus et permettra à l’univers de retourner au néant et à DIEU de se retrouver merdeux néant dans le néant, rien dans le rien. DIEU, on l’a parfaitement compris est à peu près capable de tout, mais refuse bien évidemment d’envisager sereinement de n’être plus rien après avoir été tout. Aussi, DIEU, veille tout particulièrement à empêcher par tous moyens à sa disposition que la chaleur ne franchisse ce point, ô combien critique, de la superfusion.

Il a donc imaginé une cote d’alerte à laquelle la mécanique quantique établit une rigueur mathématique et qui va permettre cet équilibre précaire et instable : fruit de tout avenir et d’éternité de l’univers. Alors la chaleur s’accroît au seuil du raisonnable. Et cette chaleur prend des proportions à l’échelle de DIEU lui même. Alors parvint à DIEU des cris de douleurs et de mort. Comprimée, échauffée, acculée sur elle même la matière déstructurée s’apprête à envahir le vide.

Il n’y a pas cependant d’explosion violentes au sens ou nous l’entendons (et dont certains savants prétendent encore oire l’écho).

Car même si le temps se rapproche de nos notions simplifiées et paramètrées sur la succession rythmée des jours et des nuits, à cette échelle encore la moindre pico-seconde représente encore des milliards et des milliards de nos années.

Lentement mais inexorablement, la matière se déstructure.

Et cette déstructuration conduit à de nouvelles autonomies.

Dans chacun des finis le même phénomène se répète. La matière est attirée vers le centre de ce fini et paradoxalement, mais pour respecter l’équilibre du système, les gaz en sont évacués. Ceux-ci engagent des tentatives de communication vers les autres finis sous la forme de formidables rubans partant à la conquête de l’infini.

Cependant, le phénomène, de par le nuançage apporté par l’échelle des chaleurs n’a cette fois, nous le savons aucun caractère de constance. Aussi, au fur et à mesure que ces rubans s’éloignent du système initial, ils perdent de leur raison d’être et ont tendance à retourner vers le système initial. Ce qu’ils font précisément avant d’atteindre le sidéral qui comme la superfusion serait fatal à l’univers. Ainsi, l’espace courbe a trouvé sa propre justification au travers du concept même de la chaleur qui va synthétiser de façon concrète le « Seultout » par une cohabitation de tous les concepts liés : matière, énergie, lumière, chaleur.

Dans cette première approche il ne faut pas cependant omettre l’aspect directionnel qui va en définitive être la deuxième notion sur laquelle va s’appuyer la réalité quantique.

En effet, nous avons compris que la mise en mouvement des électrons autour du noyau est due au fait que l’électron reste en co-errance par rapport au noyau lui-même. Ceci a permis même d’évoquer un positionnement de cet électron à un instant T où le monde eût pu être arrêté.

De même nous avons évoqué la notion de symétrie diamétrale de l’atome, la circonvolution de l’électron va créer une distorsion elle même provisoire à l’intérieur du noyau. L’électron conserve une force intrinsèque et suffisamment de vanité pour se croire autoriser à arracher au noyau un de ses éléments provisoirement essoufflés et ni plus ni moins lui prendre sa place.

On constate donc que la matière est déjà en train de construire La Philosophie en même temps qu’elle crée la physique et le Business. Les concepts intellectuels sont, donc, apparus de façon sophistiquée bien avant que le quantique n’ait atteint lui-même son degré de finalisation. Cette notion de la « polarité possible » est donc issue du mouvement incessant de l’électron.

L’atome ainsi formé restera instable puisque le noyau se trouve sans cesse perturbé par le passage de cet empêcheur de tourner en rond qu’est l’électron. La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre et à chaque fois que cela a été possible l’atome a profité honteusement de l’absence provisoire de l’électron pour séduire un électron de passage en face (et en phase) de l’électron perturbateur.

Ainsi est né l’hydrogène dont la stabilité relative a entraîné bien des envieux parmi les atomes d’hélium environnant. A n’en pas douter, le risque est grand de voir s’uniformiser ce nouveau concept, une notion moins torturée de la matière pouvant apparaître plus attractive pour chaque noyau, chaque électron.

Mais, l’électron, dans cette molécule, ignore en fait tout de son éventuelle primauté sur le système. Tout au plus constate t-il autour de lui que certains électrons semblent tourner beaucoup plus rapidement que lui, jusqu’à ce qu’il se rende enfin à l’évidence, son collègue n’est plus tout seul à squatter le champ d’énergie du noyau. De cesse n’aura alors cet électron que de vérifier si oui ou non il est seul ou s’il partage son domaine avec un autre électron. Difficile cependant pour lui de se hisser sur la pointe des pieds et de mater par-dessus le noyau pour vérifier ce fait.

D’une part chacun sait bien que les électrons ne sont pas nantis de ces appendices locomoteurs, de plus le noyau représente un agrégat énorme par rapport à l’électron lui même. La curiosité électronique va donc recourir à un nouvel artifice et celui-ci va se mettre à osciller de façon à briser la monotonie de sa trajectoire et « visiter » de plus en plus finement son domaine.

Cependant à l’instant T quelles que soient les astuces adoptées par l’électron, il sera toujours possible à un électron supplémentaire de se mettre en vis à vis. Cette cohabitation forcée entraîne de nouvelles perturbations, dès lors que les trajectoires varient, puisque le champ énergétique globale va se déstabiliser dès que les électrons ne sont plus positionnés sur une symétrie diamétrale rigoureuse. Ce phénomène induit par la curiosité naturelle mais maladive de l’électron va conduire à générer de nouveaux besoins pour maintenir un état d’équilibre « atomique ». Celui-ci va se traduire selon l’importance des champs énergétiques en présence à l’instant et à l’endroit ou se présente un électron par plusieurs scénarios : Ou l’électron en co-errance ne trouve pas chaussure à son pied et continue sa recherche, Ou l’électron profite d’un moment d’inattention d’un électron quelque peu inattentif et lui accapare tout simplement sa place, Ou l’électron rentre dans le système provisoirement déstabilisé et génère une nouvelle molécule de matière en pénétrant dans la ronde originelle à un niveau défini, par exemple sur une trajectoire plus éloignée de la (ou des) précédente(s).

Or précisément la valse hésitation due à la curiosité intrinsèque de l’électron est assujettie à la propre oscillation des éléments du « Seultout » à l’origine de l’électron. Selon les mêmes processus devenus cette fois coutumiers. DIEU va profiter d’un instant figé correspondant à une oscillation précise de la matière pour concevoir la réalité quantique. De nouveau donc sur un instant fugitif répété à l’infini DIEU va reconstruire la matière. Des univers infinis réduits à une seule molécule vont apparaître et au fur et à mesure chaque trace, chaque nouvelle expression va être dupliquée, la matière originelle va être sollicitée et reconstruire encore et encore de nouvelles expressions. Seule reste l’image. Cette image ne conserve de l’énergie qu’une notion infime qui lui autorise à imprimer précisément sa trace. Il faut donc bien admettre que l’Univers est essentiellement virtuel sans réalité autre que la volonté de DIEU de donner à cette trace suffisamment de consistance pour permettre l’élaboration du consensus cosmique.

Dans cet univers gazeux, les nouvelles formes de la matière sont présentes et en gestation, les électrons vont venir de partout et de nul part donner à chaque agrégat de nouvelles formes et de nouveaux corps. La totalité de la matière cosmique reste cependant complètement disponible puisque la création ne concerne que des traces. Cette accumulation de traces devient pour la mémoire collective de l’univers de plus en plus difficile à gérer. La réalité de ces traces n’est pour DIEU que virtuelle, cependant et par sa volonté elle existe pleinement et commence à envahir le vide. Les agrégats deviennent donc fatalement de plus en plus dense et les excédents de matière sont évacués avec de plus en plus de force de plus en plus loin. Ce qui provoque une amplification exponentielle du phénomène.

De même que se sont créés des mondes Finis de nature sinon identiques du moins très proches l’un de l’autre.

De même vont se créer à l’intérieur de chacun des finis de nouveaux infinis pour surseoir à l’augmentation des traces que DIEU se met à accumuler à des cadences devenues infernales pour justifier de toutes les évolutions qu’il orchestre sans les organiser dans ce monde devenu chaotiquement harmonieux. Dans chacun de ces infinis les conditions sont remplies pour une nouvelle phase de la création. La chaleur devient de plus en plus intense aux centres des agrégats d’images, cette chaleur est évacuée en périphérie du système pour éviter coûte que coûte cette fameuse surfusion.

L’électron originel de chaque fini continue à inventer de nouvelles expressions dont il évacue les traces dans l’éternité de DIEU et ces traces vont s’évacuer dans l’espace courbe environnant selon les axes polarisés de l’atome originel : monde fini devenu par la volonté de DIEU l’infini. Et ses traces lovées, ce constant déferlement d’images définies sur la trajectoire originelle va inexorablement transformer le système en une gigantesque turbine dont la rotation est la seule garantie du retour de l’image à la matière et la seule autorisation que l’image aura de créer la matière.

Ces traces s’accumulent et reconstruisent d’ici de là de nouveaux agrégats dégénérés parce que de moins en moins virtuelles et dotées d’une énergie en constante réduction. Ces traces sont les préliminaires des galaxies.

Les galaxies vont suivre le même cheminement intellectuel, mais avec des ressources moindres puisque très largement dégénérées.

Les galaxies vont avoir à leur tour leur espace courbe et leur nouveaux agrégats. Lesquels agrégats vont à leur tour de façon encore plus dégradée construire leurs systèmes moraux et intellectuels personnalisés.

Parmi celles-ci une va nous intéresser plus particulièrement : La voie Lactée. Gageons que DIEU n’a vu dans cette galaxie, rien d’autre qu’un prolongement de son action initiale. Il a à sa disposition une infinie de Voie Lactée. Le chaos a généré ces sous-systèmes. Ils n’ont donc plus cette fois un caractère standard. Ils sont représentatifs d’évolutions et d’instants fugitifs associés tout à fait aléatoirement pour construire l’éternité des hommes.

Chaque galaxie a son propre dessin et son propre dessein.

Et de ces amas vont une nouvelle fois se détacher de nouvelles évolutions. L’improbabilité d’associer à l’intérieur de ces nouvelles traces de nouveaux agrégats atteint les frontières de l’inconcevable. L’énergie est totalement dégradée et au fur et à mesure qu’il se concrétise le monde devient naturellement de moins en moins virtuel. Cependant, de ci de là dans cette chronique impossibilité, à partir de la volonté Divine ces agrégats se réalisent. La matière possède cette fois plusieurs niveaux d’expressions qui sont symbolisés d’une part par un noyau globalement commun a toute forme de matière et d’autre part par un certain nombre d’électrons gravitant gravement autour de ces noyaux.

La matière a atteint un niveau de synthèse quasi général sous la forme de l’hélium. Cependant, la molécule d’hélium, qui représente, ne l’oublions pas, la quasi totalité de l’univers reste totalement instable. Cette instabilité va s’exprimer par l’adjonction d’un électron supplémentaire. Or, cette fonction pourra très bien être obtenu par un « agent double » qui va ainsi passer d’une molécule à l’autre et donner ainsi une stabilité très précaire.

Puisqu’à un instant donné il va changer d’attracteur.

Cette notion est donc directement proportionnelle au temps. Les nouveaux agrégats vont cette fois reposer sur une base très temporelle. Une galaxie va correspondre au champ investissable et investi par un seul électron. Dans l’infini, bien sûr, il s’agit une nouvelle fois d’un parcours instantané sans réelle mesure. Mais, le consensus Divin auquel nous sommes cette fois totalement habitué, va établir sur cette base une mesure de cet espace temps et lui affecter une valeur précise.

Ainsi, toutes les galaxies sont rigoureusement identiques, mais ce prélèvement aléatoire des traces et de matières issues de l’Infini vont leur procurer une personnalité rigoureuse qui vont les différencier de façon fondamentale l’une de l’autre. L’Infini est donc, à ce stade de la création, une suite de photographies des traces de l’univers, placées par le chaos au hasard des impulsions divines dans ce vide intégral qui est à l’image du néant.

Chacune de ces galaxies est une image indépendante du « Seultout » originel. Cette image apparaît différente car cette image correspond chaque fois à une synthèse différentes.

Les traces s’accumulent en couches superposées dans un infini ou le temps, évidemment, ne signifie rien. Cependant, les nuances qui sont apparues au sein de la matière vont concrétiser un état de finalisation qui va construire un système personnalisé approprié à l’état de réflexion obtenu par l’image à l’instant « T ».

Chacun des univers ainsi provisoirement créés est donc dans un contexte d’isolement absolu et peut prétendre régir ses propres lois. Celles ci vont cependant continuer à s’appuyer sur les mêmes concepts globaux. La justification de ces systèmes étant le fait que chacun d’eux pourra être « comparé » aux systèmes environnants.

L’une des formidables initiatives de DIEU est précisément ici.

A partir d’une seule unité de matière, il va parsemer le monde de réalité éphémères.

Celles-ci, parce qu’elles cohabitent selon des bases temporelles aléatoires et indécelables seront, donc, à la fois Infinies et Tout à fait Finies. Ainsi un observateur « Lambda » doué de la prescience de DIEU observerait dans l’univers, s’il arrivait à se situer en dehors de l’univers, une suite d’images répondant à une cinématique aléatoire mais établie sur une trajectoire précise et ne pourrait parler que de réalité d’ensemble sans pouvoir isoler telle ou telle partie de cet ensemble. Si le même observateur est placé dans le système il va par contre établir des relations de proximité et placé à l’intérieur d’une galaxie va réellement observer une suite d’images correspondant au positionnement temporel des éléments du seul-tout à l’instant donné.

Les autres galaxies qu’il peut observer sont-elles mêmes le résultat d’images différentes situées à des instants donnés ?

Ainsi, le monde entier va appuyer sa réalité sur le temps. A un instant donné, on peut donc considérer qu’il y a l’avant et l’après. Dans les deux infinis liés à ces deux notions il existe une tranche infime qui devient palpable.

C’est donc dans cet « AVANT » ou dans cet « APRES » que vont se situer pour le spectateur interne la réalité de l’univers.

Ce qui signifie qu’à un stade différent d’observation de la création, les univers observés seront complètement différents, tout en étant bien entendu rigoureusement identiques, puisqu’ils ne correspondent qu’à une oscillation différente.

Ainsi, notre observateur, va mesurer l’univers avec une notion de champ de vision et non pas avec une analyse du quantum. Cette observation étant liée à une chronologie chaotique qui va permettre d’isoler des systèmes d’images qui sont cependant concrètement complètement confondus.

Le monde que l’observateur va visualiser ne correspond donc qu’à une succession de traces ordonnées et dépendantes de l’observateur.

L’énergie est totalement dégradée à ce stade. Au point qu’elle apparaît totalement inexistante, les seules forces en présences sont liées à la lumière et au temps. Précisément, en descendant au niveau infime de cette composition on va détecter sur chacune des images quelles qu’elles soient un résidu oscillatoire de la transmutation originelle qui va permettre au quantique d’exprimer une réalité de plus en plus concrète au fur et à mesure qu’elle disparaît. Les amas moléculaires ne peuvent exister que, si et seulement si, ils sont susceptibles de restituer un résiduel énergétique. Le quantique aura donc pour motivation de générer et d’évacuer des excédents. La nouvelle initiative de DIEU va consister à créer, dans chacune des images provisoirement figées (les galaxies), des forces de cohésion qui vont permettre à cette éphémère de devenir réalité.

En regroupant les images et en utilisant astucieusement les électrons. DIEU va dégager des excédents et ceux-ci vont jeter des ponts de lumières entre les différentes galaxies. La lumière va s’appuyer sur le vide profitant de la matière virtuelle présente à un instant différent. Cette lumière peut donc parcourir l’infini puisque partout ou elle se dirige la matière est effectivement présente à l’état virtuel. La notion d’espace courbe, cependant va conduire cette lumière à retourner tôt ou tard à la source originelle.

Seul la notion de temps va permettre ce retour. Or, le temps s’écoule de façon aléatoire mais répond au moment de l’observation à une régle physique rigoureuse qui permet précisément d’établir la chronologie des galaxies, sans laquelle toute observation est vaine et inutile. Bien qu’il s’agisse là d’une notion très complexe qui est très précisément en elle même le mystère de la création on peut simplifier cette image en disant que plus le temps s’écoule vers l’avant ou vers l’après et plus il est infini.

Si l’on se préoccupe d’une infime et plus qu’infime partie de cet édifice, disons par exemple pour prendre une image qui permettra à chacun de retrouver ses marques la micro-seconde instantanée on imaginera de part et d’autre de cette fraction du temps une micro seconde + Epsilon et une micro seconde – Epsilon.

La notion d’Infini va conduire la succession des Epsilon, quelque soit le signe, à avoir une seule et même valeur, l’Infini précisément.

Mais, l’observateur ne peut pas lui avoir accès à cet infini. Il observe donc un + et un – différent sans pouvoir déterminer la provenance ou la direction dans laquelle s’établit la différence de signe. Ce qui n’a en définitive aucune importance puisque l’espace est et reste courbe. A un instant minimum de l’observation il va être rigoureusement possible d’affecter une valeur précise du phénomène. En effet, l’observateur va être directement influencé par la composition immédiate de son environnement virtuel et l’ensemble de ciment du « Seultout » immédiatement abordable.

Ainsi cette combinaison va pouvoir s’exprimer par l’énergie disponible et résiduelle « E ».

Cette énergie va reposer sur la capacité d’attraction d’un système A par rapport à un autre B qui, nous l’avons déjà évoqué, est elle-même une donnée virtuelle que l’on désigne selon le terme de masse « m » et sur la rapidité du potentiel d’échange, de A vers B d’abord puis de B vers A ensuite, ce qui nous ramène à une notion de vitesse. Cette vitesse n’a donc réellement aucun caractère absolue puisqu’elle dépend uniquement de l’instant à laquelle elle est mesurée.

Cependant, en ce qui concerne la réalité des hommes elle est admise constante et d’environ 300.000 Kilomètres à la seconde. Précisément, il s’agit là d’un nouveau consensus, admettre une constante dans le déplacement et la vitesse de la lumière permet au monde d’exister selon nos critères scientifiques actuels (cf : notre introduction épistémologique). Bien évidemment, devoir exprimer l’univers selon des notions différentes et admettre une variation de ce paramètre va conduire à imaginer bien autre chose. Mais restons en là. Le fait d’imaginer la vitesse constante va cette fois permettre de s’affranchir d’une réalité virtuelle au profit d’une réalité réelle. En effet, en construisant un étalon de mesure universel, l’homme peut, enfin, échafauder un ensemble de théories absolument démontrable. Ainsi, d’une part la quantité d’énergie disponible pour un système ne peut qu’être affectée à l’un des éléments du système (sinon elle est nulle) et elle s’appuie sur la masse totale du système (m de A + m de B) réaffectée à chacun des systèmes = (m de A + m de B / 2) et sur la vitesse combinée des échanges. L’espace est mesuré par le temps que la lumière met à le parcourir. Ainsi et compte-tenu du fait que l’espace est forcément courbe, il va suffir d’envoyer une particule et d’attendre patiemment son retour. Bien entendu c’est une expérience farfelue puisque l’immensité intergalactique ne permettra à personne d’identifier l’instant du retour.

Farfelu, dites-vous ?

Et bien absolument pas. Car précisément le système ne répond pas à cette logique fondamentale. La réception de la particule émise n’est pas possible, certes, mais non pas parce qu’elle suppose au poste d’observation une succession de vieillards à barbe blanche. Mais au contraire parce que son retour est instantané !

Toutefois, dans notre réalité le monde a su construire d’autres lois.

La notion Epsilon qui correspond aux variations de la constante n’est en fait pas du tout déterminante dans un espace de temps donné. L’observateur est de nouveau situé dans un espace extrêmement réduit qui correspond à son observation. Très précisément la notion d’instantanéité permet d’évoquer, par définition la notion de constante. En effet, puisque DIEU permet à l’instantané d’être éternel, de façon évidente le phénomène perd son instantanéité ! Les frontières de cette éternité vont donc être liée à la tranche de temps constituant l’instant fugitif.

La dégradation de cet instant va s’exercer fatalement selon deux directions Aval et Amont qui, encore une fois, vont se rejoindre pour se confiner dans la courbure d’un espace infini. Mais l’observateur de l’univers se situe à l’instant « LA » et il n’est question pour lui en dehors de ce LA que d’infini d’où il est absent.

Ainsi DIEU réussit cette prouesse de créer les galaxies dans un système qui lui ressemble : Rien dans le Rien, Néant au centre du Néant, Réalité Virtuelle ne reposant que sur une affirmation ancestrale : la Sublime Image de DIEU : Je pense donc je suis.

La même démarche va de fait conduire l’homme à intégrer ce concept. Mais nous n’en sommes pas encore à observer les tribulations de cet élégant bipède que DIEU va imaginer pour la planète Terre. Pour l’instant DIEU en est resté aux Galaxies et voilà bien un chapitre clef qui semble s’éterniser et duquel il semble bien ne rien devoir sortir de concret.

Patience, on arrive ! A l’intérieur des galaxies, est donc apparue une constante. Celle-ci va permettre de définir une combinaison chiffrée des influences réciproques. La chaleur induite par le chassé croisé des électrons perpétuellement en mouvement continue à s’accroître. La stabilité des systèmes se renforce en se fragilisant. Chacune des images isolée restitue aux environnements proches des énergies résiduelles de plus en plus importantes. Celles-ci parcourent d’abord les amas avant que de s’éloigner dans l’infini vers d’autres systèmes.

Une nouvelle forme d’équilibre va se créer.

Chaque galaxie en gestation reçoit et émet des quantités d’énergie qui sont liées uniquement à la configuration de l’ensemble à l’instant de l’observation de DIEU. Ce flot énergétique n’est donc cette fois plus constant et va impliquer des phénomènes différents mais réguliers et cycliques selon l’état de la galaxie.

Soit celle-ci émet plus qu’elle ne reçoit, auquel cas et compte-tenu de la proportionnalité de l’energie et de la masse, elle « s’allège » et peut ainsi se permettre de développer de plus en plus loin ses tentacules de matière et d’énergie.

Bien entendu à force de s’alléger la galaxie va finir par recevoir plus qu’elle n’émet, elle va alors s’écrouler sur elle même pour reconstituer ses forces. Elle va s’alourdir, déchirant le néant, honteusement elle avale l’énergie et recompose tel phénix ces forces intrinsèques, jusqu’à ce que l’équilibre soit de nouveau atteint. Alors un cours instant profitant de cette position provisoire d’équilibre elle va rayonner son excédent d’énergie, elle va une fraction de seconde déchirer les ténèbres, et laisser une trace fugitive de sa plénitude dans ce sidéral issu du néant originel.

DIEU s’y attarde un instant « Oh ! la belle bleue ! »

Et le génial artificier récupère enfin le fruit de ses élucubrations.

Mais que se passe-t-il alors dans ces traces fugitives que le génial inventeur nous a offertes en héritage.

L’énergie est cette fois bien présente.

Du centre initial et selon les polarités originelles déterminées c’est à dire selon un diamètre correspondant à la position des systèmes initiaux à l’origine du déchirement infini de cet élément du « Seultout », l’énergie excédentaire parcourt l’espace infini. Sa trajectoire va définir une vaste roue à plusieurs rayons dont les extrémités vont petit à petit s’amenuiser et disparaître aux confins des influences du système initial, qui dans notre éternité à nous continue de s’étendre encore au-delà de son propre épuisement.

Au fur et à mesure, que cet excédent d’énergie se dirige vers ses limites d’influence. La chaleur initiale décroît. Les molécules ont tendances à s’écarter l’une de l’autre et la matière galactique a naturellement tendance à se diluer dans le vide. Par les lois quantiques existant cette fois en un état très proche de notre réalité, ce cheminement se trouve lié à la notion du temps. Cette influence du temps va se traduire par l’élaboration de nouveaux amas totalement dégradés sur le plan énergétique mais susceptibles de capter la matière dans un système entièrement fermé.

De fait, dans chacun de ces amas, il va exister des quantités énormes d’hélium, expression première de la matière et quelques traces d’hydrogènes dans les univers plus dilués ou l’intensité du vide intermoléculaire autorise des liaisons différentes. L’hélium représente donc un amas compact extrêmement instable puisque la cohésion de l’ensemble n’est en fait assurer que par le transfert permanent de l’électron d’une molécule à l’autre. Plus l’amas est dense, plus les échanges s’effectuent rapidement. Ainsi la vitesse est-elle même assujettie au temps, la densité des amas étant proportionnelle au temps écoulé depuis le démarrage de tout le système. Cependant « les galaxies visibles » continuent, par définition, à évacuer leur trop plein d’énérgie. Ceci va naturellement conduire à alimenter les amas en gestation.

La nouveauté apportée cette fois par le quantique et induite par la notion de chaleur est lié à l’impossibilité pour un amas de dépasser une certaine valeur. La notion de masse critique est donc cette fois tout à fait déterminante, tout en conservant à l’esprit qu’elle n’offrira donc un caractère de constante qu’en fonction du temps écoulé depuis l’apparition du phénomène.

Les amas les plus denses se réaliseront donc vers le centre de la Galaxie. Les plus petits dans sa périphérie.

Ainsi, le centre de la galaxie ne comporte de réalité que par l’intensité de l’énergie qu’elle dégage, mais les traces qui y sont accumulées restent totalement virtuelles tant la masse critique atomique est proche de l’infini. C’est dans la périphérie de cette galaxie que le bilan énergétique très fortement dégradé va permettre enfin la création des astres. L’attirance mutuelle qui va s’exercer sur les atomes va de fait induire la formation de nouveaux amas. C’est cette dégradation de l’énergie (nous en sommes à une telle dégradation que l’on peut quasiment cette fois parler d’énergie nulle), qui va permettre aux masses de s’exprimer en valeur qui vont devenir palpables et autoriser enfin les édifices atomiques complexes, sur lesquels s’appuie notre réalité quotidienne.

De façon très ponctuelle et totalement chaotique, au fur et à mesure que la matière se dilue dans l’infini, de nouveaux amas vont donc apparaître. DIEU à ce stade est parvenu à un certain stade de plénitude. Précisément ces nouveaux amas vont s’affirmer par une réalité de proximité. Le temps a cette fois une importance primordiale et la course entre les amas se trouvent accentuée par l’éminence d’un nouveau stade d’évolution pour l’homme donc pour DIEU.

L’objectif de ces amas relativement proche est d’accumuler le maximum de réserves avant le futur grand chambardement qui apparaît, cette fois tout à fait éminent.

Les étoiles vont apparaître au hasard de ces regroupements. Ces amas vont devenir étoiles lorsque la galaxie l’autorisera. C’est à dire à l’instant critique ou la galaxie a atteint un tel degré d’expansion qu’elle s’apprête à se retourner sur elle même.

Ce qui nous l’avons vu est monnaie courante dans l’univers, bien que cette expression de la matière apparaisse de façon totalement aléatoire en référence au « BIG-BANG » initial.

Dès son apparition l’étoile va exprimer son hégémonie sur un territoire directement lié à ses capacités de séduction originelle. Cette course à la suprématie n’est encore à ce stade rien de moins que philosophique, mais son exp


Livre 1 – Première partie

Bichtoul Sanieck s’était recroquevillé sous le feuillage du grand banardier juste avant les premières gouttes de pluie. Son instinct lui avait signifié ce qu’aurait été pour lui le fait de devoir affronter cette pluie à découvert. Aussi, dès que le ciel eût revêtu ses couleurs de colère, il s’était dérouté vers ce providentiel banardier. Le banardier avait déplié sa carapace de feuilles rigides. Elles s’étaient largement ouvertes, tournées vers le ciel, s’apprêtant à recueillir l’acide. Ses grandes feuilles formaient cette fois de vastes écuelles et l’arbre dégageait son réseau de racines dans lequel Bichtoul avait pu se réfugier. Chaque feuille était ainsi reliée au sol par un tuyau lisse parfaitement cylindrique et parfaitement vertical, qui donnait l’impression que Bichtoul se trouvait au centre d’une cage de fer.

Il savait qu’il ne risquait rien tant que la pluie tomberait, mais qu’il devait anticiper son arrêt. Pour ne pas se retrouver prisonnier des vastes feuilles dès que la pluie cesserait. Les gouttes s’écrasaient avec fracas sur le sol avide, autour de l’arbre, déclenchant à chaque fois un nuage de vapeur bleutée qui courrait un court instant au ras du sol. Bichtoul n’était pas enclin à la méditation car il n’avait pas reçu la programmation nécessaire. Il était en réserve, lâché, isolé sur la planète en attendant l’appel.

Il n’avait aucun souvenir, aucun ami, aucune connaissance dans les sciences et les arts n’encombrait son esprit, il était uniquement doté des fonctions vitales lui permettant sa survie en attendant l’appel. Des êtres supérieurs possédaient tout ce qui lui manquait. Il était seulement programmé pour être disponible à leur appel. Son instinct, lui indiqua l’instant ou il sauta en dehors de sa cage de tuyaux encore souples, gorgés d’acide. Au moment précis ou la dernière goutte heurtait violemment le grand réceptacle située un instant auparavant juste au dessus de lui. Dès que la pluie cessa, le banardier avait aussitôt replié hermétiquement son feuillage métallique jusqu’à la prochaine pluie.

Bichtoul reprit aussitôt sa course folle dans le désert redevenu torride vers cet Agora qui l’appelait.

L’homme nu comme un ver, d’une beauté irréelle, poursuivait sa quête à la recherche … d’un autre destin … C’est ce qu’il ne savait pas.

Chassé de l’académie

Samuel Oscar David se sentait préoccupé depuis quelque temps. Il se rappelait les circonstances de son départ, le jour ou il avait décidé de créer cette nouvelle colonie personnelle aux confins de l’univers. Depuis ce temps, les bras de la galaxie avaient continué à se déployer dans l’infini, sans que rien ne change vraiment en apparence, les mêmes étoiles, organisaient leur ballet rythmé à la recherche d’un déséquilibre constant.

Devant les sages qui lui faisaient front, il avait longuement exposé ses théories et ses attentes. Le caractère hérétique de son approche lui ayant été dûment signifié, il s’était vu contraint de prendre la décision de mettre lui même en pratique tout ce qu’il avait compris. Il s’était choisi une autre planète dans une autre galaxie pour installer son laboratoire.

Il avait depuis si longtemps rompu tous les contacts avec sa planète d’origine qu’il lui arrivait cette fois de se demander si sa décision avait été bien raisonnable et s’il ne devait pas rompre cet isolement.

Car si de toute évidence l’enseignement de Samuel Oscar David n’avait jamais reçu l’aval de ses pairs il n’en était pas de même pour ses étudiants et Samuel Oscar David avait coutume de s’exprimer dans des amphithéâtres bondés que lui jalousaient quelque peu ses collègues.

Il lui était bien reproché d’avoir dévié son enseignement sur la physique et la mécanique quantique en un mélange de mysticisme et de philosophie très peu partagé par le corps enseignants. Si cela avait l’intérêt d’ouvrir largement le débat. Cela débouchait surtout de façon quasi immédiate sur des applications concrètes qu’il gardait pour lui même redoutant la propension de ses congénères à utiliser les bases théoriques pour le plus grand malheur de la race humaine.

Aussi, avait-il pris le pari de ne pas dévoiler son fondement de vérité tant qu’il ne sentirait pas l’être humain apte à bien comprendre les limites exactes de son moi profond.

Il en serait ainsi tant que l’homme ne serait pas apte à assumer son véritable rôle dans l’univers.

Il se souvenait très bien du jour ou il avait décidé de son ermitage.

A la question sans cesse répétée par les étudiants : « Mais enfin, monsieur pouvons aujourd’hui répondre à cette question première : De l’homme ou de Dieu qui est en définitive le créateur ? « . Il avait pris habitude de répondre que c’était précisément une question sans importance et que d’aucun pouvait bien apporter la réponse qu’il voulait et qu’à partir du moment où d’aucun en avait admis le principe cela constituait bien pour lui la seule réponse acceptable.

De fait ses pairs avaient eu à reconnaître que ses arguments puisqu’ils restaient flous et n’apportaient aucune réponse réelle n’avaient pas à fournir un quelconque alibi à un quelconque colloque scientifique.

Samuel Oscar David était avant tout épistémologique et démontrait précisément que la science n’était en mesure d’apporter une réponse exacte qu’en correspondance de son état précis au moment précis ou ses principes étaient annoncés.

Ainsi il pouvait affirmer qu’au commencement de la science et des hommes la terre était plate comme une galette à la base d’une cloche que l’on nommait le firmament. Et que précisément sur cette galette s’était développé un ensemble de théories encore parfaitement actuelles. Et que ces découvertes restaient à l’origine des analyses suivantes, conduisant à rendre la terre sphérique en périphérie d’un système lui même périphérique s’appuyant enfin sur les principes de la relativité puis de la mécanique quantique.

Samuel Oscar David avait pris l’habitude de rappeler qu’il ne s’agissait là que d’une évolution de l’univers qui n’induisait a priori aucune erreur grossière précédente mais qu’il analysait comme découlant très directement d’une évolution réelle des systèmes.

Ainsi affirmait-il à n’en pas douter s’il nous était donné de remonter le temps, non pas en tant que valeur absolue mais en tant que valeur relative. Ce retour conduirait irrémédiablement les hommes sur une galette centrale à la base d’une demi sphère céleste.

Cela était proprement inexcusable et les pairs lui avaient demandé de bien vouloir s’expliquer au fond sur une déclaration d’un tel niveau d’ineptie.

Samuel Oscar David avait alors suggéré l’exemple suivant moult fois repris au cours des âges.

« Voyons, leur dit-il, retournons à un concept primaire. Observons bien la profondeur de cette question, vous mettez à votre droite une poule à votre gauche un œuf. La question évidemment est la suivante : Qui a commencé le premier ; La poule ou l’œuf. Si d’aventure l’œuf est fécondé il ne faudra pas attendre longtemps pour devoir se reposer la question, d’autant plus que dans le même espace de temps la poule aura pondu quelques œufs. Alors comment trancher ? C’est au fond très simple mettez ensemble une poule et un œuf sans rien d’autre. Vous aurez alors à constater rapidement que la poule ne tarde pas à briser l’œuf et s’en repaître, vous n’aurez jamais à constater le contraire. Si ce n’est pas la preuve incontestable d’une antériorité, il s’agit au minimum d’une preuve de supériorité, n’est ce pas ? Car de l’usage approprié de la sémantique dépend en grande partie la capacité scientifique d’un homme d’un individu ou d’un système ».

Je n’ai pas à vous expliquer en quoi cette explication ne déclencha pas l’enthousiasme qu’aurait pu espérer Samuel Oscar David si la même question et la même réponse eussent été évoquées dans un des amphithéâtres bondés ou Samuel Oscar David exerçait son talent. Les pairs de Samuel Oscar David tous éminents professeurs à l’érudition bardée de titres officiels ne surent apprécier la sagesse de la chose. D’aucun protestait durement et l’on vit même Antoine Quentin père reconnu de la physique postquartzique se lever de son siège et avec la vigueur dont est capable un homme de 60 ans quand il se sent profondément remis en question dans ses certitudes lui dire furibond en le pointant furieusement du doigt : « Est-ce à dire Professeur que vous niez ainsi l’existence même de notre créateur ? « .

Antoine Quentin était un homme accompli, la soixantaine heureuse des gens qui pensent avoir découvert de quoi faire progresser suffisamment la race humaine dans la sagesse. Une autorité que lui enviait ses confrères et qui faisait oublier le reste, sa taille épaisse, son dos voûté par les longues observations dans son laboratoire et un début de maladie de Parkinson qui le faisait trembler de temps à autre et apportait dans sa vindicative un trémolo de crédibilité inspirant le respect.

Son influence dans l’académie était bien reconnue et quiconque se trouvait heurté aux théories générales d’Antoine Quentin se trouvait en fait en but à un système complet. D’ailleurs quelques prix chèrement gagnés sur des nuits de travail et d’insomnie, dont exceptionnellement deux fois le Nobel de physique permettait à l’individu une certaine prestance interdite à des collègues comme Samuel Oscar David dont l’anticonformisme et les théories ne lui valait que mépris et ironie de ses confrères.

« Ca, je n’en sais rien, rétorqua calmement Samuel Oscar David, ce dont je suis sur c’est que si Dieu avant la création n’est que néant au centre du néant il n’est en définitive que peu de chose et il est parfaitement compréhensible que doté d’un tel pouvoir il veuille absolument concrétiser son potentiel. Ce que je sais aussi c’est que s’il n’existait pas l’être humain pour le reconnaître en qualité de créateur, son acte de création passerait totalement inaperçu. Ce que je veux dire de façon claire c’est que Dieu, comme tout en chacun, s’il n’a pas autour de lui quelqu’un pour l’évoquer n’est Dieu pour personne et n’a d’yeux pour personne ».

« Cette fois s’en est trop, Quentin se sentait rajeunir de 40 ans et retrouvait toute la ferveur d’adolescent, vous êtes mon cher Oscar David un déviationniste de la culture, vous troublez nos étudiants de qui nous attendons … non pas comme vous le conseillez une critique constante, et profonde de nos travaux, mais la poursuite de ceux-ci. Vous voulez ignorer que sur la base de nos propres travaux, et non des vôtres, sont engagés par les états des sommes considérables et que nous ne pouvons accepter que des personnages illuminés soit disant de notre bord aient auprès de nos étudiants et des instances dirigeantes un tel discours profanateur. Je demande en conséquence à mes pairs ici présents la radiation définitive du professeur Samuel Oscar David de nos listes assujettie d’une privation définitive du droit d’enseigner ».

Antoine Quentin fut suivi à l’unanimité moins une voix, celle de Samuel Oscar David qui tant qu’il n’était pas exclu pouvait encore s’exprimer d’égal à égal.

La sentence ayant été proclamée Samuel Oscar David se vit ainsi dans l’obligation d’abandonner le poste de maître enseignant qu’il occupait à l’université de la nouvelle France.

C’était le 22 février de l’an 2049.

… /…

Liminaires

Le désert s’étendait à perte de vue …

Oublié l’averse … évitant habilement les cailloux tranchants qui auraient pu lui blesser les pieds, l’homme nu d’une beauté superbe courrait sous un soleil de plomb sans autre objectif que celui de répondre à l’appel qu’il attendait depuis toujours.

Aucun souvenir n’encombrait son esprit seul persistait au fond de lui même un sentiment de plénitude perdue, un vague ressentiment qui représentait une cascade fraîche dessinant dans une large vasque des ondes qui une à une se lançaient vers le rivage dans une éternité perpétuellement reconstituée.

L’homme nu courrait sous un soleil de plomb sans souci du temps écoulé comme ce vaste soleil brûlant de ses lances de feu une terre déjà cent fois calcinée.

L’homme nu courrait sans aucune urgence, malgré la course constatée de l’astre de feu.

L’homme nu courrait parce qu’il lui fallait courir et non pas parce que s’il devait passer la nuit dans ce désert, le froid glacial allait disloquer son être.

L’homme nu courrait sans autre sentiment ou certitude que sa course. Comme si l’allongement de ses pas entraînait cette planète dans sa ronde éternelle, comme si en s’arrêtant de courir il pouvait arrêter la vie.

L’homme nu courrait parce que s’il s’arrêtait de courir … cette histoire allait s’arrêter d’un seul coup.

Cours Bichtoul, cours Sanieck, cours plus vite encore. Car si tu arrêtes ta course, tu arrêtes ton histoire. Cours encore vers ce destin qui t’attend.

L’homme nu d’une beauté irréelle courrait dans ce désert sans fin et ses pas entraînait la planète, maintenant le soleil au zénith en puisant dans ses réserves de quoi courir encore, tout simplement parce qu’il était programmé pour courir, faire tourner une planète irréelle, oublier des cascades fraîches et des banardiers ocrés au feuilles métalliques.

Beauté du réel … L’homme nu courant vers Samuel Oscar David et Agora, dont il ne connaissait rien dans un brouillard diffus, sans visibilité.

Car la créature de Samuel Oscar David savait que le moment était venu ou Samuel avait besoin de lui.

Paris 23 février 2049 : Le départ s’organise

Bien que n’éprouvant, personnellement, aucun plaisir à rappeler les faits dominants de ce début du troisième millénaire, je dois cependant les évoquer de façon à bien positionner la démarche précise du professeur Oscar David.

Nul n’étant, à part lui, aujourd’hui, contemporain de ces histoires, il a insisté très fortement, en effet, pour que sa version des événements figure en bonne place dans cet ouvrage. Je n’ai pas l’outrecuidance de supposer que je puisse trahir un tel homme, aussi dois je m’exécuter le plus fidèlement.

L’histoire a ceci d’extraordinaire : Au fil du temps l’atrocité de certains comportements se dilue au profit des périodes de calmes qui la suive, à l’inverse, le combat des hommes justes est souvent présenté comme perverse. Car chacun ici bas saura facilement identifier que la tolérance et l’amour font un assez mauvais ménage avec le succès durable. Il en va de même des sociétés et des hommes la culture du masochisme est insidieuse et omniprésente, l’histoire a du moins le privilège d’expliquer ce comportement, car il est incontestable que cette souffrance se traduit par un immense bien-être le jour ou elle cesse !

C’est ainsi que le professeur Oscar David analyse cette période charnière.

Le 23 février 2049 était un jour sans joie pour Samuel Oscar David qui n’avait pas eu la force de rompre ses habitudes et avait quitté son vaste appartement concédé par l’université le long du Boulevard Jourdan. Cependant, au lieu de se diriger vers la bouche de métro devant la grande brasserie de la porte d’Orléans, il se dirigea à gauche vers Montrouge. Au premier tiers du pont qui enjambe le périphérique, il s’accouda au mur de pierre, regardant passer sans le voir ce flot incessant de véhicules pétaradants qui entouraient inexorablement la ville dans un cocon de gaz dense.

Le ciel était sans couleur, il ne pleuvait pas mais l’humidité était à son maximum, le vent du nord avait soufflé toute la nuit et s’était arrêté maintenant. La température était donc assez basse ce que Samuel découvrit quand un frisson lui parcourut l’échine.

Samuel avait toujours été un optimiste et sa cinquantaine passée lui permettait cette assise de sagesse et de tendresse qui est l’apanage des hommes de cet âge. C’était cependant sans naïveté qu’il observait les différents chassés-croisés des hommes pour occuper le pouvoir.

Il n’avait jamais fait part de ses découvertes réelles car il imaginait fort bien en surplombant le flot continu de véhicules se déroulant sous ses pieds où s’exprimaient de ci de là la vindicative coutumière de la vie des hommes par quelques sons d’avertisseurs que la connaissance de celles-ci allait conduire les hommes dans une autre dimension.

Ce qu’il craignait aujourd’hui était cependant inéluctable, sachant qu’il fût d’abord un élève moyen, puis un bon étudiant pour devenir un professeur brillant il lui apparaissait que le jour ne tarderait pas ou les connaissances convergeraient vers sa découverte, mais cela se disait-il au fond de lui-même le plus tard possible.

Samuel Oscar David devait prendre une décision, le lynchage de ses pairs le poussait à remettre en cause de façon définitive cet espèce de cocon tout à fait insatisfaisant tissé tout autour de lui : l’appartement, son laboratoire à l’université, sa chaire, mais surtout la chambre de bonne qui se composait d’une vaste coursive donnant sur un balcon duquel il lui était donné de contempler tout Paris. C’est, en effet, dans cette pièce qu’il avait finalisé ses découvertes soigneusement cachées au monde entier.

On aurait pu le supposer, en le voyant ainsi, plongé dans une attitude simplement contemplative. Il est vrai que Samuel s’était souvent demandé ce qu’il pouvait faire de tout ce savoir, il n’avait jamais eu à tester l’une de ses expériences car il était parfaitement convaincu que le test fonctionnerait de toute façon et que ce jour là il commettrait l’irréparable et que les hommes allaient immédiatement se mettre à la recherche de son savoir.

Il avait, par précaution, consigné la totalité de ces travaux dans un ensemble de cahiers et de feuilles volantes qu’il avait soigneusement mis à l’abri, se doutant que sa disparition allait susciter une quête sans relâche de ces documents.

Il entendit qu’une moto de forte cylindrée dans son dos se ruait sur le périphérique. Le bruit surdimensionné de cette machine laissait supposer une dextérité remarquable du pilote qui devait se faufiler entre les voitures et dangereusement slalomer pour rouler à une telle vitesse. Quand la moto passa dessous le pont se fut un véritable tonnerre qui un fit instant lever la tête des passants perplexes. Samuel fixa un instant la moto qui se trouvait entre les deux files de gauche, l’écuyer balançait sa monture de droite et de gauche rasant les rétroviseurs des voitures pour maintenir une vitesse tout à fait incroyable et démontrant une incontestable inconscience. Samuel se demandait après quoi donc pouvait courir cet homme et quelle nécessité le poussait à rouler aussi dangereusement. Le motard n’allait pas tarder à disparaître dans le virage quand il obliqua brusquement sur la droite en direction de l’autoroute, freinant dans un crissement déchirant et inclinant au maximum sa machine en accélérant juste devant une petite camionnette. La camionnette ne put éviter la moto qui se coucha sur la route et glissant sur le sol avec un bruit apocalyptique termina sa course folle sous l’essieu d’une autre automobile, le conducteur ne put l’éviter.

Samuel comprit à cet instant ou était son destin. La circulation s’était totalement arrêtée sur le périphérique extérieure cette fois et un accordéon se formait sur le périphérique intérieur. Suffisamment de personnes étaient présentes sur les lieux de l’accident et Samuel savait sa présence tout à fait inutile. Il fit donc demi tour et se dirigea à pas lents vers son appartement du boulevard Jourdan.

Un instant regardant les automobiles sagement rangées dans la vitrine de la concession Citroën du boulevard il imagina ces belles automobiles équipées de grandes mâchoires avides qui allaient peu ou prou rejoindre leurs congénères sur cet anneau surréaliste qui symbolisait si bien l’impasse dans laquelle s’installait la condition humaine et qui pour le moment se faisait mielleuse, simplement belle à regarder sous leur voile de polish immaculé.

Samuel monta directement dans la chambre de bonne.

Le manuscrit de Samuel Oscar David

Il sortit le manuscrit de sa cachette, s’installa confortablement dans le vieux fauteuil Voltaire, le dos tourné vers la vaste baie vitrée qui ouvrait sur le balcon, décidé à relire une dernière fois toute ces notes avant le grand saut dans l’inconnu.

Et puisque nous avons l’immense privilège de parcourir avec lui ce manuscrit ayant fait l’objet de tant et tant de recherches depuis un millier d’années, profitons en pour comprendre enfin ce qu’était cette réalité que Samuel Oscar David voulait tellement cacher au monde.

Le manuscrit n’avait rien d’un document ésotérique. De façon opposé à tout ce que l’on aurait pu attendre il ne comportait aucune formule mathématiques. C’était plutôt un rassemblement d’observations et de déductions sur la vie des hommes. Une espèce de patchwork de pensées et d’affirmations. C’était, cependant, le livre le plus explosif qu’un homme n’eût jamais écrit.

Nous n’avons pas mission de retranscrire ici la totalité de ce manuscrit aussi y avons nous simplement prélevé la matière la plus finalisée car il s’agissait du travail de toute une vie ou chaque affirmation, chaque axiome faisait l’objet d’itérations complétant la précédente. Jusqu’à ce que son auteur la juge d’une sémantique parfaite, alors il la classait dans un ensemble de feuilles volantes, regroupées dans une chemise de carton jaune sur laquelle était simplement reporté au feutre : La vérité.

Ainsi l’on pouvait lire, sous la forme de versets placés sans ordre réellement établi les affirmations suivantes :

Si l’espace est vide de toute matière alors rien ne peut se propager et le monde est figé. La perception du mouvement provient donc inéluctablement de la présence de corps dans le vide, corps que nous ne percevons pas et que nous appelons le néant.

Il n’est pas possible que les planètes puissent tourner sur elle même depuis la création du monde sans l’apport d’énergie extérieure, car tout serait depuis longtemps arrêté. Il faut comprendre que le flot de lumière qui frappe les planètes en orbite autour d’une étoile est à l’origine de ce phénomène. La planète se verra donc entretenir son mouvement de rotation en fonction de sa surface, de son inclinaison et de sa distance à l’étoile. Cela explique que les orbites ne soient pas parfaitement cylindriques mais suivent une orbite ellipsoïdale les écartant de l’étoile chaque fois qu’elles ont à passer devant les axes polaires de l’étoile.

Les étoiles puisqu’elles tournent sur elles mêmes doivent se comporter comme une turbine. Et c’est en éjectant leur matière sous forme de lumière et de chaleur qu’elles entretiennent leur mouvement de rotation. Il est donc logique d’en déduire des centres d’éjection privilégiés correspondants aux pôles magnétiques de l’étoile sur lesquels sont concentrés l’essentiel des éjections de l’étoile.

Il n’y jamais eu de Big Bang. L’univers est un monde parfaitement fini dont les limites sont infinies dès qu’il se met à exister. Si tout était équilibré l’univers serait mort. Il y donc une intervention extérieur pour amener le déséquilibre dans un univers parfaitement organisé.

Dès que le désordre est crée il communique le désordre à l’ensemble de l’univers concerné, c’est à dire le monde du fini et cela de façon instantanée.

Le phénomène du désordre est un phénomène instantané qui prend un temps infini à se réaliser. C’est pour cela qu’il ne peut y avoir de Big bang.

Ainsi donc le néant correspond à un univers équilibré dans lequel il n’existe aucun désordre. Dès que la volonté de créer le désordre s’exprime il s’étend instantanément à l’univers entier. Cependant, si à un instant donné correspondant à l’éternité dans laquelle se situe la vie des hommes, l’univers infini correspond à un monde fini dont on ne peut appréhender les contours mais dans lequel il reste des formes d’équilibre donc de néant. Nous opposons le néant au seultout qui par son expression universel existe sous la forme de lumière d’énergie et de matière. Les trous noirs ne sont que des manifestations du néant résiduel dans lequel l’équilibre perdure. C’est dans ce néant que peut apparaître un nouveau désordre tout aussi infini que le premier mais sans coexistence possible.

On ne retrouvera jamais l’instant ou s’est installé le désordre, les premiers jours de l’univers. Car plus on se rapproche de cet instant plus il s’éloigne. Les toutes dernières secondes à parcourir seront ainsi de plus en plus longues au fur et à mesure qu’elles s’égraineront.

C’est dans le paradoxe d’un bouleversement instantané qui prend un temps infini que s’installe l’éternité des astres.

Ceci suppose que la relativité devient elle même relative. L’erreur fondamentale étant de considérer la vitesse de la lumière constante alors qu’elle varie de zéro à l’infini selon des lois mathématiques simples.

L’espace n’est pas courbe car dans la variation de la lumière de zéro à l’infini, l’infini absolu correspond au zéro. Ainsi ce que l’on appelle les trous noirs ne sont qu’une représentation tangible de ce paradoxe.

Il ne s’agira jamais de parcourir le temps pour parcourir l’univers mais de choisir le bon moment.

Un être quel qu’il soit n’a aucune existence réelle face à ce phénomène du désordre seule sa volonté d’être fait qu’il soit. La mort dans ce cas n’est qu’un changement d’état, La composante du moi profond n’est pas matériel, la mort est matérielle.

Un instant impliqué par la gestion matérielle du moi la conscience se trouve provisoirement dans un état stable durant la vie terrestre. Elle disparaît à la mort. Puisque rien alors n’a de consistance réelle, seule la volonté de la conscience à la possibilité de se recréer sous une forme qu’elle déterminera elle même.

Remonter le temps c’est se déplacer au travers un environnement physique, c’est à dire que notre parcours nous amènera à remettre l’univers dans les conditions strictes de déséquilibre correspondant à la situation exacte recherchée. Les individus que l’on rencontrera alors seront réellement vivants au sens matériel. On a le droit d’en déduire que nous sommes nous mêmes des êtres physiquement éternels.

Il n’est nullement paradoxale d’envisager qu’un retour vers le passé doive s’effectuer de façon neutre, cependant l’intervention ne saurait influencer le cours des choses en ce qui concerne le monde d’ou l’on vient. Il s’agit dans ce cas d’un nouveau monde différent du premier qui coexistera dans l’ignorance la plus complète avec le premier.

D’une situation donnée il existe une infinité de destins pour un monde fini. Pour en créer un nouveau, il suffit de l’imaginer.

La distance la plus courte d’un point à un autre dans un univers en mouvement n’est pas une droite, comme dans la géométrie euclidienne. La trajectoire la plus courte est celle qui relie directement le point de départ à celui de l’arrivée. Pour cette raison si la lumière parcourt l’espace en suivant une trajectoire induite par son origine elle n’a pas à priori de destination déclarée. C’est pour cela qu’il est possible en adoptant une trajectoire quantique d’aller plus vite que la lumière d’un point à un autre.

Ainsi le manuscrit de Samuel Oscar David comporte un certain nombre d’allégations plus ou moins compréhensibles dont nous allons arrêter là la lecture car elle pourrait sembler bien insipide à certains. Nous n’hésiterons cependant pas à vous communiquer en cours d’ouvrage d’autres versets s’ils s’avéraient indispensable à la compréhension des théories ou des événements rencontrés. Il nous faut, cependant, signaler qu’en l’an 3240, manifestement un morceau du chemin a été fait vers cette vérité. Les moteurs postquartziques, les tours fusées luminiques et la régénération découlent à n’en pas douter d’un chemin parallèle à la pensée de Samuel Oscar David. Gageons au demeurant qu’il s’agit essentiellement d’une analyse critique de la vitesse de la lumière et qu’une partie de la fameuse « équation simple » a été cette fois partiellement découverte.

Au lecteur intéressé par le manuscrit du professeur, il est recommandé de le réclamer et d’attendre, il se pourrait qu’une demande pressée confirme cet intérêt et conduise à l’éditer intégralement, cela aurait au moins le mérite d’éviter la quête effrénée de ce manuscrit et certainement les troubles importants qu’elle va causer, comme il va vous être donné de prendre connaissance dans la suite de ce récit.

La disparition du professeur Samuel Oscar David

Il ne s’est strictement rien passé depuis.

Samuel Oscar David n’a plus rempli ses feuilles d’impôts, n’a plus payé ses factures de téléphone, de gaz, d’eau et d’électricité. Le gentil arabe qui fait l’angle à la porte d’Orléans a été bien triste de ne plus voir le professeur venir renifler ses melons et détailler attentivement les étiquettes de ses bouteilles de vin le dos cambré en arrière et les lunettes relevées sur le front.

Quand ce silence est apparu suffisamment alarmant. Un fourgon de la gendarmerie est venu, ils avaient avec eux un serrurier recruté pour la circonstance. L’homme ne semblait pas trop satisfait de son escorte, le cheveu rare vêtu d’une salopette bleue dont les poches multiples regorgeaient d’outils divers, il posa en maugréant sa caisse à outil métallique. La porte de l’appartement n’offrit aucune résistance spéciale, non plus que la porte de la chambre de bonne, une fois les voisins interrogés. Tout était parfaitement en ordre, rien ne manquait au confort bourgeois d’une sommité du monde de l’éducation. Seule une discrète odeur de poussières moisies indiquait que les lieux étaient désertés depuis quelques temps.

Il fallut bien se rendre à l’évidence Samuel Oscar David avait complètement disparu et aucun indice ne pouvait donner lieu à une quelconque hypothèse.

De lointains héritiers se firent connaître car Samuel vivait en dehors de toute famille depuis la mort de sa femme il y avait 30 ans, elle même titulaire d’une chaire d’enseignement sur la culture russe d’où elle était venue seule, et le couple n’avait jamais eu d’enfants.

Ont dû expliquer aux prétendants qu’ils ne pouvaient y avoir d’héritage tant que la mort n’était pas prouvée. Elle ne fut jamais prouvée, les scellés restèrent sur la porte, ce qui n’empêcha pas à un couple de maliens de prendre possession des lieux dans les mois qui suivirent et de profiter pleinement des aménagements et éléments de confort disponibles.

Dénoncés régulièrement par les voisins, de couples de maliens en couples maliens, d’expulsion en expulsion, le patrimoine de Samuel Oscar David disparût inexorablement.

La mémoire du monde sembla vouloir refermer définitivement la porte des souvenirs sur ce petit professeur génial et jovial qui c’était un instant cru l’égal de Dieu et prétendait pouvoir transformer le monde. Mais, en somme n’est-ce pas le destin banal de tout en chacun sur cette bonne vieille planète Terre ?

La vie s’organise

Samuel Oscar David était cependant, pour lui, bien réel.

Le temps avait passé sans l’affecter physiquement.

Son départ fut aléatoire il n’avait pour seul bagage son manuscrit et avait conservé les habits qu’il portait le matin de sa promenade, quand il avait pris la décision de quitter son environnement habituel.

Il avait imaginé une planète rude au climat incroyablement invivable, une étoile torride relativement proche y déversait un flot insupportable de feu et de lumière.

Le cocon gazeux autour de la planète était lui-même à peine respirable empli de relents sulfureux et d’acides qui expliquaient ces pluies régulières. La végétation était essentiellement composée de ces grands banardiers qu’il avait imaginé métalliques.

Replié, l’arbre ressemblait de loin à un sapin fuselé. Au moindre indice de pluie l’arbre ouvrait ses vastes pétales. Cela ressemblait alors à un ensemble de cuillères réparties autour d’un axe central. Les pétales étaient au nombre de sept, neuf ou onze, comme les moteurs en étoiles s’était-il amusé à penser. Dans le creux de la cuillère des tuyaux emmenaient les effluents recueillis par les vastes réceptacles au plus profond du sol. Ces tuyaux quand l’arbre était refermé étaient parfaitement rigides et formaient une sorte de cage tout autour de l’arbre. L’ouverture des pétales les rendait souples et il devenait alors possible de trouver un abri étanche sous ce feuillage.

Les autres manifestations végétales se résumaient à quelques buissons fleuris dessinant des fractales colorées qui réagissaient de façon constante à la lumière. Ces arbrisseaux étaient peu sensibles aux pluies acides. Simplement ils prenaient sous la pluie un aspect chromé argenté qui les faisait ressembler à des asters de diamant. C’est pour cette raison que Samuel les avait simplement baptisés « Asters diamantés ».

La faune était inexistante. Samuel Oscar David avait eu trop à maugréer contre ce créateur inconséquent qui avait jugé bon de mettre tout autour de l’homme une nuée de créatures sautillantes, volantes et rampantes. Créatures avides, hargneuses, dérangeantes, qui isolées ou en colonies n’avait que pour ambition que la reproduction de leur propre espèce, évoluant par palier infime pour ce conforter aux nouvelles donnes de la vie.

Samuel Oscar David saluait avec enthousiasme toute annonce de disparition de ces « sales bêtes ». Qu’il s’agisse de la mouche tsé-tsé ou du loup gris de Poméranie. Le monde eût été d’avantage vivable sans ces kyrielles de bestioles inutiles, dont les spécimens les plus intégrés s’évertuaient à transformer le moindre coin de la Terre en tapis inodorant de déjections soigneusement répandues.

Enfin si l’on s’en tenait aux aspects purement fonctionnels de la vie, la prolifique ration de ces « partenaires » en allant des acariens aux éléphants conduisait inexorablement à imaginer la Terre comme un coït ininterrompu, ce qui énervait passablement Samuel. D’autant que la mort de sa femme l’avait conduit à une chasteté exemplaire auprès de laquelle le Dallai lama lui-même eût fait figure de débauché.

Il avait imaginé une planète rude au climat incroyablement invivable, il y vivait maintenant.

L’énergie vitale suppose cependant la prise régulière de quelques victuailles et l’exercice quotidien de la vie elle-même induit des fonctions élémentaires comme se mouvoir, dormir, se laver et s’occuper.

Tout à sa découverte, ces fondamentaux n’avaient d’abord que peu effleuré l’esprit de Samuel. Il faut bien comprendre que quand on est créateur d’un monde on n’a d’autres aspirations qu’un steak de charolais aux oignons arrosé d’un Château la Pompe 1965.

Il semblerait toutefois que les créateurs ont ceci en commun, si l’on en croit le livre de la genèse, c’est qu’une fois passé la période euphorique de création à proprement parler. Le créateur semble développer une prémonition à vouloir profiter du monde ainsi créé.

Le fait est que sous les aspects rudes désirés par Samuel Oscar David on voit bien que si le Dieu à l’origine de la terre a du mettre six jours à peaufiner son œuvre on imagine sans trop de doutes que le monde imaginé par Samuel étant nettement moins sophistiqué et faisant appel à nettement moins d’initiatives a nécessairement du être plus rapide à concevoir.

Toutefois ne nous leurrons pas le jour biblique n’est rien de moins qu’une étape significative de l’évolution et n’est absolument pas assimilable au jour de vingt quatre heures sévissant sur la terre. Il faut comprendre par exemple que lorsque Dieu s’est rendu compte de sa bévue quand il a vu sortir du couvert boisé la première tête de brontosaure, le fait d’avoir à éradiquer tous les dinosaures pour mettre à la place une créature un peu plus fluette et gracile fit également partie de la création. Certains des jours bibliques sont ainsi réputés avoir duré quelques millions de nos années terrestres.

Aussi, les aspects temporels de la création sont peu importants. Le monde de Samuel Oscar David existait bien réellement et était pleinement fonctionnel en 3240 de l’âge chrétien de la Terre et c’est cela qu’il nous faut retenir.

Dans un deuxième temps, Samuel Oscar David se rappela donc de ce qu’il aimait sur la Terre et se décida à le recréer dans ce nouveau monde. Il avait par rapport à Dieu qui partait du néant un certain historique et pouvait ainsi s’affranchir de toutes les étapes intermédiaires entre le veau et le steak, la vaisselle et la cuisson, l’ustensile et son élaboration, la pensée et le livre, la pellicule et le film, … Tous ces corps ne sont en effet qu’une combinaison de molécules et d’atomes qu’il est aisé de reconstituer puisqu’il suffit de conforter sa pensée à l’expression matériel de la matière. Ce que nous comprendrons mieux par la suite c’est que la théorie de Samuel Oscar David était très globale et permettait donc de reproduire n’importe quelle expression de la matière en analysant couche d’atomes après couche d’atomes sa composition, il suffisait alors de « scanner » n’importe quelle forme d’expression matérielle inerte pour la retranscrire fidèlement couche par couche et obtenir ainsi un clonage parfait de l’objet. Cela était d’autant plus remarquable que les atomes sont composés des mêmes particules, donc disponibles de façon universelle, et que seule la répartition des éléments conduit à différencier les différentes formes basiques de l’expression de la matière sur lequel est basé notre univers.

Enfin, ce procédé permettait à Samuel Oscar David dans la phase de reconstruction des objets de réaliser une vision analytique qui l’autorisait à évacuer sûrement les séquences aléatoires dues notamment à son vieillissement. Aussi toute reproduction d’objet sous entendait une conformation de l’objet à l’objet initial, neuf.

Si l’on ajoute que Samuel étant devenu un être intemporel était par le fait devenu omniprésent on comprendra qu’il lui était très facile d’aller chercher un objet non seulement exactement au moment de son élaboration, si besoin, mais de plus pourra permettre à nos lecteurs de comprendre que Samuel Oscar David ne manquait de rien sur sa planète.

Il pouvait, donc, quand il le désirait faire apparaître les mets les plus délicieux, les livres les plus exaltants, les arts les plus splendides, les lits les plus douillets, les jacuzzis les plus sophistiqués, les ordinateurs les plus performants. Il pouvait se retrouver dans la plus confortable des salles de cinéma qu’il imaginait plongé dans les films qu’il avait le plus aimé ou créant ses propres films. L’un d’eux d’ailleurs ou Antoine Quentin interprétait un bouffon notoire le faisait rire aux éclats à chaque fois qu’il se décidait à le regarder.

Ainsi, Samuel Oscar David pouvait-il assouvir enfin sa soif de connaissance et de savoir étant à même de consulter n’importe quelle page de l’histoire, n’importe quel objet. Sa quête l’avait conduit à ne jamais détruire un des objets créés et il remplissait les pièces d’Agora au fur et à mesure que le temps s’écoulait de riches témoignages du passé des hommes.

Ceci explique qu’Agora était devenu, en ce jour évoqué de l’an 3240 de l’ère dite chrétienne de la terre, un véritable temple universel du savoir des hommes.

C’est vers cet AGORA que l’homme nu courrait.


SANA’A

Fête de la musique 19 juin 2004

Sous le ciel de SANA’A

Quand chantent les mollahs

Les regards se vident Le soleil se ride

La colère refoulée d’une foule en suée

Vient se précipiter au pied des minarets

 

Sous le ciel de SANA’A

Un air d’harmonica

Sorti droit de l’enfer

Fait taire le tonnerre

Et heurte les fenêtres des hautes maisons de pierre

Fait ruisseler l’asphalte de sable et de poussière

 

Sous le ciel de SANA’A une guitare électrique

Arpége dans son coin un désir fantastique

Musiciens d’autre part égrènent dans le vent

Des messages de paix et des rêves d’enfants

Et les corbeaux hagards décollent dans la nuit

En ouvrant grand leurs voiles pour laisser pénétrer

Partout cette musique, ce goût de liberté

Et les volets de l’âme s’ouvrent sur l’interdit

 

Sous le ciel de SANA’A, soudain devenu Cieux

Allah, lui n’y croit pas, le comble pour un Dieu

Les nuages embrasés par ces airs endiablés

Sur un croissant de lune ont replié leurs toiles

Pour laisser entrevoir le ballet des étoiles

Et SANA’A toute entière se retrouve enivrée


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